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France et Wallonie unies dans la douleur

Charlie Hebdo

Nous pleurons la liberté de la presse, le talent et le courage assassinés.

Charlie, nous connaissions et nous connaissons. Pour preuve, l’article que nous avions publié ci-après :

« Charlie Hebdo »

« Charlie Hebdo »… On aime ou on n’aime pas, voire on adore ou on déteste jusqu’à le haïr.

Parmi les amoureux de la caricature, on trouvera de nombreux adeptes. D’autres parlent de vulgarité pour des dessins qui ne font pas toujours, c’est vrai, dans la dentelle. Mais Charlie Hebdo, ce sont aussi des articles de qualité signés par de belles plumes.

Charlie HebdoPlusieurs membres de l’A.W.F. se rappelleront ce numéro du mercredi 21 novembre 2007 où l’hebdomadaire débarquait à Liège et consacrait ses deux pages centrales à la région liégeoise sous le titre de « Allons Wallons de la patrie ! »

Quelle ne fut pas notre surprise de voir le dessinateur Schvartz et la journaliste Marine Chanel nous rejoindre à une soirée de bowling que nous organisions. Nous avions apprécié le professionnalisme de nos interlocuteurs mais surtout l’article et les caricatures qui avaient suivi.

Outre la mouvance d’Alliance à la France, le magazine avait aussi interviewé Alfred, un sidérurgiste, sujet ô combien d’actualité, le politologue Pierre Verjans et Philippe Dutilleul, l’auteur du fameux journal télévisé fiction qui annonçait la scission de la Belgique.

Aujourd’hui, Charlie Hebdo se retrouve sous les feux de l’actualité avec les caricatures de Mahomet. D’un côté, la défense de la liberté d’expression de la presse, de l’autre, des islamistes qui ne peuvent supporter la représentation du prophète sous quelque forme que ce soit. Pris en tenailles, des millions de musulmans français qui ne demandent qu’à vivre en paix, mais aussi tous les Français qui vivent dans des pays où l’islamisme politique est au pouvoir. Enfin, la fille Le Pen qui sort du bois et reprend les vieux slogans de son père.

Charlie Hebdo n’a-t-il pas un double mérite ? Celui de nous amener à la réflexion et celui d’animer le débat. A ce double titre, je souhaite longue vie à Charlie Hebdo.

Paul Durieux

Les bons vœux de Marianne aux Wallons

Un texte de Jules GHEUDE

buste-marianneJe suis incapable, comme tout le monde, de dire de quoi 2015 sera fait.

Je peux juste souhaiter que les nombreuses régions du globe qui connaissent la guerre, la maladie ou la famine, finissent par sortir de la tragédie.

Je peux juste souhaiter aussi que l’Europe retrouve la croissance et poursuive efficacement son processus d’unification.

Car qui dit croissance, dit emplois. Il n’est de pire inégalité, à mes yeux, que celle qui divise ceux qui ont la chance de travailler et ceux qui vivent l’expérience frustrante du chômage.

Pour ce qui est de la Belgique, non seulement elle connaît une crise économico-budgétaire (sa dette représente aujourd’hui 107% de son PIB), mais sa survie même est en jeu. Tel était d’ailleurs le constat auquel étaient arrivés, en 2011, les deux élus – l’un de la majorité, l’autre de l’opposition, qui avaient été chargés par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française d’analyser la situation intérieure de la Belgique.

En fait, le ver était dans le fruit dès la création du pays en 1830. Il n’en est jamais sorti.

Tout cela résulte des conditions dans lesquelles le Royaume indépendant de Belgique a vu le jour.

Celui-ci n’est pas né de la volonté populaire, mais bien de celle des grandes puissances de l’époque (notamment la Grande-Bretagne), afin de se prémunir contre la France. Quinze ans après Waterloo, le souvenir de Napoléon était encore bien vivace !

Dans sa dernière interview, qu’il accorda, le 4 août 2011, à David Coppi du « Soir », François Perin rappelle que la révolution belge a débuté à La Monnaie ( à l’époque, le « petit peuple » n’avait sûrement pas de quoi se payer un billet d’opéra !), que le Congrès national belge ne fut élu que par 2% de la population (ceux qui avaient de quoi s’acquitter du cens et qui étaient… francophones), et que celui-ci se vit imposer par Londres le choix du monarque, en la personne de Léopold de Saxe-Cobourg Gotha.

Bref, on se trouve bel et bien confronté à un « artifice ».

Comment ne pas trouver normal qu’un Mouvement flamand voie le jour rapidement, lorsque l’on relit cette lettre adressée par Charles Rogier à Jean Raikem :

« Les premiers principes d’une bonne administration sont basés sur l’emploi exclusif d’une langue et il est évident que la seule langue des Belges doit être le français. Pour arriver à ce résultat, il est nécessaire que toutes les fonctions civiles et militaires soient confiées à des Wallons et Luxembourgeois. De cette manière, les Flamands, privés temporairement des avantages attachés à ces emplois, seront contraints d’apprendre le français, et l’on détruira ainsi peu à peu l’élément germanique. »

L’opinion francophone actuelle, dans son immense majorité, ignore tout des efforts que ce Mouvement flamand a dû déployer pour arracher les premières lois linguistiques et faire en sorte que la Flandre acquière ses lettres de noblesse sur l’échiquier politique.

