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La Peugeot 308 désignée voiture de l’année 2014

AFP – francetvinfo

nouvelle-peugeot-308La récompense devrait doper ses ventes. La Peugeot 308 a remporté le prix de la voiture de l’année 2014, décerné lundi 3 mars à la veille de l’ouverture du salon automobile de Genève (Suisse).

« On a beaucoup parlé de Peugeot ces derniers temps, à propos de nombreux sujets mais pas des voitures », a relevé le directeur de la marque, Maxime Picat, qui a reçu ce prix référence en Europe, décerné par des journalistes spécialisés. Un clin d’œil à l’entrée de l’Etat français et du Chinois Dongfeng au capital du constructeur français PSA Peugeot Citroën.

Peugeot a enregistré pour l’instant 55 000 commandes pour sa berline, lancée fin 2013 et fabriquée dans son usine historique de Sochaux, dans le Doubs. Pour pouvoir concourir, les voitures doivent avoir été mises sur le marché avant fin décembre et être vendues à au moins 5 000 exemplaires. Le jury juge à la fois le design, le confort, la sécurité, le rapport qualité-prix, la maniabilité, les innovations techniques et les performances en termes d’émissions de CO2 du véhicule.

Une route Napoléon en Wallonie

Le site du « Vif-l’Express » parle bien d’une route Napoléon en Wallonie, circuit qui sera accompagné d’un guide Michelin et de textes élaborés par des historiens de chez nous, dont l’excellent Philippe Raxhon. Je connais plusieurs de nos lecteurs qui s’en réjouiront. Le mot « Wallonie » deviendrait-il un mot que l’on ose prononcer ? Je ne serai pas le dernier à me réjouir que « le Sud du pays » retrouve sa véritable appellation. (Paul D.)

Voici l’information reprise sur le site du Vif/L’Express.

NapoléonLe balisage de « La Route Napoléon en Wallonie », un parcours touristique retraçant celui de l’Empereur en Belgique dans le cadre de la campagne des 100 jours en 1815, a été présenté lundi par le cabinet du ministre wallon du Tourisme, Paul Furlan. Le circuit est accompagné d’un guide Michelin, qui détaille entre autres les lieux à visiter et les différentes anecdotes historiques.

Le parcours de la route Napoléon, qui s’étend sur 94 kilomètres de Beaumont à Waterloo, a été élaboré avec l’aide d’historiens et reprend l’itinéraire emprunté par l’Empereur en 1815.

La route sera balisée dès lundi à l’aide de 200 panneaux indiquant les points d’intérêts du parcours, « comme un lieu de bataille, l’endroit où Napoléon a dormi ou des anecdotes », précise Jean Fassiaux, attaché de presse de Paul Furlan.

Un circuit GPS pour voitures et vélos est également en phase de finalisation, qui permettra aux visiteurs de suivre l’itinéraire sur le GPS ou sur smartphones et tablettes, grâce à des applications. Le guide Michelin « Route Napoléon en Wallonie et Waterloo 2015 », co-écrit avec l’historien belge Philippe Raxhon, reprend dans ses 96 pages des éléments historiques, des événements, des circuits à parcourir en vélo ainsi qu’une sélection de lieux où se restaurer et d’hébergements. L’ouvrage est en vente depuis lundi.

Parallèlement à cette route Napoléon, sept capsules vidéo ont été réalisées et un documentaire d’une quinzaine de minutes est en cours de doublage.

Le but de ce dispositif, lancé pour commémorer le bicentenaire de la bataille de Waterloo en 2015, « est aussi d’inciter les visiteurs à venir en Wallonie » et leur offrir « de nouvelles manières de découvrir notre patrimoine ».

Vive la Wallonie libre

vive le québec libreCes mots, que de Gaulle n’a jamais prononcés (sinon, peut-être, en privé), Pascal de Sutter les a écrits dans le « Vif » de cette semaine. Sexologue réputé qui partage son temps entre la Belgique et la France, également reconnu comme un expert de la psychologie politique, apprécié des médias français, chroniqueur régulier du Vif/L’Express, Pascal de Sutter s’exprime avec la sérénité du psychologue et la conviction du citoyen (que l’on imagine levant les bras au ciel… en signe de dépit).

Voici son texte.

