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Le gouvernement wallon contourne la dépolitisation des cadres

Malgré le fait que la Wallonie souffre depuis tant d’années de la politisation outrancière de sa vie publique, il semble bien difficile à celle-ci de chasser ses vieux démons…

30/03/15 à 10:23 – Mise à jour à 10:22

Source : Le Vif/l’express

Dans une note adressée aux syndicats que Le Vif/L’Express s’est procurée, le gouvernement wallon propose de sortir plusieurs postes de la fonction publique du régime des mandats. La manoeuvre interpelle

Il devait constituer un solide rempart contre les nominations politisées. Mais l’arrêté royal réformant le régime des mandats dans l’administration et dans les organismes d’intérêt public (OIP) dérange visiblement le gouvernement wallon. Il envisage de sortir 18 postes de la fonction publique du régime des mandats. Selon la note que s’est procurée Le Vif/L’Express, le gouvernement wallon semble vouloir contourner – au moins en partie – la réforme qu’il a lui-même mise en oeuvre lorsque les verts étaient encore dans l’équipe. Il y a quelques semaines, le député Ecolo Stéphane Hazée pointait l’absence de plusieurs postes-clés dans la liste des mandats à renouveler parmi les OIP. La réponse vient de surgir dans « l’avant-projet de décret-programme » soumis à l’avis du Comité de secteur XVI, l’espace de concertation entre les autorités publiques wallonnes et les syndicats des agents qui en dépendent.

« La volonté est de contrebalancer les nominations à titre temporaire des mandataires afin d’assurer la continuité du service public au profit de l’intérêt général », indique la note. En pratique, cette disposition est lourde de conséquence, puisqu’elle ouvre les candidatures, par avancement de grade, aux seuls agents déjà en fonction dans les OIP concernés. Et non plus aux lauréats de l’école d’administration publique qui avait vu le jour dans le cadre de la réforme. « Sans remettre en cause la qualité du travail des fonctionnaires en place, le gouvernement exclut de la sorte l’apport d’un vent frais », regrette Stéphane Hazée. « Le vivier dans lequel on puisera sera déjà régi par les éventuelles nominations politisées du passé », ajoute un observateur du monde syndical.

La liste des OIP concernés par un changement de statut de plusieurs fonctionnaires dirigeants interpelle l’opposition. Ces dernières années, la gestion de plusieurs d’entre eux a fait l’objet de critiques plutôt sévères. C’est le cas du Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W), où des légèretés dans plusieurs bilans annuels avaient été décelées par la Cour des comptes, en marge de rivalités internes et de suspicions de fractionnement des marchés. A en juger par les échos de la récente visite de René Collin, ministre wallon de l’Agriculture (CDH), ces éléments interpellent encore le pouvoir de tutelle. La gestion de la Société wallonne du logement (SWL) est tout aussi controversée, tandis que l’Institut scientifique de service public (Issep) tente de reconstruire sa crédibilité après le licenciement, fin 2013, de son ancien directeur général adjoint Pierre Snyders, suspecté d’abus de biens sociaux et de faux en écriture. L’homme a, depuis lors, été recasé au Port autonome de Liège, bien que l’enquête soit toujours en cours. « En plus d’une remise en question sur le principe de la réforme, on se trouve là face à divers organismes récemment épinglés pour un déficit de gestion », souligne Stéphane Hazée.

« Avec la technologie des drones, la catastrophe de l’A320 de Germanwings ne serait pas arrivée »

27/03/15 à 10:33 – Mise à jour à 10:33

Source : Le Vif

« Si les avions de ligne étaient équipés des mêmes avancées technologiques que les drones, la catastrophe survenue avec l’Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes ne serait pas arrivée », affirme Emmanuel Prévinaire, le patron de la société liégeoise de renommée internationale Flying Cam, spécialisée dans la prise d’images au départ de drones.

"Avec la technologie des drones, la catastrophe de l'A320 de Germanwings ne serait pas arrivée"

© Belga

Les technologies de pointe qui équipent ces petits engins sans pilotes permettent, en effet, de prendre le contrôle de l’appareil de l’extérieur. « Si l’Airbus A 320 avait été équipé de la sorte, dès que sa descente anormale aurait été remarquée par les contrôleurs aériens, ceux-ci auraient pu prendre le contrôle de l’avion et l’empêcher de s’écraser contre la montagne », assure ce chef d’entreprise.

Selon lui, les drones évoluent bien plus rapidement que les avions de ligne d’un point de vue technologique, car chaque changement d’équipement impose une nouvelle certification aux grands appareils, ce qui freine leur évolution.

Béatrice Delvaux est-elle encore crédible ?

Nous vous livrons le billet d’humeur de André Dumont.

Par ses écrits partisans et contradictoires, Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du quotidien « Le Soir », discrédite l’organe de presse francophone reconnu pour l’objectivité de ses rédacteurs et la défense de nos fondamentaux démocratiques.

