En passant

Le coq ne veut pas être un pigeon

Wouter Beke est on ne peut plus clair, peut-on lire aujourd’hui dans Le Soir : « Nous ne négocierons pas la fin de la Belgique. Si c’est pour parler de ça, ce sera sans le CD&V ». Toutefois, le président du CD&V pense qu’« il faut réexaminer le cadre institutionnel » et rappelle que « 2019 c’est encore loin ». Aucune raison de s’alarmer, donc.

N’empêche. La structure institutionnelle de la Belgique est soumise à une pression de plus en plus forte. C’est au tour de Didier Reynders de plaider pour la disparition de la Fédération Wallonie Bruxelles dans une interview accordée au journal L’Echo. Du côté francophone, on n’ose pas s’aventurer plus loin, mais Catherine Fonck (cdH) met le doigt sur la réalité d’un pays qui, comme la SNCB, fait clairement la différence entre Anvers et Charleroi…

C’est un article du journal La Meuse :

SNCB dieselLa chef de groupe cdH à la Chambre ne décolère pas. En cause : des automotrices diesel de la SNCB qui viennent d’être transférées de la Flandre vers la Wallonie, pour rouler sur des lignes… électrifiées.

Régionaliser la SNCB de façon larvée ? Bart De Wever en avait remis le projet sur la table, à la veille des grèves wallonnes du début janvier. Le président de la N-VA proposait alors de scinder les lignes allant du nord au sud. Mais dans les faits, on peut se demander si le vieux rêve flamand n’est pas déjà en marche.

Dans l’entretien qu’elle accorde à Sudpresse, Catherine Fonck (cdH) dénonce en tout cas un fait particulièrement troublant. « Au début décembre, la SNCB a transféré huit automotrices diesel de son dépôt d’Anvers vers celui de Charleroi », fulmine la chef de groupe cdH à la Chambre. « En échange, Anvers a reçu des automotrices Desiro, qui, elles, sont électriques. »

Tout cela s’inscrit, explique-t-elle, dans le cadre de l’électrification de la ligne 15 Anvers-Malines. « Cette électrification est devenue effective le 9 décembre », explique-t-elle. « La SNCB a dès lors décidé de ne plus y affecter les automotrices diesel – des AR41 – qui y circulaient, pour y mettre des trains électriques ».

« Pas d’argument objectif »

« Je peux comprendre ce souhait de modernisation, mais ce que je n’admets pas c’est que, du coup, décision a été prise de refiler les véhicules diesel au dépôt de Charleroi, et ce pour les faire circuler sur des lignes qui sont pourtant elles aussi électrifiées ! C’est devenu effectif le 13 décembre. Sont concernées par ces automotrices diesel la ligne Charleroi-Erquelinnes ainsi que celle allant de Jemeppe-sur-Sambre à Gembloux, de même que certaines relations Charleroi-La Louvière-Manage-Luttre. »

Catherine Fonck interpellera la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR) la semaine prochaine en commission à ce propos. « De telles manœuvres ne sont pas acceptables ! Il n’est pas question de laisser considérer les Wallons comme des pigeons ! Je veux que Madame Galant nous donne les explications et les motivations de ces transferts. Il n’y a à mes yeux aucun argument objectif pour le justifier ! ».

La députée cdH demandera aussi à la ministre un cadastre des automotrices diesel que possède encore la SNCB. « J’aimerais savoir où elles sont affectées. Et de façon plus globale, j’aimerais disposer d’un topo général sur l’ensemble du matériel de la SNCB, pour savoir quel matériel roule où, et quelle est son ancienneté. »

Coût d’exploitation

À court terme, le transfert des automotrices d’Anvers à Charleroi l’inquiète. Pas seulement à cause de la vétusté des machines. « Le gros risque, c’est l’impact que cela va avoir sur le coût d’exploitation des lignes concernées par ces véhicules. Avec des diesel, ce coût va bien entendu devenir supérieur. La SNCB s’en servira alors comme prétexte pour dire que ces lignes sont moins rentables, puisque le nombre de navetteurs restera pour sa part le même. C’est un jeu particulièrement sournois qui se met en place au détriment des Wallons, et je ne l’accepte pas ! »

Jean-Luc Crucke : « Je n’attends plus rien des Flamands »

Après une première saillie en compagnie du député wallon MR Jeholet, après les interventions des députés wallons P.S. Collignon, Martin et Dermagne, après celle de Thierry Bodson, Secrétaire général de l’interrégionale wallonne de la FGTB, le débat sur l’avenir de la Wallonie semble enfin bouger.