Bart De Wever a raison !

pascal de sutterBien que je n’éprouve guère de sympathie pour le dirigeant de la N-VA, et encore moins pour ses idées, il me faut reconnaître qu’il a raison. Il a raison d’avoir mis un peu d’adoucisseur dans son discours à Anvers, le week-end dernier, en espérant que les francophones mordent à l’hameçon. Cela fonctionnera. Car les francophones se raccrocheront à n’importe quoi, avaleront n’importe quelle couleuvre (ou même une colonie de pythons s’il fallait) pour espérer sauver la Belgique. Y compris d’intégrer inconsciemment une partie du discours nationaliste flamand. Déjà, de nombreux Bruxellois francophones envoient leur progéniture dans des écoles flamandes ou en immersion. Et leurs enfants en reviennent la tête pleine « d’idées à la Bart », telle que considérer la fainéantise comme un comportement typiquement wallon. Bart De Wever a compris un élément fondamental de psychologie politique : les Flamands sont fiers d’être Flamands, les Wallons ont honte d’être Wallons. J’exagère, me direz-vous ? Pourtant, comment pouvons-nous expliquer autrement que la majorité des Flamands votent pour des partis qui défendent leurs intérêts, alors que la majorité des Wallons votent pour des partis qui défendent l’intérêt de la Belgique… dominée par les Flamands.

Est-ce un fantasme de francophone paranoïaque ? Je conversais un jour –en privé- avec un homme politique francophone de premier plan au courant de la situation. Il me démontra (chiffres à l’appui) que si la Wallonie ne pouvait prendre son envol économique, c’était justement à cause de la Belgique fédérale et du poids majoritaire que les Flamands y ont. Par exemple, les aéroports de Liège ou de Charleroi ne peuvent prendre suffisamment d’ampleur car le fédéral en bloque les développements au profit de Zaventem. Il me confiait aussi que les ambassades de Belgique (dirigées dans leur immense majorité par les Flamands) encouragent les investisseurs étrangers à s’établir en Flandre plutôt que dans une Wallonie décrite comme socialiste, fainéante et gréviste. Dans la réalité, il y a actuellement moins de jours de grève et d’absentéisme en Wallonie qu’en Flandre. Mais peu importe la réalité, ce qui importe c’est de convaincre tout un chacun que la Wallonie est une terre de fainéants et de profiteurs… Le drame, c’est que les Wallons eux-mêmes intègrent ces valeurs négatives. Le même phénomène psychologique a été observé pour d’autres peuples minoritaires et dominés. Ils finissent par douter d’eux-mêmes.

Comme les Wallons qui se croient absolument incapables d’autonomie. Pour rappel, les Norvégiens se sont pacifiquement séparés des Suédois en 1905 alors qu’ils étaient bien plus pauvres et bien moins nombreux que les Wallons d’aujourd’hui. Les Slovaques (également considérés par les Tchèques comme des fainéants incapables de se prendre en main) ont procédé de même en 1993 avec le succès que l’on connaît aujourd’hui. Les Wallons, eux, n’ont pas confiance en leur destin. Pourtant, moi aussi j’aime bien la Belgique. J’aime d’ailleurs aussi les Flamands et la Flandre. Je suis cependant persuadé que je serais bien mieux accueilli durant mes vacances à la côte flamande (ex-côte belge) si j’étais le citoyen d’un autre pays qui se nommerait « Wallonie ». Comme bien des Belges, j’ai des ancêtres wallons et flamands. Ces ancêtres ont choisi d’adopter la langue officielle de la Belgique de l’époque. Je n’ai aucune raison d’en avoir honte aujourd’hui. Aussi, en tant qu’habitant de Wallonie, je préfère être libre et assumer mon destin plutôt qu’être un « junkie de la drogue de l’argent flamand » (dixit Bart De Wever)…

La Belgique crée son poète étatique…

Voilà, c’est fait. « Le Poëziecentrum de Gand, la Maison de la poésie et de la langue française de Namur et la nouvelle organisation littéraire VONK & Zonen d’Anvers, ont officiellement introduit, mercredi, à la maison internationale des littératures Passa poètePorta, rue Antoine Dansaert, à Bruxelles, l’auteur néerlandophone Charles Ducal comme premier poète national de Belgique. » C’est une information « Belga » qu’on peut lire, notamment, sur le site de la RTBF.

Ainsi donc, la Belgique a son poète national. Mieux ! Il est nommé pour deux ans (nous ne savons pas vraiment par qui il est nommé, ni la somme qui lui sera versée pour s’offrir corps et âme à la nation ). Mieux encore, il devra écrire six poèmes sur diverses thématiques de la Belgique. Mieux, mieux encore, ses poèmes devront être traduits en français/néerlandais et en allemand.