Après les élections de mai 2014, non conformes aux prévisions du « Soir » qui situait la N-VA en-dessous des 30 % des votes flamands, Béatrice Delvaux n’a cessé de vouloir nous convaincre qu’il était impossible d’associer la N-VA dans une coalition fédérale de gouvernement.

Avec de gros titres et photos à l’appui, « Le Soir » a relayé les outrances verbales et les gesticulations ostentatoires de Laurette Onkelinx, porte-parole du P.S. à la chambre avant même de connaître le programme gouvernemental. Par ailleurs, elle a incité les syndicats à descendre dans la rue en annonçant notamment des mesures sociales restrictives pour les chômeurs prises par le gouvernement Di Rupo !

Après avoir déballé le passé ultra-nationaliste des ministres N-VA et leur participation à des manifestations séparatistes – ce que personne n’ignorait – Béatrice Delvaux a voulu nous faire croire à l’éclatement de l’équipe MICHEL – PEETERS avant même qu’elle n’entre en fonction. Elle n’a cessé  d’attiser la zizanie entre le CD&V et la N-VA, alors que ces deux partis s’égratignent pour la galerie, tout en étant solidaires pour conduire la Flandre vers l’autonomie.

Dans l’édition du « Soir » des 21 et 22 mars 2015, Béatrice Delvaux dans son édito concernant une éventuelle réforme fiscale écrit : « …d’autant que ce gouvernement dispose du laps de temps souhaitable pour mettre ce grand travail en chantier. » (sic)

Aujourd’hui, Béatrice Delvaux croit en la durée du gouvernement fédéral.

Madame SOLEIL de la Belgique évanescente prend ses lecteurs pour des canards sauvages. C’est regrettable pour qui dispose d’une plume aussi talentueuse.

22 mars 2015                                                            André Dumont

Un journaliste à Monsanto : « vous prendrez bien un petit verre d’herbicide ? »

Nous connaissons le combat de la France en Europe afin que les OGM et autres herbicides dont la firme américaine Monsanto s’est fait la championne soient interdits sur son territoire. L’interview qui suit  ne manque pas de sel…! Le gouvernement wallon s’honorerait en signant un accord bilatéral avec la France pour l’interdiction des OGM et des herbicides en Wallonie.

27/03/15 à 13:36 – Mise à jour à 13:52

Source : Le Vif

Tel est pris, qui croyait prendre. Lorsqu’un lobbyiste de Monsanto affirme à un journaliste que l’herbicide fabriqué par sa firme n’est pas dangereux pour la santé, celui-ci lui propose d’en boire un verre.  » Je ne suis pas stupide « , répond-il. 

Un journaliste à Monsanto : "vous prendrez bien un petit verre d'herbicide ?" (vidéo)

© Capture d’écran Canal +

« Je ne crois pas que le glyphosate cause le cancer en Argentine. Vous pouvez en boire un verre entier, ça ne vous fera aucun mal ! », ose affirmer Patrick Moore, lobbyiste de Monsanto. « Vous voulez en boire ? », propose alors le journaliste, « nous en avons ici ».

« J’en serai ravi », affirme le lobbyiste de but en blanc, avant de réaliser ce qu’il vient de dire et de se raviser : « enfin pas vraiment, mais je sais que ça ne me ferait aucun mal ».

Le journaliste, qui sent qu’il vient d’ouvrir une brèche, insiste et là Patrick Moore, visiblement décontenancé rétorque : « je ne suis pas stupide ». « Donc c’est dangereux ? », demande le journaliste. « Non, des gens tentent de se suicider et échouent régulièrement », argumente-t-il.

Le journaliste pose alors la question une nouvelle fois : « vous voulez en boire un verre ? »

Excédé, le lobbyiste finira par déclarer que l’interview est terminée avant de quitter son siège. « C’est une bonne manière de résoudre le problème », conclut le journaliste, avant de se faire insulter par le lobbyiste.

Roundup, le produit phare de la firme Monsanto, vient d’être classé parmi les pesticides potentiellement cancérigènes par l’Organisation Mondiale de la Santé.

MANIFESTE pour la langue française

MANIFESTE pour la langue française porté par 40 associations françaises, québécoises et wallonnes :

Langue française et monde multipolaire :

l’urgence d’une stratégie

Nous envisageons l’avenir de la langue française avec confiance. En dépit des fausses évidences.

Un monde multipolaire émerge sous nos yeux. Il contribue manifestement à rééquilibrer les activités de la famille humaine non seulement dans les domaines économique, financier et politique, mais également dans les domaines culturel et linguistique. Sous toutes les latitudes, de la Chine à la Russie, du Brésil à l’Inde, des politiques linguistiques se décident, de nouveaux espaces linguistiques s’organisent et s’affirment.

Cette nouvelle donne remet en cause l’idée même du monopole d’une langue unique dans la communication mondiale. Les grandes langues internationales qui se maintiendront ou qui surgiront ne le devront pas au simple fait du hasard. Elles le devront en grande partie à la manière dont seront exploités les atouts dont chacune dispose.

Emergente, cette configuration culturelle et linguistique globale est une chance pour l’avenir mondial du français, langue qui dispose de larges atouts.

  1. Par l’Histoire : au fil des siècles, la langue française s’est illustrée en portant très loin les outils critiques d’une pensée libre et singulière et les progrès des sciences. Elle a exprimé les grands principes des Lumières et les a offerts au monde. Successivement, elle a été l’instrument de l’émancipation sociale, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de l’émergence d’institutions pour la communauté des nations.
  2. Par son universalité : la langue française est utilisée sur toute la planète par de très nombreuses nations à l’intérieur d‘elles-mêmes comme dans leurs rapports avec le monde, ainsi que dans les activités scientifiques et technologiques les plus avancées, de la génétique moléculaire à la conquête spatiale.
  3. Par son statut de langue de travail et de langue officielle du système des Nations unies et de nombreuses organisations internationales, continentales et régionales, et par le statut de la France de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
  4. Par la démographie : avec la perspective de plus d’un demi-milliard de locuteurs francophones pour le milieu du siècle, principalement grâce à l’Afrique, mais également à la France qui devrait devenir le pays le plus peuplé du continent européen après la Russie.

Ces atouts sont considérables. Ils constituent des leviers puissants pour que la langue française, dans le respect de la diversité des langues et des cultures des peuples qui composent l’espace francophone, continue à jouer le rôle qui est le sien depuis des siècles. Ces leviers, que d’autres nous envient, doivent être saisis avec détermination et constance.

En priorité, les décideurs des secteurs public et privé du monde francophone doivent quitter le modèle dominant qui a façonné leur existence au siècle dernier et ajuster leurs choix au monde multipolaire tel qu’il advient. La soumission, la démission et la résignation linguistiques constituent les véritables menaces pour l’avenir de notre langue.

Le «tout anglais» constitue une obsession d’un autre temps et d’un autre monde. Il est une impasse d’où il faut au plus vite sortir dans l’intérêt des peuples ayant le français en partage. Notre confiance en l’avenir de la langue française n’est pas naïve. Elle appelle une vigoureuse politique d’affirmation linguistique. Cette politique doit comprendre notamment :

  1. L’application stricte des législations linguistiques nationales quotidiennement bafouées par les intérêts particuliers et le conformisme ambiant, aussi bien dans les secteurs public que privé, notamment pour le français langue du travail.
  2. La diversification de l’enseignement des langues étrangères et des filières bilingues vers plusieurs grandes langues dont celles des pays émergents (arabe, chinois, espagnol, portugais).
  3. L’exigence de la publication en français, et dans d’autres langues si nécessaire, de tous les travaux issus de la recherche médicale et scientifique publique dans l’ensemble des pays francophones.
  4. La circulation facilitée pour les étudiants, les écrivains et les artistes, ainsi que les chercheurs de l’espace francophone tant il est évident qu’il n’y a pas de francophonie si les francophones sont interdits de circulation dans cet espace.
  5. Un appui massif à la numérisation des patrimoines anciens et vivants de l’ensemble des pays francophones afin d’assurer la présence du français et des langues partenaires dans l’espace virtuel devenu un lieu essentiel de communication, de mobilisation et de rassemblement.
  6. Le renforcement de la recherche sur les systèmes de traduction automatique et leurs implications industrielles, afin d’assurer la présence du français parmi les grandes langues pivots qui s’imposeront dans l’intercommunication planétaire.
  7. La priorité d’une politique bilatérale et multilatérale, forte et pérenne, en direction de l’Afrique francophone pour le développement optimal de son système éducatif.
  8. L’utilisation de la langue française par les représentants des pays francophones dans les organismes internationaux.

Il ne s’agit pas pour le monde francophone de se dresser contre la langue anglaise ou contre toute autre langue. Il s’agit d’ouvrir nos yeux sur la réalité nouvelle, et de mettre en œuvre, dans le contexte de la mondialisation multipolaire, une stratégie offensive pour la langue française, qui assurera son avenir en valorisant ses nombreux atouts. Nous appelons les citoyens des pays francophones à exercer leur vigilance individuelle et à développer leur mobilisation collective pour que soit respecté l’usage de notre langue mondiale en partage. Nous appelons fermement nos gouvernements à réviser leur politique et leur pratique linguistiques, à abandonner les discours de circonstance sur la francophonie et à relever le défi de l’affirmation déterminée de la langue française dans la polyphonie du nouveau monde.

BUDGET DE LA JUSTICE : REGARDS EN FRANCE…

Le Ministre Belge de la Justice semble faire des efforts méritoires pour réformer la justice et la doter d’un budget correct, notamment en réduisant certaines dépenses.

Trois propositions me suggèrent les commentaires suivants :

  1. LES PRISONS :

La Belgique et  la France sont confrontées à une surpopulation carcérale très importante, et il faut se réjouir que le ministre GEENS veuille la limiter. Ainsi par exemple en supprimant les incarcérations de moins d’un an, comme c’est le cas en Allemagne depuis des années : soit l’affaire est très grave, et l’incarcération se justifie ; soit elle l’est moins, et le recours à d’autres peines et mesures est préférable ; Il s’agit alors de véritables peines de substitution.

L’une des caractéristiques de la population pénitentiaire est l’importance de la détention préventive qu’il faudrait limiter.

Actuellement, en cas de privation de liberté,  le délai de garde à vue est de 24 heures, délai prévu par la Constitution belge ; c’est extrêmement court pour que les polices rédigent leurs enquêtes durant le délai qui leur est imparti. Le magistrat de Parquet appelé à se prononcer sur la détention ne dispose  pratiquement d’aucun délai complémentaire pour compléter son information, et procéder à une anamnèse minimale de la situation. Il est dès lors très souvent contraint de mettre l’affaire à l’Instruction en requérant la délivrance d’un mandat d’arrêt ( mandat de dépôt en France), quitte à ce qu’il soit plus ou moins rapidement  levé par le Juge d’Instruction ou par la Chambre du Conseil dont le rôle est précisément de statuer sur le maintien ou non de la détention.

Il résulte donc de la brièveté du délai de garde à vue un nombre très important de mises à l’instruction qui encombrent les cabinets des juges d’instruction et engendrent bon nombre de détentions préventives.

Une réforme modeste consisterait à suivre l’exemple de la France où la garde à vue est de 48 heures, éventuellement prolongeable sous contrôle d’un magistrat.

Ce délai supplémentaire permettait de compléter les informations préalables à la délivrance d’un mandat d’arrêt si son caractère indispensable est suffisamment démontré.

Certes, les défenseurs des libertés individuelles, dont je suis, s’inquiéteront à juste titre des excès possibles en cas d’arrestations policières prolongées ; il faudrait à cet égard maintenir le contrôle de la privation de liberté par un magistrat.

Sur le plan pénitentiaire, il y a lieu de réfléchir à la nécessité d’exécuter ces détentions liminaires en milieu carcéral ou pas : des sortes de prévôtés spécialisées pourraient éviter des mises à l’écrou évitables au sein des prisons.

  1. LA CHAMBRE DU CONSEIL.

C’est une originalité de la procédure pénale belge, issue comme en France du même code napoléonien de 1804.

C’est  à juste titre que le Ministre s’interroge sur la nécessité de cette procédure juridictionnelle en fin d’instruction qui contribue à ralentir les procédures, et spécialement celles qui concernent des personnes mises sous mandat d’arrêt. Ce goulot d’étranglement engendre lui aussi une prolongation significative des détentions, avec un coût financier considérable. D’autres possibilités existent en France, comme la saisie directe par le Parquet du Tribunal compétent. Les règles de la « mise en examen » en France, et de l' »inculpation » en Belgique, pourraient aussi être harmonisées sans grand problème.

  1. LA COUR D’ASSISES.

Ici encore, on dénonce à juste titre le caractère désuet de la procédure belge, ses lourdeurs, et le coût prohibitif des procédures. On parle depuis des années de réformes, qui n’aboutissent pas.

Par contre, en France, le principe de l’existence du jury populaire n’est pas discuté, mais la procédure a été fortement simplifiée : réduction du nombre de jurés, admission partielle de pièces écrites… De plus, la procédure française prévoit la possibilité d’appel, ce qui semble actuellement fondamental au regard des normes reconnues internationalement.                                                                                                                              __________

Ces réformes, apparemment simples et claires, ne pourront avoir lieu dans le cadre de l’Etat Belge, qui a été incapable de moderniser sa procédure pénale durant des dizaines d’années.

A défaut de rattachement à la République, elles plaident en faveur d’une régionalisation de la justice. Elles plaident aussi en faveur d’une harmonisation retrouvée des procédures belges et françaises en vue de plus de justice et d’efficacité. Il serait souhaitable que l’on s’y attèle à bref délai au sein des gouvernements régionaux, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des partis politiques, des Universités, du Barreau, et des associations professionnelles consacrées  au bon fonctionnement de la justice comme au  respect des justiciables et de leurs droits. Les citoyens, contribuables, ne pourront qu’approuver ces réformes qui permettront de solides économies

Georges-Henry SIMONIS, administrateur de l’AWF.

Après le 1e tour des départementales françaises

Les enquêtes d’opinion et autres sondages avaient, après les élections européennes, soutenu qu’une participation plus importante n’aurait fait que renforcer  un FN qui avait revendiqué la médaille d’or attribuée au premier parti de France.

En réalité, le premier parti avait été celui des abstentionnistes et l’or n’était que de l’argent. Toutefois, l’état-major du parti d’extrême-droite avait pour objectif de reproduire le même exploit lors des élections départementales.

Le 1e tour de ces dernières nous a réservé son lot de surprises : malgré les affaires judiciaires toujours en cours, malgré des programmes aux contours flous, malgré le fait que les prérogatives des nouveaux départements n’aient pas encore été définies avec clarté, la participation a connu une embellie et celle-ci n’a pas profité au FN, mais à l’ UMP et aux DVD qui ont réussi à masquer leurs dissensions internes pour présenter à l’électeur des listes réunissant le centre et la droite républicaine. Autre surprise que le score honnête du P.S. qui associé aux listes DVG investies par ce dernier fait mieux que le FN. Certes, celui-ci garde un score appréciable, mais il descend du podium. Il conforte ses points forts dans le Nord, dans les départements de la basse Vallée du Rhône et du pourtour méditerranéen. Quant au FG (PG + PC), il garde un ancrage fidèle pendant que EELV est toujours à la recherche d’une stratégie qui lui permette de peser sur la vie politique française.

Permettez-moi de douter que ce soient les nombreux kilomètres parcourus par Manuel Valls ou les non moins nombreux meetings de Nicolas Sarkozy qui aient suscité ces résultats inattendus par les plus fins limiers de la politique française. Ne pensez-vous pas que les assassinats du 07 janvier qui ont engendré les manifestations réunissant plus de 4 millions de citoyens dans les rues de Paris et des grandes villes françaises aient laissé des traces plus profondes et durables dans les esprits ? Cette soif du peuple de France d’affirmer tout en douceur que rien, ni personne n’arriverait à lui enlever sa liberté d’expression ne peut-elle être l’explication d’un sursaut civique encore trop timide, mais essentiel ?

La piqûre de rappel infligée à la Tunisie et le lien probable entre ces assassinats et ceux de Paris n’ont-ils pas eux aussi joué leur rôle ?

Attendez-vous à ce que le second tour vienne conforter dimanche prochain les enseignements du 1e tour. Il appartiendra alors aux partis républicains d’être à la hauteur des attentes des citoyens français. Il leur appartiendra de ne pas oublier le souffle de l’ouragan qui a failli les emporter.

Paul D.

« L’ACADEMIE BELGIQUE »

« Voir votre académie, Madame, et puis mourir… « 

Georges Brassens, La Vénus Callipyge

CHARLEROI s’était mis en frais, ce  jeudi 19 mars 2015.

L’U.O., l’ Université Ouverte locale, de fraiche naissance, conviait au premier des  six « cours-conférences » qu’elle organisera à Charleroi  durant l’année 2015.

Pour la première fois, le COLLEGE BELGIQUE, déjà connu à Bruxelles, Liège et Namur, descendait à Charleroi, la plus grande Ville de Wallonie, sous l’égide  de l’Académie Royale de Belgique, et – indique le programme- avec le parrainage du Collège de France.

Les  cours  ont  pour cadre la salle MAGRITTE du Palais des Beaux Arts.

Le Président-Bourgmestre  Paul MAGNETTE salua chaleureusement l’évènement qui s’inscrit dans le cadre du renouveau bien  en cours de sa Ville.

Que fallait-il d’autre, hormis un verre de bienvenue, pour séduire le bon public carolorégien qui répondit à l’appel ? La salle était pleine.

Il lui fallait un orateur de prestige : Monsieur Hervé HASQUIN, professeur honoraire à l’Université de Bruxelles, ancien recteur, Secrétaire Perpétuel de l’Académie Royale de Belgique, homme politique reconnu, et aussi enfant du Pays : petit-fils d’ouvrier, fils de l’auteur de l’Histoire des Grandes Colères du Pays Noir, et lui-même historien de Wallonie. Un conférencier bien belge,  qui   précisa même que sa grand-mère maternelle était d’une famille ostendaise de 17 enfants.

« Hervé HASQUIN est à l’histoire de la Wallonie ce que Henri PIRENNE est à l’histoire de la Belgique », a dit dans sa présentation son collègue Académicien Paul MAGNETTE, même si chacun sait que les thèses de PIRENNE sont aujourd’hui controversées comme étant le reflet d’une vérité historique orientée vers le seul sort de la Belgique de 1830 et de la Royauté qui s’en suivit.

Hervé HAQSQUIN est aussi l’auteur d’un petit ouvrage récent : « FAUT-IL DECONSTRUIRE LA BELGIQUE ?  Avec, en sous-titre « QUEL  AVENIR POUR LE PAYS ?

L’ouvrage connait une large distribution vu son prix modique, reconnait l’auteur, grâce au soutien de l’Académie, ce qui est évidemment un atout important.

Le public attendait avec curiosité les suggestions de l’orateur : son diagnostic, et les remèdes qu’il préconisait.

Conférencier prudent et expérimenté, Hervé HASQUIN insista tout d’abord sur le point d’interrogation qui clôture le titre de son ouvrage, sorte de précaution oratoire prudente.

Car l’essentiel de son intervention est marqué de certitudes quant à l’originalité profonde de la Belgique, et quant à la nécessité de son maintien, malgré les évolutions confédéralistes récentes,  quitte à tracer une nouvelle architecture institutionnelle, comme on joue avec des légos.

Germains et Celtes, Jules César,  Napoléon, Waterloo, Guillaume d’Orange, le choix des Saxe-Cobourg, leurs ascendances allemandes, les craintes à l’égard  de la France,  la naissance et les légitimes revendications  du mouvement flamand, la frontière linguistique et celle des 19 communes de Bruxelles, la loi du sol face aux droits des personnes…

Ce fût un survol  brillant de l’histoire belge des deux derniers siècles, émaillé de l’une ou l’autre controverse, comme à propos du rôle de Jules Destrée, « notre » grand  homme Wallon des débuts du XXème siècle, que l’auteur soupçonne d’avoir été quelque pu anti-dreyfusart… ( ce qui est réfuté par Philippe DESTATTE, président de l’Institut Jules Destrée, dans ses recherches précises  sur la question ).

Ou encore  sur WATERLOO, bien entendu défaite et non victoire de la France, mais dont on n’a pas fini d’écrire sur les valeurs qui sous-tendaient le culte de l’Empereur dans nos contrées : la controverse est loin d’être éteinte…( Les curieux peuvent lire avec intérêt le livre de Jean-Marie ROUART, de l’Académie Française, sur « Napoléon, ou l’épopée »)

Hervé HASQUIN rejoint aussi Paul MAGNETTE quant l’inexistence d’une Nation wallonne : il eût fallu en dire plus, Paul MAGNETTE s’étant prononcé un jour sur l’existence d’une Nation wallo-bruxelloise…

Mais le temps manquait pour un débat plus approfondi.

Une critique, majeure, peut être faite à l’analyse historique du conférencier.

Sa foi en la « Belgique-Belgicaine » est à ce point profonde qu’il en élude son sujet : l’avenir.

A aucun moment, il n’ aborde les déséquilibres nord-sud, ni les transferts de compétences aux entités fédérées sans les moyens financiers nécessaires, ni l’asymétrie créée  récemment dans le domaine des allocations familiales, ni la suppression du Thalys Wallon Paris-Liège, ni l’achat d’avions américains pour le défense « nationale »…

Et surtout, l’orateur ne dit pas un seul mot de l’avènement de la NVA séparatiste pressentie par le Roi pour former un gouvernement,  ni de la prépondérance  flagrante de la Flandre sur le pays en dépit d’une faible participation francophone peut-être en train de se brûler les ailes…

Aucune réponse pour celles et ceux qui sont hantés par l’avenir de la Belgique  au delà d’un confédéralisme déséquilibré par nature – un état fédéral, coquille vide, et sous domination flamande  – , et qui cherche des solutions pratiques pour l’avenir de leurs enfants et de leurs concitoyens. Leurs  questions restent sans réponse.

Il semble cependant acquis que les Régions du pays ont pris inexorablement leur autonomie. Si la Flandre fera le jour venu son choix d’indépendance,  les Wallons s’interrogent encore : autonomie économique ?   Que voudront les Bruxellois ? Quel sera l’avenir de la collaboration entre la Région wallonne et la Région de Bruxelles ?

Les Wallons attendent des réponses : peut-être viendront-elles plus des économistes  que des historiens ? Il faut en tout cas que se prolongent les débats dans un climat objectif et non affectif. Il n’est plus temps de jouer aux légos…

Il ne suffit plus, pour les Wallons de tous bords, de proclamer « Nous voulons sauver la Wallonie », sans s’exprimer plus précisément sur le contenu de cet avenir souhaité.

L’hypothèse du projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République de la France doit être intégrée dans ces débats.

Ceux-ci commencent à être abordés timidement au sein des partis politiques : il est temps qu’ils se prolongent dans la clarté au sein d’un vaste mouvement citoyen lucide et rénovateur.

Georges-Henry SIMONIS

Administrateur de l’Alliance Wallonie France.

Vinciane Despret sacrée Wallonne de l’année 2013

Belga Publié le lundi 17 mars 2014 à 23h47 – Mis à jour le lundi 17 mars 2014 à 23h48 

 

La philosophe, psychologue et éthologue de l’Université de Liège Vinciane Despret s’est vu attribuer le Prix Bologne-Lemaire de Wallonne de l’année 2013, indique mardi soir l’Institut Destrée. L’objet de ce prix, décerné depuis 1996, consiste à honorer une personne « qui, par son action sociale, économique, politique ou culturelle a le mieux servi les intérêts de la société wallonne ». Vinciane Despret succède à l’économiste, professeur et expert Roland Gillet. Spécialisée en éthologie, Vinciane Despret est chef de travaux à l’Université de Liège, maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles et participe à de nombreux colloques et études portant notamment sur la relation du scientifique à l’animal, objet de son étude.

Dans son dernier ouvrage (« Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ? « ), la lauréate « bouscule nos idées reçues et montre, avec beaucoup d’humour, combien mammifères et oiseaux sont plus intelligents que nous le croyons », explique l’Institut Destrée.

Le jury, composé des anciens lauréats du prix, a surtout été sensible « à la manière brillante dont elle vulgarise ses connaissances pluridisciplinaires grâce à des questionnements très pertinents qui interrogent l’être, la citoyenneté, la nature et la société. Le jury a également été très attentif au rayonnement international auquel Vinciane Despret contribue en valorisant ses travaux – et par là son université et sa région – à l’étranger. »

L’article à lire pour tout comprendre aux élections départementales françaises

Les Wallons ne seront pas indifférents aux élections départementales françaises. Nous avons trouvé intéressant de mettre en lien l’excellent article que nous avons trouvé sur le site de Francetv info.

Cet article va à l’encontre de plusieurs clichés : la France serait un pays incapable d’adopter des réformes de structure. La France jacobine ne pourrait accepter de différences quant aux lois qui organisent ses collectivités territoriales. La France serait un pays bien inférieur à la Belgique quant à ses politiques sociale et culturelle (lire le chapitre des compétences importantes qui resteront celles des départements « De quoi vont s’occuper les départements ? »)

L’espoir de l’ AWF est que le taux de participation à ces élections s’élève afin que les abstentionnistes ne soient pas, comme aux européennes, le premier parti de France. L’autre espoir est que les Français accordent leur vote aux partis qui défendent les Valeurs de la République.

Paul D.

Les 22 et 29 mars, les Français sont appelés à élire leurs conseillers départementaux. Un scrutin qui comporte de nombreuses nouveautés par rapport aux anciennes élections cantonales. Francetv info répond aux questions que vous pouvez vous poser.

Dans un bureau de vote de Saulxures-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 25 mai 2014.
Dans un bureau de vote de Saulxures-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 25 mai 2014. ( MAXPPP)

Vous ne comprenez rien aux élections départementales ? Vous faites partie du tiers de Français qui n’a pas entendu parler de ce scrutin qui se tient les dimanches 22 et 29 mars ? Pas de panique ! Francetv info répond à toutes les questions que vous pouvez vous poser.

Les élections départementales, c’est quoi ?

Les départementales servent à choisir les élus dans les départements de France. Ces élus, appelés conseillers départementaux, siègent au conseil départemental. Ces dénominations sont nouvelles : jusqu’à présent, on parlait de conseillers généraux et d’élections cantonales.

Chaque département est subdivisé en plusieurs cantons. Une élection est organisée dans chaque canton. Les vainqueurs de ces scrutins siègent ensuite au conseil départemental pour six ans.

Qu’est-ce qui change par rapport aux cantonales ?

Il ne s’agit pas seulement d’un changement de nom. Ce scrutin nouvelle mouture comporte de nombreuses évolutions.

Calendrier. Il s’agit d’abord d’une élection générale, qui a lieu tous les six ans sur tout le territoire, et non plus d’un scrutin renouvelant les sièges par moitié tous les trois ans.

Parité. Dans leur canton, les électeurs n’éliront plus un conseiller général, mais un binôme obligatoirement composé d’un homme et d’une femme. Cette nouveauté imposera de fait une parité hommes-femmes parfaite dans les conseils départementaux, alors que ces assemblées se distinguaient jusqu’à présent par une sous-représentation du sexe féminin (17,79% des élus).

Carte. Puisque deux personnalités par canton sont élues, au lieu d’une, le nombre de cantons a été divisé par deux, passant de 4 035 à 2 054. Ainsi, le nombre d’élus départementaux reste sensiblement le même : 4 108.

Pour passer de 4 035 cantons à 2 054, le ministère de l’Intérieur et les préfets ont sorti leurs ciseaux, pour opérer le plus grand redécoupage cantonal jamais réalisé depuis le début du XIXe siècle. Les cantons, qui avaient été découpés sur des bases géographiques, prennent désormais en compte le critère démographique. Dans la quasi totalité des cas, la population de chaque canton n’est ni supérieure, ni inférieure de plus de 20% à la population moyenne des cantons du département.

L’an dernier, une partie de la droite avait crié au scandale devant ce « charcutage ruralicide », selon les mots de François Sauvadet. Le président UDI du conseil général de Côte-d’Or estimait, dans son Livre noir sur le redécoupage des cantons, que le PS avait « procédé très clairement à des opérations partisanes de rééquilibrage en sa faveur au mépris des réalités territoriales ». Une accusation rejetée par le gouvernement.

Est-ce que tout le monde vote ?

Les électeurs de 98 départements (sur 101) sont appelés aux urnes le 22 mars, puis le 29 mars en cas de second tour. En métropole, deux exceptions sont toutefois à signaler : Paris et l’agglomération lyonnaise, où le scrutin n’est pas organisé.

Paris étant à la fois une commune et un département, le Conseil de Paris concentre les prérogatives d’un conseil municipal et d’un conseil départemental. Ses membres sont élus tous les six ans, lors des élections municipales. Il n’y a donc pas lieu d’élire des conseillers départementaux à Paris.

A Lyon, la situation est nouvelle : la métropole de Lyon, entrée en vigueur au 1er janvier 2015, a absorbé sur son territoire les compétences du département du Rhône. Les élus de la métropole ont été choisis lors des élections municipales de 2014. Aucune élection départementale n’est donc organisée dans les 59 communes qui composent l’agglomération. De son côté, le nouveau Rhône se retrouve amputé. Il ne comptera plus que 13 cantons, soit 26 élus.

Les habitants des départements d’outre-mer sont appelés aux urnes, sauf en Martinique et en Guyane, où des collectivités uniques (rassemblant département et région) seront mises en place en décembre 2015 à l’occasion des élections régionales. Enfin, les collectivités d’outre-mer, comme la Polynésie française ou Saint-Pierre-et-Miquelon, ne sont pas concernées par ces élections.

Comment fonctionne le mode de scrutin ?

Pour les puristes du droit électoral, il s’agit d’un « scrutin binominal mixte majoritaire à deux tours ». Concrètement, cela signifie que dans chaque canton, plusieurs binômes composés d’un homme et d’une femme s’affrontent dans le cadre d’un scrutin majoritaire.

Un binôme peut l’emporter dès le premier tour, le 22 mars. Pour cela, il doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés (50% plus une voix), et un nombre de suffrages d’au moins 25% des inscrits sur les listes électorales.

Si ces conditions ne sont pas réunies, un second tour est organisé. Peuvent y participer les deux binômes arrivés en tête, ainsi que ceux qui ont rassemblé un nombre de suffrage d’au moins 12,5% des électeurs inscrits. Le binôme arrivé en tête à l’issue du second tour est élu. Une fois élus, les deux membres du binôme ont une totale liberté de vote. Les décisions de l’un ne s’imposent pas à l’autre.

Qui va devenir président du conseil départemental ?

Le jeudi suivant le second tour, c’est-à-dire le 2 avril, se tiendra, dans chaque département, la première réunion du conseil départemental nouvellement élu. C’est au cours de cette séance que sera élu le président de l’assemblée départementale, parmi les conseillers élus. Le plus souvent, il s’agira d’une personnalité désignée à l’avance par le parti ou la coalition majoritaire.

Mais dans d’autres cas de figure, cette élection du président aura valeur de véritable « troisième tour » de scrutin. Cela pourrait se produire si aucune des forces politiques ne dispose d’une majorité absolue au sein du conseil. Dans certains départements, les élus Front national pourraient par exemple se retrouver en position d’arbitres pour faire pencher la balance vers la droite ou vers la gauche.

Le président du conseil départemental est élu à la majorité absolue. En cas d’échec, un second tour est organisé, lors duquel la majorité absolue est également requise. Un nouvel échec conduit à un troisième tour de scrutin. Une majorité relative suffit alors pour être élu président.

Quel parti est le favori ?

A en croire plusieurs sondages, le Front national pourrait arriver en tête des suffrages au soir du premier tour au niveau national, et donc dans de nombreux cantons. Une poussée qu’il faut cependant prendre avec des pincettes car ces enquêtes d’opinion ne tiennent pas compte des particularités locales. De plus, arriver en tête du premier tour ne signifie pas remporter l’élection, qui va le plus souvent se jouer au second tour.

La gauche, de son côté, s’attend à une sévère défaite. Dans les enquêtes d’opinion, le Parti socialiste ne pointe qu’en troisième position, autour de 20%. La gauche se présente en ordre dispersé, Front de gauche et écologistes ayant le plus souvent décidé de faire cavaliers seuls. Cet éparpillement, couplé à l’abstention qui s’annonce forte, risque de priver la gauche de représentants lors de nombreux seconds tours, qui opposeront alors la droite au Front national.

Dans ce contexte, c’est bien l’UMP, dans la plupart des cas alliée avec les centristes de l’UDI, qui pourrait tirer les marrons du feu au second tour. Selon les états-majors des partis, la gauche, qui règne actuellement sur une soixantaine de départements sur 100, pourrait en perdre entre 20 et 40.

De quoi vont s’occuper les départements ?

C’est tout le problème. A quelques jours du scrutin, difficile de faire des promesses de campagne aux électeurs : la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), qui fixe les missions des futurs conseils départementaux, n’a pas encore été définitivement adoptée par le Parlement.

Le projet initial dépouillait ces assemblées au profit des régions. Mais la mouture votée par l’Assemblée en première lecture prévoit notamment que le département continuera à s’occuper de l’action sociale, avec, entre autres, la gestion du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). La responsabilité des collèges et des routes départementales continuera également de lui incomber, tout comme le domaine de la culture.

Je ne peux pas aller voter. Comment faire ?

Il vous suffit d’établir une procuration, valable pour les deux tours de scrutin ou seulement l’un des deux. Pour ce faire, il faut remplir un formulaire disponible au tribunal d’instance, au commissariat, ou à la gendarmerie de votre lieu de résidence ou de travail. Nouveauté : vous pouvez également télécharger ce document en ligne, mais il vous faudra toujours l’apporter en main propre dans l’un de ces trois lieux.

J’ai eu la flemme de tout lire, vous pouvez résumer ?

Les 22 et 29 mars, les Français sont appelés à élire leurs conseillers départementaux. Pour la première fois, chaque canton choisira un binôme composé d’un homme et d’une femme. Pour mettre en place ce nouveau mode de scrutin, la carte des cantons a subi un important redécoupage accusé par la droite de favoriser la gauche. Toutefois, cette dernière est loin d’être favorite d’un scrutin qui ne passionne pas les foules, d’autant que les futures compétences des départements ne sont pas encore définitivement fixées.

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