Tout cela a laissé des traces, comme on a pu le constater lors des deux conflits mondiaux.

Pour le dire autrement, un sentiment national collectif a fini par se forger en Flandre. On est « vlaamsvoelend » avant d’être catholique, socialiste ou libéral.

Le nationalisme, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’est donc pas le fait de la seule N-VA. Comme l’a bien dit l’ancien ministre CD&V Stefaan De Clerck, il touche également la démocratie-chrétienne, il fait partie de l’ADN flamand.

En 2012, le Parlement flamand, à l’unanimité de ses membres, a d’ailleurs adopté cette « Charte pour la Flandre » dont le préambule parle expressément de Nation.

Ce contexte, on ne le trouve ni en Wallonie, ni à Bruxelles. On se rappelle le souhait du ministre-président wallon Rudy Demotte, en 2010, d’affirmer l’identité wallonne. Sauf qu’une identité ne se décrète pas, elle s’entérine !

Aujourd’hui, force est de constater que les diverses réformes institutionnelles ne sont pas parvenues à faire de la Belgique un Etat cohérent et paisible. Pour reprendre l’expression de Bart De Wever, Flamands et Wallons, constituent deux démocraties. Ils évoluent sur des planètes bien distinctes.

Nul ne sait si la coalition « suédoise » de Charles Michel pourra tenir cinq ans. Mais une chose est sûre, c’est que le processus de démantèlement de l’Etat est irréversible.

On sait que, depuis 2007, je m’emploie à préparer les esprits wallons à cette échéance. Les travaux des Etats généraux de Wallonie, démarche citoyenne que j’ai initiée en 2008, ont démontré que seule la France pouvait assurer un avenir post-belge décent à la Wallonie.

D’aucuns redoutent ou rejettent cette option par crainte de voir s’éteindre leurs prérogatives ou de perdre leur spécificité. Je pense non seulement au personnel politique, mais aussi aux responsables des syndicats et des mutuelles. En France, en effet, les syndicats ne paient pas les allocations de chômage et les mutuelles ne remboursent pas les soins de santé.

Il faut qu’ils sachent que le processus ne serait pas forcément celui d’une assimilation pure et simple. Comme le précise Jacques Lenain, cet ancien haut fonctionnaire français, qui planche sur le sujet depuis des années : Il n’est pas nécessaire que les Wallons se présentent tout nus devant Marianne pour revêtir l’uniforme français.

La Constitution française, en effet, est fort souple. Elle offre la possibilité de statuts particuliers, dont bénéficient déjà la majorité des collectivités d’outre-mer, ainsi que la Corse et l’Alsace-Moselle pour la métropole.

La Wallonie pourrait ainsi disposer d’un tel statut d’autonomie, qui lui permettrait de conserver ses organes d’auto-administration actuels, ainsi que ses compétences, lesquelles pourraient d’ailleurs être élargies, puisque la Communauté française aurait alors de facto disparu. Nos provinces et communes seraient maintenues en l’état. Quant à l’ex-droit fédéral belge, conservé, sauf exceptions, il se trouverait placé sous la responsabilité du législateur français. Et notre système de sécurité sociale serait adossé au système français.

Bref, les Wallons pourraient être Français à part entière tout en restant ce qu’ils sont aujourd’hui. C’en serait ainsi terminé des interminables chamailles communautaires, de cette suspicion réciproque qui anime Flamands et Wallons.

C’est autour de cette vision d’avenir que les Wallons doivent impérativement se rassembler.

Une vision que, du côté français, on est prêt à envisager favorablement. De passage à Bruxelles, en janvier 1996, Jacques Attali, l’ancien conseiller du président François Mitterrand, avait déclaré : S’ils étaient consultés demain sur l’éventuel rattachement des francophones de Belgique à la France, 95% des habitants de l’Hexagone répondraient favorablement.

Avec tout cela, Marianne vous présente ses bons vœux !

Sur les traces de la Wallonie française

L’IPW (institut du patrimoine wallon) édite un bien beau livre dont nous ne pouvons que vous conseiller la lecture.

Fiche technique :

Fiche technique :

