Variations sur le thème de l’évaluation externe

Une opinion de Jean-Luc Lefèvre

Au sein des établissements scolaires en terres romanes de Belgique, l’évaluation externe est à la mode. En fin de 6e primaire, au terme de la seconde année secondaire et quand s’achèvent les « humanités », avec, à chaque fois, des fuites dans la diffusion de questionnaires qui mobilisent la vigilance ministérielle soucieuse de déléguer les responsabilités.

Tout cela parce que l’évaluation externe constitue désormais, chez nous, un authentique abcès de fixation. Suscitée par l’O.C.D.E. et ses fameuses enquêtes Pisa dont on connaît les tristes, mais bien compréhensibles conclusions, elle s’est installée allégrement à tous les niveaux de pouvoir. Avec, à chaque fois, le constat d’une puissance publique en léthargie.

Tantôt, c’est le Conseil d’État qui s’inquiète de la manière dont, au sein du microcosme scolaire toujours,  la Ministre envisage le « pilotage » des établissements scolaires et, plus particulièrement, les mesures de nature à relever le taux de réussite dans les certifications : ne lèseraient-elles pas, parce que disproportionnées, l’autonomie des acteurs ? Mais aussi de la manière dont la Région wallonne procède au contrôle de la  réfection de ses voiries : avec quels critères uniformes ? Avec quelles conséquences pour les entreprises qui ont failli ? La pilule est amère en termes de bonne gouvernance.

Plus récemment, c’est la Cour des Comptes qui montre du doigt la gestion de la S.N.C.B. et les libertés qu’elle prend par rapport à son contrat de gestion.

S’il n’y avait que ces instances ! S’agissant du tramway liégeois, c’est Eurostat qui, à deux reprises déjà, recale le montage financier élaboré par les autorités belges, sous le « prétexte » qu’il serait trop alambiqué, insuffisamment public ou insuffisamment privé, l’enfant bâtard en quelque sorte du traditionnel compromis belgo-belge !

Des états, fédéraux ou non, montent même à la barre pour citer la Belgique, toute (?) la Belgique et rien que la Belgique (?), à comparaître dans l’opaque dossier des centrales nucléaires pour s’expliquer. Après le Land de Rhénanie,  les Pays-Bas et le Luxembourg…demain, peut-être, la France ?

Et si tout cela, en termes de casino, signifiait que rien n’allait plus, que tout partait à vau l’eau ? Après nous, le déluge ? Après nous, les mouches ? Après nous, le black out total institutionnel ?

Une chose paraît certaine : l’évaluation externe, à tous les niveaux du pouvoir politique, devrait constituer l’antidote du narcissisme. Partout, sauf au pays qui se gargarise de son surréalisme !

Michel Tournier

Décidément, 2016 n’épargne pas des artistes, chanteurs, écrivains, musiciens, qui donnaient à nos vies du bonheur. Si Michel Tournier est mort, il restera parmi nous par ses écrits.

L’écrivain Michel Tournier est mort ce lundi 18 janvier à son domicile, en région Michel-tournier-2015parisienne. L’émission que vous pouvez écouter SUR LE SITE DE FRANCE CULTURE est un entretien de juin 2015, où l’auteur du Roi des Aulnes revient sur sa carrière, et son rapport au temps.

Né à Paris en 1924, le romancier avait 91 ans. L’homme qui disait être totalement allergique à la mythologie parisienne a marqué des générations d’écoliers.
Plusieurs de ses oeuvres sont en effet depuis longtemps des passages obligés en cours de français à commencer par son premier ouvrage intitulé Vendredi ou les Limbes du Pacifique.

