Il n’est pas trop tard, mais il est temps !

Hubert ReevesA un moment où une grande majorité de scientifiques exprime leurs très vives préoccupations concernant l’avenir de notre planète, la République s’honore en confiant le parrainage de la future agence française pour la biodiversité  à ce merveilleux être humain et à cet immense scientifique qu’est Hubert Reeves.

Paul D.

http://www.humanite-biodiversite.fr/document/pourquoi-je-parraine-l-agence-de-la-biodiversite

Belgique, mauvais élève en terme de sécurité routière

30/10/2014 à 14:13 Source: Belga

Le non-port de la ceinture de sécurité est encore et toujours l’une des causes principales d’accident mortel sur les autoroutes belges.

Ne pas porter sa ceinture, principale cause d'accident mortel sur les autoroutes

© iStock

Près de la moitié des personnes impliquées dans un accident mortel ne portaient pas la ceinture. A l’arrière du véhicule, ils étaient même plus de 70% à ne pas la porter, selon une étude présentée jeudi par l’Institut Belge pour la sécurité routière (IBSR).

Les accidents qui ont lieu sur les autoroutes ont souvent des conséquences humaines plus graves que les accidents ayant lieu sur d’autres types de routes. Ainsi, seulement 7% de l’ensemble des accidents constatés en Belgique ont lieu sur autoroute, mais ils représentent à eux seuls 16% des accidents mortels. L’IBSR a mené une étude sur le sujet, en se basant sur l’ensemble des accidents mortels intervenus sur les autoroutes belges entre 2009 et 2013. Un total de 582 décès ont été enregistrés durant cette période. Selon les résultats de cette étude, au moins un facteur humain est en cause dans 98,5% des accidents mortels. Dans 24,8% des cas, une erreur humaine est seule à l’origine de l’accident. Il s’agit essentiellement d’une perte de contrôle du véhicule, d’un non-respect de sa bande de circulation ou encore d’une erreur d’appréciation lors d’un dépassement.

D’autres facteurs entrent alors en ligne de compte pour que cet accident ait des conséquences mortelles. Le premier d’entre eux est le non-port de la ceinture de sécurité. Près de la moitié des personnes impliquées dans un accident mortel (45,9%) ne portaient pas la ceinture. A l’arrière, ce chiffre atteint même 71,7%.

La vitesse excessive ou inadaptée a joué un rôle dans 27% des accidents mortels, détaille l’étude. Le nombre d’accidents mortel où un seul véhicule est impliqué s’élève ainsi à 55%. L’alcool a joué un rôle dans 12,8% des cas. Les nuits du week-end restent le moment où l’on enregistre le plus d’accidents mortels (20,7%).

L’autoroute belge la plus dangereuse est la A11-E34 (Anvers-Bruges-Knokke) avec plus de 80 morts par 100 kilomètres d’autoroute, devant le Ring d’Anvers (plus de 60 morts par 100 kilomètres). L’axe le plus sûr de Belgique est le Ring de Gand avec moins de 5 tués par 100 kilomètres.

En Wallonie, l’autoroute la plus dangereuse est la A25-E25 Liège-Maastricht (plus de 40 morts), la plus sûre étant la A602 Chênée-Loncin (moins de 20 morts). Les chiffres belges ne sont pas bons, si l’on compare ces résultats avec nos voisins européens. Si l’on se base sur des données comparables effectuées par l’Union Européenne, la Belgique enregistre deux fois plus de morts sur ses autoroutes que les Pays-Bas, et trois fois plus que la France.

LE UN

le1« LA PREMIERE » de la RTBF a interviewé Eric Fotorino lundi matin. Celui-ci s’est félicité du succès rencontré par « LE UN » en Wallonie et à Bruxelles. Nul doute que les lecteurs de notre site auront à cœur de goûter à cet hebdomadaire qui ne s’inscrit pas dans les « news », mais dans des articles qui se donnent le temps de la réflexion. Lisez l’information que nous donne ci-dessous notre ami Louis Nisse.

LE UN est un nouvel hebdomadaire français qui traite un thème unique par semaine. Ainsi, le n° de la semaine prochaine s’intitulera-t-il « Le Français a-t-il avalé sa langue ? », qui traitera du statut de la langue française.

Créé en avril 2014, LE UN compte déjà 20 000 lecteurs par semaine pour des textes d’écrivains, de poètes, de philosophes, d’anthropologues, d’historiens, d’artistes, de journalistes…

Éric FOTORINO est le fondateur de LE UN. C’est un esprit libre. Ancien rédacteur en chef du Monde, il a été renvoyé par une direction désormais entre les mains du grand capital, des limonadiers et autres bétonneurs.

« Le Monde a rejoint la cohorte de ces titres renommés dont le sort est désormais lié au capital et au bon vouloir des capitaines d’industrie ou de finance », écrit Eric Fotorino.

http://www.le1hebdo.fr/

Tunisie : net recul des islamistes aux élections législatives

La victoire du parti laïque Nadaa Tounès face au parti islamiste Ennahda est celle de feu le Président Bourguiba qui sut donner la priorité à un système éducatif remarquable et à un statut inédit de la femme en pays musulman, faisant de la Tunisie un exemple pour le Maghreb, la péninsule Arabique et le Moyen-Orient.

Paul D.  

LE MONDE | 27.10.2014 à 11h08 • Mis à jour le 28.10.2014 à 07h36 | Par Charlotte Bozonnet (Tunis, envoyée spéciale)

 Le duel annoncé a bien eu lieu. Les premiers résultats officiels des élections législatives tunisiennes n’étaient attendus que lundi 27 octobre, mais dès dimanche soir, les premières estimations annonçaient un partage de la future Assemblée entre Nidaa Tounès, principale formation anti-islamiste, donnée en tête, et son rival du parti islamiste Ennahda, en net recul.

Les islamistes d’Ennahda ont reconnu être en seconde position de ce scrutin-clé pour le berceau du Printemps arabe. Le leader historique d’Ennahda, Rached Ghannouchi, a félicité le président de Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, pour sa victoire, a indiqué sur son compte Twitter sa fille, Soumaya Ghannouchi, en publiant une photo de son père au téléphone. Le parti islamiste avait déjà admis être, selon ses propres premières estimations, distancé par Nidaa Tounès, son porte-parole Zied Laadhari affirmant que l’écart entre les deux formations était d’une douzaine de sièges. « Nous les félicitons et nous n’avons aucun problème avec cela », a-t-il dit à la radio privée Mosaïque FM.

Selon des résultats non officiels, et encore incomplets, diffusés lundi matin par l’agence de presse turque Anadolu, Nidaa Tounès pourrait avoir emporté 83 sièges (38,24 % des voix), contre 68 pour Ennahda (31,35 %), qui perdrait ainsi 21 sièges par rapport à 2011. L’Union patriotique libre (UPL) de Slim Riahi, richissime homme d’affaires, propriétaire du Club africain de football, arriverait en 3position avec 17 sièges (7,83 %) devant le Front populaire d’Hamma Hammami (extrême gauche, 12 sièges, 5,55 % des voix). Aucun parti ne serait en capacité de former une majorité seul.

  • Législatives: la Tunisie attend les résultats

    Le président de l’Instance Supérieure Indépendante des Elections en Tunisie se dit surpris et satisfait par la participation aux législatives, scrutin crucial pour un pays présenté comme la « lueur d’espoir » d’une région tourmentée.

    Paysage rééquilibré

Ces résultats n’ont pas été confirmés par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), chargée de l’organisation du scrutin. Mais les tendances – victoire de Nidaa Tounès et affaiblissement d’Ennahda – constituent déjà un événement politique majeur pour la jeune démocratie tunisienne. Sans réel rival depuis 2011, Ennahda va devoir travailler dans un paysage politique rééquilibré.

Toute la nuit, les représentants des deux partis présents dans les 11 000 bureaux de vote à travers le territoire ont fait remonter au compte-gouttes les résultats jusqu’à leur siège, nourrissant les espoirs des uns et les craintes des autres.

Devant le siège de Nidaa Tounès, dans le quartier des Berges-du-Lac, plusieurs centaines de militants et sympathisants s’étaient rassemblés dès 21 heures pour fêter la victoire de leur parti dans un concert de klaxons. Certains drapés du drapeau tunisien. « C’est l’aboutissement de trois ans de militantisme », exultait Olfa, universitaire tunisoise, sur le perron du parti : « Ces gens voulaient changer notre modèle de société, mais on a réussi à les sortir par les urnes. La Tunisie va à nouveau être un modèle pour la région. » « On a récupéré notre Tunisie, se réjouissait, à côté d’elle, une mère de famille, cadre dans une société étrangère. Si les islamistes d’Ennahda avaient à nouveau gagné, on serait revenus vingt ans en arrière. »

Créé en 2012 autour de la figure de Béji Caïd Essebsi, 88 ans, un ancien compagnon de lutte de Bourguiba, la formation s’était clairement donné pour objectif de battre Ennahda. La direction du parti se voulait, dimanche soir, plus prudente que ses militants. « Nous ne pouvons parler des résultats de ces élections qu’une fois qu’ils seront annoncés officiellement, a prévenu Béji Caïd Essebsi lors d’une conférence de presse organisée au siège de la formation, sans toutefois cacher son optimisme. Nous avons des indicateurs positifs selon lesquels Nidaa Tounès pourrait être en tête. » Dans les couloirs, on n’hésitait pas à annoncer une victoire haut la main.

L’atmosphère était bien différente dans le quartier Montplaisir, au siège du parti Ennahda. Le podium avait été monté, les drapeaux accrochés, mais la fête annoncée n’a pas eu lieu. Alors que la plupart des dirigeants de la formation, dont Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahda, et Ali Larayedh, son secrétaire général, étaient réunis dans les étages, plusieurs dizaines de militants patientaient au pied de l’immeuble, visiblement inquiets d’entendre certains médias parler d’une nette victoire de Nidaa Tounès. « L’écart ne devrait pas être supérieur à quelques sièges », tempérait un membre du parti en aparté, misant sur 67 sièges pour Ennahda.

Gage d’expérience

Le parti islamiste savait qu’il connaîtrait un recul de popularité mais n’avait pas imaginé un tel revers. Elu triomphalement en 2011, date du premier scrutin libre après la chute de Ben Ali, le mouvement a connu deux années difficiles au gouvernement, marquées par un échec économique, des assassinats politiques et une montée du terrorisme. Dimanche, les électeurs n’hésitaient pas à dire qu’ils avaient voté Ennahda en 2011 et que, déçus, ils avaient décidé de se tourner vers Nidaa Tounès. « Nous avons besoin de gens qui fassent avancer le pays », soulignait un habitant de Rafraf, petite ville côtière du nord, séduit comme beaucoup d’électeurs par la figure de Béji Caïd Essebsi, ancien premier ministre de la transition et chef de Nidaa Tounès.

La présence au sein de cette formation hétéroclite d’anciennes figures du régime de Ben Ali a été vue comme un gage d’expérience. Pour les militants d’Ennahda, elle est au contraire le symbole d’un retour à l’ancien régime et de sa répression anti-islamiste.

En attendant l’annonce des résultats officiels, l’ISIE avait révélé, dimanche soir, le chiffre de la participation. Alors que quelque 4 millions d’électeurs s’étaient rendus aux urnes en 2011, ils n’ont été que 3 millions à faire le déplacement cette année, signe du désenchantement des Tunisiens trois ans après la révolution.

 
  • Charlotte Bozonnet (Tunis, envoyée spéciale)
    Journaliste au Monde

Forum mondial de la langue française à Liège du 20 au 23 juillet 2015

Notre mouvement citoyen est particulièrement heureux de relayer l’information que nous envoie notre ami Paul Mélot. Le développement de la langue française dans le monde, une  francophonie qui place l’humain au centre de ses préoccupations et l’avenir de la Wallonie au sein de la République française sont l’ A.D.N. de notre mouvement.

forum langue française LiègeNous vous invitons à faire suivre ce qui suit au plus grand nombre possible de vos contacts.

Dès à présent, nous souhaitons plein succès au 2e Forum mondial de la langue française.

Paul D.

La francophonie créative

La créativité comme moteur de l’innovation en francophonie

Depuis 2012, la francophonie internationale compte un nouveau rendez-vous : le Forum mondial de la langue française. La première édition a eu lieu à Québec en juillet 2012. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a confié la mise en œuvre du 2e Forum à la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique), membre et partenaire actif de l’OIF. Cette deuxième édition se tiendra à Liège du 20 au 23 juillet 2015.

C’est une opportunité unique pour les jeunes francophones du monde entier de se rencontrer, d’échanger, de réseauter, de partager des idées, de collaborer et de trouver des soutiens pour développer des projets sur le thème de « la francophonie créative » en dehors du cadre institutionnel. C’est aussi l’occasion de célébrer la langue française lors d’évènements culturels et festifs !

« La francophonie créative », c’est :

 ° l’utilisation de nouvelles technologies et la recherche de solutions à des problèmes très quotidiens ;

° partager une langue internationale qui rassemble des identités multiples.

° c’est un mouvement de solidarité, de tolérance, de proximité dans un monde interconnecté et d’affirmation des cultures ;

° relever les défis du XXIe siècle que sont le développement économique et social, l’emploi et le développement durable des sociétés ;

° créer une nouvelle dynamique francophone dans le respect de l’égalité entre homme et femme et de la dignité humaine ;

° valoriser des idées et leur transversalité, faciliter l’accès à une professionnalisation et ouvrir à une dimension internationale en tissant de nouveaux réseaux ;

° faire des différences et de la diversité mais aussi du partage d’une langue un levier de redressement économique et social.

www.forumfrancophonie.org

Mettons nos idées en commun et concrétisons-les en français.

EN PRATIQUE

Le Forum s’adresse à tous les jeunes francophones de par le monde :

Entrepreneurs/euses, innovateurs/trices, créateurs/trices issus de tous les secteurs, du moment qu’ils aient entre 18 et 35 ans ou soient impliqués dans le monde associatif, une pratique en réseau, une entreprise.

Le Forum est conçu comme une expérience dynamique à vivre de plusieurs manières :

° des ateliers, des débats, des conférences participatives, des lab fabs et des expositions pour présenter des projets innovants ;

° un espace de réseautage dédié aux échanges et aux rencontres ;

° un hackathon « HackXplor de l’audiovisuel », pour stimuler la production audiovisuelle et accélérer la diffusion des savoirs sur la Toile ;

° des rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia » à l’attention des MPME, avec une approche multisectorielle, pour nouer des partenariats commerciaux, technologiques et stratégiques ;

° un accélérateur de projet pour bénéficier de conseils d’experts et concrétiser ses idées.

Cinq axes seront abordés autour du thème de « la francophonie créative » : l’éducation, l’économie, la culture et les industries culturelles, la relation entre langue et créativité et la participation citoyenne.

Comment participer ?

° En proposant dès maintenant un projet autour du thème de la « francophonie créative » selon l’espace qui convient (ateliers, lab fabs, expositions, conférences participatives, débats) et dans l’un des 5 axes.

° En s’inscrivant au hackathon « HackXplor de l’audiovisuel » ou aux rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia ».

° En participant à un ou plusieurs axes du Forum.

L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 novembre 2014 sur www.forumfrancophonie.org. Après le 15 novembre, il sera toujours possible de poser sa candidature au hackathon « HackXplor de l’audiovisuel » et aux rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia ».

Afin d’assurer un équilibre dans la représentation géographique,un programme d’assistance financière est prévu pour les porteurs de projet et les participants sélectionnés originaires d’un pays du Sud.

Liège, ville d’accueil

La Ville de Liège accueillera cette édition en tant que ville connectée au niveau international, fondatrice de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), cap Nord de la francophonie européenne et capitale économique de la Wallonie, laquelle a été désignée par la Commission européenne « District européen de Créativité ».

Première en Belgique: la police fédérale va louer des agents de sécurité

La location d’agents de sécurité privés pour épauler la police fédérale pose de nombreux problèmes. Le moins important n’est sans doute pas de se poser la question de savoir si une telle décision a bien sa place dans un Etat démocratique.

Plus inquiétant encore est la révélation de la mise sur pied en juillet 2014 à l’université de Gand d’un « Centre d’innovation  pour la sécurité publique » qui étudie les collaborations futures entre les autorités publiques et le secteur privé pour travailler ensemble sur des projets concrets de sécurité publique.

police fédéraleCe premier appel au privé ne serait donc qu’un premier pas. Il serait peut-être temps que les responsables politiques de Wallonie et de Bruxelles exigent la plus grande clarté sur ce qui se trame à Gand. Confier des missions de sécurité publique au privé dans la plus grande opacité serait extrêmement grave. 

Paul D.

Lu le 25 Octobre 2014 sur le site RTL.be :

C’est une première, la police belge va louer des agents de sécurité et des caméras de surveillance mobiles pour assurer la sécurité, mardi prochain, lors de la visite de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement à Nieuport et Ypres pour une cérémonie du souvenir marquant le centenaire de la Première Guerre mondiale, rapportent L’Echo et De Tijd samedi.

Ils « n’interviendront pas »

En complément des services de police habituels, 45 agents de firmes de sécurité privées et des caméras de haute technologie de Securitas seront utilisées. « Nos agents se chargeront de la sécurité des biens de la Chancellerie, mais n’interviendront pas, cela reste une compétence exclusive de la police fédérale », explique Régis Gaspar, directeur de Securitas.

Cette petite révolution trouve son origine dans la création en juillet d’un Centre d’innovation pour la sécurité, mis en place par l’Université de Gand, les autorités publiques et le secteur privé pour travailler sur des projets concrets.

« La France, morte ? Il y a peu de pays où il se passe tant de choses »

Lu sur le site leparisien.fr.

Pour Xavier Niel, le fondateur de Free, la France regorge de Bill Gates en puissance. Il revient sur les raisons de son investissement dans la halle Freyssinet à Paris qui accueillera un millier de start-up.

Xavier NielCe sera la plus grosse pépinière de start-up au monde. Xavier Niel, patron d’Iliad, la maison mère de Free, a lancé hier, en présence de François Hollande, les travaux de rénovation de la halle Freyssinet, dans le XIIIe arrondissement de Paris. (…)

Comment vous est venue l’idée de cet endroit qui accueillera 1 000 start-up ?

XAVIER NIEL. Depuis longtemps je cherchais un endroit à Paris pour créer un gros incubateur (NDLR : une structure d’accompagnement de jeunes sociétés) de start-up. Quand je voyage, je m’aperçois que dans le monde entier, dans les entreprises de nouvelles technologies, vous avez toujours des Français. On les forme bien, ils sont géniaux, font des trucs fantastiques, sont réputés dans le monde entier… La Silicon Valley les fait rêver, mais c’est le pire endroit du monde pour créer son entreprise : la concurrence y est terrible. Il y a des incubateurs en France qui marchent bien, mais il fallait un lieu emblématique. C’est pour cela que nous avons choisi cet ancien bâtiment de la SNCF qui accueillera le plus gros incubateur du monde.

Combien de temps faudra-t-il pour en voir sortir les pépites de demain ?

Ça va très vite ! Regardez Google, qui n’a que 15 ans ! L’application Snapchat (NDLR : elle permet de partager entre téléphones) vaut 10 Mds$ alors qu’elle n’a que 2 ans et demi ! Ici, nous allons faire venir entre 3 000 et 3 500 jeunes. On leur fournira tout ce dont ils ont besoin pour créer, faire vivre et voir grandir leur entreprise : bureau de poste, dépôt des brevets, etc. Ce sera un QG d’inventeurs qui permettra de passer de l’idée au prototype, avec des outils lasers, des imprimantes 3D… Les loyers seront bas et tiendront compte de ceux pratiqués par les autres incubateurs parisiens. Comptabilité, gestion, banques… Tout sera disponible ici ou à proximité. Il y aura aussi des commerces autour de la halle. Nous avons des discussions avec la mairie d’Ivry-sur-Seine pour étendre l’activité de la halle au-delà du périphérique et y rajouter des logements pour les créateurs de ces start-up.

Quid de leur financement ?

Les études montrent que la France est un des pays où le financement marche le mieux. Vous pensez que si demain j’invente un autre Google, j’aurai un problème de financement ? Jamais ! Je suis français et réputé pour être l’investisseur dans les start-up le plus actif au monde. Leur financement est un faux problème.

Malgré la situation économique en France ?

La petite musique qu’on entend c’est : « la France c’est mort, Paris c’est fini… » Mais regardez cette semaine. On a la Fondation Louis Vuiton, l’expo Picasso, la halle Freyssinet… Je connais peu de pays où il se passe tant de choses la même semaine. On dit « la France est en crise ». Ça fait trente ans que j’ai une vie professionnelle, ça fait trente ans que la France est en crise… Mais qu’est-ce que je vois en réalité ? Des gens capables de créer des entreprises de niveau mondial et, quand je vois un énorme succès aux Etats-Unis, il y a toujours un Français derrière.

La France est donc toujours un paradis ?

Je l’ai dit il y a un an. Depuis j’ai des petits camarades qui ne s’en remettent pas. Je le pense toujours. Et ça n’a pas changé, ça s’est même plutôt amélioré entre-temps. La France est un pays où les choses vont plutôt bien, c’est un pays fantastique pour créer sa boîte. Il y a du chômage en France, c’est vrai, mais ce ne sont pas les anciennes économies, les anciennes industries qui vont régler ce problème, c’est notre capacité à créer de nouvelles entreprises. Jusqu’à présent, on ne s’est pas très bien débrouillé. On va s’améliorer. Regardez le CAC 40 : il n’y a qu’une entreprise de moins de 30 ans, Gemalto. Dans les pays dynamiques, c’est plus de 50 %. Il faut qu’on crée ces sociétés de demain. La société civile peut le faire, elle en a les moyens, elle n’a pas d’engagement politique, n’a pas d’élections, travaille sur son argent, et, en général, ce sont souvent des entrepreneurs qui savent donner du temps.

Des élèves de première année de votre école 42 ont déjà été débauchés…

C’est vrai, quelques dizaines. Tant mieux ! Ça veut dire qu’au bout d’un an, ces personnes avaient un niveau que certaines entreprises ont jugé correspondant à celui de diplômés ayant fait trois ou cinq ans d’études supérieures ailleurs. Je ne vois pas plus beau compliment. C’est une école basée sur de bons critères : pas l’argent ou l’éducation, mais sur les capacités. On a 70 000 jeunes qui veulent venir et on en prend mille, sur de bons critères. On a une très belle histoire d’une fille qui touchait le RSA en arrivant il y a un an. Et la deuxième école américaine spécialisée en informatique, Berkeley, a repéré cette fille. Ils lui ont dit « viens, on te paie ta scolarité, on t’obtient ton visa, on fait tout le nécessaire ». Pour elle, c’est une très belle histoire. On en a des dizaines comme ça. On a fait notre boulot : aider les jeunes à trouver un job. En informatique, on ne juge pas le diplôme mais le savoir-faire.

Que pensez-vous de l’image des patrons ?

Les Français aiment leur patron, mais pas le patronat. En France, il y a un capitalisme un peu consanguin. On a fait les mêmes écoles, etc. Cela laisse penser qu’un certain nombre de gens sont exclus. Quand vous prenez des gens sans emplois aux Etats-Unis, ils disent je vais retrouver un job, créer ma société… En France, ils se disent : je suis mauvais, je ne vais pas m’en sortir. L’idée, c’est de faire émerger des jeunes qui réussissent et qui deviennent des exemples. Créer une nouvelle exemplarité qui fasse boule de neige.

Pas facile, disent certains patrons, avec le Code du travail… Faux. Ça coûte moins cher d’embaucher un ingénieur en France qu’aux Etats-Unis, toutes charges incluses, parce que le salaire américain est bien plus élevé. Quand vous licenciez, ça ne coûte pas plus cher qu’aux Etats-Unis. Après, qu’on ait un Code du travail un peu complexe, c’est vrai. Il faut simplifier certaines choses. Il ne s’agit pas de détricoter le droit du travail mais de leur rendre accessible et compréhensible à l’entreprise. (…)

L’administration fédérale aux ordres de la Flandre

Les chiffres ci-après ne devraient laisser aucun Wallon ou Bruxellois de langue française indifférent. Nous pouvons affirmer que la situation est extrêmement grave en termes d’emploi, mais aussi de pouvoir avec les ministères de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice dans les mains de ministres flamands.

fonctionnaires fédérauxPlus de 9 fonctionnaires fédéraux sur 10 sont sous les ordres de ministres flamands, selon une enquête menée par le Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative (Gerfa), dont fait écho jeudi La Libre Belgique.

Le résultat des calculs du Gerfa donne une indication alarmante des rapports de force nord-sud au sein de la toute fraîche majorité fédérale: 3.968 fonctionnaires dépendent de ministres francophones (MR, donc), tandis que 51.889 sont sous la compétence de ministres flamands CD&V, N-VA et Open VLD. « Cela fait donc un ratio de 92,9 % contre 7,1 % », relève le Gerfa. Et encore, certains chiffres pourraient être nuancés. Les « corps spéciaux », soit l’armée, la police fédérale, la magistrature et le personnel des greffes, cours et tribunaux, ne sont pas intégrés dans ce bilan. Or, ce personnel dépend aussi de ministres néerlandophones (Défense, Intérieur, Justice). On parle ici de 57.763 agents qu’il faudrait alors ajouter aux calculs.

Source : Belga

Lettre ouverte à Paul, Charly, Rudy, et les autres…

« Je ne me suis jamais sentie aussi belge… »

                            ou :   « Rattachisme : mode d’emploi »

france_belgiqueAmélie Nothomb proclame régulièrement son plaisir et sa satisfaction d’être belge.

Hommes ou femmes, artistes ou sportifs, politiciens ou amateurs de frites ou de jupiler, connus ou inconnus, il en est bien d’autres qui affichent ou revendiquent leur lien ou leur affection pour la Belgique.

Comme le professeur Claude Javeau, inventeur du concept de « belgitude », Liégeois et Français de cœur, mais qui se dit satisfait de son passeport belge.

On pense bien entendu aux amateurs de foot, ou aux fervents du Tour de France… Ou à ceux qui habitent Paris, ou en France, ou au bout du monde; à ces anciens militaires, ou résistants, ou nostalgiques du Congo; à tous ceux qui ont « réussi » dans la vie en Belgique, à celles et ceux qui sont sensibles aux charmes de « Place royale » et de « Point de vue image du monde »… Ou encore, plus simplement, à toutes celles et ceux qui ont bon caractère, ne se posent pas de questions institutionnelles, et sont globalement heureux de leur statut présent.

A tous ceux-là, nous dirions simplement, simplement : rassurez-vous les amis !

Quand la Wallonie et Bruxelles seront devenues françaises, vous pourrez dire sans rougir que vous êtes belges, que vous aimez la Belgique et ses traditions; et continuer de dire septante et nonante…

Vous serez tout simplement devenus des citoyens français d’origine belge. Ce n’est plus une question affective ou émotive, mais le résultat d’une analyse objective et historique : l’intérêt actuel des Belges de langue française est de devenir des citoyens français dès que possible.

Nous désirons la France, assumant tant nos vraies grandeurs que nos mesquineries belgicaines, et la rejoignant telle qu’elle est aujourd’hui, avec son fardeau de péchés (il en est !) et de difficultés dont nous voulons croire qu’elles sont conjoncturelles.

Wallons, nous avons besoin de la France. Français, vous avez besoin de la Wallonie et des Bruxellois de langue française. Francophones, nous pourrons mieux défendre ensemble notre langue et notre culture à travers le monde. Et être plus présents au cœur de l’Europe.

Ensemble, nous pourrons faire de BRUXELLES la seule capitale de l’Europe, STRASBOURG restant la Ville du Conseil de l’Europe et des Droits de l’Homme.

Ensemble, nous pourrons lutter contre les exils fiscaux qui nous font tant de tort, à Monaco, Luxembourg ou ailleurs.

A nos jeunes gouvernements wallon, bruxellois, et même au gouvernement fédéral, nous redisons que le moment est venu. Un nouveau fil conducteur est apparu : celui d’une ouverture rapide vers la France.

Nous voudrions que des accords transfrontaliers soient rapidement concrétisés et multipliés, et que des négociations précises soient entreprises à bref délai.

Faisons les comptes : à la Région Wallonne, ils seront en équilibre en 2018, paraît-il ; et, en ce qui concerne la part de la Wallonie dans le partage de la dette de l’Etat Belge, on peut déjà esquisser les chiffres d’un partage entre le nord et le sud, à concurrence d’une répartition 60/40 (% nombre d’habitants, PIB, capacités fiscales respectives).

Au-delà, dans 5 ans ou avant (?), lorsque la Flandre aura pris son indépendance ou son autonomie – ce dont nous ne doutons pas un seul instant, la Wallonie seule ne s’en sortira pas !

Rejoignons donc la France au plus tôt et préparons cet avenir dès maintenant.

Et que ceux qui pensent comme nous et veulent « sortir du bois », au PS, au MR, au CDH ou chez Ecolo, ou ailleurs, n’hésitent plus trop longtemps !

                   Rejoignez l’Alliance Wallonie France !

Georges-Henry Simonis

Budget : « double peine » infligée aux Wallons

15/10/2014 à 06:50 – Mis à jour à 10:38

Source: Le Vif

Paul Magnette peut remercier Charles Michel. En concentrant sur lui l’attention et les critiques, le chef du gouvernement fédéral a permis au ministre-président wallon de présenter en « stoemelings » un budget marqué lui aussi par le sceau de la rigueur, ou de l’austérité (chacun jugera).

Budget : "double peine" infligée aux Wallons

C’est peu dire que la CSC n’a pas apprécié. « En optant délibérément pour une diminution drastique des dépenses, le gouvernement wallon risque de toucher une seconde fois les travailleurs et les citoyens les plus faibles, déjà frappés par les mesures d’austérité prises au fédéral par la coalition suédoise », a accusé le syndicat chrétien, dans un communiqué au ton très dur.

Pour la CSC wallonne, la réduction des dépenses que prévoit le budget wallon 2015 risque de détériorer encore plus le sort des citoyens du sud du pays. « Cette baisse se traduira immanquablement par moins de services à la population ou par des services plus chers. Rappelons que le déficit se monte à 1,1 milliards en 2015 et que l’effort en réduction de dépenses se chiffre à quelques 650 millions. Les raisons d’un tel déficit ? Le ralentissement de la croissance (0% en 2014); la contribution à l’effort d’assainissement (329 millions) et l’impact de la requalification de la dette wallonne (568 millions). Même si le Gouvernement wallon se laisse la latitude de n’atteindre l’équilibre qu’en 2018, le déficit serait de 450 millions d’euros. Ce qui représente tout de même un effort de 650 millions d’euro. Et ce sur un budget total de 13,1 milliards. »

Le Gouvernement wallon a promis de ne pas lever de nouveaux impôts. Pour la CSC wallonne, « c’est irréaliste et non souhaitable ». Il est en effet temps de mieux répartir l’imposition entre le travail et le capital. Le Gouvernement wallon pourrait utiliser les leviers fiscaux dont il a aujourd’hui la maîtrise pour rétablir une forme de justice fiscale. Rappelons que la Région wallonne dispose désormais d’une plus grande autonomie fiscale, ainsi que de compétences en matière de fiscalité immobilière ou environnementale ».

Pour la CSC wallonne, la conjonction de la mise en place de la Suédoise et un rendez-vous manqué du Gouvernement wallon risque de faire appliquer « une double peine » aux plus fragiles de notre société.

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