Une bonne nouvelle…!!!

Les tarifs de distribution changent. Un mot d’explication

Votre facture d’électricité est constituée de 4 composants :

  • Le prix de l’énergie (34% de votre facture totale). Le prix que vous payez effectivement à votre fournisseur d’électricité pour votre énergie consommée
  • La contribution énergie verte et coûts de cogénération (10% de votre facture totale). Il s’agit du coût des certificats verts et de cogénération pour satisfaire aux exigences régionales en matière d’énergie verte
  • Les tarifs de réseaux (48% de votre facture totale). Il s’agit du coût pour amener l’énergie à l’endroit où elle sera consommée.
  • Les taxes et surcharges imputées par les pouvoirs publics sur la consommation (8% de votre facture totale)

Votre facture de gaz naturel est constituée de 3 composants :

  • Le prix de l’énergie (48% de votre facture totale). Le prix que vous payez effectivement pour votre énergie consommée et le transport de celle-ci
  • Les tarifs de réseaux (distribution) (32% de votre facture totale). Il s’agit du coût pour amener l’énergie à l’endroit où elle sera consommée.
  • Les taxes et surcharges imputées par les pouvoirs publics sur cette consommation (20% de votre facture totale).

Les pourcentages sont des chiffres moyens pour un client résidentiel

  • avec une consommation d’électricité moyenne de 5000 kWh/an, compteur jour/nuit, 45% de consommation de jour
  • avec une consommation de gaz naturel moyenne de 23250 kWh/an
  • contrat Easy fixed, tva inclus, gestionnaire de réseau de distribution ORES Hainaut
  • compte tenu des nouveaux tarifs de distribution dès juin 2015

  • en Wallonie

     

    La CWaPE (le régulateur d’énergie wallon) a approuvé les tarifs de réseau de distribution . Ces adaptations sont d’application à partir du 1er juin 2015.

     

    • Les tarifs de distribution représentent une part importante de votre facture. Quelle part ?
    • Les tarifs sont déterminés par les gestionnaires de réseau et approuvés par la CWaPE
    • Ces tarifs sont les mêmes chez tous les fournisseurs d’énergie et sont portés en compte sur votre facture d’énergie. Les montants sont reversés aux gestionnaires de réseau.
    • Les modifications apportées aux tarifs de distribution diffèrent pour l’électricité et le gaz naturel et dépendent de l’endroit où vous vivez et de votre profil de consommation.

    Vous trouverez ci-dessous un aperçu des adaptations par gestionnaire de réseau.

    Evolution des coûts de distribution en  juin 2015 par rapport à 2014, en € par an

    Les montants ci-dessous sont d’application pour une consommation moyenne. L’impact de ces augmentations pour vous peut donc être plus ou moins important selon votre consommation.

      Electricité Gaz naturel
    Tarif normal
    3.500kWh
    Tarif bi-horaire
    5.000kWh
    Tarif exclusif nuit
    9.500 kWh +
    normal 3.500 kWh
    23250 kWh
    AIEG +38€ +54€ +136€
    AIESH +76€ +95€ +231€
    GASELWEST
    ORES (Brabant wallon) +21€ +25€ +52€ +74€
    ORES (Est) +55€ +68€ +148€
    ORES (Hainaut) +45€ +58€ +131€ +144€
    ORES (Luxembourg) +16€ +21€ +49€ +24€
    ORES (Mouscron) +11€ +18€ +57€ +137€
    ORES (Namur) +33€ +40€ +88€ +71€
    ORES (Verviers) +94€ +111€ +226€
    PBE +99€ +104€ +296€
    REGIE DE WAVRE +3€ +99€ +67€
    TECTEO – RESA +17€ +23€ +50€ +43€

     

Charleroi: deux cents marcheurs en centre-ville

Marie Adam Publié le dimanche 07 juin 2015 à 19h22 – Mis à jour le lundi 08 juin 2015 à 10h55 sur le site de « La Libre ».

Hainaut

On a l’habitude de voir déambuler des marcheurs aux quatre coins de l’Entre-Sambre-et-Meuse à cette époque de l’année. Par contre, on s’attend moins à les retrouver dans les rues de Charleroi. Samedi, près de deux cents d’entre eux ont pourtant défilé dans le centre-ville, accompagnés des tambours et des fifres.

Ils portaient des costumes du premier et du second Empire. Les groupes étaient issus de Monceau-sur-Sambre, Jumet, Gosselies, Charleroi, Marcinelle ou encore Gilly Sart-Culpart. Le cortège a démarré de l’esplanade de la gare de Charleroi-Sud sur le coup de 14h et a rejoint la ville haute en passant par les Quais de Brabant, la rue de l’Ecluse, le parc Reine Astrid et la place Charles II.

Des salves à gogo

Vers 16h, les compagnies ont offert un bataillon carré et des tirs de salves sur la place du Manège. Cette marche avait pour but de commémorer le passage à Charleroi de l’empereur Napoléon, deux cents ans plus tôt, alors qu’il était en chemin vers Waterloo.

L’échevine en charge de l’animation et des fêtes Julie Patte (PS) voulait, par la même occasion, valoriser le folklore régional. « Des marches se déroulent un peu partout et certaines sont très bien implantées dans les quartiers. Je pense bien sûr à Jumet et sa Madeleine mais aussi à Gilly. Le but de cette manifestation est de faire rayonner les autres marches plus petites, de leur donner de la visibilité. »…

La Belgique? Quelle place dans le monde?

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous un billet d’humeur consacré à la place de la Belgique dans l’échiquier international. Je vous remercie de votre patience à me lire.

« Trois évènements  dans l’actualité récente, pris au hasard : l’Exposition universelle de Milan, l’affaire Özdemir à la rue des Deux-Eglises et l’ouverture, à Grozny, du procès de l’assassin présumé du jeune homme de Rossignol qui s’inscrivent dans le prolongement d’une panne systémique à Belgocontrol.

A Milan, ce qui doit être une vitrine de la Belgique, dans un pavillon qui vaut le détour, la rogne et la grogne d’employés contaminés par le virus national de la grève ! A Ankara, dans l’affaire Özdemir, un consul de Belgique qui prête une oreille attentive à une obscure citoyenne turque dont le seul mérite est d’être la fille d’un président contaminé par le virus du totalitarisme sous le seul prétexte qu’un parti politique belge assume des valeurs qui ne sont pas les siennes. A Grozny, malgré les démarches de la famille de la victime laissée dans une totale ignorance, l’état belge est absent, et donc silencieux, comme si la diplomatie ne servait pas, comme la France l’a encore récemment montré aux Philippines, à défendre ses ressortissants ?

Grozny, c’est en Russie et il ne convient pas d’y provoquer la susceptibilité d’un autre dirigeant politique nostalgique de son empire. Ankara, c’est la Belgique où réside une importante communauté turque flattée par un président de République qui s’investit pour son seul parti dans un tourisme électoral qui le conduit à Hasselt… Sans oublier, en octobre prochain, l’inauguration en Belgique, par le même président de république, d’Europalia Turquie ! Tout cela suffit à expliquer pourquoi, à Erevan, capitale de l’Arménie, une minable délégation ( un consul et… le vice-président N-VA du Sénat, pas sa présidente, M.R.) représentait la Belgique lors des commémorations du génocide.

La N-VA nous a promis l’évaporation de la Belgique. Rien à redire donc à ces « absences » sur la scène internationale ! Tout va bien ! Sauf que tout cela est aussi pitoyable dans la mesure où nos institutions ne se justifient plus que par elles-mêmes et l’on est en droit de s’interroger : pourquoi s’obstiner encore à les entretenir sinon pour la rente de situation qu’elles autorisent à certains ? »

Jean-Luc Lefèvre

Emptinne

Barème de l’impôt sur le revenu : les tranches d’imposition sur les revenus de 2014

Notre informateur notre fait très justement remarquer qu’il eut de mise de spécifier que ce barème de l’impôt sur le revenu concernait la France. Veuillez nous excuser pour cet oubli de taille !

Vous remarquerez  que  l’impôt des personnes physiques pratiqué par le service fédéral belge de la fiscalité est nettement moins avantageux pour les couches sociales moyennes et moins favorisées. 

Mis à jour le 15/04/15 16:00

Tranches d'imposition pour l'impôt sur le revenu

BAREME 2015 – Les tranches d’imposition sont un élément clé dans la détermination du montant que vous allez payer au titre de l’impôt sur le revenu. Tout comme la barème du quotient familial. Leurs montants pour cette année.

Au 1er janvier 2015, le barème d’imposition pour l’impôt sur le revenu a évolué. La première tranche d’imposition a été supprimée et le seuil de la deuxième tranche a été abaissé. Voici les 5 tranches d’imposition 2015 sur les revenus 2014.

Les tranches d’imposition applicables aux revenus 2014
Tranches de revenus Taux applicable
Source : Loi de finances 2015
jusqu’à 9 690 € 0%
de 9 690 € à 26 764 € 14%
de 26 764 € à 71 574 € 30%
de 71 574 € à 151 956 € 41%
plus de 151 956 € 45%

Les sommes prises en compte ne sont pas les revenus bruts mais les revenus nets imposables. Autrement dit, ce sont toutes vos ressources auxquelles il faut soustraire l’ensemble des avantages fiscaux dont vous pouvez bénéficier.

Le cas le plus simple est celui d’une personne seule, sans enfant à charge, sans décution particulière, qui bénéficierait d’un revenu net imposable de 42 000 euros. Son impôt serait calculé comme suit :
> De 0 aux 9 690 « premiers » euros gagnés de ce salaire net imposable : 0% d’impôt à payer.
> De 9 690 euros à 26 764 euros : 26 764 – 9 690 = 17 074 euros, imposés à 14% = (17 074*14)/100 = 2390,36 euros
> De 26 764 euros à 42 000 euros : 42 000 – 26 764 = 15 236 euros, imposés à 30% = (15 236*30)/100 = 4570,80 euros
> Impôt total : 0 +  2390,36 + 4570,80 = 6961,16 euros

Le quotient familial

Parmi les avantages fiscaux, il y a le quotient familial, qui permet de déterminer un revenu pour le foyer fiscal. Par exemple, si un foyer composé d’un couple marié depuis 10 ans avec deux enfants, cumule 60 000 euros de revenus, son revenu net imposable est de 54 000 euros. En application des règles de plafonnement du quotient familial, on divise ce total par le nombre de parts de quotient familial du foyer fiscal (3 parts dans ce cas). On obtient ainsi 18 000 euros. C’est sur ce montant que l’on va appliquer le barème progressif d’imposition.

Le quotient familial en fonction de la taille du foyer fiscal
Nombre d’enfants Nombre de part pour un couple marié ou pacsé Nombre de part pour un veuf ou une veuve Nombre de part pour un couple concubin Nombre de part pour une personne seule
Source : Direction générale des Finances publiques
0 2 1 1 1
1 2,5 2,5 1,5 2
2 3 3 2 2,5
3 4 4 3 3,5
4 5 5 4 4,5
Par enfant supplémentaire 1 1 1 1

Ainsi, le foyer fiscal dans notre exemple relève de la deuxième tranche (14 %) et non la troisième (30 %). Ce taux de 14 % c’est le taux marginal d’imposition. Il s’applique pour la part des revenus entrant dans la tranche d’imposition. Seuls les revenus compris entre 9 690 et 18 000 euros vont être taxés à hauteur de 14 % (ceux compris entre 0 et 9 690 euros étant taxés à 0 %). Soit 8310 euros x 14% = 1163,40 euros par part.

Revenu net imposable par part fiscale

Au final, le foyer fiscal dans notre exemple va payer 1 163,40 euros par part fiscale, soit un montant total de 3490,20 euros (puisque le foyer compte 3 parts) pour 54 000 euros de revenus imposables, soit un taux réel moyen d’imposition de 6,46 %. Sans le quotient familial, l’impôt à payer serait de 10 561 euros. Et s’il n’y avait pas ce calcul pondéré par tranche d’imposition, l’impôt à régler serait de 16 200 euros en appliquant le taux de 30 % à tous les revenus déclarés.

Situation ubuesque

Kathleen Wuyard
Mis en ligne vendredi 5 juin 2015, 9h52 sur le site du quotidien « Le Soir »

Certaines filières porteuses d’avenir sont en pénurie dans la région liégeoise. Ces formations sont boudées par les jeunes. Certaines sont même en voie de disparition…

Mais ce phénomène existe dans bien d’autres endroits en Wallonie et en France

 La désertion se marque particulièrement en première et deuxième années. © René Breny

  • La désertion se marque particulièrement en première et deuxième années. © René Breny