Le rouleau compresseur

L’information a été diffusée par Belga et n’a pas encore été commentée. Après Liesbeth Homans et Bart De Wever, voici Geert Bourgeois qui, à son tour, prend une position avancée et souffle dans les voiles du Mouvement national flamand. Cela ressemble presque à une offensive politique. Un vrai tir groupé. Ce que l’on doit comprendre, au moins, c’est que les réactions de l’opinion flamande (ou l’absence de réaction) ne semblent pas freiner la N-VA. Il y aura de moins en moins de résistance à ces discours qui, pas à pas, conduisent à l’indépendance de la Flandre.

Lu aujourd’hui sur le site du magazine Le Vif/L’Express :

Geert BourgeoisL’appartenance à l’Union européenne d’une ancienne entité fédérée devrait être automatique, sans le passage de toute une procédure d’adhésion, a affirmé ce week-end le ministre-président flamand Geert Bourgeois, à l’occasion de la réception de nouvel an du Mouvement populaire flamand (VVB, Vlaams Volksbeweging).

M. Bourgeois évoquait ainsi ce samedi, dans un débat sur l’indépendance de la Catalogne et de l’Écosse au VVB, le sort des nouveaux États au sein de l’UE. Le VVB, pour sa part, a annoncé qu’il travaillait à un nouveau plan pour les cinq prochaines années intégrant sa demande d’un référendum sur l’indépendance de la Flandre et la rédaction d’un livre blanc pour une république flamande.

Geert Bourgeois, pour sa part, a soumis un défi au VVB: « Pourquoi les nouveaux arrivants ne pourraient-ils pas prendre une part active au sein du Mouvement flamand ? », a-t-il glissé. Auparavant, il s’était fait interpeller sur le gel communautaire au niveau fédéral, même si le président du VVB Bart De Valck s’est montré satisfait de la mission confiée par le président de la N-VA Bart De Wever aux députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters sur le futur de « l’émancipation flamande ». A cet égard, Hendrik Vuye a précisé dans Le Soir du week-end que les dossiers à régionaliser en priorité touchaient à ses yeux « la totalité des leviers socio-économiques: fiscalité, emploi, concertation sociale, sécurité sociale, etc ».

Lettre ouverte à Monsieur Elio Di Rupo, Président du PS

willy burgeonLe 14/01/16

Monsieur le Président,

Hier soir, vous veniez à la Fédération Socialiste de Thuin dont c’était la rentrée. Ayant une réunion de travail à la Maison du Peuple de Leval-Trahegnies, j’y étais absent.

Passé les souhaits convenus, il faut bien parler sérieusement de politique. C’est la raison de cette lettre.

Vous avez été élu à la Présidence du PS par 27 % des membres du parti (forte abstention). Depuis les élections communales, le PS connaît des défaites et régresse dans les sondages.

Vos actes vous suivent, vous n’êtes plus crédible, vos interventions fades tombent à plat. C’est l’opinion générale car, durant votre premier Ministère, le PS était devenu un appendice de l’establishment belgicain…

Faut-il rappeler les concessions majeures accordées à la droite flamande :

  • 20% de régionalisation de la sécurité sociale ;
  • l’accord BHV accordant les limites d’Etat à la Flandre ;
  •  l’ignorance de la Wallonie.

Vous avez initié beaucoup de mesures drastiques prises par le gouvernement actuel et le pire, les restrictions imposées aux chômeurs qui plongent des milliers de familles dans la misère.

Rien que cela aurait dû inciter le PS à aller aux élections mais c’était ignorer votre appétit du pouvoir. Vous ne poursuiviez qu’un but personnel, bien éloigné du Socialisme, des intérêts du PS et de l’intérêt général.

Il y a longtemps que j’ai décelé cela et je n’ai cessé de le dénoncer. Vous ne tolérez que les serviles et cela m’a valu le piège de la Corée.

Combien de reculs du PS devrons-nous encore subir avant que vous ne fassiez un pas de côté, Monsieur le parvenu ? Quand le malade du pouvoir que vous êtes comprendra-t-il cette nécessité pour sauvegarder l’avenir du Parti pour lequel tant de militants se battent bénévolement ?

Partez avant qu’on ne vous chasse. L’instinct de conservation des élus contrecarrera l’omnipotence que vous imposez à notre parti.

L’heure d’une nouvelle génération est venue à laquelle le sexagénaire usé Di Rupo n’appartient plus.

Mons est une belle Ville que j’aime, qui mérite qu’on s’y consacre pleinement, j’y ai passé quatre ans de ma vie d’étudiant à l’Institut « Warocqué ».

Alors, bonne année 2016, Monsieur le Maire de Mons

Willy Burgeon *

* Willy Burgeon fut président du parlement wallon de 1988 à 1995

Militant socialiste.

N’est-ce que la N-VA qui enfonce le clou ?

Rien de bien nouveau dans la déclaration de la N-VA. Celle-ci ne devrait surprendre aucun responsable, ni aucun citoyen wallon.

Rappelez-vous l’éditorial du 23 novembre 2013 de Véronique Lamquin, journaliste au quotidien « Le Soir ». Pas d’ambiguïté possible dans la compréhension de la question sur la sécurité sociale : « Êtes-vous pour ou contre la scission ? Pour, répondent froidement 55 % des Flamands ».

Ici, il ne s’agit pas seulement des électeurs de la N-VA. Il faut y ajouter ceux du Vlaams Belang, mais aussi une partie de ceux de l’Open-VLD, du CD&V et même une minorité d’électeurs du SP.A et de Groen. Le nationalisme flamand va bien au-delà de la seule N-VA qui en est, bien sûr, la locomotive, celle qui donne le ton et qui fait peur à tous les partis flamands en terme électoral.

Le Soir d’aujourd’hui déplore que les francophones (les Wallons n’existant plus !) n’aient pas de solution (et n’aient pas réfléchi) face à la nouvelle offensive de la N-VA sur son projet d’indépendance, voire d’autonomie ou de confédéralisme.

Le Soir est ce quotidien avant tout bruxellois qui a l’art d’ouvrir les yeux un jour et de les refermer le lendemain. Il porte une grande responsabilité dans la situation qui est la nôtre, Wallons.

Vous, politiques, médias, responsables de tout poil ou citoyen wallon qui gardez la tête dans le sable, vous n’avez peut-être pas réfléchi mais nous, à l’AWF, nous le faisons et avons des propositions.

Ecoutez-nous et cessez de pratiquer envers nous un véritable boycott qui est mortifère pour les populations wallonnes et bruxelloises qu’il vous appartient de défendre !

Paul D.

L’homme qui affole la Belgique

Bart De Wever a parlé. Ce qui est surprenant, c’est qu’il arrive encore à surprendre. Il n’a pas dit grand chose. Un petit pas de plus sur le chemin qu’il s’est tracé. Peut-être a-t-il vu le soleil se lever sur la Catalogne et senti claquer le drapeau jaune et noir dans sa poitrine en pensant tout à coup au sac d’Anvers par les Espagnols. Peut-être a-t-il senti que c’était le Bart De Wevermoment d’accélérer, juste un peu. Peut-être avait-il envie de communiquer, de partager, de rassurer ses partisans. L’indépendance est là, pas loin. Pour réaliser le grand projet de sa vie, il doit maîtriser le temps, le timing. Le pouvoir n’est pas le but mais le moyen. Bouger, forcer les événements, agir plutôt que réagir. Ne pas rater son rendez-vous avec l’histoire. Un petit pas pour lui mais peut-être un grand pas pour la Flandre. Un petit pas qui suffit à montrer qui est le véritable homme fort du royaume de Belgique… ce pays en sursis qui n’est pas le sien. 

Lu sur le site du journal Le Soir :

De Wever remet le confédéralisme à l’agenda

Le président de la N-VA a chargé deux députés de travailler sans attendre sur l’avenir institutionnel de la Flandre.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a pris tout le monde de court en annonçant, par voie de communiqué, qu’il rouvre le dossier institutionnel.

Concrètement, le patron des nationalistes flamands a demandé à Hendrik Vuye, chef de groupe à la Chambre, et à la députée Veerle Wouters, d’avancer sur les dossiers institutionnels. Les deux élus sont chargés d’élaborer un projet « qui permette de discuter des étapes suivantes de l’émancipation flamande ». Une réflexion qui sera initiée, annonce le président de la N-VA, avec des forces internes et externes au parti. « Il s’agit d’associer des personnalités de tous bords pour préparer l’avenir institutionnel de la Flandre ».

« Approfondir le discours communautaire »

En pratique, il s’agit donc de « traduire en textes de loi le projet de confédéralisme de la N-VA » et « d’approfondir le discours communautaire ». Hendrik Vuye et Veerle Wouters devront « formuler de nouvelles propositions, qui dépassent le cadre des partis, et sont élaborées en dialogue avec la société ».

Hendrik Vuye et Veerle Wouters devant se consacrer entièrement à cette mission, ils seront remplacés à la tête du groupe parlementaire. Ils se mettront au travail dans les prochaines semaines.

À noter que cette démarche répond aux critiques, formulées ces derniers jours en Flandre, par le Vlaamse Beweging (mouvement flamand), qui reprochait à la N-VA d’avoir mis de côté ses ambitions communautaires. (…)

« Pas d’exigences communautaires sur la table pendant cette législature », affirme la N-VA

La N-VA ne remet pas en cause l’accord sur la mise au frigo des revendications communautaires pendant 5 ans, a-t-on fait remarquer mercredi au siège du MR après l’annonce de la N-VA. Les Réformateurs ne sont toutefois pas étonnés par la déclaration de M. De Wever dont le parti demeure nationaliste.

« Nous sommes dans un gouvernement qui a décidé de mettre le communautaire au frigo pendant 5 ans et cela n’est pas remis en cause. Personne n’ignore que la N-VA est un parti indépendantiste et qu’elle reviendrait en 2019 avec des revendications. Ce n’est pas étonnant qu’un parti réfléchisse à son positionnement politique. Le PS le fait en formulant des propositions de gauche, le MR en formulant des propositions libérales et la N-VA avec des propositions nationalistes », a-t-on souligné.

Le MR, partenaire de coalition de la N-VA à l’échelon fédéral, n’était pas informé de cette annonce de la N-VA, a-t-on reconnu chez les nationalistes. Le parti entendait mettre les libéraux au courant ce mercredi avant une sortie publique jeudi mais des fuites dans la presse ont précipité les événements. Le MR a depuis lors été informé. « Naturellement, ils tombaient des nues et ils étaient complètement surpris, ce qui est compréhensible. Mais nous respectons notre accord à la lettre : on ne mettra pas d’exigences communautaires sur la table pendant cette législature », a expliqué le porte-parole de la N-VA.

Voilà qui est dit

Lu aujourd’hui sur le site du journal Le Soir :

Benoit-HellingsInvité de La Première, à la RTBF, ce mercredi matin, interrogé à propos de la Catalogne, Benoît Hellings s’est dit ouvert à un éventuel processus d’indépendance en Catalogne : « La Belgique doit aider les peuples à s’autodéterminer et donc chaque peuple dans le monde a le droit de choisir son propre destin. C’est vrai pour les Catalans, c’est vrai pour les Écossais, c’est vrai pour les Flamands et c’est vrai pour les Palestiniens », a commenté le député Ecolo au micro de Bertrand Henne…

(…) Le député vert toujours : « Si la Catalogne se déclare indépendante au terme d’un processus démocratique reconnu internationalement comme pour la Palestine, comme pour l’Écosse, les écologistes – Ecolo et Groen – reconnaîtront cet état démocratique indépendant. Si la Flandre le fait de façon démocratique, en respectant par exemple, le partage équitable de la dette publique, si elle prévoit la signature de la convention permettant la protection des minorités des francophones en Flandre, alors oui on reconnaîtra l’indépendance de la Flandre ».

Gouverner, c’est choisir

Le progrès social, chacun le voit comme il veut. Bientôt, les acquis sociaux seront considérés comme des privilèges à combattre. En tout cas, dans un marché ouvert, ils seront de plus en plus difficiles à défendre. En Belgique, avec la N-VA, les choix sont clairs. Marc Goblet n’a pas fini de crier dans le désert.

«Nous devons économiser et réformer davantage», dit Bart De Wever, pour qui le coût de la sécurité, en nette augmentation, doit forcément entraîner de nouvelles économies en matière de sécurité sociale. Il est dans l’ordre des choses que le patron de la N-VA s’en prenne à la solidarité interpersonnelle et interrégionale, lui qui entend protéger les intérêts de la Flandre avec un discours politiquement très à droite.

Et si cela permet de bousculer la Wallonie rougeaude et de taper sur ses gros doigts pour qu’elle « dégage » une fois pour toutes, c’est carrément du bonus…

Bart De Wever joue sur du velours.

Là où cela devient cocasse, ou interpellant, c’est quand le ministre belge des finances, lui aussi de la N-VA, déclare au même moment que « le gouvernement n’exclut pas de faire appel de la décision de la Commission européenne exigeant que la Belgique récupère 700 millions d’euros auprès de 35 entreprises multinationales », lesquelles profitent d’un régime fiscal que l’Europe elle-même juge illégal, tant il est favorable (en fait, il s’agit d’un vrai cadeau réservé aux multinationales).

Ainsi donc le gouvernement, par la bouche de son ministre N-VA des finances, se fâche à l’idée de récupérer 700 millions d’euros qu’elle n’avait pas le droit de laisser dans les caisses de 35 entreprises multinationales, mais l’homme fort de la N-VA, de la Flandre et de la Belgique annonce que l’Etat belge ployant sous des charges nouvelles, il y aura moins d’argent pour la sécurité sociale. Gouverner, c’est choisir, comme disait Pierre Mendès-France…

Voici ce qu’on pouvait lire hier sur le site de Sudpresse :

Le ministre des Finances n’exclut pas de faire appel de la décision de la Commission au sujet de la fraude fiscale de 700 millions d’euros

J. Van OvertveldLe gouvernement n’exclut pas de faire appel de la décision de la Commission européenne exigeant que la Belgique récupère 700 millions d’euros auprès de 35 entreprises multinationales, en grande partie européennes en raison d’un régime fiscal d’exonération des bénéfices excédentaires jugé illégal aux yeux de la législation européenne, a indiqué lundi le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt.

« Il convient à présent d’attendre l’issue des négociations avec l’Europe en ce qui concerne un éventuel remboursement », a-t-il indiqué dans un communiqué, rappelant que les rulings (en français, rescrits fiscaux) accordés par le passé représentent environ 700 millions d’euros.

« Si l’Europe devait exiger la récupération de ce montant, les conséquences pour les entreprises concernées seraient très importantes et la récupération en tant que telle s’avérerait particulièrement complexe. Je mettrai donc tout en œuvre pour limiter au maximum l’impact et ce, dans l’intérêt de la sécurité juridique et de notre tissu économique », a affirmé M. Van Overtveldt (N-VA).

Selon lui, la récupération des aides n’« aidera pas le budget » car il s’agira d’une opération non-récurrente.

« Le gouvernement doit d’abord chercher des solutions structurelles et non pas opter pour des solutions bricolées, comme par le passé », a-t-il ajouté.

Le grand argentier belge précise que le gouvernement déterminera sa position sur la base des négociations futures.

« A l’heure actuelle, nous n’excluons aucune option. A cet égard, nous n’écartons donc pas la possibilité d’interjeter appel de la décision », a-t-il poursuivi.

La Commission a ouvert une enquête sur cette pratique au mois de février 2015. Depuis lors, à titre préventif, la Belgique a suspendu le mécanisme et n’a plus délivré d’ »excess profit ruling ».

Ce mécanisme est appliqué depuis 2005, à l’époque du gouvernement alliant socialistes et libéraux sous la direction de Guy Verhofstadt.

(…) Dans le monde patronal, la fédération flamande Voka a vu dans l’annonce de la Commission européenne une menace pour la sécurité juridique des investissements en Belgique. A ses yeux, c’est « presqu’une rupture de contrat ».

Ce soir, la Marseillaise

La Marseillaise est un document historique. Elle est née avec la République française. Elle a été chantée par les peuples en quête de liberté, par les travailleurs qui réclamaient plus d’égalité. La France, aujourd’hui, éprouve le besoin de revisiter ses symboles. Ce soir, la Marseillaise est au menu de France 5.

Voici la présentation de l’émission sur le site Telerama.fr :

Sur France 5 : “La Marseillaise”, un hymne qui rassemble et divise

sur-france-5-la-marseillaise-un-hymne-qui-rassemble-et-divise,M291463Au lendemain des attentats du 13 novembre, des millions de personnes entonnaient “La Marseillaise”. Pourtant, ce chant n’a jamais fait l’unanimité.

La France, meurtrie par les attentats de janvier et de novembre 2015, a retrouvé avec passion les couplets écrits par Joseph Rouget de Lisle en 1792. De New York à Melbourne et Tel Aviv, en passant par l’Irak, La Marseillaise a été reprise dans les stades de football, les salles de concert, un camp de réfugiés ou les rues, par des milliers de personnes qui, souvent, n’en connaissaient que l’air. Comment un chant vieux de deux siècles peut-il rassembler au-delà des frontières et des langues ? « La Marseillaise est un hymne très puissant. Elle porte l’image de la France. Sa musique est formidable, entraînante. C’est devenu un chant global pour dire non, un moyen de clamer que l’on ne sera pas défait », explique Peter McPhee, historien de la Révolution française à l’université de Melbourne. « Ce chant révolutionnaire a retrouvé sa fonction de rassembleur », confirme Mathieu Schwartz, auteur de La Marseillaise, l’éternel chant de bataille, un documentaire instructif et bienvenu.

Cet hymne que « l’on ressort de derrière les fagots », selon une formule « cynique » du général Bugeaud, a pourtant mis du temps à s’imposer. Ecrit pour encourager les combattants de l’armée du Rhin face aux monarchies européennes qui attaquent la République naissante, La Marseillaise est ensuite bannie par les régimes autoritaires. Napoléon lui préfère Veillons au salut de l’Empire. La Restauration et la monarchie de Juillet la jugent subversive mais pas le peuple qui l’entonne, sur les barricades, lors des révolutions de 1830 et de 1848. Napoléon III l’écarte au profit de Partant pour la Syrie, et c’est finalement la IIIe République qui lui redonne son statut d’hymne national.

Elle l’a conservé depuis avec plus ou moins d’éclat, selon les époques. Au début du XXe siècle, son aura révolutionnaire pâlit auprès de la classe ouvrière, qui préfère L’Internationale à ce chant adoubé par les institutions. Le Front populaire la réhabilite mais, quelques années après, elle fait les frais de l’occupation allemande. Pétain s’en méfie et l’ampute de son premier couplet, au ton trop insurrectionnel, tandis qu’elle devient un symbole pour les résistants qui l’adoptent en même temps que Le Chant des partisans. Sous la IVe et la Ve République, La Marseillaise est négligée par les mouvements internationalistes et pacifistes, mais sert de ralliement à une droite nationale qui en offre une vision étriquée et excluante, antinomique du souffle originel des républicains de 1792.