Nous sommes bien sûr au pays du surréalisme, cela devient fastidieux de le répéter, mais que ne ferait-on pas pour susciter un nationalisme belge ?

Nommer un poète national, lui imposer une thématique à la gloire de la nation, ordonner la traduction des poèmes dans les trois langues nationales… Cela ne vous rappelle pas une époque révolue ?

Cette annonce est bien dans la ligne de l’inauguration du nouveau grand théâtre de Liège où les acteurs d’une pièce de Shakespeare parlaient l’un en néerlandais et l’autre en français. La critique tout comme tout ce que compte Liège en matière de « people » n’avaient de mots assez forts que pour s’extasier devant cette audace et cette prouesse artistiques. Ne mettons pourtant pas tous les « people » dans le même sac : l’un d’eux me confiait qu’il n’avait pas du tout apprécié et qu’il ne lèverait pas le petit doigt pour sauver la Belgique. Combien étaient-ils d’ailleurs à applaudir et à penser combien était ridicule le spectacle offert ? Mais ceci est une autre question !

Paul D.

Ainsi que le fait remarquer notre ami Michel Pieret, l’introduction d’un poète national en Belgique a fait l’objet d’un article publié sur le site du quotidien Libération. Voici l’article en question, signé Edouard Launet :

Edouard LaunetA la fin du mois, la Belgique aura son Poète national, nommé pour deux ans. Il est bien temps ! Ce pays n’existe plus beaucoup, peut-être qu’un petit coup de Superglue poétique arrivera à ressouder les communautés francophone et néerlandophone. Car le Poète national devra écrire «au minimum six poèmes par an sur diverses thématiques de la Belgique» et verra ses productions traduites dans les trois langues du pays, car il y a l’allemand aussi. On a hâte.

Le premier Poète national était néerlandophone : il s’appelle Charles Ducal. Impossible pour l’heure de trouver sur la Toile le moindre de ses travaux adapté en français. Il faut s’en remettre à la traduction automatique. Cela donne par exemple : «L’impuissance de mon amour pour faire une photo / qui fait son indélébile / non pas comme une image pour obtenir son retour / mais comme quelque chose qui n’existe pas.» Pas mal. On aimerait connaître, dans cette saisissante image, les parts respectives de la licence poétique et de la balourdise informatique.

Ducal et la traduction Google écrivent aussi : «C’est mon amour. Ils ne me tourmentent pas / elle me donne la fièvre / Elle est belle, mais pas dans le miroir / sa viande n’est pas un mot.» C’est plus expérimental, mais cela passe à peu près. On ne sait qui «ils» sont, mais l’apparition inopinée de la viande est un bonheur.

Le futur Poète national et notre assistance informatique embarquée nous proposent encore : «Une vie écrit sa peur sur son visage / mais c’est simple passe-temps / son visage ne change rien.» Et plus loin : «Sa bouche lit tous les mots objectivement / dans l’armoire sont disponibles : / noix, des bonbons, un sac de croustilles.» Ces anacoluthes ne sont-elles pas furieusement houellebecquiennes ? Ne font-elles pas penser à : «Petit visage de cochon / Tout aplati par la détresse / Les seins qui tombent à dix-sept ans / Et la triste pâleur des fesses» ?

Houellebecq, malgré ses immenses qualités, aurait du mal à revendiquer le titre de Poète national, si le poste était créé en France. Car la place est déjà prise : Victor Hugo ne l’a jamais lâchée, malgré Aragon. Pas une plaie hexagonale qui ne puisse être cicatrisée par le souffle hugolien, pas une blessure nationale qu’il ne sache recoudre, pas une tristesse qu’il ne soit allé fouiller. «La tombe dit à la rose : / – Des pleurs dont l’aube t’arrose / que fais-tu, fleur des amours ? / La rose dit à la tombe : / – Que fais-tu de ce qui tombe / dans ton gouffre ouvert toujours ?»

Tiens, si les Belges le désiraient, on pourrait même leur prêter Hugo, qui se serait bien vu Poète national de nos deux pays…

…D’ailleurs, avant même de s’atteler à sa lourde tâche, le Poète national belge semble avoir déjà renoncé puisqu’il écrit, si l’on en croit Google Trad : «Je sais que c’est idiot / Je vais mourir avec mon travail / déjà à moitié effacé et sans espoir / Mais ce n’est pas un argument.»