La situation est ubuesque. De la menuiserie à l’électromécanique en passant par la transformation du métal, l’Institut Saint-Laurent à Liège propose un vaste panel de formations donnant accès à des métiers en pénurie. Un passeport garanti vers l’emploi en ces temps économiques incertains. Et pourtant : au lieu d’être prises d’assaut, ces formations sont boudées par les Liégeois. A tel point que dès septembre 2015, la filière de technique de transition en électromécanique sera supprimée du programme de l’Institut Saint-Laurent. Le sous-directeur, Yvan Troka, tire la sonnette d’alarme : «  La situation est très préoccupante : nous allons devoir supprimer la filière électromécanique, et la filière usinage est menacée également. Pourtant, les entreprises sont très demandeuses des profils d’ouvriers qualifiés. Il y a 20 ans, nous avions 1.800 élèves inscrits à l’école. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 623.  » Une désertion qui se marque particulièrement en première et deuxième années. «  La plupart des élèves s’orientent d’abord vers l’enseignement général. On a fait croire pendant des années que le tertiaire allait révolutionner le monde, que tout le monde allait travailler dans un bureau avec un beau costume et un beau salaire. Pourtant, quand on voit la situation de certains jeunes universitaires, on se dit qu’il vaut mieux être un bon tourneur qu’un mauvais avocat… même du point de vue salarial !  », déplore Yvan Troka. Selon lui, l’image négative qui reste associée aux métiers techniques est pour beaucoup dans le manque d’engouement dans jeunes : «  On a toujours cette image de métiers sales, où on a chaud, il faut porter de lourdes charges… C’est fini tout ça, les métiers techniques ont bien évolué ! » Et Yvan d’ajouter, meurtri : «  On a orienté les élèves pendant trop longtemps vers l’intellectuel et aujourd’hui, on se rend compte trop tard qu’on ne sait rien faire sans le manuel. Moi, quand je vois des entrepreneurs liégeois forcés d’aller chercher des ouvriers à l’étranger faute de main-d’œuvre à Liège, ça me fait mal au cœur. »

Interpellez vos euro-députés

 

 

Vote sur le TAFTA au Parlement européen :

mardi 2 juin 2015, par Collectif Stop TAFTA

Le mercredi 10 juin, le Parlement européen réuni en plénière votera le texte de la résolution Lange, portant sur le traité transatlantique TAFTA. Sa version actuelle, adoptée la semaine passée par la commission responsable de la rédaction du texte (INTA), est désastreuse pour les peuples et l’environnement. Pour la démocratie, le climat, l’emploi, la santé et l’agriculture paysanne, interpellons les euro-députés ! Ce module de pétition est mis en place par le collectif Stop TAFTA.

NB : Si vous ne recevez pas le mail de confirmation, vérifiez qu’il ne soit pas arrivé par erreur dans le dossier « spam » ou « indésirable » de votre messagerie.

Contexte

Le mercredi 10 juin, le Parlement européen réuni en plénière votera le texte de la résolution Lange, portant sur le traité transatlantique TAFTA.

Une résolution du Parlement européen est un texte non contraignant qui énonce la position du Parlement. La Commission européenne – institution non-élue qui négocie le Traité transatlantique – n’a pas obligation de suivre les recommandations qui y sont énoncées. La résolution Lange représente néanmoins la position de la seule instance élue au plan européen, et, dans cette mesure est une référence politique sur laquelle nous pouvons nous appuyer.

La semaine passée, la commission responsable de la rédaction du texte (INTA) en a voté une version désastreuse pour les peuples et l’environnement. Elle s’est prononcée en faveur d’une version amendée du projet de résolution de Bernd Lange, en y intégrant les pires amendements. Une majorité des élus sociaux-démocrates se sont alliés à la droite pour obtenir ce résultat.

Le texte actuel :

  • Abandonne toute opposition au mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS)
  • Renonce à s’opposer à la création d’un conseil de coopération réglementaire transatlantique et accepte donc la dérégulation à venir
  • Pousse à la libéralisation du marché de l’énergie américain, une mesure « climaticide », et ne considère les mesures pour répondre à l’urgence climatique que comme des freins à la compétitivité européenne

De nombreux autres points extrêmement problématiques peuvent être relevés : le texte vante toujours les miracles économiques supposés du traité transatlantique, il choisit le mode de négociation le plus risqué sur les services (1.b.v), promeut l’agro-industrie (K), ne remet pas en cause l’opacité des négociations (M), il demande l’inclusion des services financiers (1.b.x) dans l’accord..

Lors du vote en plénière du 10 juin, ce texte doit être modifié en profondeur, ou totalement rejeté par les euro-députés.

Pour la démocratie, le climat, l’emploi, la santé et l’agriculture paysanne, interpellons les euro-députés !

Pourquoi se mobiliser pour un texte non contraignant ?