Plus près de nous, les Français issus de l’immigration maghrébine ont parfois eu du mal à entonner un chant longtemps synonyme des violences du colonialisme. « Nous ne pouvions le faire sans trahir nos parents, leur douleur de la guerre d’Algérie qu’ils nous ont inoculée », raconte Magyd Cherfi, du groupe Zebda. Les attaques perpétrées cet automne à Paris en changent la perception. « Il y a des jours où on aime la France, où on a envie de chanter La Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable », écrit-il dans une tribune parue dans Libération au lendemain du 13 novembre. Pour autant, l’image d’une France ouverte et généreuse incarnée dans la 5e strophe de Rouget de Lisle par « des guerriers magnanimes » prêts à accueillir ceux qui ne sont pas libérés de l’oppresseur, peut-elle résister à la dureté des temps et au flot d’immigrés qui fuient les zones de conflit ? « Elle est un miroir tendu qui provoque un malaise car nous sommes conscients du décalage entre les idéaux révolutionnaires et la réalité », estime l’historien Guillaume Mazeau.

Au terme de son enquête, Mathieu Schwartz offre, lui, d’assumer ce texte dans toute sa complexité et d’accepter son universalité, son caractère belliciste et ses mots écrits dans la tourmente d’une république menacée, qui, de tout temps, ont choqué. De Lamartine à Lambert Wilson en passant par l’abbé Pierre, nombreux sont ceux qui ont voulu en changer les strophes. Le « sang impur » évoqué dans le refrain étant ce qui fait actuellement le plus ­débat. Des mots que l’on assimile à « la race » mais qui renvoyaient, à l’origine, au sang des aristocrates, ennemis de la république. La notion de race n’existait pas comme on l’entend actuellement, rappelle le sociologue Edgar Morin. Aujourd’hui, on peut aimer La Marseillaise sans être un nationaliste ­farouche, on peut aussi la refuser sans être un mauvais citoyen. « Questionner les symboles, les garder vivants fait de nous une communauté de choix et pas d’identité », plaide Guillaume Mazeau. Le danger serait de la sacraliser pour se complaire dans l’illusion d’une république acceptée par tous. Une tendance que porte en germe la création en 2003 d’un délit d’outrage aux emblèmes. « Un nouveau blasphème ? » ironise l’historien Jean-Noël Jeanneney.

L’élan de solidarité qui a suivi les attentats de novembre et a vu des millions de Français entonner à l’unisson La Marseillaise peut-il durablement se prolonger ? Rien de moins sûr. Il ne pourrait être qu’« une écume mensongère », craint Magyd Cherfi. A l’image de cette France black, blanc, beur tant saluée en 1998 et qui se dessinait sur la joue le drapeau tricolore. A moins que les Français ne répondent cette fois vraiment à l’appel de l’hymne qu’ils entonnent et qui les enjoint de s’engager pour défendre une république ­attaquée. Comme citoyen, suggère Guillaume Mazeau, et non plus militairement, tels les soldats de Valmy.

Le compte à rebours a commencé

Bon, d’accord, ce n’est pas un scoop, mais certains l’avaient peut-être oublié…

C’est une information Belga publiée sur le site de la Libre.

La ministre N-VA Liesbeth Homans espère que la Belgique n’existera plus en 2025

Liesbeth HomansLa ministre N-VA du gouvernement flamand Liesbeth Homans a dit croire mercredi que la Belgique existera encore en 2020 mais formulé « l’espoir » que ce ne sera « plus » le cas en 2025. La VRT prépare une série d’anticipation sur la Belgique « dans cinq ans » dont un extrait a été diffusé au journal télévisé de la chaîne publique flamande mercredi. « 2020, c’est trop tôt », y indique Mme Homans au sujet de la disparition de la Belgique, en y formulant le vœu qu’un maximum de compétences aillent aux entités fédérées après les élections de 2019 « de sorte que la Belgique disparaisse d’elle-même ». La N-VA aspire statutairement à « l’indépendance d’une république de Flandre, Etat d’une Union européenne démocratique ». Mais lors de la formation du gouvernement Michel, il avait été décidé de mettre de côté toute revendication communautaire.

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