Le projet de la N-VA pour la Belgique

Sur le site du « Vif-L’Express », Bart Maddens, politologue à la KUL, proche du mouvement flamand et tête pensante de la N-VA démontre que les élections de mai 2014 seront d’une importance exceptionnelle pour l’avenir de la Flandre, de la Wallonie, de Bruxelles et …de la Belgique. Ne pas écouter ce qu’il dit serait une erreur pour nous, Wallons et Bruxellois. Nous sommes loin ici d’effets d’annonce, d’une communication politicienne.

La N-VA a un projet clair pour la Flandre, tout ce qui manque à la Wallonie et à Bruxelles pour leur région respective. Une fois de plus, c’est la N-VA qui imprime de son empreinte   la campagne électorale, mais aussi la politique belge. C’est une fois de plus au nord que va se définir la politique qui nous concernera. Et les partis flamands vont se positionner en fonction du projet de la N-VA. (Paul D.)

Bart MaddensLa N-VA propose une Belgique à deux avec des Bruxellois forcés à choisir la Flandre ou la Wallonie en ce qui concerne les matières personnalisables comme la culture, l’enseignement ou la sécurité sociale. Est-ce une vision plus cohérente de la Belgique, selon vous?            En tout cas, ce que veut la N-VA est désormais clair. On a souvent dit par le passé qu’elle ne savait pas réellement ce qu’était le confédéralisme, qu’il s’agissait d’un slogan ou encore qu’elle n’avait pas de solution pour Bruxelles. Et c’était effectivement le cas dans le programme de 2010, qui était très flou. Il y a désormais de la clarté.

La N-VA s’inspire du modèle européen, avec un Conseil belge en lieu et place du gouvernement fédéral…                                                                                                Oui, c’est très clair, je n’ai jamais vu de projet aussi détaillé au sujet de l’avenir de la Belgique. C’est bien plus détaillé, par exemple, que les cinq résolutions qui avaient été adoptées par le parlement flamand en 1999. On peut y être favorable ou non, mais on ne peut pas nier que cela soit précis.

Du côté francophone, on considère cette vision comme très radicale. Et les autres partis flamands n’y sont globalement pas favorables non plus.              En ce qui concerne la radicalité du projet, je serai nuancé. Il y a effectivement une série de propositions qui sont assez radicales parce qu’elles touchent aux racines du problème.

Par exemple?
La suppression la Constitution belge au profit d’un traité constitutionnel entre les entités fédérées, la disparition des élections fédérales, seuls les parlements régionaux étant directement élus, ou encore la scission pure et simple de la sécurité sociale, ce sont effectivement des propositions radicales. Franchement, je ne m’attendais pas à un projet qui approche à ce point un pur modèle confédéral.
Mais d’un autre côté, ce que la N-VA propose n’est pas non plus si révolutionnaire que cela. Cela s’inscrit dans la ligne de la pensée flamande au sujet de la réforme de l’Etat depuis les cinq résolutions du parlement flamand de 1999. (…)

Pour découvrir l’intégralité de cet entretien, il suffit de cliquer ici.

La N-VA veut 30 % minimum aux prochaines élections

Sur le site du « Vif-L’Express », Bart de Wever joue une fois de plus la clarté.

Bart De Wever 30 %La N-VA devra obtenir un minimum de 30% aux prochaines élections du 25 mai, a indiqué dimanche sur la VRT son président Bart De Wever qui a précisé qu’il sera plus que probablement candidat à la Chambre dans la circonscription d’Anvers.

« Si nous n’obtenons pas 30%, la tentation sera grande de continuer à diriger sans la N-VA », a indiqué Bart De Wever. Si la N-VA atteint ce cap, elle sera amenée à prendre l’initiative pour former le gouvernement flamand et le gouvernement fédéral, précise son président.

Bart De Wever ne veut pas se prononcer sur la direction que prendront les prochains gouvernements, jugeant qu’il faut attendre le résultat des élections. « Nous devrons jouer avec les cartes qui seront sur la table le 26 mai (…) Il faudra faire les bons choix socio-économiques, de préférence sans le PS » et des réformes institutionnelles, a-t-il dit.

C’est la raison pour laquelle Bart De Wever entend se présenter au fédéral. « C’est là qu’il faudra agir », dit-il sans préciser la place qu’il occupera sur la liste anversoise.

Un satisfecit pour Bart De Wever

Dans sa dernière édition, le magazine Le Vif/L’Express publie un article intitulé Comment la N-VA veut atomiser la Belgique après le 25 mai. (« Un projet limpide depuis la publication d’un texte précis en novembre 2013. Il est l’expression même de la Belgique ‘coquille vide’ que je crains depuis des années, concède Hugues Dumont, professeur de droit constitutionnel aux facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles.« ) Auparavant, nous avons pu lire sur le site du magazine l’article suivant et la réaction de notre ami Frédéric Baeyens.

De Wever AnversUn an après son accession au mayorat d’Anvers, Bart De Wever (N-VA) obtient un score respectable de 6 sur 10. L’enquête a été réalisée pour toutes les communes de Flandre par le quotidien Het Nieuwsblad et le bureau d’études de marché iVox auprès de 116.000 habitants.

De Wever réalise un meilleur résultat que son prédécesseur. En 2012, Patrick Janssens (SP.A) a obtenu 5,02 sur 10 (en 2009, c’était encore 5,84). De Wever progresse donc de 10 pour cent par rapport à la dernière année du gouvernement de Janssens.

« Je suis satisfait », a déclaré De Wever. « Évidemment les Anversois ne dansent pas de joie après un an, mais mon score n’est pas mauvais du tout ».

Logique

Le politologue Johan Ackaert (Université de Hasselt) estime que le résultat obtenu par De Wever est logique. « Il n’y a aucun bourgmestre en Flandre qui a été aussi médiatisé que De Wever. En outre, de nombreux Anversois donnent encore le bénéfice du doute à l’homme qui apporterait le grand changement et l’innovation », explique-t-il.

Dans de nombreuses autres villes, les bourgmestres reculent par rapport à 2012. C’est notamment le cas à Louvain, à Gand, à Bruges, à Ostende et à Hasselt où, après tous les scandales, la bourgmestre Hilde Claes (SP.A) obtient un lamentable 4 sur 10.

Frédéric Baeyens | 21 janvier 2014

On a tellement dit que la NV-A ne résisterait pas à l’exercice du pouvoir… Voici un sondage qui nous dit l’inverse. C’est pour cela que les commentateurs s’empressent de dire qu’il s’agit là d’une cote attribuée au bénéfice du doute plutôt qu’à la gestion de la NV-A à Anvers. Je pense sérieusement qu’on aura droit à un raz-de-marée de la NV-A en 2014 et de voir les partis francophones continuer à ne pas préparer la Wallonie et Bruxelles de demain m’inquiète. Il serait temps qu’un véritable Congrès nous indique la direction : confédéralisme ? Indépendance ? Rapprochement avec la France ? Ou, comme d’hab’, demandeurs de rien, position attentiste pour soi-disant sauver une Belgique de plus en plus aux ordres de la Flandre.

La Belgique et ses peurs du lendemain : 1914-2014

boule de noëlLe « Vif-L’Express » ne respecte pas la trêve des confiseurs en abordant les peurs du lendemain de la Belgique. Peur du lendemain bien réelle en cette année 2014 où la mère de toutes les élections va déterminer l’existence-même de la Belgique. L’article de Pierre Havaux que vous trouverez ci-après, est de qualité. Je lui reproche pourtant de ne pas poser les bonnes questions : Wallons et Bruxellois doivent-ils avoir peur de l’évaporation de la Belgique ? Ne peut-on penser que celle-ci va permettre à la Wallonie de sortir du carcan dans lequel la Belgique confédérale l’enfermera de plus en plus ? Ne peut-on penser que les mondes politiques wallon et bruxellois seront dans l’obligation de trouver un véritable projet pour la Wallonie et pour Bruxelles sans avoir continuellement les yeux rivés vers le Nord ?

Le « Vif-L’Express » n’est pas le seul à ne pas respecter la trêve des confiseurs. Responsables CD&V et Open VLD viennent de déclarer qu’il est normal que le premier ministre soit, dans le futur, issu de la Communauté la plus nombreuse du pays. Ils rappellent aussi qu’il n’est pas question pour leur parti d’entrer en 2014 dans un gouvernement qui serait minoritaire en Flandre. Deux piqûres de rappel pour celles et ceux qui n’auraient pas encore compris. Non, M. Havaux, la N-VA n’est pas toute seule. Je connais deux hommes politiques « francophones » aux grandes ambitions qui, eux, doivent trembler…!

Paul D.

L’article de Pierre Havaux sur le site du Vif/L’Express :

drapeau belgeEn 2014, la Belgique a deux fois rendez-vous avec l’Histoire : il y a cent ans, elle était à la veille d’être happée par la Grande Guerre ; et dans cinq mois, elle affrontera « la mère de toutes les batailles électorales ». Le Vif/L’Express plonge au cœur de ces deux Belgique envahies, à cent ans d’intervalle, par la peur du lendemain.

1914-2014. Un siècle, deux mondes. A cent ans d’écart, une Belgique qui retient son souffle. Hier, une nation vivait dans une vague hantise d’être brutalement agressée de l’extérieur. Aujourd’hui, un pays vit dans la crainte de se déliter en douceur.
La première de ces alarmes s’est tragiquement vérifiée, le 4 août 1914. L’Allemagne viole les frontières de la Belgique neutre, impose pour quatre ans sa loi par le feu et le sang. Un monde s’écroule, balayé par la Grande Guerre. Cet été, ce passé centenaire reviendra en mémoire. À ce moment-là, les Belges sauront si la seconde appréhension, d’une brûlante actualité celle-là, est devenue ou non réalité. Le 25 mai, Flamands et francophones auront eu rendez-vous avec « la mère de toutes les élections ». Peut-être le verdict des urnes aura-t-il plongé le pays dans une nouvelle paralysie prolongée, si d’aventure la Flandre se jetait massivement dans les bras des nationalistes flamands.

La Belgique est à un autre tournant de son existence. Il y a cent ans, certains déjà ne donnaient pas cher de sa peau. « Les Belges feront la haie pour nous regarder passer », se gausse l’ambassadeur d’Allemagne à Paris, à la veille de l’ultimatum adressé le 2 août 1914. Le diplomate est persuadé que l’Empire allemand ne fera qu’une bouchée de son petit voisin. Ce pays « artificiel » est à ce point divisé par l’agitation politique, sociale, linguistique, qu’il ne doit plus son existence qu’au bon vouloir de l’Europe. Le moment venu, il sera incapable d’unir ses forces vives dans un ultime sursaut.

« Que la Belgique eût à surmonter une crise, nul doute qu’elle ne s’effondrât. Que de fois les augures avaient prédit sa disparition », relève Henri Pirenne dans sa monumentale Histoire de Belgique écrite entre 1900 et 1931. Au XIXe siècle, le puissant Bismarck prenait déjà les paris, comme le rappelle l’historien Vincent Dujardin (UCL) : « En 1866, le chancelier allemand déclare : « Je considère que la Belgique, à la longue, ne pourra être un Etat viable ». » Pourtant, les Belges forcent l’admiration hors de leurs frontières. Ils forment « la plus dense, la plus riche, la plus industrieuse des populations du globe », s’extasie à l’aube du XXe siècle Jean-Gabriel Tarde, sociologue français de renom. Ce nain géographique est encore un géant économique. « Jamais son essor économique ne l’avait porté aussi haut qu’en 1914, jamais la prospérité nationale ne fut plus grande », souligne toujours Henri Pirenne. Mais cette façade de puissance cache une vraie fragilité. L’éminent historien gantois est un témoin privilégié de cette Belgique qui vit sur un volcan. « En réalité, une crise politique, économique et sociale la travaille. »

Ses élites au pouvoir peinent à moderniser en profondeur cette terre de paradoxes. Economiquement ouverte sur le monde, mais diplomatiquement enfermée dans une intenable neutralité. Petit paradis fiscal pour entrepreneurs fortunés, mais enfer social pour bien des prolétaires sous-payés. « Dans aucun pays de l’Occident de l’Europe, le coût de la vie n’était aussi bas, nulle part les impôts aussi peu élevés, mais nulle part non plus les salaires n’étaient aussi minimes », résume Henri Pirenne.

Les premières fêlures nord-sud

Cette société d’ordres se déchire sur les questions sociale, scolaire, religieuse, électorale. L’intense ferveur patriotique qui se manifeste à la veille de la guerre masque de plus en plus mal les premières fêlures entre Flamands et Wallons. Le pays choisit encore de fermer les yeux. Henri Pirenne en est aussi le témoin : « A la veille de la guerre mondiale, les signes avant-coureurs de la catastrophe avaient beau se multiplier, on ne voulait pas ou on n’osait pas les voir. » La Belgique préfère s’illusionner jusqu’au bout, s’afficher en modèle d’entente entre les peuples européens. « Etre belge, c’était une manière d’être européen, puisque la Belgique elle-même était un microcosme de l’Europe. » Cette posture avant-gardiste ne lui épargne pas les affres de quatre années de guerre.

Le premier cataclysme mondial enterre la Belgique de 1914. Un pays où l’on se bat encore jusqu’à en mourir pour obtenir le droit élémentaire de voter : les élections générales de 1912, les dernières avant la guerre, « donnent lieu à des violences graves qui font quatre morts à Liège », rappelle Vincent Dujardin. Un pays où la femme n’est que source de méfiance pour l’homme, même quand il est de gauche : « Nos femmes nous échappent aujourd’hui parce que le prêtre les tient », soutient le dirigeant du Parti ouvrier belge Emile Vandervelde.

L’amour sacré de la patrie en prend un coup

C’est un pays où les socialistes n’ont pas encore goûté à l’ivresse du pouvoir, où les partis politiques sortent de la préhistoire. Où l’appareil gouvernemental reste rudimentaire, l’Etat-providence un concept saugrenu, et la sécurité sociale une pure fiction. Où le Roi, non seulement règne, mais prétend encore parfois gouverner.
Cette Belgique autrefois unitaire, jadis puissance coloniale et économique, s’est métamorphosée. Elle a hérité de colossaux défis budgétaire et communautaire, qui ne font qu’embrouiller les enjeux politique, économique, social. En cent ans, elle a aussi spectaculairement perdu foi dans le secours de la religion catholique. « On est passé d’un catholicisme de masse, parfois franchement sociologique, à un catholicisme de conviction plus œcuménique », reprend Vincent Dujardin.

L’amour sacré de la patrie a pris un sérieux coup. Il a fait place au doute existentiel. L’émancipation flamande y est pour beaucoup. Ce combat n’est pas seulement monté en puissance. Il a radicalement changé de visage, relève l’historien de l’UCL. « Ce n’est plus du tout la lutte du mouvement flamand pour la culture, la flamandisation de l’université ou de l’enseignement obligatoire. Le nationalisme flamand est devenu socio-économique, hostile à des transferts financiers nord-sud qui, en 1914, étaient sud-nord. »

La menace est intérieure

La roue de l’Histoire n’a pas tout broyé. Elle n’a pas eu raison de ce qui commence déjà à sauter aux yeux, à la veille de la guerre : la Flandre vote plus à droite, la Wallonie plus à gauche. Les chemins n’ont depuis cessé de se séparer. La Belgique en devient difficilement gouvernable. 541 jours d’impasse politico-communautaire en ont même fait l’homme malade de l’Europe, en 2011.

Le péril n’est plus aux frontières. La menace est intérieure. Elle porte un nom, elle a un visage : la N-VA de Bart De Wever. Qui fait la pluie et le beau temps en Flandre, domine l’agenda politique du pays. C’est elle qui pourrait faire l’Histoire, en mai 2014.
Que les nationalistes flamands remportent la partie haut la main aux élections, et ils pourraient se rendre mathématiquement incontournables à l’un ou l’autre échelon du pouvoir, imposer leur loi ou replonger le pays dans l’imbroglio politique. Qu’ils échouent au scrutin, et ce pourrait être l’amorce du déclin.

C’est un peu quitte ou double pour Bart De Wever et sa formation. Ils seront plus que jamais la cible d’une obsession commune à tous les autres partis traditionnels en campagne : comment faire mordre la poussière aux nationalistes flamands et à leur homme providentiel, pour donner une chance au pays de surmonter un cap difficile de son existence. Un de plus. 1914 – 2014 : la Belgique vit dangereusement.

CD&V et N-VA, même combat…

Il est bon de frapper plusieurs fois sur le même clou afin que le frileux citoyen wallon sorte de sa léthargie. L’article qui suit démontre la véracité de ce que nous disons de semaine en semaine. N-VA, CD&V, auxquels nous ajoutons l’Open-VLD, poursuivent les mêmes buts. Seuls diffèrent les chemins, ou parfois le simple vocabulaire, pour y parvenir. N-VA + CD&V + Open-VLD, cela fait plus de 60 % du corps électoral flamand, sans compter les 10 % du Vlaams Belang, toujours prêt à apporter sa contribution aux projets qui portent l’indépendance de la Flandre. Que faudra-t-il à nos dirigeants pour regarder cette réalité belge en face ?

A l’ A.W.F., nous avons une solution qui allie solidarité garantie par la France et autonomie wallonne héritée de son passé. Cela s’appelle l’intégration-autonomie.

L’article suivant a été publié sur le site du Vif/L’Express.

Stefaan-De-Clerck-CD-V-« La N-VA a changé. Et pas en bien ». Dans une interview à cœur ouvert accordée à l’hebdomadaire Knack, Stefaan De Clerck, devenu président de Belgacom après 23 ans de politique, passe en revue sa carrière et plaide en faveur d’une fusion entre le CD&V et la N-VA.

L’ancien bourgmestre de Courtrai se rappelle le lendemain des élections de 2003. « J’ai passé toute la soirée chez Geert Bourgeois » dit-il. « Le CD&V stagnait et la N-VA n’avait qu’un élu, Bourgeois lui-même. Je lui avais déjà demandé de composer un cartel mais à cette époque il n’était pas d’accord. Ce soir-là, j’ai senti qu’il était prêt. Yves Leterme, qui m’a succédé en tant que président, a continué ces entretiens et validé le cartel. »

C’est ainsi que vous avez grandi la N-VA.

Stefaan De Clerck : C’est vrai. Mais il faut considérer le long terme. Je pense que la relation entre le nationalisme flamand et la démocratie chrétienne est profondément ancrée dans l’ADN flamand. Aujourd’hui, nous sommes des partis séparés et la N-VA est beaucoup plus grande que le CD&V. Mais qui sait ce qui se passera demain et après-demain ?

Vous voulez dire qu’ils se retrouveront un jour?

Pourquoi pas? Je ne l’exclus certainement pas. Cette pensée de base, qui réunit les deux composantes, continue à exister. Lorsque nous avons conclu ce cartel, cette pensée était assez chaude. Entre-temps, la N-VA a un peu changé, et pas en bien. Pour eux aussi, une nouvelle fusion serait une bonne chose. Nous pouvons nous améliorer mutuellement. La chaleur du CD&V et l’acuité de la N-VA. L’accent est mis sur l’émancipation de l’homme d’une part et sur l’émancipation de la nation d’autre part. Les deux s’accordent très bien.

Claude Eerdekens appelle à la révolte des communes

M. Eerdekens nous a habitués à dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Il en appelle à une révolte des communes « comme celle qui a fait tomber Tatcher ».

Voir ici l’article publié sur le site du Vif/L’Express.

Claude-EerdekensLe bourgmestre d’Andenne, Claude Eerdekens, a appelé lundi à un « combat sans merci » des communes contre la mise en place des zones de secours et « pour obtenir la couverture, à charge de l’Etat fédéral exclusivement, des pensions des statutaires, des surcoûts de la police et des services d’incendie et des frais imposés aux pouvoirs locaux dès 2015 par les exclusions du chômage ».

« On ferme boutique un jour supplémentaire de semaine en semaine. Nous allons mener des combats terribles. Que le gouvernement fédéral fasse attention et n’oublie pas que la révolte des communes britanniques, suite à la ‘poll tax’, a fait tomber la dame de fer », l’ancienne Première ministre britannique Margaret Thatcher, en 1990, a-t-il lancé lors de la présentation du budget communal 2014. Pour M. Eerdekens (PS), le budget 2014 est « le rayon de soleil avant l’ère glaciaire de 2015-2016 et l’apocalypse de 2017-2018 ». Le bourgmestre a souligné la « catastrophe annoncée pour toutes les communes à cause des trois P maléfiques: pensions, police et pompiers ».

Le bourgmestre a à nouveau annoncé qu’il était prêt à aller en recours en suspension et annulation au Conseil d’Etat contre la création des zones de secours: « le recours est déjà prêt. Nous serons suivis par d’autres communes, comme Bièvre ».

M. Eerdekens dénonce l’attitude « irresponsable » de la ministre de l’Intérieur dans ce dossier: « Il n’y a aucune raison que les coquetteries de la ministre (Joëlle) Milquet doivent aboutir à une situation apocalyptique et que les communes soient sacrifiées sur l’autel des arbitrages budgétaires de la Région wallonne et du fédéral. Ce sont là des mécanismes qui vont broyer les communes. L’Etat fédéral doit mettre fin au carnage », a-t-il insisté.

Pour la zone de police des Arches, le surcoût des cotisations patronales pensions de 2013 à 2020 représente 9,505 millions d’euros, soit trois fois les dotations des cinq communes de la zone, selon le bourgmestre andennais. « C’est impayable. En 2015, avec les effets de la sixième réforme de l’Etat, les communes ne seront pas aidées par la Région wallonne qui subira beaucoup. Et sans l’aide du fédéral, c’est la fin des haricots », a-t-il ajouté.

Le bourgmestre prévoit de 15.000 à 30.000 pertes d’emplois dans les communes wallonnes d’ici 2018.