Même si elle ne peut pas forcer les négociateurs à changer de cap, la résolution Lange est un test important, particulièrement en perspective de la ratification de l’accord EU-Canada (CETA) qui pourrait commencer dès l’automne 2015.

Les positions des partis, des groupes politiques et les positions individuelles des eurodéputés sur des sujets clés tels que l’arbitrage d’investissement, la coopération réglementaire, l’énergie ou les droits de douane agricoles se sont formées et continuent de se former à l’occasion des débats de cette résolution.

Les lobbies d’affaire pro-TAFTA ainsi que la Commission européenne et les États membres font pression sur les eurodéputés afin qu’ils votent un texte soutenant le TAFTA. La voix des citoyens doit également résonner avec un message clair : TAFTA et CETA sont de mauvais accords pour les peuples et la planète. Les électeurs demanderont des comptes si leurs représentants soutiennent ces traités.

Germanophones : « la Belgique à quatre est inscrite dans les astres », ou pas

Lecture très intéressante que nous envoie un membre de notre groupe de parrainage

Le Vif

19/05/15 à 15:23 – Mise à jour à 15:23

Source : Belga

Le président du parlement de la Communauté germanophone, Karl-Heinz Lambertz, et plusieurs députés germanophones ont plaidé mardi au parlement wallon pour une accélération des transferts de compétences régionales vers leur entité fédérée, soutenus en cela par une proposition de résolution du MR (opposition). Mais les élus de la majorité parlementaire wallonne (PS-cdH) ainsi qu’Ecolo ont tempéré ces ardeurs, élargissant le débat à l’avenir de la Belgique.

« L’heure de vérité approche », n’a pas hésité à lancer M. Lambertz (PS) devant la commission de coopération du parlement wallon avec la Communauté germanophone, qui ne s’était plus réunie depuis 2011. Il évoquait ainsi la réunion programmée le 2 juillet prochain entre les gouvernements wallon et germanophone, sur les transferts de compétences vers la plus petite entité fédérée du pays (près de 77.000 habitants), en vertu de la 6e réforme de l’Etat.

Des pans de la compétence de l’emploi doivent encore être mis en oeuvre dans l’escarcelle germanophone, de même que le logement, mais les Germanophones lorgnent aussi sur l’aménagement du territoire, l’urbanisme, les routes régionales et les compétences provinciales. Une proposition de résolution MR va jusque-là, au nom de la cohérence et de l’efficacité des politiques, mais aussi parce que « la Belgique à quatre est inscrite dans les astres », a relevé le chef de groupe Pierre-Yves Jeholet. Il juge que les partis de la majorité entretiennent un double discours depuis trop longtemps à l’égard des Germanophones, alors que le MR a une position commune avec son aile libérale à Eupen, le PFF.

Dans la majorité parlementaire wallonne (PS-cdH), si l’on se montre disposé à avancer sur base de l’article 139 de la Constitution qui permet le transfert de matières régionales wallonnes à la Communauté germanophone, on exclut toute précipitation, les transferts nécessitant une analyse fine de leur impact budgétaire, a noté Marie-Martine Schyns (cdH). « La Communauté germanophone fait partie intégrante de la Wallonie, pour développer une région prospère », a notamment relevé le chef de groupe PS, Christophe Collignon, suscitant des grincements de dents dans les rangs germanophones.

Le député, régionaliste convaincu, juge toutefois les revendications germanophones légitimes, mais il insiste aussi sur la nécessaire adhésion de la population aux changements institutionnels et sur l’accord de la Flandre à voir la structure de l’Etat évoluer vers les Régions plutôt que les Communautés. Pour André Antoine (cdH), les revendications d’autonomie ne doivent pas éluder le débat sur la solidarité entre Germanophones et Wallons, tout comme il en existe une entre Wallons et Bruxellois francophones à travers la Fédération Wallonie-Bruxelles. « Quelle conception de la Belgique ont ceux qui veulent précipiter les calendriers ? », a-t-il demandé au MR, craignant un « effet papillon » qui se répercute sur le débat institutionnel belge. Stéphane Hazée (Ecolo) est lui aussi d’avis qu’élargir les transferts de Namur vers Eupen à une matière telle que l’aménagement du territoire impliquerait un débat sur la 4e Région, qui « toucherait aux équilibres de l’Etat » est dangereux. Face à ces remarques, Karl-Heinz Lambertz s’est voulu rassurant. « Personne n’envisage des relations entre entités qui se font la guerre, il s’agit de coopérer d’égal à égal. Nous sommes tous dans un scénario de consolidation de la Belgique fédérale et non d’un éclatement ». Dans le cadre d’une évolution institutionnelle offrant toujours davantage de compétences aux Régions par rapport aux Communautés, une Belgique à quatre permettrait aussi de défendre le statut de Bruxelles, a-t-il estimé. L’ancien chargé de mission royale croit d’ailleurs savoir que « le moment viendra où les Flamands accepteront plus d’autonomie pour Bruxelles, comme j’en ai déjà parlé il y a quatre ou cinq ans avec (le président de la N-VA) Bart De Wever ». Si la précipitation n’était pas de mise dans sa bouche non plus, il a toutefois prévenu que « celui qui ne se préparerait pas à un grand débat institutionnel en 2019-2020 ferait une grave erreur politique ». Karl-Heinz Lambertz prendra une nouvelle fois la parole mercredi en séance plénière du parlement wallon, à l’occasion d’une semaine au cours de laquelle l’assemblée wallonne mettait à l’honneur sa consoeur germanophone.

