Non aux forages de Shell en Arctique

Incroyable! Nous sommes plus d’un million à avoir dit ’non!’ aux forages de Shell dans l’Arctique en 3 jours à peine! Leurs plateformes ont accosté à Seattle et il nous reste peu de temps avant qu’elles n’arrivent en Arctique. Signez et diffusez tout autour de vous!

Le gouvernement américain vient de donner l’autorisation à Shell de forer des puits de pétrole dans l’Arctique, mettant ainsi en danger notre climat et la faune océanique. Mais quelqu’un a le pouvoir de freiner leur course vers l’Arctique: Ed Murray, le maire de Seattle, un homme sensible à l’environnement. Signez pour demander au maire de Seattle de prendre la bonne décision pour notre planète:

Signez maintenant
Le gouvernement américain vient de donner l’autorisation à la multinationale Shell de forer des puits de pétrole dans des zones vierges de l’Arctique, menaçant gravement notre climat et la faune des océans. Mais il est possible de les arrêter.

Avant que Shell n’arrive en Arctique, leurs énormes bateaux doivent faire escale à Seattle. Mais un homme a le pouvoir de freiner leur course vers l’Arctique: Ed Murray, le maire de Seattle, que nous savons sensible à l’environnement. Il a déjà averti Shell que leurs plateformes n’auraient pas l’autorisation de se ravitailler à Seattle, mais ils lui ont répondu qu’ils utiliseraient le port quoi qu’il arrive.

Maintenant, c’est à M. Murray de décider: déposer les armes ou combattre jusqu’au bout pour l’Arctique. Nous savons qu’il est de notre côté, mais s’opposer à l’une des plus grandes multinationales de l’histoire, cela demande du courage. Montrons au maire que le monde entier est avec lui et avec les habitants de Seattle dans leur combat sans merci pour dire “Non” aux forages de Shell dans l’Arctique. Signez maintenant:

https://secure.avaaz.org/fr/shell_drilling_rb/?bEBYKab&v=58727

Chères amies, chers amis,

Le gouvernement américain vient de donner l’autorisation à la multinationale Shell de forer des puits de pétrole dans des zones vierges de l’Arctique, menaçant gravement notre climat et la faune des océans. Mais il est possible de les arrêter.

Avant que Shell n’arrive en Arctique, leurs énormes bateaux doivent faire escale à Seattle. Mais un homme a 
le pouvoir de freiner leur course vers l’Arctique: Ed Murray, le maire de Seattle, que nous savons sensible à l’environnement. Il a déjà averti Shell que leurs plateformes n’auraient pas l’autorisation de se ravitailler à Seattle, mais ils lui ont répondu qu’ils utiliseraient le port quoi qu’il arrive.

Maintenant, c’est à M. Murray de décider: déposer les armes ou combattre jusqu’au bout pour l’Arctique. Nous savons qu’il est de notre côté, mais s’opposer à l’une des plus grandes multinationales de l’histoire, cela demande du courage. Montrons au maire que le monde entier est avec lui et avec les habitants de Seattle dans leur combat sans merci pour dire “Non” aux forages de Shell dans l’Arctique. Signez maintenant:

https://secure.avaaz.org/fr/shell_drilling_rb/?bEBYKab&v=58727

Les forages arctiques sont extrêmement incertains et dangereux pour notre climat. La base de garde-côtes la plus proche se trouve à plus de 1000 milles nautiques des zones d’extraction. Si quelque chose ne se passe pas comme prévu – ce qui, de l’aveu même de Shell, est probable – il serait impossible d’intervenir.

Mais ce qui reste incompréhensible, c’est que nous envisagions d’exploiter ce pétrole dans des conditions aussi extrêmes. Pour la communauté scientifique, c’est totalement incompatible avec l’objectif de conserver le climat dans lequel l’humanité s’est développée. Des profits pour Shell ou un climat sûr pour tous? La décision devrait être facile à prendre!

À Seattle, la bataille fait rage. La semaine dernière, alors que la pression des organisations locales était montée d’un cran, le maire a déclaré à Shell que leurs permis ne les autoriseraient pas à réaliser les activités prévues. Mais les bateaux de Shell sont déjà arrivés à Seattle, en violation des règles démocratiques les plus élémentaires.

Dans le passé, M. Murray a déjà pris position en faveur l’environnement. Aujourd’hui, il a une chance unique d’être le champion qu’attendent les peuples du monde entier en mettant ses avocats et sa police entre les plateformes de Shell et les fragiles immensités de l’Arctique. Notre destin dépend de sa décision: apportons-lui le soutien sans faille qu’il mérite pour prendre la bonne décision. Cliquez ici pour signer maintenant:

https://secure.avaaz.org/fr/shell_drilling_rb/?bEBYKab&v=58727

Il ne s’agit pas juste de protéger les ours polaires et toutes les autres magnifiques espèces de l’Arctique. Il s’agit d’interdire l’extraction du pétrole dans une des zones les plus préservées de la planète et de soutenir avec tout notre espoir et toute notre détermination l’homme qui peut freiner Shell, ici et maintenant. Faisons entendre aux pollueurs du monde entier que nous serons toujours là, ensemble, pour un avenir 100% propre.