Jean-Luc Crucke en remet une couche en plaidant pour que le Wallon pense à son avenir sans avoir à tout moment les yeux et les oreilles rivés sur ce qui se dit ou se fait en Flandres. Nous savons à quoi nous en tenir depuis les délibérations du parlement flamand en 1999.

Souhaitons tout simplement que ces prises de position soient suivies d’actions et non un feu de paille.

A l’AWF, nous ne pouvons que nous réjouir de ce changement de cap que nous prônons depuis un certain temps. Nous sommes prêts à apporter notre pierre dans ce débat sur l’avenir de la Wallonie.

21/01/16 à 11:37 – Mise à jour à 11:37

Source: LeVif/L’Express

Bart De Wever remet le curseur de la N-VA sur le communautaire. Et maintenant, on fait quoi ? « On redresse la Wallonie et vite, bon sang ! », tonne le député régional MR. Qui appelle le Wallon à ne compter que sur lui-même pour ne plus être dépendant sans devenir… indépendant.

Jean-Luc Crucke : "Je n'attends plus rien des Flamands"

Il insiste : il s’exprime à titre personnel et n’engage pas son parti, le MR. Que Bart De Wever retourne à ses amours communautaires ou séparatistes faussement délaissées, laisse Jean-Luc Crucke parfaitement de marbre. L’élu wallon assure avoir dépassé le stade de l’émoi ou de l’indignation devant ce qui obsède la Flandre nationaliste. En revanche il bout littéralement quand il exhorte à se concentrer sur la priorité : « Parlons de la N-VA ? Non, parlons de la Wallonie ! »

Le Vif/L’Express: « Je n’ai jamais été dupe par rapport aux Flamands. Je sais où ils veulent en venir, et pas seulement la N-VA », déclarez-vous au parlement wallon. Alors, où veulent-ils en venir?

Jean-Luc Crucke : Je ne crois pas que la N-VA seule ait un agenda communautaire. Pour avoir siégé au Parlement fédéral, je me souviens y avoir entendu des propos flamingants venant du CD&V, parfois de l’Open VLD ou du SP.A, autant que de la VU à l’époque. N’oublions jamais le vote en 1999 par le parlement flamand, à la quasi-unanimité, des résolutions visant, non pas à l’indépendance de la Flandre, mais à une autonomie plus forte. Là, ils ont poussé le bouchon très loin.

Revendiquer davantage encore d’autonomie de la part de la Flandre, c’est toucher à l’os de la construction belge ?

Non, je ne le pense pas. Ce qui exaspère les Flamands autant que moi en tant que libéral, c’est ce système mis en place en Wallonie par une majorité de gauche : il est inefficace, extrêmement coûteux, lourd à gérer et empêche la Wallonie de se redresser. Rien à voir avec une haine du Wallon. Arrêtons de pointer l’autre du doigt : c’est un leurre. Certains n’ont que la N-VA à la bouche pour mieux masquer le fait qu’ils ne veulent ou ne savent rien faire pour relever la Wallonie. Arrêtons de parler de la N-VA, parlons de la Wallonie !

Parlons encore de la N-VA : vous ne lui donnez pas entièrement tort dans son raisonnement ?

La N-VA a des facettes qui m’exaspèrent : ses expressions en termes de valeurs sont parfois limite. Moi, je crois en une société pluraliste où tout le monde peut et doit trouver sa place. Pour moi, quelqu’un qui n’est pas wallon, qui n’est pas belge ou n’est pas européen, n’est pas pour autant quelqu’un de mauvais. Je ne fonctionne pas dans cette logique bon-mauvais. Le Wallon comme le Bruxellois, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, a autant besoin et droit au respect que le Flamand. Si j’étais Flamand, je n’appartiendrais évidemment pas à la N-VA, parce que je suis d’abord libéral.

Retour au parlement wallon. Début mars 2015, vous y précisez votre pensée : « J’ai peur quand j’entends certains penser encore que les Flamands pourraient aider la Wallonie. Il ne reste même plus dix ans. » Dix ans, c’est l’échéance qu’évoque la ministre N-VA Liesbeth Homans pour espérer la fin du pays : 2025. Les grands esprits se rencontrent ?