Notre commentaire : celles et ceux qui osent dire que le débat institutionnel est mis entre parenthèses avec le gouvernement Michel sont soit des menteurs, soit des inconscients, soit encore des élus qui, le doigt sur la couture du pantalon, suivent les ordres de leur président de parti. Pour beaucoup, l’important n’est-il pas de préserver leur rente de situation ?

Contrairement à ceux qui jugent qu’élargir le débat institutionnel serait précipité, notre mouvement citoyen juge qu’il y a urgence à élargir le débat en y incluant le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française.

A la rencontre de notre Patrimoine wallon

Intéressant :

Photo de Maison Du Tourisme Charleroi.

Visites du CHÂTEAU DE LA PAIX à Fleurus

Lieu historique, directement lié à l’épopée impériale par sa fonction de palais impérial durant la nuit du 16 au 17 juin 1815, le château de la Paix est tout désigné pour devenir un centre d’intérêt des événements de 1815. Construit à la fin du XVIIIe siècle dans un style classique, il se compose d’un corps de logis flanqué de deux ailes, courtes et basses. Aujourd’hui, le château de la Paix est occupé par l’administration communale.
Un accent particulier est mis sur la recréation de la chambre de Napoléon. Les espaces directement adjacents, hall et salle des mariages, subiront également quelques légères modifications pour leur rendre une apparence plus proche de celle de 1815.

Rendez-vous les samedis et dimanches, jusqu’au 13.09, à 10h, 14h et 18h. L’AWF organisera plusieurs visites de groupe dans le courant du mois d’août. Nous pourrons prochainement vous préciser dates et heures choisies par notre mouvement citoyen et vous invitons dès maintenant à vous joindre à nous pour ces visites.

Prix : 5 €; gratuit pour enf. – 12 ans; la réservation pour 5 personnes payantes donne droit à une 6e entrée gratuite.

Réservations à la Maison du Tourisme au 071/86.14.14.

La Coréenne Lim Ji Young remporte le Concours Reine Elisabeth 2015

31/05/15 à 09:35 – Mise à jour à 01/06/15 à 11:01

Source : Belga

La jeune Coréenne Lim Ji Young, 20 ans, a remporté le Concours Reine Elisabeth 2015 consacré au violon.

 

La Coréenne Lim Ji Young remporte le Concours Reine Elisabeth 2015

La Coréenne Lim Ji Young lauréate 2015 du Concours Reine Elisabeth © Belga Image

Je ne peux m’empêcher de partager la joie que j’ai éprouvée à l’annonce de la victoire de la violoniste Lim Ji Young lors du Grand Prix International Reine Elisabeth. Cette artiste est parvenue à m’émouvoir profondément dans son interprétation du merveilleux Concerto en ré majeur op.77 de Johannes Brahms. Elle était accompagnée de l’ excellent Orchestre National de Belgique, placé sous la direction de Marin Alsop.

Je ne m’étendrai pas sur l’article très belgicain du « Focus Vif-L’Express ». Que cela ne m’empêche pas de reconnaître que Mathilde, l’épouse de Philippe I, a toutes les qualités requises pour remettre le premier prix. Je la vois très bien dans l’après-Belgique accomplir la même tâche en tant que Directrice du Concours international Reine Elisabeth, rôle éminemment  honorifique qui lui conviendrait à merveille.

La prochaine édition du Concours Reine Elisabeth, qui aura lieu en mai 2016, sera consacrée au piano.

Paul D.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde