Les citoyens du XXIe siècle

Citoyenneté responsable, droits et devoirs, cohésion sociale… : ce sont là des questions essentielles souvent réduites à des mots creux.  La primauté de l’économie fait penser que l’idée même d’un corps politique a perdu de sa légitimité. Pour nourrir le débat, donc pour rendre une chance à la politique, La Libre Belgique a donné la parole au philosophe français Yves Michaud. Celui-ci fut reçu premier à l’agrégation de philosophie en 1968. La « gauche libertaire », il s’en réclame encore aujourd’hui, mais ses messages sont loin de répéter les slogans de mai 68.   Ce qu’il dénonce : le laxisme, le je-m’en-foutisme, le communautarisme, l’incivisme, tout ce qui fragilise le contrat social. « On est arrivé à ce paradoxe que l’Etat de droit, qui garantit le libre exercice de la citoyenneté, devient lui-même l’allié de l’incivisme », écrit-il dans son nouveau livre intitulé Citoyenneté et loyauté (éd. Kero, 2017, 118 pages).

Dans ce livre, on trouve aussi ceci, qui renvoie chacun à ses responsabilités : « Quand tout peut passer parce que tout le monde est résigné à la faillite, effectivement tout passe et il n’est guère surprenant que le petit délinquant de banlieue, connu défavorablement des services de police selon l’expression consacrée, se transforme un jour proche en terroriste assassin. » Autre phrase retenue par La Libre Belgique : « La nationalité est une chose, la citoyenneté en est une autre. Celle-ci ne peut être que voulue et construite et elle requiert plus que la simple présence sur place : elle exige la loyauté. » Voilà une définition du vivre-ensemble qui a au moins le mérite de la clarté : « L’allégeance faite (…) à une religion prétendant avoir primauté sur toute autre allégeance, comme c’est le cas pour l’islam tant que le croyant ne reconnaît pas expressément sa seule allégeance à la République et à ses principes (…) est une trahison. »

Voici l’entretien qu’Yves Michaud a accordé au journaliste Baptiste Erpicum. Cet entretien a été publié dans la Libre Belgique des 14 et 15 janvier 2017.

« Les adolescents devraient prêter allégeance au corps politique »

Pour le philosophe français Yves Michaud, nous ne savons plus ce que signifie « être citoyen ». Il propose de rénover notre adhésion à une communauté politique en lui jurant loyauté. Ceux qui trahiraient ce serment risqueraient jusqu’à la déchéance de nationalité. Entretien.

Dans votre dernier ouvrage, vous posez le constat d’une crise réelle, celle de la citoyenneté. D’après vous, cette crise se manifeste à travers tous les phénomènes d’affaiblissement du civisme comme les petites incivilités, les dégradations de biens publics, les combines ou les fraudes à la TVA. Mais cette crise, elle s’incarne aussi sous la forme d’évasions fiscales frauduleuses, de manifestations de « casseurs »… Et, enfin, elle culmine avec les actions terroristes de citoyens, se donnant pour mission d’exterminer ceux qui ne pensent pas comme eux, ceux qui ne sont pas de la même religion ou tout simplement leurs concitoyens. Comment en est-on arrivé là ?

La crise tient à ce que nous ne savons même plus que nous sommes des citoyens. L’explication est simple : cela ne nous coûte rien. Avant, que nous soyons immigré, que nous fassions notre service militaire ou que nous ayons à faire notre place dans la société, être citoyen avait du sens, parce que c’était acquis, je dirais, au prix d’un certain effort. Aujourd’hui, nous vivons dans des sociétés où la citoyenneté nous vient en naissant. Et puis, surtout, avec la citoyenneté, nous viennent tous les bénéfices sociaux, tous les fruits de ce qu’on appelle l’Etat providence : entre autres, la sécurité sociale, la prise en charge de certains services, les revenus de substitution. Tous ces avantages de la citoyenneté nous en profitons, et nous ne mesurons pas que cela a un coût, pas seulement un coût d’argent, mais aussi un coût d’engagement – par le passé, les gens ont lutté pour être citoyens.

Aujourd’hui, on ne se sent plus redevable de rien ?

Exactement, tout semble aller de soi. Nous trouvons même que le peu que l’on nous demande, par exemple s’inscrire sur les listes électorales en France, c’est scandaleux. Il n’y a plus de geste volontaire d’adhésion à la communauté politique.

Est-ce dû à un manque d’amour de la patrie ?

Mon propos est un peu différent. La crise de la citoyenneté est notamment liée au fait que les sociétés sont devenues plurielles. A la fois, il y a de grandes ruptures générationnelles, il y a des immigrants et des migrants – des gens qui décident de faire leur vie ailleurs. Et puis, il y a une ouverture de cultures à la mondialisation, qui fait que moi, qui suis lyonnais, je ne partage pas la même culture qu’un Breton. Par conséquent, nous en oublions l’appartenance fondamentale, qui est l’appartenance à la communauté politique. Quand je parle de communauté politique – et c’est un des points essentiels de mon livre – ce n’est pas l’appartenance à la nation. Si l’identité nationale signifiait quelque chose au XIXe siècle, elle ne veut plus dire grand-chose aujourd’hui. En revanche, l’identité civique, citoyenne, à mon sens, elle a toute sa place. Ce qui est fondamental, c’est de dire : « Nous faisons partie du même corps politique », au sens où nous partageons un certain nombre de valeurs. Pour nous, en France, et pour la plupart des Européens, il s’agit de la liberté, l’égalité et la solidarité.

Mais comment revenir à une citoyenneté volontaire, engagée ? Comment rénover le serment entre les citoyens et le corps politique ?

Le corps politique, ce qu’il demande, c’est d’abord qu’on lui soit loyal. On lui est, par exemple, loyal quand on a mon âge, parce qu’on en fait partie depuis longtemps, qu’on y a réfléchi. Mais, pour beaucoup d’autres personnes, cette loyauté à un corps politique suppose qu’on ait d’abord appris qu’on en faisait partie. Je prône donc une formation civique forte : non pas l’apprentissage de la liste des sous-préfectures (ou des chefs-lieux des provinces en Belgique), mais, disons, des principes de la Constitution, de notre manière de vivre ensemble, des droits de l’homme et des obligations que cela implique : la tolérance, le respect de la liberté religieuse et aussi de la croyance. Bref, il faut produire cette loyauté, très tôt, à travers l’enseignement d’une éducation. Concrètement, je propose un service civique obligatoire, d’une durée de trois mois, qui s’adresserait aux adolescents au cours de leur seizième année. A l’issue de ce service civique, les adolescents devraient prêter solennellement allégeance et loyauté au corps politique. Un tel serment civique a existé dans nombre de sociétés, il existe encore d’ailleurs sur le papier quand quelqu’un est naturalisé : il fait un serment de loyauté à son pays. Pour moi, ce serment de loyauté, puisqu’on a oublié presque tous qu’on bénéficie du corps politique, il devrait concerner tout le monde.

Alors que les gens ne se préoccupent guère de leurs devoirs de citoyen, pourquoi trouveraient-ils un intérêt à prêter un serment civique ?

Ce qu’il faut leur rappeler c’est qu’en France, ils bénéficient des avantages de la communauté républicaine. On ne leur demande pas de devenir français et de manger du cochon. Si les gens veulent manger végétarien ou halal, ils peuvent le faire. Mais il faut qu’ils reconnaissent que la communauté républicaine leur apporte un certain nombre de choses et que s’ils sont déloyaux, ils peuvent en perdre les bénéfices.

Comment pourraient-ils en perdre les bénéfices ? Vous envisagez la mise au ban de la société des personnes déloyales ?

Exactement, il existe déjà des peines de privation de droits civiques. On peut imaginer de mieux les définir, de les détailler et de les rendre graduelles de manière à priver le citoyen renégat de certains droits politiques économiques et sociaux. Avec au bout du compte, la déchéance de nationalité. Ce qui ne pose pas de problème en droit, puisqu’existe le statut d’apatride. Il y a selon moi trois cas d’exclusion majeurs. Un, la fraude fiscale massive et organisée et les cas d’expatriation fiscale frauduleuse. J’ai des amis qui ont divorcé fictivement, et sont allés s’installer l’un en Angleterre, l’autre au Luxembourg pour échapper au fisc. A ce moment-là, ils pourraient aussi bien renoncer à la nationalité française. Deux, la trahison. Autrement dit, l’allégeance à un Etat étranger, une institution, voire une religion prétendant avoir la primauté sur toute autre allégeance. Quand les terroristes commettent un attentat, et font allégeance à l’Etat islamique, il n’y a pas à se poser de question. Trois, les actes de barbarie accompagnant certains crimes affreux. Faute d’être condamné par la peine de mort, ces actes devraient au moins entraîner la mort civile.

Ce projet d’une citoyenneté voulue remonte aux Lumières. Vous ne proposez rien de neuf ?

Il y a beaucoup de choses qui ont été mises en place par le passé et qui sont excellentes, il ne s’agit pas d’y revenir de façon réactionnaire, mais de revenir sur le laisser-aller et le laxisme qu’on a pratiqué. J’ai dirigé les écoles des Beaux-Arts, un établissement public important. Je sais très bien que les règlements s’usent : au fur et à mesure que le temps passe, ils ne sont plus adaptés et, en général, on cède au laxisme. Moi, ce que je dis, c’est qu’il faut savoir resserrer les boulons. Comme pour une machine qui, à force de fonctionner, commence à vibrer.

Régionaliser la justice ?

Par Georges-Henry Simonis

En revenant de France après quelques jours d’oxygénation physique et mentale.

La route est grise, froide et neigeuse. Je ne peux m’empêcher de me focaliser sur la campagne présidentielle : « notre » campagne, puisque, chez nous, il n’y en a pas… J’admire les intervenants, candidats, journalistes, experts plus ou moins patentés. Aujourd’hui, sur France Inter, c’est Benoît HAMON, dont j’avais lu les propos de campagne dans Libé, mais dont j’ignorais le son de la voix. J’ai été complètement « scotché » durant 100 kilomètres au moins par la qualité des propos… C’était magnifique. D’autres prétendants le sont aussi. Je suis impressionné par la qualité du verbe, et aussi, souvent, par l’audace des réflexions. La démocratie ne se limite pas à ces débats de circonstances, mais ils lui contribuent largement…

Retour en Belgique.

On le perçoit de suite : des trous dans la route, finies les belles lignes blanches qui balisent les routes françaises… Le contournement de Couvin progresse, mais surtout du côté français… La RTBF remplace France Inter. Retrouvailles : Devos & Lemmens, le café serré, les accents belge et bruxellois…

Le lendemain, épluchage de la boite de réception des courriels.

Tous les vœux reçus pour 2017, bien sûr… 

Puis, de l’actualité juridique :  

1. Stupeurs et tremblements face aux errements de procédure du Ministre Franken

Du référé pour contrecarrer un arrêt de cour d’appel, de l’unilatéral quand on peut faire du contradictoire, le plaideur qui choisit son juge (bien flamand et de la couleur politique requise), un changement de langue pour s’offrir une nouvelle chance de succès judiciaire…

Sur le site des magistrats, l’émoi général est évidemment légitime et justifié. Les juristes les plus honnêtes y perdent leur latin… « C’est à n’y rien comprendre ! », ou « C’est la fin de l’Etat de droit en Belgique », ou encore « C’est du Erdogan qui avoue se moquer des décisions judiciaires »… Pourtant, est-ce bien une surprise ?

« Faut-il régionaliser la justice ? », se demande un magistrat…

2. L’après-confédéralisme belge

C’est le titre de la petite plaquette que je publie sur l’avenir du pays : l’esprit du Vlaams Volks Beweging, le mille-feuilles institutionnel belge, le silence des francophones et de leurs partis, les solutions de rechange pour la Wallonie et pour Bruxelles… La dernière phrase de mon livre : « La scission du pays est à nos portes »  

Je pense qu’il y a un pas que certains, de plus en plus nombreux,  commencent à oser franchir.

3. La régionalisation est déjà bien en marche    

Renvois en Cour d’Assises : la fracture entre le Nord et le Sud, titre Le Soir du 12/01/17 ( J’ai déjà dit ma préférence pour la procédure française pour les Assises, qui ne sera jamais adoptée en Belgique…)

Aide à la Jeunesse : le droit est déjà largement régionalisé depuis plusieurs années.

Exécution des peines : domaine largement régionalisé, au risque d’incohérences entre juges et maisons de justice.

Droit de la circulation  :  on annonce la fin de l’IBSR, Institut belge de Sécurité Routière, et son remplacement par un nouvel organe.  (J’espère qu’il aura le sens de la prévention et pas uniquement celui de la répression…)

Aide aux Victimes : la régionalisation est bien en cours au sein des Maisons de Justice qui sont déjà régionalisées. J’espère que l’on s’inspirera des travaux et de l’expérience de l’INAVEM français ( Institut d’aides aux victimes) qui a vingt ans d’avance sur la Belgique et des moyens financiers d’indemnisation des victimes bien plus considérables, rapides et efficaces.

A quand la Régionalisation des prisons, que l’on ose encore imaginer d’un autre type que celui de Haren qui nous est imposé ? De nouveaux établissements conçus pour la prévention, avec des ateliers, de la formation, de l’aide à la réinsertion…Peut-on rêver? Dossiers à suivre !

4. Trop de détentions préventives en Belgique 

Le constat reste accablant depuis 40 ans au moins ! Je retiens  de mon expérience de 5 ans en Chambre du Conseil que le système ne fonctionne pas assez bien notamment en raison de la proximité entre les juges de cette juridiction et les juges d’instruction. De l’encre a déjà longuement coulé sur la suppression du modèle de juge d’instruction que nous connaissons, au profit de solutions « à l’italienne », avec un juge des libertés seul maître à bord pour les incarcérations.

Je pense aussi, paradoxalement, qu’une prolongation du délai de garde à vue de 24 à 48 heures, « à la française », serait de nature à diminuer les détentions préventives abusives faute de temps suffisant pour permettre un diagnostic sérieux sur le caractère nécessaire et indispensable des privations de libertés. On use souvent d’un remède, aléatoire, sans disposer d’un diagnostic sérieux !

J’ai bien aimé la réponse de Manuela Cadelli, présidente de l’Association Syndicale des Magistrats, à qui on demande quelles sont les solutions alternatives à la détention préventive (Le Soir 10.01.2017) : la probation. Elle précise :  « Des choses contraignantes mais qui sont là pour remédier au problème détecté à l’occasion du passage à l’acte ». Je me réjouis vivement de cette profession de foi, abolitionniste (n’ayons plus peur des mots), qui est la mienne depuis des années après lecture de Louk Hulsman in illo tempore (« Peines perdues »),  qui peut relégitimer l’ensemble du droit répressif et, peut-être, donner à la justice un souffle nouveau. Surtout si elle est bien expliquée et comprise par la population, comme l’ont été les importantes réformes pénitentiaires scandinaves, bien accueillies par l’ensemble des citoyens.

5. Maisons de justice et probation

On n’a sans doute pas assez bien perçu l’importance de l’émergence des Maisons de Justice au sein de notre paysage institutionnel. A Charleroi, où j’ai l’honneur de présider la commission de probation, la maison de justice compte pas moins de 75 agents ! Au début de ma carrière, il y avait trois agents de probation !  Il y va de nouvelles pistes d’action et de réflexions non encore abouties, comme l’expose brillamment une étude de Madame Alexia JONCHEERE, publiée par la Revue de Droit Pénal et de Criminologie de 2016 (« L’activité des commissions de probation dans le cadre de l’exécution des peines »).

Elles précèdent ce qu’annonce depuis des temps immémoriaux l’avènement d’un véritable Tribunal d’Application des Peines, chargé de définir individuellement les modalités précises des peines, en remplacement ou en complément des pratiques machinales des services d’exécution des peines des différents parquets. Il y faudrait aussi des magistrats spécialisés…

Il y a plus de 30 ans, j’avais fait un stage au sein du Tribunal d’Application des Peines de Paris… Il est grand temps de s’y mettre chez nous, et sans doute de régionaliser… Il serait utile de créer plus de liens entre les Maisons de Justice et les juges en prévoyant des lieux et des temps de concertation entre les différents acteurs.             

Lettre à Paul Furlan

Monsieur le Ministre,

Je partage vos inquiétudes et votre volonté d’y voir clair dans le dossier « Publifin ». Toutefois, je ne peux cautionner vos propos relatifs au conseil donné aux mandataires concussionnaires de garder l’excédent de ce qu’ils ont reçu, impôts décomptés, plutôt que de verser à des œuvres. En effet, il me semble que la seule issue possible, afin de garder – un peu- de dignité – est bel et bien de reverser ces sommes à l’intercommunale. Ceci pour éviter que ces mandataires récoltent des crédits d’impôts, suite à des libéralités. L’argent des intercommunales est l’argent de tous ! Je continue à défendre inconditionnellement les intercommunales, mais pas les abus. Je SAIS que ce qui s’est passé chez PUBLIFIN se passe également ailleurs !!!!!. Je me permets d’attendre de vous que vous y mettiez fin ! Et je vous en remercie.

Avec mon respect,
Paul Mélot,
Citoyen de Durbuy.

Hypertrophie

Il y a belle lurette que l’Alliance Wallonie France dénonce cette hypertrophie politico-administrative de la Wallonie comme l’un des maux qui pénalisent la Wallonie dans son redressement et dans sa volonté de bonne gouvernance.

Dans cette perspective, il faut se réjouir de ce qui vient d’arriver à l’intercommunale PUBLIFIN, tel que vient de le décrire la journaliste  Marie-Cécile ROYEN (Le Vif du 23 décembre 2016), qui stigmatise ce qui vient d’arriver « à 25 obligés politiques de second rang »…

Certes, la riposte semble avoir été rapide et ferme, à la hauteur de l’émoi ressenti par toutes les honnêtes gens : il n’en manque pas !

On ne peut que souhaiter que cette volonté de transparence se manifeste partout en Wallonie. Mais, si l’argent a été un moteur pour certaines femmes et certains hommes détenteurs de mandats publics, il est temps d’envisager de remplacer ce moteur défaillant par d’autres valeurs plus humaines et plus proches des problèmes réels des citoyens. C’est le sens de la participation du peuple aux politiques menées par les gouvernants et les parlementaires wallons.

Il y va d’un effort de salubrité publique et il ne concerne pas que les proches du PS et des autres partis de gouvernement : le MR des KUBLA, DE DECKER, et autres affairistes d’Afrique  et d’ailleurs, peuvent aussi balayer devant leur porte…

Que nos décideurs Wallons aient la force et le courage de s’y atteler : cela peut-être l’un de nos souhaits pour 2017 !

Georges-Henry SIMONIS

Post scriptum :

Je me réjouis d’apprendre que le pouvoir judiciaire s’intéresse à l’affaire PUBLIFIN  ( Le Soir du 10 janvier 2017).

Dès l’annonce du problème, j’ai pensé à la portée de ce qu’on appelle, dans le jargon, les « Déclarations de créance » qui figurent généralement  sur les documents relatifs aux paiements demandés à l’Etat, ou plus largement aux pouvoirs publics, pour diverses prestations défrayées.        

« Je déclare sur l’honneur… » ou « Certifié sincère et véritable » : je ne pense pas qu’il y ait une formule sacramentelle unique. Par contre, ne faut-il pas élargir la portée de ce type de signature en considérant que celui ou celle qui la signe reconnait par sa signature le montant de sa demande de, mais aussi la réalité et l’effectivité  de la prestation.  

A défaut, il s’agirait tout simplement de faux et d’usage de faux au sens des articles 196 et 197 du code pénal, infractions punissables de la peine de réclusion. Un peu comme une fausse facture.

En termes de prévention d’abus, peut-être serait-il utile de préciser la portée des obligations qui s’imposent aux signataires de déclarations de créances, de même que l’étendue des devoirs de vérification des services publics de contrôle et d’inspection.

Pourquoi pas un « Pacte de la bonne gouvernance wallonne » ?

G-H S. / 12.01.17

L’après-confédéralisme belge

Georges-Henry Simonis est un chaud partisan de la réunion de la Wallonie à la France. Il a récemment fait imprimer un petit livre intitulé « L’après-confédéralisme belge ». Voici comment il le présente en quatrième de couverture :

3,5 millions de Français en plus !

C’est ce qu’apporterait la région Wallonie à la République française.

Ils parlent tous français, et seront intégrés affectueusement et sans problème. Ils renforceront le rôle de la France au sein de l’Europe : ensemble, ils seront plus forts pour relever les défis ! En ce qui concerne les finances, il y aura des économies d’échelle considérables. La solidarité reposera sur un plus grand nombre de personnes, qu’il s’agisse de la charge des dettes publiques, de la sécurité sociale ou du chômage.

Le marché interne sera plus grand. Les débouchés économiques plus vastes. Il y aura des Wallons à Paris et partout dans le monde.

Le poids politique de la France des droits de l’Homme sera plus lourd. La vie sera moins chère et meilleure pour tous et spécialement pour les plus petits.

Et la Wallonie, épaulée par Bruxelles, fera l’apport à la France de tous ses charmes.

Ce livre de 60 pages est vendu par la Librairie Molière, 68 boulevard Tirou à Charleroi (contact@moliere.com).                       

Il est également possible de se procurer ce livre en contactant l’auteur : simonisgh@gmail.com (8€+2€ si envoi postal à l’adresse indiquée).

Pour tous les lecteurs qui en exprimeraient le souhait, Georges-Henry Simonis serait particulièrement heureux d’organiser un débat suivi d’une dégustation-surprise…

Coopération linguistique

La Belgique est traversée par une frontière linguistique et on sait combien celle-ci détermine la vie politique du pays. L’évolution centrifuge de celui-ci est néanmoins compensée par un discours rassurant. Des liens sont non seulement maintenus mais développés, dit-on. La coopération : voilà le mot qui sauve. Ce serait bien sûr une bêtise de ne pas tirer profit de la diversité linguistique : un prof flamand pour enseigner le néerlandais aux francophones et un prof wallon ou bruxellois pour enseigner le français aux Flamands. Mais il ne suffit pas de signer des accords de coopération car, si les choses bougent en Belgique, ce n’est pas vraiment dans ce sens-là.

L’information suivante a été publiée hier sur le site du journal Le Soir.

En 2015, la Communauté française, la Flandre et la Communauté germanophone concluaient un accord pour faciliter l’immersion linguistique dans les écoles. Près de deux ans plus tard, force est de constater qu’il s’agit d’un fiasco total.

Cet accord de coopération visait à encourager l’échange de professeurs entre Communautés. Mais depuis 2015, pas un seul enseignant francophone n’a traversé la frontière linguistique pour donner des cours en immersion dans une école flamande.

Le fait est que les établissements flamands, quand ils sont en immersion, préfèrent enseigner l’anglais au français.

Et le texte, en soi, favorisait davantage l’échange de la Flandre vers la Communauté française, puisqu’il permet au prof de conserver le salaire de sa Région d’origine. Un avantage pour les Flamands venant travailler chez nous, car la différence de traitement est d’environ 10 %.

Mais du côté des néerlandophones, seuls deux profs ont profité de l’opportunité.

Il ne faut pas désespérer

Le monde est rempli de personnes remarquables. Voici une leçon qui nous vient de France. Elle nous est rapportée par le site de la RTBF.

Caterpillar, Axa, ING… Les exemples de licenciements massifs ne manquent pas en Belgique pour l’année 2016. Mais parfois, cela ne se finit pas toujours aussi mal. A Nantes, dans l’ouest de la France, un chef d’entreprise sur le départ a cédé sa boîte à ses employés afin d’éviter des licenciements.

Il s’appelle Eric Belile et dirige la Générale de bureautique, une entreprise de 40 salariés qui fournit du matériel informatique, des logiciels et des systèmes d’archivage. Alors qu’il était sur le point de partir à la retraite, Eric Belile a renoncé à céder l’entreprise à un gros concurrent, ainsi qu’à ses 4 millions d’euros de dividendes qui lui revenaient. Au lieu de ça, il l’a cédée à ses travailleurs, en formant lui-même cinq salariés qui reprendront le flambeau.

Un patron qui « aime ses salariés »

« J’aime mes salariés. Or, céder l’entreprise à un gros concurrent signifiait de toutes façons licenciements, a expliqué Éric Belile à RMC. Il était impensable d’imaginer que des gens qui ont travaillé avec moi pendant 25 ans, puissent être licenciés. Il y a des cadres qui travaillent ici plus que moi, des salariés qui rentrent tard chez eux, ce que je ne fais pas. »

Une belle histoire dévoilée par RMC et saluée par les employés. « La simplicité pour un chef d’entreprise, c’est de se retirer, de prendre l’argent, et de vivre une bonne retraite au soleil, explique Vincent Le Quer, un des futurs patrons. Mais ce n’était pas du tout sa philosophie. »

2016, année populiste

Par Georges Régibeau

Au rayon des mots de l’année 2016, de ceux qui révèlent une évolution, une inflexion, une inquiétude, il y a bien sûr le mot « populisme », dont l’usage répété tendrait à faire penser qu’en dehors de la politique actuelle, il n’y a point de salut. Car populisme est un mot chargé comme un nuage annonçant l’orage. On en viendrait presqu’à regretter le suffrage universel. Le populisme est dénoncé comme la face obscure de la démocratie, il puiserait sa force dans les émotions primaires, alors qu’une saine culture démocratique exigerait de chacun qu’il soit guidé par la raison, qu’il soit inspiré par des valeurs humanistes, et qu’il se sente personnellement et collectivement responsable de l’état du monde.

Face aux nuages les plus sombres, il y aurait donc le grand ciel bleu de la mondialisation voulue par ceux qui sont à la manœuvre. Une telle opposition serait pertinente si l’idéal démocratique était le véritable enjeu. Mais on ne voit pas les gouvernements contrarier la recherche effrénée du plus grand profit. Normal, dira-t-on, ce serait du populisme. Ou pas. La vérité démocratique est peut-être ailleurs. Dans ce monde qui se resserre, il est permis de se demander quelle place est laissée à l’engagement citoyen, quelle légitimité est laissée à l’exercice de la souveraineté populaire ou nationale et, plus largement, quelle liberté est laissée aux gens de corriger le modèle actuel. Celui-ci vise à imposer partout la logique du marché. Or, si le populisme se définit par le rejet des élites et la propension à flatter la médiocrité des électeurs, convenons que les lois du marché font souvent de même avec les consommateurs.

Certes, on peut soutenir que le capitalisme enchante la vie et pousse à l’excellence, voire à la réalisation de soi. Mais le gonflement des égos repose avant tout sur un mirage. A chacun sa chance. La téléréalité, c’est plus rentable qu’une leçon de philosophie. A chacun sa culture, il n’y a pas de bon ou de mauvais goût mais seulement plus ou moins d’argent à gagner. Nul besoin de s’encombrer d’une réflexion sur les droits et les devoirs, le tout est d’avoir l’argent. Pour posséder. Pour exister. Pour dominer. Si les jeunes esprits sont façonnés par cet environnement, comment l’école, avec ses prétentions humanistes, avec son « éducation à une citoyenneté responsable », avec ses exigences insupportablement gratuites, comment l’école pourrait-elle être efficace, alors que la politique elle-même a tendance à s’en remettre à la main invisible du marché pour gérer tous les problèmes et répondre aux aspirations des gens/électeurs/consommateurs ?

Si le populisme peut cacher des menaces réelles, il ne faut pas le confondre avec la contestation de la pensée unique. Avec le besoin de retrouver du sens, de la cohésion sociale. Le marché s’identifie au mouvement de la vie, il fonctionne en déséquilibrant les sociétés. Quoi qu’il en soit, la globalisation de l’économie ne fait pas que des heureux, il est donc assez naturel que des oppositions s’expriment. Le libre-échange, étendu au monde entier, renforcerait partout le pouvoir de l’argent. Quand la décision politique est davantage influencée par les puissants que par une majorité de citoyens, on ne peut prétendre incarner les valeurs démocratiques. On s’inscrit dans une logique impériale, avec le marché qui tient le globe et manie à l’occasion le glaive : on peut aisément se cacher derrière un pouvoir invisible, impersonnel, irresponsable.

On a bien entendu le droit de voter pour les émules de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan mais il y a des alternatives à ce choix de société. L’ultralibéralisme est surtout d’inspiration anglo-saxonne et, paradoxalement, c’est en Angleterre et puis aux Etats-Unis que le populisme a triomphé en 2016. Cela fait craindre une montée de la vague populiste en Europe, avec tout ce qu’elle pourrait déverser comme outrance, mais, fondamentalement, cela rebat aussi les cartes. Bienvenue en 2017.

Sur le populisme, sous toutes ses formes, ajoutons cette opinion de Jacques Attali, datée du 19 décembre 2016. Cela renvoie, notamment, aux ambitions de l’école et à ce qu’on nous a présenté comme un « pacte d’excellence ».

Pour une apologie des élites

En cette fin d’année, je voudrais dire ma colère. Tant de sujets la justifient : le milliard de gens qui s’endorment tous les soirs en ayant faim; les deux milliards de personnes qui manquent d’eau; les femmes violées, excisées, battues; les jeunes au chômage, les richesses obscènes, les guerres injustes, les sans-abris, l’incompétence et la mauvaise foi de certains journalistes‎, la médiocrité de tant d’hommes politiques, la procrastination des gouvernants qui ont laissé passer, en particulier en France, tant d’occasions de prendre des décisions courageuses et de réformer leur pays.

Et pourtant, aujourd’hui, j’aimerais concentrer ma colère sur un autre sujet : la dénonciation des élites, tellement à la mode aujourd’hui que le mot lui-même est devenu une insulte, et qu’il est même de bon ton de se défendre d’en faire partie.

J’en ai assez de voir mis dans le même sac les riches, les puissants, les élus, les journalistes, les professeurs, les intellectuels, et tous ceux qui « savent ».

Il est honteux et dangereux de les mêler dans le même opprobre. Qu’on puisse critiquer l’action des riches et des puissants, qu’ils le soient par l’argent ou le mandat, est légitime.

Par contre, qu’on critique ceux qui ne doivent leur statut qu’à leurs diplômes ou à leurs œuvres est inacceptable. Il faudrait au contraire glorifier le savoir et les diplômes, admirer ceux qui les obtiennent et les prendre en modèle. Il faudrait admirer ceux qui font de longues études, applaudir ceux qui créent des œuvres d’art ou des entreprises, les artisans qui façonnent des objets, et qui, sans nuire à personne, ont un impact positif sur le monde. Même si, accessoirement, ils s’enrichissent.

A dénigrer ainsi l’excellence, on n’encourage pas les plus jeunes à étudier, à augmenter leur niveau de savoir. On ne valorise que l’aplomb et le culot. ‎On n’écoute que ceux qui crient fort, qui font scandale. On ne s’intéresse qu’à ceux qui ne dérangent qu’en apparence, et qui n’ont aucun impact sur le monde.

Les pays qui agissent ainsi se condamnent au déclin, face à ceux qui font de la réussite scolaire, de la création, de l’innovation, une obsession. Et qui, en conséquence, mettent en place des moyens pour que tous puissent y avoir accès.

Ceux qui discréditent ainsi les vraies élites sont, pour la plupart, en Occident. Ceux qui idolâtrent les gens qui font tout pour mériter d’en faire partie sont essentiellement en Asie.

En France, particulièrement, on assiste, dans bien des médias et des partis politiques, à un tel dévoiement. Et ceux qui devraient résister, parce qu’ils ont travaillé pour cela, se couchent trop souvent devant cette démagogie. Elle domine sur les réseaux sociaux, où l’apologie de la médiocrité est le corollaire naturel de l’anonymat. Elle triomphe dans les médias. Elle sert de critère de vrai dans bien des partis politiques : plus on a de diplômes, plus on est suspect, accusé de faire partie d’une « élite autoproclamée, cosmopolite et mondialiste », et donc discréditée.

Alors, je veux faire ici l’éloge de cette élite-là. De ceux qui se sentent des êtres humains avides de savoir et de créer avant d’être les produits d’un terroir, qui considèrent que les diplômes acquis, qui les placent dans une élite démocratique, leur donnent le devoir d’être utiles à ceux qui n’ont pu y parvenir. De ceux qui font tout pour « devenir soi », pour se trouver, pour se respecter et trouver ce en quoi ils sont uniques. De ceux qui aident les autres à faire partie de cette élite légitime, en décloisonnant les voies d’accès à l’excellence universitaire, trop souvent réservées aux enfants de cette même élite. Il n’est rien de moins « autoproclamé » que ceux qui ont travaillé dur pour obtenir des diplômes.

J’aimerais tant que notre pays retrouve son rang dans l’élite des nations, élite du savoir, des innovations, de la recherche, de la création, de la mobilité sociale, de la justice. Car, en fin de compte, seul le savoir nous incitera à la tolérance et à l’humilité, et nous protégera peut-être de la barbarie.

Les fumées de Publifin

Par Paul Mélot

Mesurant à juste titre les ravages de ce scandale dans l’opinion publique peu de temps après le lamentable spectacle du rétropédalage PS – CDH – MR à la Région wallonne (décret cumul de mandats à réviser), MM. DI RUPO et LUDGEN conseillent à « leurs » 17 mandataires impliqués de verser les sommes perçues à des œuvres. Au MR, M. CHASTEL dit attendre l’enquête annoncée par le ministre FURLAN avant de se prononcer – et peut-être d’inviter « ses » 7 mandataires concernés à faire de même-.

APPLIQUANT L’ADAGE : « BIEN MAL ACQUIS NE PROFITE JAMAIS », MM. DI RUPO et LUDGEN  SE TROMPENT  et  NOUS  TROMPENT. Pourquoi?

1) Une intercommunale ouvre aux communes des possibilités d’aide auxquelles isolément elles ne pourraient faire face (exemple: soins de santé). Dès lors que l’institution génère des profits, elle les restitue aux communes affiliées sous forme de dividendes.

2) Ces dividendes permettent  théoriquement  à due  concurrence de ne pas devoir augmenter les impôts locaux.

3) Dès lors, les jetons de « présences/absences » versés aux mandataires par PUBLIFIN privent tout aussi théoriquement les communes de ces rentrées.

4) C’est donc bien à PUBLIFIN et pas à des œuvres que Madame DELVAUX (CDH), MM. BOURLET (MR) et EMONTS (PS) devraient reverser les émoluments, déduction des impôts payés sur les montants reçus. On attend par ailleurs les réactions des 21 autres mandataires concernés… puisque seuls les trois cités ont MANIFESTÉ leur intention de se débarrasser d’un cadeau empoisonné.

LES PRESIDENTS DI RUPO et LUDGEN SE TROMPENT ET NOUS TROMPENT. Pourquoi ?

Voyons le cas EMONTS. A perçu 112.000 euros et s’engage à reverser – ordre de DI RUPO-  52.000 euros. Impôt payé (?) 60.000 euros (pas trop mal, tant de contribuables se réjouiraient d’avoir payé cela pour gagner bien plus aussi…)

Le régime fiscal des libéralités permet une déduction de 45%, soit donc de 23.400 euros, pour autant que les dons ne dépassent pas 10% de l’imposable. Rien d’utopique donc, en regard des 46 mandats dont 23 rémunérés des années 2000… et rien d’utopique en regard des 21 rémunérés et 18 non rémunérés de 2006, même si certains d’entre eux donnent lieu à avantages : frais de route, de bouche, de voyages… (sources : Moniteur belge et site CUMULEO.be)

En résumé : 1) je reçois 112.000 euros

                       2) mon impôt: 60.000 euros

                       3) me reste 52.000 euros

                       4) je verse 52.000 euros:

                       5) + 52.000  – 52.000 = 0 euro: rien gagné, rien perdu !

                       6) je déduis fiscalement 23.400 euros

                       7) BINGO ! Je GAGNE  23.400 euros sur de l’argent que je n’ai pas  !!!

23.400 euros que les autres contribuables vont devoir compenser.

LES PRESIDENTS DI RUPO ET LUDGEN SE TROMPENT ET NOUS TROMPENT DONC dès lors qu’ils demandent aux 24 concussionnaires corrompus de verser aux œuvres plutôt qu’à PUBLIFIN !

Accessoirement, il serait de bonne initiative politique qu’ils suggèrent au ministre-président MAGNETTE de désigner un « Cédric Halin » (du nom de celui qui a eu le courage de démonter les combines) dans chaque intercommunale: les pratiques de PUBLIFIN NE SONT PAS ISOLÉES !

LES MORALES DE L’HISTOIRE :

a) Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain : la grande majorité des mandataires restent avant tout des gens soucieux de l’intérêt général.

b) Mettre les intercommunales à l’abri des soupçons en sortant de l’actuelle opacité des rémunérations : au-dessus des trois comités incriminés aujourd’hui dissous se trouvent évidemment ceux qui ont inventé le système alors que les présidents des fédérations des partis concernés (DEMEYER, BACQUELAINE, PIRMOLIN) ont perdu la voix et risquent d’en faire perdre beaucoup plus (!) s’ils ne sortent pas du bois.

c) Refuser que cet épisode ne mette en péril la valeur et la valorisation des intercommunales : une utilité publique incontestable !

d) Réfléchir pour  une meilleure gouvernance à des fusions intelligentes d’intercommunales centrées sur le même secteur d’activité.

e) Inviter MM. CHASTEL, DI RUPO et LUDGEN à agir avant que d’autres, mal intentionnés vis-à-vis de la démocratie politique, ne lancent le bélier de l’anti-politique.

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