Je ne m’aligne certainement pas sur l’agenda de Liesbeth Homans, mais je maintiens : il nous reste moins de dix ans avant d’atteindre le point de non-retour, c’est-à-dire le début de la fin de l’impôt de solidarité nord-sud inscrit dans la dernière réforme de l’Etat. Les Wallons ne sont pas assez conscients que, sans mesures à prendre dès aujourd’hui, cela ira encore plus mal demain.

Les Flamands ne feront plus de cadeau à partir de 2025 ?

Mais c’est la loi qui en a décidé ainsi. Elle a été votée par tout le monde, y compris le PS et le CDH ! Je n’attends plus rien des Flamands, je ne les attends plus pour redresser la Wallonie, je ne compte pas sur les autres pour résoudre nos problèmes. Refédéraliser des compétences serait tout aussi dingue. Le Wallon ne peut et ne doit compter que sur lui-même pour se redresser. « Aide-toi et le ciel t’aidera. »

Que penser du TTIP ?

Une interview de Pierre Eyben
 
Réalisation : F. Tihon & G. Jamsin-Leclercq

Mise en ligne le 19 janvier 2016
PTCI, TTIP, TAFTA, Traité Transatlantique, ce texte a de multiples noms et pourtant il reste méconnu pour beaucoup d’entre nous.

S’il est adopté dans les mois à venir, ce projet de traité risque de change fondamentalement notre vie et notre modèle social, démocratique et écologique.
 
Raoul Marc Jennar, spécialiste des traités de libre-échange et de l’OMC, démystifie un texte qui doit nous interroger.
 

Voir la vidéo…

Du grand n’importe quoi

Philippe DutilleulLe point de vue de Philippe Dutilleul

Comment exciter la population, la caresser dans le sens du poil, en oubliant les maux qui la frappent? En Belgique, rien de plus simple : en relançant la guerre communautaire… (qui ne s’est jamais arrêtée).  Bart De Wever, le leader de la NVA, veut rassurer ses ouailles flamingantes en recentrant sa communication sur l’autonomie de la Flandre (confédéralisme poussé à l’extrême et/ou indépendance) en… 2019. Cela laisse du grain à moudre et pour ses partisans et pour ses adversaires parmi lesquels évidemment la classe politique francophone au grand complet. Celle-ci s’est montrée incapable jusqu’à présent de présenter un projet concret et fiable pour la Wallonie et Bruxelles (dans ou en dehors de la Belgique fédérale) et de défendre d’une seule voix une position réfléchie et efficace, contrairement aux Flamands très unis, lors de la 6ème et catastrophique réforme de l’Etat belge (en sursis presque permanent).  Résultat tangible: tout est et sera encore plus compliqué pour celles et ceux qui doivent la mettre en oeuvre, cher pour les citoyens et globalement inefficace en Wallonie et à Bruxelles.

La classe politique (qui ne se remet jamais en question) et les éditorialistes (convaincus du bien-fondé de leurs analyses) vont donc pouvoir continuer à débattre deux ans et demi du sexe des anges pendant que la situation politique, économique, sociale et écologique va au mieux stagner (ah cette politique énergétique inconséquente, voire dangereuse de la ministre tournaisienne M.C. Marghem au service de l’immobilisme et d' »Electrabel »), ou plus sûrement empirer surtout dans le sud du pays. PS, CDH, ECOLO, MR (?), PTB (?) ne veulent pas dire à leurs électeurs, par pur électoralisme, que dans quelques années les Flamands  ne paieront plus un cent pour les Wallons et les Bruxellois y compris dans la Sécurité Sociale et qu’il est temps, comme me le confiait une employée d’une grand mutuelle, que nous nous adossions (en négociant dès maintenant à l’abri des regards médiatiques) avec nos grands voisins français.  Avec nos amis flamands, me disait-elle, nous serons (en accord avec mon point de vue) d’excellents voisins et non plus de médiocres cohabitants d’un pays en décomposition et en guerre larvée permanente.
Assez de temps perdu et de bavardages stériles, il faut agir et vite en tournant le dos à des solutions du passé ! Je doute que ce message de bon sens soit entendu… pour l’instant.

L’appel du 18 janvier

Le président du CDh n’est pas du genre à se coucher devant la N-VA. Depuis Bastogne, il voudrait que s’organise une contre-offensive. On ne va pas reprocher à Benoît Lutgen de secouer le monde politique « francophone » quand celui-ci se refuse encore à imaginer la fin de la Belgique, mais il faut espérer que cet appel du 18 janvier brasse autre chose que du vent. Peut-être que l’histoire lui rendra justice. On se plaît à imaginer qu’en parlant des francophones « à l’étranger », Benoît Lutgen pense à la France…

Lu aujourd’hui sur le site du journal Le Soir :

Benoît LutgenLe président du CDH appelle ses homologues du sud du pays à se réunir pour réfléchir à l’agenda communautaire.

Le président du CDH Benoît Lutgen a une nouvelle fois écrit à ses homologues du sud du pays afin qu’ils se mettent autour de la table pour définir leur « menu propre », à l’aune de l’annonce par la N-VA d’une nouvelle réflexion interne sur l’agenda communautaire qui passe par un approfondissement de la régionalisation du pays.

Il faut un « projet francophone fort » sur le plan économique, social, éducationnel, environnemental « sans attendre que quelqu’un éternue ou se mouche », a-t-il indiqué, par allusion au vice-Premier ministre MR Didier Reynders qui s’était étonné dimanche que l’opposition francophone de gauche s’emballe dans un « tsunami » chaque fois que le président de la N-VA « Bart De Wever éternue ».

Un projet solidaire pour les francophones

Il faut un projet « solidaire » pour tous les francophones, « de Wallonie et de Bruxelles, de périphérie, à l’étranger », a souligné Benoît Lutgen à l’occasion de ses vœux à la presse.

Plusieurs éminences réformatrices et socialistes ont pour leur part invité les francophones à se réorganiser au sein de l’espace Wallonie-Bruxelles, en privilégiant la régionalisation de certaines compétences.

Une réponse aux « relents populistes et indépendantistes »

Il faut un projet « positif alternatif » qui n’apparaisse pas comme un miroir des velléités séparatistes exprimées mais qui réponde aux « besoins » des francophones dans une « unité indissociable », a répondu lundi M. Lutgen.

Selon lui, il ne s’agit pas de réfléchir aux outils, à l’espace, mais bien de développer un « projet prospectif », avec des solutions sur le plan humain. Il faut une réponse aux « relents populistes et indépendantistes » qui ont cours en Europe et il est temps, à cet égard, que les présidents de partis francophones laissent de côté leurs « rancœurs » nées de la formation des exécutifs il y a deux ans, a estimé M. Lutgen.

Avec la france pour un moratoire sur les pesticides néonicotinoïdes

La fondation Nicolas Hulot relance un nouveau cri d’alerte.

CLIQUEZ LE LIEN !

fnh-neonicotinoide

A l’attention du gouvernement et des parlementaires dans le cadre de la loi biodiversité

En transportant le pollen de fleurs en fleurs les insectes pollinisateurs assurent la reproduction des plantes dont les fruits et les légumes. Ils sont donc essentiels à notre alimentation. Pour la biodiversité comme pour notre propre survie, leur disparition serait dramatique. Or les pollinisateurs subissent de plein fouet l’utilisation massive des pesticides par l’agriculture. Dans certaines régions françaises ce sont trois colonies d’abeilles sur quatre qui disparaissent. Deux études publiées cette année confirment que les néonicotinoÏdes, peut-être la famille de pesticides la plus toxique, attaquent directement le système nerveux des pollinisateurs. Plus grave encore, une analyse scientifique mondiale de 2014 montre que ces insecticides, parmi les plus vendus, toucheraient un grand nombre d’espèces animales jusqu’à l’être humain. Des impacts sanitaires, notamment sur le cerveau en développement des enfants, sont suspectés par ces publications.

Il est donc urgent d’agir pour sauvegarder les abeilles et autres pollinisateurs, assurer notre sécurité alimentaire et préserver la santé humaine sur le long terme.

Par ma signature, J’APPELLE, en urgence, à un moratoire sur les pesticides néonicotinoïdes, mesure indispensable pour tenter de sauver les abeilles et autres pollinisateurs de leur disparition programmée.

Ce moratoire doit ensuite permettre au gouvernement français de continuer à porter cette cause sanitaire et environnementale majeure à l’échelle européenne, une fois les résultats des évaluations connus il pourra décider de l’avenir de ces substances.

Vous aussi vous pouvez changer la donne et arrêter ce scandale sanitaire. Signez et faites signer cette pétition.

Variations sur le thème de l’évaluation externe

Une opinion de Jean-Luc Lefèvre

Au sein des établissements scolaires en terres romanes de Belgique, l’évaluation externe est à la mode. En fin de 6e primaire, au terme de la seconde année secondaire et quand s’achèvent les « humanités », avec, à chaque fois, des fuites dans la diffusion de questionnaires qui mobilisent la vigilance ministérielle soucieuse de déléguer les responsabilités.

Tout cela parce que l’évaluation externe constitue désormais, chez nous, un authentique abcès de fixation. Suscitée par l’O.C.D.E. et ses fameuses enquêtes Pisa dont on connaît les tristes, mais bien compréhensibles conclusions, elle s’est installée allégrement à tous les niveaux de pouvoir. Avec, à chaque fois, le constat d’une puissance publique en léthargie.

Tantôt, c’est le Conseil d’État qui s’inquiète de la manière dont, au sein du microcosme scolaire toujours,  la Ministre envisage le « pilotage » des établissements scolaires et, plus particulièrement, les mesures de nature à relever le taux de réussite dans les certifications : ne lèseraient-elles pas, parce que disproportionnées, l’autonomie des acteurs ? Mais aussi de la manière dont la Région wallonne procède au contrôle de la  réfection de ses voiries : avec quels critères uniformes ? Avec quelles conséquences pour les entreprises qui ont failli ? La pilule est amère en termes de bonne gouvernance.

Plus récemment, c’est la Cour des Comptes qui montre du doigt la gestion de la S.N.C.B. et les libertés qu’elle prend par rapport à son contrat de gestion.

S’il n’y avait que ces instances ! S’agissant du tramway liégeois, c’est Eurostat qui, à deux reprises déjà, recale le montage financier élaboré par les autorités belges, sous le « prétexte » qu’il serait trop alambiqué, insuffisamment public ou insuffisamment privé, l’enfant bâtard en quelque sorte du traditionnel compromis belgo-belge !

Des états, fédéraux ou non, montent même à la barre pour citer la Belgique, toute (?) la Belgique et rien que la Belgique (?), à comparaître dans l’opaque dossier des centrales nucléaires pour s’expliquer. Après le Land de Rhénanie,  les Pays-Bas et le Luxembourg…demain, peut-être, la France ?

Et si tout cela, en termes de casino, signifiait que rien n’allait plus, que tout partait à vau l’eau ? Après nous, le déluge ? Après nous, les mouches ? Après nous, le black out total institutionnel ?

Une chose paraît certaine : l’évaluation externe, à tous les niveaux du pouvoir politique, devrait constituer l’antidote du narcissisme. Partout, sauf au pays qui se gargarise de son surréalisme !

Michel Tournier

Décidément, 2016 n’épargne pas des artistes, chanteurs, écrivains, musiciens, qui donnaient à nos vies du bonheur. Si Michel Tournier est mort, il restera parmi nous par ses écrits.

L’écrivain Michel Tournier est mort ce lundi 18 janvier à son domicile, en région Michel-tournier-2015parisienne. L’émission que vous pouvez écouter SUR LE SITE DE FRANCE CULTURE est un entretien de juin 2015, où l’auteur du Roi des Aulnes revient sur sa carrière, et son rapport au temps.

Né à Paris en 1924, le romancier avait 91 ans. L’homme qui disait être totalement allergique à la mythologie parisienne a marqué des générations d’écoliers.
Plusieurs de ses oeuvres sont en effet depuis longtemps des passages obligés en cours de français à commencer par son premier ouvrage intitulé Vendredi ou les Limbes du Pacifique.

Le rouleau compresseur

L’information a été diffusée par Belga et n’a pas encore été commentée. Après Liesbeth Homans et Bart De Wever, voici Geert Bourgeois qui, à son tour, prend une position avancée et souffle dans les voiles du Mouvement national flamand. Cela ressemble presque à une offensive politique. Un vrai tir groupé. Ce que l’on doit comprendre, au moins, c’est que les réactions de l’opinion flamande (ou l’absence de réaction) ne semblent pas freiner la N-VA. Il y aura de moins en moins de résistance à ces discours qui, pas à pas, conduisent à l’indépendance de la Flandre.

Lu aujourd’hui sur le site du magazine Le Vif/L’Express :

Geert BourgeoisL’appartenance à l’Union européenne d’une ancienne entité fédérée devrait être automatique, sans le passage de toute une procédure d’adhésion, a affirmé ce week-end le ministre-président flamand Geert Bourgeois, à l’occasion de la réception de nouvel an du Mouvement populaire flamand (VVB, Vlaams Volksbeweging).

M. Bourgeois évoquait ainsi ce samedi, dans un débat sur l’indépendance de la Catalogne et de l’Écosse au VVB, le sort des nouveaux États au sein de l’UE. Le VVB, pour sa part, a annoncé qu’il travaillait à un nouveau plan pour les cinq prochaines années intégrant sa demande d’un référendum sur l’indépendance de la Flandre et la rédaction d’un livre blanc pour une république flamande.

Geert Bourgeois, pour sa part, a soumis un défi au VVB: « Pourquoi les nouveaux arrivants ne pourraient-ils pas prendre une part active au sein du Mouvement flamand ? », a-t-il glissé. Auparavant, il s’était fait interpeller sur le gel communautaire au niveau fédéral, même si le président du VVB Bart De Valck s’est montré satisfait de la mission confiée par le président de la N-VA Bart De Wever aux députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters sur le futur de « l’émancipation flamande ». A cet égard, Hendrik Vuye a précisé dans Le Soir du week-end que les dossiers à régionaliser en priorité touchaient à ses yeux « la totalité des leviers socio-économiques: fiscalité, emploi, concertation sociale, sécurité sociale, etc ».

Lettre ouverte à Monsieur Elio Di Rupo, Président du PS

willy burgeonLe 14/01/16

Monsieur le Président,

Hier soir, vous veniez à la Fédération Socialiste de Thuin dont c’était la rentrée. Ayant une réunion de travail à la Maison du Peuple de Leval-Trahegnies, j’y étais absent.

Passé les souhaits convenus, il faut bien parler sérieusement de politique. C’est la raison de cette lettre.

Vous avez été élu à la Présidence du PS par 27 % des membres du parti (forte abstention). Depuis les élections communales, le PS connaît des défaites et régresse dans les sondages.

Vos actes vous suivent, vous n’êtes plus crédible, vos interventions fades tombent à plat. C’est l’opinion générale car, durant votre premier Ministère, le PS était devenu un appendice de l’establishment belgicain…

Faut-il rappeler les concessions majeures accordées à la droite flamande :

  • 20% de régionalisation de la sécurité sociale ;
  • l’accord BHV accordant les limites d’Etat à la Flandre ;
  •  l’ignorance de la Wallonie.

Vous avez initié beaucoup de mesures drastiques prises par le gouvernement actuel et le pire, les restrictions imposées aux chômeurs qui plongent des milliers de familles dans la misère.

Rien que cela aurait dû inciter le PS à aller aux élections mais c’était ignorer votre appétit du pouvoir. Vous ne poursuiviez qu’un but personnel, bien éloigné du Socialisme, des intérêts du PS et de l’intérêt général.

Il y a longtemps que j’ai décelé cela et je n’ai cessé de le dénoncer. Vous ne tolérez que les serviles et cela m’a valu le piège de la Corée.

Combien de reculs du PS devrons-nous encore subir avant que vous ne fassiez un pas de côté, Monsieur le parvenu ? Quand le malade du pouvoir que vous êtes comprendra-t-il cette nécessité pour sauvegarder l’avenir du Parti pour lequel tant de militants se battent bénévolement ?

Partez avant qu’on ne vous chasse. L’instinct de conservation des élus contrecarrera l’omnipotence que vous imposez à notre parti.

L’heure d’une nouvelle génération est venue à laquelle le sexagénaire usé Di Rupo n’appartient plus.

Mons est une belle Ville que j’aime, qui mérite qu’on s’y consacre pleinement, j’y ai passé quatre ans de ma vie d’étudiant à l’Institut « Warocqué ».

Alors, bonne année 2016, Monsieur le Maire de Mons

Willy Burgeon *

* Willy Burgeon fut président du parlement wallon de 1988 à 1995

Militant socialiste.

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