Titre : Sur les traces de la Wallonie française

Auteur : Frédéric Marchesani

Lieu et date d’édition : Namur, 2014

Collection : Sur les traces, 4

Format : 23,6 x 30,8 cm

Relié sous couverture cartonnée – quadrichromie

Pages : 240 pages

Clichés : environ 300 illustrations

ISBN : 978-2-87522-151-3

Dépôt légal : D/2014/10.015/32

Prix : 35 €
***

1789. Plusieurs foyers de révolutions éclatent en Wallonie dont les plus célèbres sont la révolution liégeoise et la révolution brabançonne. En 1792 et 1794, les armées républicaines pénètrent à deux reprises sur le sol wallon et entament l’occupation de nos territoires. Les Français préparent l’annexion, officiellement entérinée par la Convention le 1er octobre 1795. Ce rattachement marque irrémédiablement la fin de l’Ancien Régime dans nos contrées après plusieurs années de troubles révolutionnaires et de campagnes militaires. Suivent près de vingt années de régime français, caractérisées par une série de bouleversements qui changent radicalement la face de l’histoire et laissent des traces encore perceptibles aujourd’hui. Si cette période a été étudiée sous de nombreux aspects, les traces matérielles qui en subsistent n’avaient jamais fait l’objet d’un recensement systématique sur l’ensemble du territoire de la Wallonie actuelle, si ce n’est pour la campagne de 1815. Le bicentenaire de la bataille de Waterloo était l’occasion de rappeler les faits liés à la chute de Napoléon mais surtout les vingt années qui l’ont précédée. Grâce à de nombreuses notices richement illustrées et à deux cartes inédites de la Wallonie sous le régime français, le lecteur partira sur les traces de cette époque qui sont parvenues jusqu’à nous. Cet ouvrage permettra au lecteur de découvrir ou redécouvrir par l’intermédiaire de ces éléments patrimoniaux l’histoire de nos contrées entre 1789 et 1815, autant de témoignages, quelquefois bien discrets, que nous ont laissés la République, le Consulat et l’Empire.

Table des matières :

  • Préface
  • Remerciements
  • Introduction
  • Un nouveau découpage administratif de laWallonie
    • Un état de la Wallonie vers 1789

Carte des anciens pays de Wallonie

  • Les bouleversements de la période française
  • La carte de la Wallonie sous le régime français

L’organisation du Nord de la France en départements

Carte de la Wallonie française

  • Jemappes etFleurus : les deux occupations françaises
    • À l’ombre de la Révolution française
    • La bataille de Jemappes et l’entrée de Dumouriez en Wallonie
    • Quelques traces liées à la première occupation française de la Wallonie
    • La bataille de Fleurus et le retour en force des Français
    • La seconde occupation et la mise en place d’un régime nouveau
    • Les traces de la campagne destructrice des armées françaises en Wallonie
  • Les institutions françaises enWallonie
    • Préfectures et sous-préfectures
    • Institutions judiciaires
    • Les écoles centrales
    • Institutions diverses
  • Quelques monuments wallons construits pendant la période française
  • Les prémices de la Révolution industrielle, héritage de la France
  • Monuments et sites divers liés à la période française
    • Bornes, frontières et bâtiments de l’octroi
    • Monuments liés à des personnages historiques de la période française
    • Monuments anciens dont la vocation a évolué sous le régime français
    • Napoléon en Wallonie
    • La France et l’Église de la Révolution à l’Empire
    • Souvenirs et réminiscences de la période française en Wallonie
  • Le patrimoine funéraire
  • Le patrimoine naturel
    • Les arbres de la liberté
    • Les arbres « napoléoniens »
  • La campagne de 1815 et son riche patrimoine commémoratif
    • Quelques traces liées à la Restauration
    • La bataille de Ligny
    • La bataille des Quatre-Bras
    • La bataille de Waterloo
    • Les combats de Wavre et de Namur et la retraite de l’empereur
  • Index
    • Index des personnes
    • Index des lieux
  • Bibliographie
  • Table des matières
Contact :Institut du Patrimoine wallon. Service Publications. Rue du Lombard, 79 – B-5000 Namur.

publication@idpw.be Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

s.langohr@idpw.be Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (04/250 93 76)

Vente :

  • dans les librairies
  • par la boutique en ligne
  • par téléphone : +32 (0)81 230 703 ou +32 (0)81 654 154

 

 

Frédéric Marchesani. Licencié et agrégé en Histoire de l’Université de Liège, Frédéric Marchesani poursuit depuis 2007 ses activités d’historien au sein de la cellule Publications de l’Institut du Patrimoine wallon (IPW), tout en étant collaborateur scientifique au Trésor de la cathédrale de Liège. Il est déjà l’auteur de divers ouvrages, dont trois édités par l’IPW : Sur les traces du Mouvement wallon (avec Freddy Joris, 2009), Le Théâtre de Liège. Du Théâtre royal à l’Opéra royal de Wallonie (2012) et Sur les traces des anciens « pays » de Wallonie (2013).

AWF, CAP 2015

La fin de l’année  2014 a été riche pour l’AWF. Nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure en nous adjoignant les services d’un jeune universitaire liégeois spécialisé en communication et informatique. Notre Bureau Exécutif a finalisé un mémorandum intitulé « Alliance Wallonie-France Cap 2015 » qui a été envoyé à plus de 5 000 citoyens wallons et français qui exercent des responsabilités politiques, sociétales, culturelles et autres.

Périodiquement, nous enverrons la lettre mensuelle de notre mouvement citoyen à ces mêmes citoyens wallons et français et nous ne manquerons pas de leur ouvrir les colonnes de notre site afin d’enrichir le débat.

Le samedi 13 décembre, nous organisions une journée de réflexion à Lobbes  où Ms Robert Collignon et Jacques Lenain prirent la parole. M. Collignon nous parla de la situation politique belge, et de la prospective pour la Wallonie à l’aune de la 6ème réforme de l’état. M. Lenain développa le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie à la France.