Avec espoir,

David, Mais, Emma, Mia, Andrew et toute l’équipe d’Avaaz

Pour plus d’informations:

Les Etats-Unis autorisent le forage de pétrole et de gaz dans l’Arctique (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/energies/article/2015/05/12/les-etats-unis-autorisent-le-forage-de-petrole-et-de-gaz-dans-l-arctique_4631526_1653054.html#lthT5cX2msYwOI1F.99

Obama autorise Shell à chercher du pétrole dans l’Arctique (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/societes/2015/05/12/20005-20150512ARTFIG00103-obama-autorise-shell-a-chercher-du-petrole-dans-l-arctique-d-alaska.php

Les dangers du dégel de l’Arctique et de l’exploitation de ses ressources (Francetvinfo)
http://geopolis.francetvinfo.fr/les-dangers-du-degel-de-larctique-et-de-lexploitation-de-ses-ressources-59675

Prospection pétrolière en Arctique (Greenpeace)
http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/energie-et-climat/fiches-thematiques/risques-et-impacts-potentiels/

Selon le maire, Shell doit déposer une demande de permis auprès du port pour que ses bateaux puissent accoster (The Seattle Times, en anglais)
http://www.seattletimes.com/seattle-news/politics/mayor-port-needs-new-permit-to-host-oil-drilling-fleet/

L’increvable Belgique et ses néo-Belges

Nous assistons à un tir groupé des médias francophones qui s’émerveillaient voici 15 jours de commenter une enquête menée par la KUL dans la seule région flamande. Ils remettent le couvert sur la table avec une nouvelle étude menée cette fois par l’UCL.  Ce  n’est pas la première fois que sondages, enquêtes ou commentaires s’intéressent à la seule Flandre et que les médias francophones laissent éclater leur joie. Ainsi avons-nous lu avant les dernières élections législatives que les nationalistes  représentaient en réalité 9 % du corps électoral flamand, que les « Diables Rouges » étaient une arme anti NV-A … On a vu le résultat !

Cette semaine, c’est l’exaltation : « Les Belges tiennent encore à leur mère patrie ». Les deux enquêteurs mettent face à face le sentiment d’appartenance au pays (la Belgique) et à leur région (Flandre et Wallonie oubliant au passage la région bruxelloise) confondant allègrement communautés linguistiques et régions.

Encore faudrait-il expliquer les différences notoires qui existent entre sondages, enquêtes et études qui ne répondent pas aux mêmes règles. Lors d’une enquête, la personne qui interroge, qu’elle le veuille ou non, influence la ou les réponse(s) que va lui donner son interlocuteur. Un sondage répond à des exigences beaucoup plus strictes qui sont traitées par des instituts qui tiennent à leur réputation et selon des critères bien définis avec une marge d’erreur déterminée.

 

Les Belges tiennent encore à leur mère patrie

© Image Globe

Selon eux, l’identification à la Belgique a augmenté ces 15 dernières années dans les deux communautés linguistiques, rapporte « Le Soir » mardi dernier.

En Flandre, 50% des personnes interrogées en 2014 s’identifiaient en premier lieu à la Belgique. Soit 5% de plus qu’en 1991. Ce sentiment est toutefois plus important auprès de la population que parmi les élites flamandes.

Du côté wallon, 65% des personnes sondées s’identifient d’abord en tant que Belges. Les auteurs relèvent par ailleurs que les Wallons sont peu concernés par la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Dans Les chagrins de la Belgique, que Le Vif/L’Express dévoilait, en primeur, l’historien britannique Martin Conway dissèque les trois années d’après-Libération du pays. Tous les ingrédients étaient alors réunis pour que la Belgique s’effondre. Or elle a survécu. 

L'increvable Belgique et ses néo-Belges

© Belga

Surtout, s’émerveille Conway, « l’Etat-nation belge resta en place, sans le moindre changement. Il n’y eut pas de révision de la Constitution de 1831 ; Bruxelles ne céda pas une once de pouvoir aux régions, émergentes, de Flandre et de Wallonie ». Et, concrètement, « la Belgique put prendre sa place pleine et entière, d’ailleurs de plus en plus centrale, dans le nouvel ordre ouest-européen ». Au fil de son volumineux ouvrage, l’éminent historien britannique, se basant sur des archives inédites, tente d’expliquer le pourquoi de cette résurrection belge.

Mais il rappelle que le miracle fut de courte durée : « Dès les années 1960, il devint clair que la Belgique ne  »fonctionnait » plus, en tant que communauté politique, de la même façon qu’elle l’avait fait durant le siècle passé. Le fossé qui se creusait de plus en plus entre de larges pans de la population et les principaux partis, le système politique dont ils étaient l’expression, (…) ainsi que l’émergence de mouvements flamands et wallons étaient autant de symptômes d’une crise politique devenue, à la fin des années 1960, une réalité incontournable. »

Ce fut alors l’avènement des grandes réformes de l’Etat, la première intervenant en 1970, la dernière en date se matérialisant aujourd’hui, tout en n’ayant pas encore révélé tous ses effets, même aux yeux de ceux qui en sont les instigateurs. Conway considère donc qu' »à la fin du vingtième siècle, la Belgique est devenue le symbole d’un Etat en situation d’échec, ou plus exactement de ce qui arrive lorsque les structures politiques et les liens moins tangibles de citoyenneté partagée s’effilochent au sein d’un Etat-nation européen. » (ndlr : la Belgique ne fut jamais une nation, mais un Etat des plus florissants quand l’industrie wallonne eut atteint son apogée)

La Belgique sera un formidable sujet d’étude pour les historiens du siècle prochain

L’heure de la liquidation du pays sonne-t-elle dès lors maintenant, septante ans après la fin de la Deuxième Guerre ? Pas encore, assure l’historien britannique : « Peut-être la Belgique a-t-elle, en effet, cessé de fonctionner effectivement en tant que communauté politique ; mais aucune des diverses solutions  »post-Belgique » n’a su gagner l’appui massif de la population. »

L’enquête de l’Université catholique de Leuven (KUL), réalisée en Flandre entre le 2 octobre 2014 et le 16 mars 2015, ne révèle pas autre chose. Publiée ce 28 avril, elle démontre même un regain d’intérêt des citoyens flamands pour l’autorité fédérale ou à tout le moins une satisfaction face au système actuel : seulement 36,4 % d’entre eux souhaitent un renforcement de l’autonomie des Régions et des Communautés, alors qu’ils étaient 46,9 % en 2007 et 49,8 % en 2003. De la même façon, plus de la moitié des électeurs interrogés (56,7 %) déclarent s’identifier d’abord comme Belges, avant d’être Flamands (27,7 %). (ndlr : comment pourrait-il en être autrement avec une Flandre exerçant à la sauce flamande, très anglo-saxonne, de plus en plus de compétences au sein de sa région et où elle se sert sans vergogne au fédéral (l’Etat belge) au profit de la Flandre en s’appuyant sur les puissantes machines politiques que sont la N-VA, le CD&V et l’Open-VLD. De son côté, la Région de Bruxelles, par un P.I.B. très élevé, continue de faire profiter ses classes sociales les plus privilégiées d’une accumulation d’institutions internationales et d’industries qui ont établi leur siège social en son sein sans trop s’occuper d’une politique qui profiterait à tous ses citoyens. Côté wallon, nous attendons toujours un projet mobilisateur clair qui permettrait à la Région de réussir une reconversion industrielle forte après la saignée de la sidérurgie, la Fédération Wallonie-Bruxelles, créature hybride sans politique définie,  servant de paravent à la situation économique véritable de la Wallonie, surtout en ce qui concerne les finances publiques wallonnes. ) 

Cela, avec un gouvernement fédéral ultra dominé par les partis du Nord. Et au sein duquel la formation la plus importante aspire toujours ouvertement à l’évaporation de la Belgique. L’époque actuelle, avec cet exécutif inédit et cette évolution institutionnelle cruciale, sera donc un formidable sujet d’étude pour les historiens du siècle prochain. Ils y décrypteront probablement comment « cet impossible pays » a donné naissance, près de deux cents ans après sa création, non pas aux « post-Belges » mais à ce qui ressemble bel et bien à une sorte de « néo-Belges ». Sans qu’on sache jusqu’ici s’il faut ou non s’en réjouir.

Pour la population wallonne, il y a lieu de ne pas s’en réjouir car après le gouvernement Michel surviendra la 7ème réforme de l’ Etat qui, petit à petit, mettra fin aux transferts financiers entre la Flandre et la Wallonie évalués aujourd’hui à 7 milliards d’€. Cette situation engendrera une diminution des prestations sociales conjuguée à une augmentation des impôts. Il est plus que temps que nos dirigeants politiques disent cette cruelle vérité aux Wallonnes et Wallons. Faute de ne pas avoir anticipé à temps le risque d’appauvrissement inhérent à une Wallonie autonome, ce sont les mouvements sociaux , voire l’insurrection qu’il faudra affronter. Ce scénario peut vous paraître excessivement noir. Nous pensons qu’il est, hélas, tout simplement réaliste. Dès maintenant, il importe de mettre sur la table tous les scénarios possibles afin de choisir celui qui, par la solidarité, mettra la Wallonie à l’abri du pire. Le rôle de l’ AWF est d’être cet éveilleur des consciences des décideurs politiques, sociétaux, économiques, culturels et autres. Il est aussi d’implorer les médias de cesser d’occulter la vérité sur le futur wallon.

Paul D.

L’institutrice ou l’instituteur maternel pourra enseigner en primaire etc…

« Décidément, on n’ a pas encore tout vu. L’imagination (pour se faire mousser) n’a pas de limite. » Ce commentaire est celui de M. Jules Jasselette qui fut un brillant Echevin de l’ Instruction à la ville de Liège.

 18/05/15 – 22h24  Source: Belga

© belga.

Le groupe de travail chargé de débroussailler le terrain avant de réformer la formation initiale des enseignants, comme le prévoit l’accord de majorité PS-cdH en Fédération Wallonie-Bruxelles, est tombé d’accord pour suggérer une plus grande flexibilité à l’avenir dans l’affectation des enseignants entre niveaux d’enseignement.

Ainsi, comme le rapporte lundi le quotidien Le Soir sur son site internet, l’enseignant maternel pourrait à l’avenir enseigner aussi en 1re et 2e primaires, tandis que l’instituteur de primaire pourrait travailler en 3e maternelle.

Quant au régent (affecté aujourd’hui au secondaire inférieur), il pourrait enseigner demain en 5e et 6e primaires également. Le titulaire d’un Master universitaire (secondaire supérieur), pourrait, lui, enseigner aussi en 3e secondaire.

Ces changements doivent permettre d’adoucir le passage aujourd’hui difficile entre les différents niveaux d’enseignement. Nombre de jeunes éprouvent en effet de grandes difficultés à passer de primaire en secondaire, comme l’attestent les différences de résultats entre le Certificat d’Etudes de base (CEB, organisé en fin de primaire) et le CE1D, organisé à l’issue de la 2e année de secondaire.

Selon le quotidien, cette idée novatrice est appuyée à la fois par la ministre de l’Education, Joëlle Milquet, et le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt.

Elu Di Rupo et la seule conviction du pouvoir

 

Très bel article écrit par le journaliste Thierry Fiorelli sur le site du  » Vif-L’Express ». Je vous en laisse juge …

Les dirigeants de pays, de partis, se coupent toujours davantage des réalités. Sans s’en rendre compte une seconde, persuadés qu’ils sont d’être de la race des seigneurs démontre impitoyablement Marc Dugain dans son livre Quinquennat.

Elu Di Rupo et la seule conviction du pouvoir
Elio Di Rupo © Belga

Marc Dugain est un personnage fascinant. Français né au Sénégal, petit-fils de « gueule cassée », fils de résistant, ancien patron de compagnies aériennes, il est devenu romancier à succès la quarantaine passée. Depuis, quinzes bonne années plus tard donc, il a été adapté au cinéma, a créé des mises en scène pour le théâtre et fait partie des chroniqueurs stars du Point. Voilà que sort ces jours-ci son dernier roman, Quinquennat. En réalité, c’est le deuxième volet d’une trilogie (Emprise en constituait le premier) consacrée au monde politique. Aux hommes politiques surtout. Dans son récit, Dugain, qui les a côtoyés dans la « vraie vie », qui les scrute depuis longtemps, fouille au plus profond de leur psychologie, de leur âme-même. Et il remonte de cette plongée avec une certitude : ceux qui comptent réellement, ceux qui pèsent, en France depuis Chirac et Mitterrand jusqu’à Sarkozy, Hollande ou Valls, ont une telle soif de pouvoir qu’elle finit, toujours et pour tous, par se transformer en unique moteur de leur action, de leur engagement, de leurs ambitions.

C’est le pouvoir qui importe, et lui seul. Décrocher le pouvoir, et puis le garder. Et ce but devient obsession. Et cette obsession frise la pathologie. Dans la mesure où, alors, les raisons qui mènent à la lutte pour ce pouvoir sont évacuées. Les convictions politiques, les projets de société, la foi authentique en des valeurs sont balayées par l’objectif d’occuper la fonction suprême. Et l’élimination de tous ceux et tout ce qui s’y opposent ou feraient figure d’obstacles devient un objectif en soi. A force, démontre impitoyablement Dugain, ces dirigeants de pays, de partis, se coupent toujours davantage des réalités. Sans s’en rendre compte une seconde, persuadés qu’ils sont d’être de la race des seigneurs.

Des élus.

En écoutant Elio Di Rupo, ce 11 mai, interrogé sur les ondes de la RTBF, on ne pouvait pas ne pas faire le lien avec les politiques décrits par Marc Dugain. Parce que tout le discours du président du PS, toute sa réflexion y sont à nouveau apparus comme articulés autour de la seule logique d’occupation du pouvoir. Pratiquement un an après des élections dont il croyait dur comme fer qu’elles le confirmeraient dans son rôle de chef du gouvernement national, un peu plus de six mois après la constitution d’une équipe dont son parti a été débarqué, c’est en monarque déchu et contraint à l’exil qu’il s’exprimait. Amer, reprochant à ses adversaires d’avoir trahi, accusant les médias de le saboter, esquivant toute critique à l’égard de sa présidence pour laquelle il était l’unique candidat (« Il faut respecter ceux qui sont élus, or j’ai été élu ») et osant même un « Je suis un Premier ministre qui met son expérience au profit de son parti » alors qu’il ne dirige plus qu’un parti d’opposition en grande difficulté.

C’est donc un homme de pouvoir mais auquel le pouvoir a échappé qui parlait. Sans autre programme que l’ambition de le récupérer, un jour ou l’autre. Sans autocritique. Sans visions concrètes, au-delà de la rhétorique, pour garantir le bien-être du plus grand nombre.

L’élu Di Rupo n’est évidemment pas le seul dans ce cas. Mais il incarne, aujourd’hui, plus que tous les autres, ce politique que Marc Dugain définit comme ayant un inextinguible « besoin d’être nommé. La comparaison peut sembler énorme, mais c’est assez proche du ressort du tueur en série qui a, avant tout, besoin d’exister, d’être nommé, c’est-à-dire remarqué, de lire son nom en haut de l’affiche. » Un projet strictement personnel, donc.

Gauche, droite, communautarisme et Marianne

Les Français se sont comportés avec un sang-froid et une dignité admirables face aux attentats de janvier. Peut-on en dire autant de tout le monde ? Rien n’est moins sûr car il y a aujourd’hui à gauche, des « laïcs-mais », et à droite, des « laïcs-désormais », des lanceurs d’alerte contre l' »islamophobie », comme Emmanuel Todd et Edwy Plenel d’un côté et, de l’autre, des personnes qui veulent transformer la laïcité en machine de guerre, non contre l’islamisme – ce serait légitime -, mais contre les musulmans.

Voilà bien l’un des effets les plus inattendus, les plus stupéfiants des attentats terroristes de janvier : la droite est en train de se rallier bruyamment à la laïcité, tandis que la gauche est en train de l’abandonner sur la pointe des pieds. Oh ! pas toute la droite, et pas toute la gauche… Sinon, je me demande bien où nous, à Marianne*, nous pourrions nous loger.

Mais de grâce, pas d’hypocrisie : le chassé-croisé est bel et bien en cours : il y a aujourd’hui à gauche, des « laïcs-mais », et à droite, des « laïcs-désormais ».

Quant au point d’achoppement, il est clair que c’est l’islam, que c’est la place de l’islam dans la société. Cette gauche-là, sans le dire, et parfois en le disant, s’est convertie au communautarisme, c’est-à-dire qu’elle reconnaît pour légitimes à l’intérieur de la société des groupes d’appartenance ethniques ou religieux, et surtout qu’elle envisage d’en faire des sujets de droit.

Autrement dit, cédant à la pression de cette partie de la communauté musulmane qui entend conquérir une existence visible dans la société française, et surtout voir cette existence reconnue, avec des intérêts propres et peut-être demain des droits propres, elle accepte de facto une sorte de Yalta religieux, où la France se composerait dorénavant de communautés catholiques, musulmanes, protestantes, juives, athées, comme au Liban par exemple.

Tel est l’enjeu de la bataille engagée depuis un quart de siècle autour du foulard et aujourd’hui de la jupe, des prières dans la rue, de l’abattage halal, des repas dans les cantines scolaires, des programmes d’histoire et d’instruction civique dans les collèges et lycées, de l’apartheid sexuel dans les piscines publiques, etc. A peine un problème est-il résolu qu’un nouveau se présente et l’on peut faire confiance aux communautaristes de tout poil pour inventer de nouveaux impératifs « religieux » et mener une guérilla sans fin contre l’indifférenciation républicaine de la cité. Pour le moment, les autres communautés religieuses ont réagi avec beaucoup de sang-froid, voire parfois de connivence, mais on peut être certain qu’à terme la concurrence pour l’affichage des croyances religieuses s’accentuera et fera de l’espace public un grand champ de foire pour les intégrismes rivaux. A ce moment-là, les idiots utiles du communautarisme de gauche protesteront de leur bonne foi et crieront que l’on va trop loin : mais il sera trop tard ; ils auront joué leur rôle de crétins accoucheurs d’un monde qui n’est pas le leur.

« La laïcité est le droit de déranger tous les tabous, afin que chacun demeure libre ». A l’inverse, la droite et l’extrême droite qui ont longtemps penché du côté du communautarisme, notamment par solidarité avec l’Eglise catholique, sont en train de se convertir à la doctrine républicaine classique, celle qui ne reconnaît que les individus comme porteurs de droits, à l’exclusion des communautés de toutes sortes, qui sont totalement libres d’agir à l’intérieur de la légalité républicaine, sans être aucunement reconnues ou subventionnées. De ce côté-là, le risque est autre : c’est celui de transformer la laïcité en machine de guerre, non contre l’islamisme – ce serait légitime -, mais contre les musulmans eux-mêmes. Cette tentation existe, comme elle exista jadis de la part de laïcistes acharnés contre le catholicisme.

Nous ne devons en aucun cas y céder. Et cela, le peuple français l’a parfaitement compris. A la différence de certains lanceurs d’alerte contre l’« islamophobie », comme Emmanuel Todd et Edwy Plenel, qui prennent leurs délires pour des réalités, les Français se sont comportés avec un sang-froid et une dignité admirables face à des attentats racistes qui avaient pour but de dresser l’ensemble du peuple de France contre sa partie musulmane. Tous, chrétiens, juifs, athées et même parfois musulmans, ont réagi en véritables laïcs, c’est-à-dire qu’ils ont refusé de communautariser les crimes contre Charlie Hebdo et le supermarché de la porte de Vincennes. Ils ont refusé de faire de l’islam le coupable et de tomber dans le piège qu’on leur tendait. Quand, au prix d’une sociologie dévoyée et infantile, Emmanuel Todd retourne contre les victimes le racisme des assassins, l’esprit est empli d’indignation et le cœur, d’accablement.

Le communautarisme est la négation de l’identité nationale au profit de l’identité des communautés qui sont censées la composer. C’est pourquoi il est un pistolet braqué au cœur de la nation. Je sais un gré infini à Caroline Fourest d’avoir, dans un livre lucide et courageux**, exalté avec panache la laïcité à la française contre le relativisme anglo-saxon. Celui-ci consiste à s’incliner devant tous les tabous, afin de ne contrarier personne. La laïcité est au contraire le droit de les déranger tous, afin que chacun demeure libre.

Car ce qui menace aujourd’hui le monde, ce n’est pas le blasphème, c’est la censure, et sous l’empire de la menace et de la loi de la violence, l’autocensure. J’ai été souvent choqué par les dessins de Charlie. Mais je défendrai jusqu’au bout son droit à me choquer. Et, quand je vois des hommes de gauche prêter la main à la bigoterie communautariste, je me dis qu’il est temps de se révolter contre l’imposture.

Jacques Julliard 

 * L’hebdomadaire « Marianne »

** Eloge du blasphème, Grasset

 

Merveilleux Elio Di Ripo

 

 

La performance d’ Elio sur la PREMIERE radio de la RTBF où il n’a pas manqué de rappeler qu’il avait sauvé une Belgique au bord de la scission a été tout simplement remarquable. Sans lui et son célèbre slogan : « mon parti, c’est mon pays (entendez la Belgique) », la Belgique n’existerait plus…!

Lu sur le site de « l’Avenir »

Di Rupo : c’est la faute aux journalistes

Contesté à la tête de son parti ? Pour Élio Di Rupo, ce sont les journalistes qui créent les problèmes.

Contesté à la tête de son parti ? Pour Élio Di Rupo, ce sont les journalistes qui créent les problèmes

Si le PS baisse dans les sondages, c’est la faute aux journalistes. Son leadership est contesté ? Ce sont les journalistes qui créent les problèmes où il n’y en a pas. Sur la Première, Élio Di Rupo a été très caliméro.

Le PS accuse un coup de mou et le 1er mai, il s’est fait voler la vedette par le PTB avec sa proposition de la semaine des 30 h  : le PS n’aurait-il pas un problème de leadership ? Autant de remarques qui hérissent le président Di Rupo. Le PS va très bien, le PS se régénère et si on ne le voit pas, c’est la faute aux journalistes qui ne relaient pas la communication. Bardaf. Voilà en substance la teneur des propos tenus sur la Première de la RTBF.

L’homme n’aime visiblement pas qu’on le remette en question. Et si le journaliste insiste sur ce point, il est qualifié de monomaniaque. N’est-il pas contesté au sein de son parti ? Sa réponse est surprenante : beaucoup de leaders socialistes font l’objet de critiques mais, lui, il se tait. Bref, on en est à «celui qui dit qui l’est.» Il serait donc au-dessus de la mêlée. Et de repasser les plats : ce sont les journalistes qui créent ces problèmes où il n’y en a pas.

Quant à sa présidence, c’est on ne peut plus clair: «Je suis celui qui est élu et qui travaille en équipe.» À bon entendeur, j’y suis, j’y reste. N’y a-t-il pas une question d’incompatibilité d’images ? Entre l’ancienne du premier ministre et l’actuelle présidentielle ? La réponse est assez surprenante: «Je suis premier ministre et je mets cette expérience au service des militants.»

C’est peut-être là le problème: Elio Di Rupo n’est plus premier ministre et le PS n’est plus dans la majorité fédérale. Difficile de ne plus vivre sous les projecteurs.

BELGA LAURIE DIEFFEMBACQ

 

Le guide Michelin et l’infantilisme de Braine-l’Alleud

08/05/15 à 15:58 – Mise à jour à 15:57

Source : Le Vif/l’express

Il fulmine, le député wallon Nicolas Martin (PS) : « C’est avec effarement et consternation que j’ai pris connaissance de la décision de la commune de Braine-l’Alleud d’attaquer le guide Michelin dans le cadre d’une querelle née des commémorations du bicentenaire de la bataille de Waterloo », écrit-il au ministre du Tourisme, René Collin (CDH)

Le Lion de Waterloo et l'infantilisme de Braine-l'Alleud
Reconstitution de la bataille de Waterloo. © REUTERS/Laurent Dubrule

Il fulmine, le député wallon Nicolas Martin (PS) : « C’est avec effarement et consternation que j’ai pris connaissance de la décision de la commune de Braine-l’Alleud d’attaquer le guide Michelin dans le cadre d’une querelle née des commémorations du bicentenaire de la bataille de Waterloo », écrit-il au ministre du Tourisme, René Collin (CDH).

Le célèbre guide Michelin, poursuit-il, a en effet situé la Butte du Lion sur le territoire de Waterloo et non sur celui de Braine-l’Alleud, mais cette « erreur toute relative ne mérite en aucun cas de générer une attitude aux limites de l’infantilisme » qui compromet les efforts de valorisation touristique consentis par la Région wallonne. Ne conviendrait-il pas dès lors de stopper les subsides touristiques dont bénéficie la commune, demande le député Martin, ex-président de WBT (Wallonie Bruxelles Tourisme).

Mission B-fast au Népal: « une affaire de com’ contre-productive »

Nous avions connu l’ Echec Humanitaire lors du tremblement de terre à Tahiti. La leçon n’a servi à rien. Les mêmes fautes viennent d’être répétées pour le drame népalais.  Peut-on compter sur l’ ONU, sur la Commission européenne ou même sur les O.N.G. pour faire mieux la prochaine fois ? La réponse semble couler de source : c’est le spectacle qui prévaudra une nouvelle fois parce que la population ne comprendrait pas, selon les « responsables », que l’on ne participe à cette compétition où il faut que la marque « Belgium » soit bien en vue parmi les premières devant les caméras du monde entier (sic). Là, on nous prend vraiment pour de vulgaires imbéciles. Comme l’énonce très bien Frédéric Thomas, on entretient à dessein la confusion entre visibilité et efficacité.

Que la population locale ait besoin de  nourriture, de vêtements et d’abris face aux pluies d’une mousson précoce compte bien peu pour les « responsables » des acteurs de l’aide internationale. N’est-ce pas maintenant que le travail d’aide aux victimes doit commencer en concertation avec les autorités et acteurs de terrain népalais ?

Où vont aller les 200 000 € consacrés à alimenter ce qu’il faut bien appeler un gâchis humanitaire ? La population a le droit de le savoir. Dernière question : chaque état a-t-il été aussi nul dans la gestion de l’aide  aux équipes locales ?

Paul D.

06/05/15 à 15:25 – Mise à jour à 16:40

Source : Le Vif/l’express

L’équipe B-fast est revenue bredouille du Népal ce 4 mai, elle n’a pas pu venir en aide aux victimes du séisme qui a frappé le pays le 25 avril. Au final, la mission des Belges a tourné au véritable fiasco. Comment peut-on expliquer cette situation de chaos de l’aide internationale en général ? Explications avec Frédéric Thomas, politologue et chercheur au Cetri, centre de recherches sur le développement et les rapports nord-sud et auteur de l’ouvrage L’Echec Humanitaire, Le cas haitien

 

Mission B-fast au Népal: "une affaire de com' contre-productive"

© BELGA

« Le vif » : Fallait-il envoyer cette mission B-fast dans l’urgence?

Frédéric Thomas : Envoyer dans l’urgence au Népal cette équipe B-Fast de 42 personnes accompagnée de journalistes était avant tout une grande « affaire de com' ». La Belgique a voulu donner une image spectaculaire de l’aide qu’elle pouvait apporter aux Népalais. Les Belges n’auraient pas compris qu’on n’envoie pas B-fast. Et tant pis si cette prétendue incompréhension passe avant les besoins réels des Népalais. On entretient ici à dessein la confusion entre visibilité et efficacité.

La sur-médiatisation a donc joué un rôle important dans l’envoi de cette équipe. Pour les acteurs de l’aide international, il faut être visible, être les premiers sur place alors que ce ne sont pas toujours les premiers arrivés qui sont les plus efficaces. Il y a une vraie survalorisation des acteurs étrangers, il faut arrêter avec cette image héroïque de l’aide internationale.

Ces aides extérieures occultent aussi le travail effectué par les locaux, qui sont plus à même de retrouver des survivants dans les 72 heures après la catastrophe. Ce sont les 2 et 3 premiers jours qui sont les plus importants pour les recherches. Après, il faut passer à une autre sorte d’aide plus structurelle. En arrivant quatre jours après le séisme, la mission de « research and rescue » belge n’avait plus raison d’être et ils sont revenus bredouilles. Sans parler des doublons avec les autres ONG (La Croix Rouge, MSF,…) aussi envoyées sur place. Les équipes d’aide, une cinquantaine, étaient trop nombreuses et ont créé une congestion de l’aéroport de Katmandou. Car il faut stocker le matériel, nourrir, loger et transporter les intervenants.