Nous reviendrons début janvier sur l’intervention de M. Robert Collignon et début février, nous vous inviterons à prendre connaissance du projet développé par M. Jacques Lenain sous la forme d’un texte édité en quatre chapitres.DSC_0051 bis

Mais avant cela, nous aurons à publier sur ce site les courriels échangés entre M. Paul Magnette, Ministre-Président wallon, et moi-même suite à l’envoi de notre mémorandum « AWF, cap 2015 ». Nous relayerons aussi d’autres réactions reçues dont celle d’une ministre du gouvernement fédéral.

magnette

2015 sera aussi l’année où nous éditerons notre nouveau dépliant qui sortira dans le courant du premier trimestre.DSC_0034Nous avons la ferme volonté de porter la réunion de la Wallonie à la France dans le débat sur l’avenir de la Wallonie. Telle est  l’ambition de notre opération  » AWF, cap 2015  » qui sera le fil conducteur de notre mouvement citoyen tout au long de cette année.

Paul Durieux

Mémorandum envoyé à plus de 5000 responsables français et wallons :

 

                        REJOIGNEZ L’ALLIANCE WALLONIE-­‐FRANCE !

                                  Mouvement de citoyens libres et informés

                                                       AWF Cap 2015

                             La démocratie ne s’arrête pas avec les élections…

En Belgique, jamais l’hypothèse de la réunion de la Wallonie à la France n’a été évoquée par les partis politiques traditionnels.

La réunion à la France se fera cependant quand les centres d’études des partis verront l’impasse dans laquelle les a plongés l’option d’une Belgique confédérale pour la  Wallonie et Bruxelles.

Le rôle de l’AWF est donc de sensibiliser les citoyennes et citoyens wallons afin qu’ils se mettent en mouvement pour que s’impose le débat sur l’avenir français de la Wallonie. Seul un mouvement de citoyens sera capable de faire évoluer l’opinion publique wallonne.

En  France,  la  question  « belge »  est  évoquée,  mais  non-­ingérence  et  non-indifférence restent les maîtres-­mots des responsables politiques français. Il faut dire que l’attractivité de  la  République  est  aujourd’hui  très  relative,  sur  fond  de  crise  économique  et  surtout d’une  crise  de  valeurs.  Mais  après  tout,  les  Wallons  ne  pourraient-­ils  pas  réconcilier  la France avec elle-même ?

  1. En Belgique, le débat est dominé par trois problèmes.

Le premier est économique et social, portant sur le chômage et les moyens d’une relance par une coalition fédérale. Il est commun à tous les pays européens.

Le deuxième repose sur des sociétés aux aspirations de plus en plus distanciées. La Flandre prépare en douceur son confédéralisme pendant que les Régions wallonne et bruxelloise s’accrochent à un fédéralisme dont ne veut plus le Nord.

Le troisième est purement institutionnel. Toute question traitée au niveau fédéral a un caractère institutionnel (cf. le survol des avions à Bruxelles). Tous les ministères régaliens ou importants (Intérieur, Armée, Justice…) sont aux mains des Flamands.

En Belgique, nous cumulons trois problématiques pendant qu’en France, les débats se focalisent sur l’économique, le sociétal et la réforme des régions et des départements

Si l’idée régionale ne progresse pas, en tout cas pas avant que l’on ne constate l’impasse budgétaire wallonne, à fortiori l’idée de la réunion à la France ne progressera pas plus, les deux idées étant liées.

Rappelons l’analyse de l’AWF

 1. La fin de la Belgique est inéluctable à court ou moyen terme parce que :

a. la Flandre considère que le modèle fédéral belge est un échec et qu’il faut passer au confédéralisme ;

b. pour la Flandre, la 6e réforme de l’État n’est qu’une étape avant la 7e réforme qui touchera le cœur de la sécurité sociale, ce qui signifie passer d’un modèle de société qui aujourd’hui est  commun  à  la  France  et  à  la  Belgique  à  un  modèle  anglo-saxon  dont  une  majorité  de Wallons ne veut pas ;

c. tous  les  observateurs  internationaux  de  la  vie  politique  s’accordent  à  considérer  qu’un État fédéral ou confédéral n’est viable qu’à partir du moment où il réunit un   minimum de 6 entités (cf. l’Allemagne, la Suisse, les États-­‐Unis, le Canada…);

2. L’analyse du professeur Gazon, corroborée par d’éminents professeurs en économie, démontre qu’aujourd’hui, chiffres à l’appui, une Wallonie indépendante n’est pas viable au niveau de ses finances publiques.

Une Fédération Wallonie-­Bruxelles ne l’est pas plus pour des raisons politiques   (95% des Bruxellois ne voient pas leur sort lié à celui de la Wallonie). Par ailleurs, nous assistons à un développement  important  de  l’identité  bruxelloise  (70  %  se  disent  aujourd’hui  bruxellois avant tout).

3. Par défaut, la Communauté de destin avec la France s’impose. C’est le choix de la Raison. C’est aussi le choix de la solidarité interrégionale et du refus de sacrifier au minimum deux générations de Wallons sur l’autel d’une Belgique devenue mortifère pour la Wallonie.

4. Monsieur Jacques Lenain, haut fonctionnaire français, a développé sur le site de l’AWF (http://www.alliancewalloniefrance.wordpress.com) le projet d’ »intégration-autonomie » de la Wallonie à la République française, qu’il appartiendra d’utiliser au mieux pour que sortent renforcés ET la Wallonie ET la France dans le respect de l’héritage wallon.

5. La Wallonie a la chance de partager la langue française avec la France, langue internationale présente sur les 5 continents et forte de 870 millions de locuteurs au travers de la francophonie (plus besoin de se farcir le néerlandais pour obtenir un emploi même en Flandre : voir le cas de Courtrai où les entreprises exigent de leur personnel wallon la connaissance du néerlandais, ce qu’elles n’exigent pas pour les citoyens français.) Des études sérieuses ont démontré que la Wallonie n’avait besoin que de 10 % de bilingues français-­néerlandais pour des emplois situés dans l’administration bruxelloise ou fédérale.

UN PLAN « F » : tout se passe aujourd’hui comme si l’hypothèse FRANCE n’existait pas, même à titre de simple hypothèse de travail. Il nous faut un PLAN « F ».

Les études des économistes, et notamment celles du professeur Gazon, n’ont jamais été ni démenties ni relayées dans l’opinion.

De Namur à Liège, ou de Charleroi à Nivelles, les confidences faites à l’AWF par d’anciens responsables  politiques  wallons  de  premier  plan  lors  de  nos  conférences-débats restent cachées sous le manteau.

Le  site  internet  de  l’Alliance  Wallonie-France,  dont  la  qualité  est  incontestable,  reçoit  de nombreuses visites, mais n’est que rarement évoqué, pour ne pas dire jamais…

Nous souhaitons, au sein de l’Alliance Wallonie-­‐France, que la question de la réunion de la Wallonie à la France ne soit plus soutenue par le seul élan d’émotions, d’états d’âme ou de sentiments francophiles, moteur certes indispensable à la persuasion, mais soutenue aussi par une argumentation objective et claire qui emporte la conviction.

Que l’AWF soit la lumière qui brille même dans l’obscurité la plus profonde est l’objectif de notre mouvement.

Notre « géopolitique des grandes villes » :

DUNKERQUE

                                                            COURTRAI

                                                                            BRUXELLES

     LILLE                                 TOURNAI

     VALENCIENNES                 MONS

                                                                   CHARLEROI           NAMUR             LIEGE

MAUBEUGE                                                                                                                         VERVIERS

REIMS                                                                                                 LUXEMBOURG                           

                                                                                                                    METZ

                                                                                                                    NANCY

et… PARIS

                                                                                                                               STRASBOURG

Wallonie, région de France à statut spécial ?

La Wallonie telle qu’elle est dessinée actuellement est d’une importance tout à fait comparable aux futures régions françaises.

Dès  à  présent,  nous  demandons  aux  responsables  wallons  d’activer  comme  partenaire privilégié  de  la  France  les  accords  de  coopération  signés  en  1999  et  en  2004  dans  les domaines suivants : coopération linguistique, culturelle et scientifique, échange permanent d’informations,    échange    d’expériences    et    de    personnes,    conclusions    d’ententes sectorielles,  collaboration  directe  entre  institutions  diverses  (chambres  de  commerce, universités, entreprises, associations, etc.), élaboration et réalisation de projets conjoints, transfert   réciproque   de   technologies   et   de   savoir-faire,   organisation   de   rencontres professionnelles,  séminaires,  ateliers  au  bénéfice  d’experts  et  de  porteurs  de  projets, réalisation  d’études  et  d’expertises,  promotion  réciproque  de  produits  et  de  services, promotion de partenariats interentreprises et création de sociétés mixtes.

Il  y  a  lieu  de  mettre  en  application  les  décrets  signés  entre  la  France,  la  Wallonie  et  la Communauté française Wallonie-­Bruxelles.

Le gouvernement français et le parlement wallon doivent dès à présent prendre des initiatives concrètes. Et les citoyens en proposer.

Il  nous  faut  donner  du  souffle  à  ce  mouvement  citoyen  qu’est  l’Alliance  Wallonie-France, spécialement dans les partis francophones  dits traditionnels,  pour qu’il atteigne  sa pleine envergure.

Notre programme 2015

Nous entendons agir, non seulement en Wallonie et à Bruxelles, mais aussi en France, pour qu’apparaisse ce mouvement pluraliste de citoyens porteurs de débats publics transparents sur l’avenir des relations entre la Wallonie et la France.

Avec des citoyens, des artistes, des syndicalistes, des économistes, des journalistes, des universités, des grandes écoles, des étudiants… Tout une société qui se met en route pour plus de justice, plus de fraternité et plus de solidarité.

Le  projet  d’intégration­‐autonomie  de  la  Wallonie  au  sein  de  la  République  française  tel que développé sur notre site par M. Jacques Lenain est celui qui nous permettra le mieux de rencontrer l’adhésion de la société wallonne. Nous jouirons ensemble d’une plus grande solidarité et nous serons citoyens français tout en restant Wallons toudi, et Belges pour ceux qui en ont la fibre.

Comme pour les Bretons, les Basques, les Alsaciens, les Corses ou les Savoyards, il pourra y avoir des citoyens français d’identité française, wallonne ou belge selon les sensibilités de chaque citoyen.

« FRANCE -­ WALLONIE »

Nous mettons nos forces en commun !

Tel est le sens de la campagne que nous lançons en France et en Belgique.

Site de l’AWF : www.alliancewalloniefrance.wordpress.com

Contacts :

Président : Paul Durieux, pauldurieux2003@yahoo.fr – 04 263 69 17 ou 0476 654 329

Secrétaire : Marie Malotaux, marie.malotaux@gmail.com – 081 583 743

Trésorière : Renée Decroisson, renee.decroisson@live.be – 04 380 40 63 ou 0499 381 084

Administrateurs :

Alain Balsat, a.balsat@skynet.be – 04 263 54 18 ou 0496 515 045

Louis Nisse, nisselouis@gmail.com – 04223 37 78

Louis Cartilier, cartilouis@yahoo.fr – 04 265 59 44 ou 0476 266 924

Adrien Lhomme, alh11hapi@gmail.com – 02 325 70 15 ou 0497 486 467

Georges-­‐Henry Simonis, ghsimonis@voo.be – 0485 535 623 ou 071 611 275

Michel Pieret, pieret.michel@skynet.be – 0495 214 370

Philippe Fery, philoufery@gmail.com – 0476 249 840

Paul Mélot, paulmelot1@gmail.com – 0497 606 094

Français, Wallons, venez donc nous rejoindre et nous aider. Devenez membre de notre mouvement citoyen. 

Cotisation ordinaire : 20 €/an.

Cotisation réduite (allocataires sociaux, étudiants, retraités, membres d’une même famille) : 10 €/an. Cotisation de soutien : à partir de 25 €/an. Cotisation d’honneur : à partir de 50 €/an.

Pensez aussi à un ordre permanent de 1, voire 2, 3, 4 ou 5 €/mois… selon vos possibilités. Cette façon de nous aider nous permet de programmer nos actions tout en douceur. 

N° de compte de l’AWF 22, Rue Fêchereux à 4130 Esneux : IBAN : BE26 0682 4499 3129 – BIC : GKCCBEBB

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Donner le nom d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt à la nouvelle passerelle des Guillemins ?

C’est avec grand plaisir que nous relayons la proposition du conseiller communal liégeois François Schreuer. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de la teneur de la réponse du bourgmestre de Liège.

passerelle ThéroigneQuestion écrite du 29 décembre 2014.

Monsieur le bourgmestre,

Nous aurons l’occasion, dans moins d’un an, d’inaugurer la nouvelle passerelle qui reliera bientôt le quartier des Guillemins à la Boverie. Même si certaines propositions ont été émises, cette passerelle n’a pas encore de nom.

J’aimerais dès lors vous soumettre une proposition et connaître l’avis du Collège à son propos.

J’aimerais vous proposer que nous donnions à la nouvelle passerelle le nom prestigieux d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt (à moins qu’il ne faille écrire Terwagne).

Les arguments en faveur de ce choix ne manquent pas.

Théroigne — née dans le village de Marcourt, près de Hotton — est fille de notre région, devenue une figure politique marquante de la Révolution française. Elle a participé à la prise de la Bastille, elle était en tête du cortège qui vint assiéger Versailles pour réclamer le retour du roi à Paris. Pendant la Révolution, on la surnommait « la Belle Liégeoise ».

Son rôle dans la chute de l’absolutisme de droit divin et dans le succès des idées de liberté, d’égalité et de fraternité — auxquelles les Liégeois ont adhéré quelques années après les Français — a été important. Elle a défendu une position républicaine, contre les royalistes mais également contre la plus grande partie de la bourgeoisie, à qui elle s’est notamment opposée parce que cette dernière souhaitait que les femmes restent au foyer.

Sa vie a inspiré de nombreuses œuvres artistiques : Charles Beaudelaire dans les Fleurs du mal, Sarah Bernhardt ; un opéra d’August De Boeck lui est consacré.

Son parcours politique fait sans doute d’elle l’une des premières féministes de l’histoire. Et elle est liégeoise !

Ses voyages à travers l’Europe ont fait d’elle une ambassadrice de notre région. On trouve aujourd’hui des rues et avenues qui portent son nom dans diverses villes de France, notamment Montpellier. Mais Liège, capitale de sa terre natale, n’a pas jugé bon jusqu’à présent de lui rendre l’hommage dont je pense qu’il lui est dû.

Nous commérerons dans deux ans le bicentenaire de sa disparition. Le moment n’est-il pas bien choisi pour que la Ville de Liège se souvienne d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt ?

Si vous me le permettez, j’ajouterai encore un argument. Tout un champ de recherche s’est développé ces dernières années concernant les rapports entre la question du genre et les enjeux d’espace, de territoire, d’espace public. Ces recherches renouvellent à certains égards la lecture que l’on peut faire de ces questions. Parmi les nombreuses réflexions qui sont issues de ce champ, je pointe notamment le constat, singulièrement flagrant, d’un déséquilibre massif entre hommes et femmes dans la toponymie. Ce déséquilibre doit être progressivement corrigé. C’est un élément de plus, à mon estime, en faveur de la proposition que je vous soumets aujourd’hui.

En l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le bourgmestre, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

François Schreuer
Conseiller communal

Le MR sur la voie de l’union à la France

Notre ami Michel Pieret nous envoie le petit article suivant en forme de clin d’œil.

Quelques jours avant Noël, la presse se faisait l’écho de récriminations d’élus et de membres du MR.

Ceux-ci y déploraient vivement le trop faible relais de leurs idées et actions dans la presse belge éditée en français.

le figaroMon intention n’est pas ici de jauger le bien-fondé ou le mal-fondé de cette plainte mais de noter son orientation clairement française.

En effet, ces membres du MR déploraient qu’il n’existe aucun organe de presse vraiment de droite qui reprenne et encourage leurs idées comme le fait Le Figaro en France pour les partis de droite.

De manière naturelle, ces personnalités appartenant au MR se réfèrent donc, non pas à un journal de droite allemand, britannique ou néerlandais mais à un journal français.

La réflexion politique du MR avance donc dans la bonne voie.

Comme il est peu probable de voir la presse belge éditée en français devenir le porte-parole des idées de droite ou de voir la création d’un nouvel organe de presse dont ce serait l’objectif, la solution existe.

Amis du MR, cet organe de presse qui défend vos idées, vous dites vous-mêmes que vous le lisez déjà. C’est Le Figaro.

L’Union à la France de la Wallonie (et de Bruxelles) vous offre ce journal de référence de manière on ne peut plus naturelle.

Rejoignez donc ceux de vos camarades de parti qui ont déjà fait le pas et adhérez au mouvement pour l’Alliance de la Wallonie à la France et développez ses idées.

Vous aurez ainsi, de surcroît, le journal de droite qui soutient vos idées.

Michel Pieret

Il y a 30 ans, an I de la Wallonie nouvelle

Nous vous invitons à jeter un petit coup d’œil sur le site de la RTBF, petit coup d’œil en forme de regard dans le rétroviseur de la renaissance de la Wallonie. Nous en sommes alors à la deuxième réforme parlement wallonde l’état belge, 10 ans après la première. Les choses, à l’époque, bougent lentement et choisir de déménager le siège de l’exécutif, du parlement et de l’administration wallons de Bruxelles à Namur n’est pas une mince affaire.

Il est à remarquer que depuis cette période, les réformes suivantes se sont accélérées. Elles touchent de plus en plus des matières en relation directe avec la vie des citoyens de chaque région. Elles sont de plus en plus sensibles en termes de solidarité et d’autonomie. Elles vont toutes dans le sens d’un amaigrissement de l’état fédéral au profit de nouvelles compétences attribuées aux entités fédérées ou confédérées suivant l’approche des uns ou des autres.

Une chose est certaine : la 7e réforme de l’état, celle qui suivra le gouvernement Michel, visera le cœur de la sécurité sociale et mettra fin à la solidarité interrégionale. Il appartiendra à la Wallonie de porter un véritable projet qui rencontre le bien-être de ses concitoyens. Ce projet doit s’élaborer dès maintenant… En 2015 !

Tel est le sens de l’action « AWF, CAP 2015 » que vient de lancer notre mouvement citoyen. Il nous appartiendra de convaincre nos décideurs politiques, sociétaux, culturels et autres du bien-fondé de notre projet, mais aussi de nous adresser à chaque citoyen wallon de manière à ce qu’il s’interroge sur le rôle qu’il doit jouer pour que le meilleur se produise en Wallonie.

Paul D.

Valmy FéauxDécembre 1984. La régionalisation franchit un cap. Le ministre socialiste Valmy Féaux quitte Bruxelles et installe son cabinet en bord de Meuse. A l’aube de ses 82 ans, il revient sur cette étape plus que symbolique.

1980. La Belgique vit sa deuxième réforme de l’Etat, entamée 10 ans plus tôt. Après une période dite « préparatoire », c’est le véritable acte de naissance de la Région wallonne, qui dispose désormais d’un Conseil (Parlement), d’un Exécutif (Gouvernement) et d’une administration.

La première élection des membres de l’Exécutif régional wallon a lieu en 1981. Elle aboutit à la formation d’une tripartite traditionnelle composée de 6 ministres : Jean-Maurice Dehousse, Philippe Busquin et Valmy Féaux pour le PS, André Damseaux et André Bertouille (remplacé ensuite par Jacqueline Mayence) pour le PRL et Melchior Wathelet (père) pour le PSC.

Mais il faudra pourtant attendre encore 3 ans pour voir un premier ministre quitter son cabinet de Bruxelles et s’installer à Namur. Et ce précurseur, c’est Valmy Féaux, à l’époque ministre wallon de l’Eau, de l’Environnement et de la Vie rurale.

Retour sur cette date charnière avec celui qui fut aussi bourgmestre d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, député et sénateur, ministre du Gouvernement national, président du Conseil régional wallon, Ministre-président communautaire et 1er gouverneur du Brabant wallon…

Valmy Féaux, pourquoi faut-il attendre 1984 pour voir enfin un ministre régional, vous, s’installer à Namur?

Avec les lois de réformes institutionnelles de 1980, il a été décidé que l’Exécutif régional wallon « sortait » du Gouvernement national. On avait le choix: rester à Bruxelles ou s’installer ailleurs. Et il a en effet fallu attendre 1983 pour que sous l’égide du Ministre-président Jean-Maurice Dehousse nous décidions de transférer pour 1985 au plus tard les services centraux de l’administration et les cabinets ministériels. Décision laborieuse d’ailleurs, 4 voix pour l’installation à Namur, et 2 contre.

Suite à cette décision, vous êtes le 1er à déménager.

Oui parce que j’occupais un bâtiment au coin de la rue Belliard à Bruxelles, dont le bail arrivait à échéance fin 1984. Et puis, symboliquement, j’étais le « ministre central », sur l’axe lotharingien comme on le dit parfois, par rapport aux Liégeois et aux Hennuyers.

Vous étiez convaincu par ce transfert ?

J’étais un chaud partisan ! J’ai toujours trouvé anomal qu’un cabinet ministériel soit installé ailleurs que sur le territoire dont il avait la responsabilité. Et j’ai regretté qu’après le scrutin de 1985, et le renvoi du PS dans l’opposition, les cabinets soient rapatriés à Bruxelles sous la pression de Melchior Wathelet. Derrière tout ça, il y a le conflit toujours latent entre régionalistes et communautaristes. Le choix définitif de Namur interviendra ensuite, heureusement, avec le décret Anselme de 1986.

Comment s’est déroulé votre déménagement ?

Jean-Maurice Dehousse a pris les choses en main. Je me souviens de réunions au cours desquelles une grande carte de Namur était déployée, avec des points de chute identifiés. Puis mon secrétaire de cabinet a pris son bâton de pèlerin et a déniché ce bâtiment à Jambes. Nous avons loué plusieurs étages précédemment occupés par l’état-major de Cockerill Sambre.

Seul ministre basé à Namur, votre situation était particulière.

Principal inconvénient : toutes les réunions de l’Exécutif se tenaient encore à Bruxelles. Mais en mars 1985, nouvelle étape, nous nous sommes réunis pour la 1ère fois dans un nouveau bâtiment voisin de mon cabinet. Les murs étaient à peine secs. Ensuite l’alternance Bruxelles-Namur a pris fin lorsque Jean-Maurice Dehousse s’est lui aussi installé à Namur. L’avantage, par contre, c’est que j’étais le plus proche du Conseil régional wallon, installé alors dans l’ancienne Bourse de commerce de Namur.

Vous avez dû vous montrer persuasif pour convaincre vos collaborateurs. Un épisode un peu folklorique…

Trois mois avant notre déménagement, en septembre, nous nous sommes rendus à Namur en train. Je me souviens avoir chanté le Chant des Wallons dans le wagon que nous avions spécialement réservé (rires). Nous avons été accueillis très officiellement par le bourgmestre de Namur et le chef de gare. Et nous avons rejoint le cabinet à pied. Je voulais montrer à mes collaborateurs que le trajet entre la gare et le futur cabinet n’était pas trop long. Arrivés sur place, je me souviens qu’un militant agitait un drapeau wallon dans un immeuble voisin ! Et comme c’était les Fêtes de Wallonie, nous avons terminé notre escapade dans un bistrot célèbre du centre-ville où nous avons bu un petit peket ! (rires)

Avec le recul, vous avez l’impression d’avoir été un précurseur ?

Incontestablement. J’ai en quelque sorte été le premier ministre wallon, avec un petit « p ». Je peux même dire que j’ai ressenti un certain enthousiasme des Namurois. Ce sont des excellents souvenirs.

Propos recueillis par Rudy Hermans (RTBF)

Geen faciliteiten ! Franse ratten, rol uw matten !

Outre les fameuses 6 communes à facilités de la périphérie bruxelloise, en Flandre, depuis 1963, sont protégées aussi les minorités francophones de Mesen (Messines), de Spiere-Helkijn (Espierres-Helchin), de Herstappe, de Ronse (Renaix). Ce sont là des villages – Herstappe compte 87 habitants, Messines 952, Espierres-Helchin 2 110 –, à l’exception de Renaix, ville de quelque 25 000 habitants.

communes à facilitésEn 2008, le bourgmestre de Renaix, Luc Dupont, avocat de formation et membre du parti CD&V, en accord avec N-VA, avait fait la demande auprès du Premier ministre (Leterme) de supprimer les facilités aux francophones, droits que les Flamands considèrent comme n’ayant été accordés qu’à titre temporaire en 1963.

Visitant le site de ces communes sur la Toile, j’ai constaté, sans trop de surprise, que la version française soit n’existait pas soit était le produit d’une traduction automatique, charabia qui ressemble grossièrement à du français, mais qui n’en est pas.

Voici, par exemple, les consignes données au Renaisiens concernant le ramassage des poubelles :

Le lundi 15 Décembre était en raison de la grève nationale ne de collecte des déchets.

Pas de dépassement de vidange

Les employés de l’intercommunale ont informé qu’aucun dépassement vider lundi collection (tour 1) se produira. Lors de la prochaine collection le lundi 29 Décembre (ronde 1), cependant, on peut échelle un des sacs poubelles supplémentaires existants et on ne doit aviser la Ligne verte.

(Dernière mise à jour le 16 décembre 2014)

Francophones de Renaix, vous bien comprendre ? Moi, pas être puriste mais pas comprendu. Bij voorbeelden : « aucun dépassement vider lundi collection » = ?, « on peut échelle »= ?, « on ne doit aviser la Ligne verte »= toi devoir ou toi devoir pas ?

Louis Nisse