De nombreux problèmes logistiques se sont alors présentés au gouvernement népalais qui organisait les secours. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’on rencontre cette situation chaotique.Le premier mois qui a suivi le tremblement de terre en Haïti, on a recensé plus de 1 000 ONG sur le terrain. Au final, c’est l’image de la mission B-fast qui est écornée et l’opération de com’ est tout à fait contreproductive alors que l’on savait à l’avance que cela ne servirait à rien !

La population locale peut-elle se débrouiller seule ?

Au lieu de mettre en avant l’action des secours internationaux, il faut plutôt valoriser les acteurs locaux, car ce sont eux qui connaissent le mieux le terrain. De même que les pays frontaliers, comme l’Inde, sont les mieux placés pour apporter leur aide. Ils ont un accès direct avec le pays, connaissent bien mieux la situation, les enjeux géopolitiques de la région, ont de meilleures relations avec les autorités. Ce qui n’est pas le cas de la Belgique, située à 6000 kilomètres. Les acteurs étrangers ont aussi essayé de remettre la faute de ce chaos sur le gouvernement népalais incapable de coordonner l’aide. Dans leur volonté de se dédouaner, ils renvoient une image négative de la population népalaise. La « communauté humanitaire », est d’ailleurs qualifiée par la Croix rouge internationale de la « plus grande industrie non réglementée ».

A l’avenir, comment éviter ce genre de situation ?

Le fiasco de la mission B-fast est bien la démonstration par l’absurde de la grande confusion qui règne au niveau européen pour l’organisation de l’aide internationale. Quand le Népal a fait appel à l’ONU pour solliciter une aide globale, l’ONU a relayé cet appel aux autres pays qui se sont tous empressés d’envoyer leurs secours, sans aucune coordination, se profilant chacun comme les « sauveurs » d’une population en danger. Il n’y a eu aucun mécanisme de filtrage, aucune gestion de l’abondance de l’aide, aucune coordination avec les acteurs locaux qui se sont retrouvés submergés. Avec 24 équipes sur place, c’était déjà bien suffisant, selon les autorités népalaises. Mais au final, 53 ont fait le déplacement. Chaque pays a joué sa propre carte et a fait sa propre action de promotion humanitaire. L’ONU, de son côté, n’a pas les moyens, ou la volonté, de limiter l’aide.

A l’avenir, il faut repenser cette aide en amont, en organisant une aide concertée et coordonnée qui vient en appui aux équipes sur place, plutôt que de se substituer à elles de manière spectaculaire. Une réflexion doit être menée sur le long terme au niveau européen afin de ne pas revivre ce type de situation. L’aide « déversée » pour cette mission B-fast – près de 200 000 euros -, trop tardive et mal placée, a été un gâchis; autant d’argent qui n’ira pas à un soutien durable et structurant des acteurs népalais.

◾Le même livre au même prix en Communauté française et en France

Notre ami Louis Nisse attire notre attention sur le fait suivant :

tabelle

Le texte du Syndicat des libraires francophones de Belgique:

Pour en finir avec la « tabelle » !

Dans les librairies belges, un livre français sur deux porte une petite étiquette masquant le prix imprimé sur la quatrième de couverture. Si vous la décollez, vous découvrirez que le prix initial fixé par l’éditeur a augmenté de 10 à 17% en passant la frontière !

Cette différence s’explique par une majoration de prix, la « tabelle », qui était autrefois utilisée pour couvrir les frais de douane et les risques de change entre les francs belges et les francs français.

Dans une même communauté linguistique, avec la mise en circulation de l’euro, les arguments pour justifier cette pratique sont devenus plus que jamais anachroniques.

Mais trois distributeurs belges, protégés par des exclusivités, maintiennent cette forte majoration :

– Interforum Benelux, filiale d’Editis (qui distribue 10/18, Allary, Nathan, Plon, Le Robert, Robert Laffont, Michel Lafon, XO, Pocket, …)

– Dilibel, filiale d’Hachette (Albin Michel, Grasset, Le Livre de Poche, Larousse, Marabout, Odile Jacob, Stock,…)

– Nord-Sud (Jouvence, Economica, Présence africaine…)

Cette situation a deux conséquences majeures :

– ce sont les lecteurs, les bibliothèques et les libraires qui financent la structure de ces distributeurs;

– les libraires belges sont fragilisés par la concurrence des opérateurs de vente en ligne, sur qui ne pèse pas la tabelle.

Le Syndicat des libraires francophones de Belgique (SLFB) demande donc à ces trois distributeurs de renoncer à un système qui met en danger la librairie belge et défavorise le lecteur belge. Le SLFB réclame une politique de prix plus respectueuse de tous.

Le prix des livres est un enjeu non seulement commercial mais aussi culturel et politique !

Si comme nous, libraires, vous pensez qu’un même livre doit être vendu au même prix en France et en Wallonie et à Bruxelles, signez cette pétition chez votre libraire ou en ligne.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde