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POUR UN CONGRES WALLON

 L’analyse de Paul Mélot

Sous le titre « Le Cincinnatus qui veille sur le ’16’ », Dirk VANOVERBEKE (Le Soir des 15 et 16/11/2014) décortique avec une particulière pertinence les actes de Bart DE WEVER, ainsi que sa stratégie.

Bart De Wever 25 maiRésumons :

a) Il a décliné le « 16 » pour ne pas se brûler et néglige dans son égo ses 314.650 voix de préférence pour mieux diriger ce que l’on appelle « le pays », vu de l’extérieur.

b) Il s’est retiré de la course pour faire aboutir le suédoise et réaliser son rêve d’asseoir la suprématie flamande dans le gouvernement fédéral, jetant au passage le PS dans l’opposition.

c) Il veut ne plus jamais voir le PS revenir au pouvoir, menaçant : « ceux qui le feraient revenir se suicideraient politiquement ».

d) D’ici 2019, au départ d’Anvers, il sera le gardien de l’idéologie de la N-VA au gouvernement.

Des faits très récents illustrent ce qui précède. Résumons :

a) La ministre de la santé Open-VLD (DE BLOCK) souhaiterait assouplir la législation relative au cannabis ? Remise au rang par De Wever lui-même.

b) Le secrétaire d’Etat NV-A met en doute la plus-value des immigrations congolaise, algérienne, marocaine ? BDW se fout de l’embarras du MR devant ces faits: « foutaises francophones », clame-t-il.

c) Charles MICHEL (MR) qualifie d’ « énorme » l’espace de négociation après la manifestation de Bruxelles ? « Il n’y a aucune alternative politique », siffle BDW.

d) Economies dans le secteur culturel et réductions de ces économies proposées par D. REYNDERS (MR) ? Elke SLEURS (N-VA) tacle, sur ordre de BDW.

e) Timide volonté du CD&V d’impôt sur la fortune ? Kris PEETERS recalé par Jan JAMBON, et passons sur : report de l’âge de la pension, saut(s?) d’index, traque à la fraude sociale (pour la fraude fiscale, voir le Luxleacks !), économies présentées comme inévitablement inévitables ! (sans jamais penser à retarder les échéances de la dette, seule solution d’amoindrissement et de lissage de l’effort demandé…).

Comprenons donc bien : l’accord, TOUT l’accord, rien d’autre que TOUT l’accord. « Punt aan de lijn » ! Et direction sortie pour celui qui désobéit !

On le voit, à l’échéance de cinq ans, sauf chute – improbable – de la coalition, triomphe extraordinaire de BDW en Flandre. Ensuite, révision de la Constitution au profit exclusif du Nord avec la 7e réforme de l’Etat.

Chute improbable ? Pratiquement improbable, et pourquoi ?

1) En Flandre, ni le CD&V, ni l’Open-VLD ne vont pouvoir, sous peine de disparition du pouvoir politique nordique, s’opposer au rouleau compresseur N-VA.

2) Pas plus le MR, en Wallonie, ne songera à ne plus subir les ukases : il affaiblirait d’autant plus le VLD-frère flamand, au tout grand bénéfice de la N-VA, et payerait très cher, en Wallonie particulièrement, le prix de sa participation. Il serait immédiatement rejeté dans l’opposition fédérale, à supposer que la mathématique électorale le permette, ce qui est moins certain car les faits nous montrent que si un MR affaibli devait constater qu’il peut rester dans cette majorité fédérale, il s’y accrocherait pour enfin subsister, mais à quel prix, toujours plus faible, toujours plus à la merci de BDW, toujours plus craintif du verdict de l’électorat wallon… car le temps passant, la régression amorcée ne fera qu’augmenter les appétits féroces de la N-VA de maintenir l’hégémonie, jusqu’au but final : la disparition de la Belgique en tant que telle.

Nous voici donc au cœur du problème, personne n’en pouvant douter : le but ultime, la solution finale, même ! Avec « l’aide » du PS, allié objectif comme semble le penser BDW, qui ne pourra que revendiquer le confédéralisme total, voire une large autonomie, voire l’indépendance, comme on va le voir dans la suite !

Paroles d’Eric DEFOORT, ami plus que très proche de BDW, idéologue de la N-VA dont il est l’un des co-fondateurs: « Les Wallons seront un jour les Ecossais de la Belgique et réclameront à leur tour leur indépendance ». Voilà qui est dit !!!

Foutaises flamandes ?

Quel sens aurait encore une Belgique vidée de ses fondamentaux (solidarité, pensions, santé, armée,…) ? Quelle valeur ajoutée ? Sur quel vide économique wallon ? Ici, faisons appel à l’audition du ministre REYNDERS devant la Commission des affaires étrangères, le 14 novembre : après deux passages pourtant positifs de l’accord gouvernemental, l’un sur la poursuite de l’intégration européenne, l’autre sur la volonté d’instaurer des votes aux majorités qualifiées pour la politique européenne et sa défense, c’est alors la déferlante N-VA qui siffle le chemin : « associer les entités fédérées à la politique étrangère, révision des accords de coopération, ceci à peine sous-entendu au grand bénéfice de Mère Flandre… ». Lire à ce sujet les articles des journaux.

Durant la campagne électorale pour les élections régionales, l’ALLIANCE WALLONIE FRANCE a, hélas vainement et sans retombées positives, réclamé aux différents partis wallons la prise en considération dans les accords post-électoraux des votes sur l’élargissement et surtout la mise en pratique des accords bilatéraux existants avec la France, la création de quantité d’autres dans tous les domaines de la vie économique et sociale afin qu’au jour où la Flandre aura pris son envol, et même évidemment déjà auparavant, nous ne nous retrouvions les mains complètement vides, à la merci d’une austérité à la grecque…

Les récents événements que l’on ne peut d’évidence qualifier de soubresauts, tellement tout ce qui précède était prévisible, vont-ils enfin ouvrir les yeux de TOUS les décideurs politiques wallons, qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition fédérale, régionale, communautaire ?

De tous nos vœux, de toutes nos forces, pour nos enfants, pour la Wallonie, pour nous-mêmes, pour notre fierté wallonne, nous appelons à la convocation d’un CONGRES WALLON. Plus que très vite ! Il n’est même plus moins cinq !

Liège: plus de 100 emplois menacés au CHU

En moment de crise économique, le titre pourrait vous paraître banal même si pour les personnes concernées se dissimule souvent un drame humain qui atteint dans la plupart des cas l’ensemble d’une famille. Si j’ai décidé de mettre ce titre en exergue, c’est pour vous démontrer combien la presse recourt parfois au sensationnalisme d’un titre en complète inadéquation avec la réalité d’une situation.

chuJe m’explique : lors d’une hospitalisation au mois d’août, j’avais eu l’opportunité de parler de la qualité des repas servis aux hospitalisés du C.H.U. avec un ami, membre du conseil d’administration de cet établissement. Celui-ci m’avait répondu que le Conseil d’Administration était conscient de ce problème et m’avait conseillé de remplir le questionnaire de satisfaction proposé à chaque patient à sa sortie de l’Hôpital, ajoutant que les membres du C.A. étaient très sensibles aux remarques, avis ou suggestions émis par les patients sortant.

En réalité, au-delà des appréciations très positives émises par une grande majorité des patients du C.H.U. Sart-Tilman quant aux soins reçus, à la bonne humeur du personnel infirmier, d’entretien  et auxiliaires de santé  ainsi qu’à la compétence des médecins, un avis négatif récurrent s’exprimait quant à la qualité des repas proposés.

L’hôpital universitaire liégeois offre la particularité de jouir d’une indépendance quasi totale de gestion. Le contrat qui le liait à la multinationale ISS BD Food qui fournissait de la nourriture industrielle arrivant à échéance, le C.A. a décidé de reprendre en interne la gestion des repas et de passer un accord avec l’hôpital du Bois de l’Abbaye à Seraing pour la gestion des repas dits traditionnels.

Contrairement à la menace qu’énonce le titre du site RTL.be, les 100 employés en CDD de ISS BD Food vont être repris par le C.H.U. avec un statut public plus favorable que celui qu’ils avaient dans la société privée. De plus, le C.H.U. compte engager du personnel supplémentaire afin d’optimiser la qualité des repas servis dans ses établissements Sart-Tilman et Bruyères. Nous sommes loin d’un « nouveau bain de sang social » comme me l’écrivait un ami après lecture le 28 octobre 2014 de l’article repris ci-dessous. Quant aux patients, ils n’auront, j’en suis certain, qu’à se féliciter de cette décision courageuse du C.A. du C.H.U.

Paul D.

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège a l’intention d’internaliser la préparation des repas, jusqu’à présent gérée par une société externe dont le contrat arrive à échéance. Une centaine d’emplois sont menacés.

Cela fait une dizaine d’années que les repas servis aux patients du CHU sont préparés par la société ISS BD Food, dont le siège est basé à Floreffe. Mais le contrat arrive à échéance le 31 mai prochain, révèle mardi la RTBF. Le CHU souhaite reprendre en interne une partie des repas – les repas spécialisés, les repas des restaurants du site du Sart-Tilman et de Notre-Dame des Bruyères- mais par contre « confier la gestion des repas dits traditionnels à l’hôpital du Bois de l’Abbaye à Seraing« , a précisé Julien Compère, administrateur délégué de l’hôpital universitaire sur les ondes de Vivacité.

Jeudi dernier, les 103 personnes employées par ISS BD Food sur le site du CHU ont été averties de leur prochain licenciement. Elles recevront leur C4 en décembre. « Nous ne savons pas encore grand-chose« , explique à Belga Raymond Docquier, secrétaire permanent alimentation et services à la CSC. « Le personnel pourrait être reclassé par ISS BD Food, une partie pourrait être reprise par le CHU mais on ne sait pas encore combien. La direction a convenu de nous tenir informés dans les prochaines semaines. »

Etudiants en médecine : les différences Nord-Sud

Qui osera encore dire qu’il n’existe pas de problème communautaire en Belgique ? Dans ce pays en voie d’évaporation, le communautaire s’incruste parfois là où on l’attend le moins. Dernier exemple en date, l’accession des étudiants en médecine aux fameux quotas INAMI qui donne à l’étudiant la possibilité d’exercer son art. L’INAMI dépend du ministère de la santé publique qui reste à ce jour une matière fédérale commune, en théorie, à tous les Belges. Mais l’enseignement est une matière communautarisée où chaque Communauté est loisible d’interpréter les textes fédéraux comme bon lui semble.  A la lecture de l’article de Soraya Ghali, publié sur le site du Vif/L’Express, il est malaisé de contredire un adage bien ancré en Flandre : « les Flamands font mieux ce qu’ils font seuls ».

Il appartient maintenant aux responsables politiques wallons et bruxellois de prendre leurs responsabilités.

Nous pensons bien sûr au drame de nos étudiants wallons et bruxellois  en médecine qui après 7 ans d’études se verront refuser le fameux numéro INAMI indispensable pour entrer dans la profession. Autre question : quel sera le critère retenu pour accorder le précieux sésame ?

Une fois de plus, nous pouvons affirmer que l’Etat belge se compose de sociétés de plus en plus distanciées, quoiqu’en disent la Présidente MR du Sénat et le Président du PS qui dans leurs déclarations continuent à exprimer leur foi en un Etat belge fédéral moribond. Comprenne qui pourra…

inamiPanique chez les futurs médecins francophones : la moitié d’entre eux risquent de ne pas pouvoir exercer leur art. Alors qu’en Flandre, la situation est moins problématique. Pourquoi ?

 1. L’accès aux études de médecine

La Flandre a opté pour une sélection à l’entrée. Le candidat doit obtenir 10/20 minimum. Les taux de réussite tournent autour de 40 %.

Côté francophone, le candidat doit se soumettre à un examen non contraignant. Le taux de réussite, soit au moins 10/20, s’élève à 20 %.

2. Le taux de réussite en 1ère bac

En Flandre, il est passé de 50 % à 85 %. Le test éliminatoire aurait conscientisé les profs du secondaire et, depuis, l’enseignement des sciences s’y serait amélioré.

Dans les universités francophones, seuls 20 à 30 % des étudiants franchissent le cap de la première année. Pour 2013-2014, le taux monte à 38 % (y compris parmi les doubleurs). Explication : depuis deux ans, l’étudiant qui présente en janvier une moyenne inférieure à 8 sur 20 peut étaler sa première année sur deux ans.

3. Les conditions d’enseignement

En Flandre, les étudiants ont un contact précoce avec les patients sous la forme de stages divers, profitant d’un apprentissage actif en petits groupes, par exemple. D’après les doyens, le climat est agréable dans les auditoires, où il n’y a plus de concurrence. Tout cela améliore la qualité des formations médicales et, par ricochet, la qualité des soins offerts aux patients.

Côté francophone, ces cinq dernières années, les inscriptions ont doublé, entraînant des effets négatifs sur la qualité de la filière. Les universités ont dû mettre en place des systèmes de télédiffusion et de cours sur Internet. Les hôpitaux, eux, peinent à accueillir ces étudiants en stage, tandis que les maîtres de stage manquent en nombre.

4. Les étudiants surnuméraires

A l’horizon 2017, la FWB comptera 1 120 aspirants médecins sans numéros Inami à la fin de leurs études. Selon les chiffres du SFP Santé publique, ils ne seront que 512 en Flandre.

5. Les effectifs en activité

La proportion de médecins généralistes ayant plus de 54 ans est de 53,9 % à Bruxelles, 55,7 % en Wallonie et 49,1 % en Flandre. Pareil pour les spécialistes. Or, de 2008 à 2012, le nombre de généralistes en formation a grimpé de 71 % en Flandre, d’à peine 21 % à Bruxelles et de… 10 % en Wallonie. Quant aux candidats spécialistes, leur nombre a augmenté de 25 % en Flandre, de 29 % à Bruxelles et de… 16 % en Wallonie.

6. Les choix politiques

Les Flamands accusent les politiques et les universités francophones d’avoir « torpillé » le numerus clausus, au détriment de la Flandre, qui, elle s’est conformée aux quotas Inami. Mais, côté francophone aussi, des voix s’élèvent : « Défendre la liberté d’accès au cursus de médecine et en même temps défendre la fin du numerus clausus est difficilement défendable », déclare le Dr Lievens, vice-président du syndicat des médecins spécialistes.

« Les Wallons, c’est du caca »

genk-standard 2Le site du magazine 7 sur 7 parle d’un nouveau dérapage des « supporters » de Genk à l’encontre du Standard de Liège. « Dérapage » est-il un terme approprié pour une chose qui se répète de façon récurrente et pas seulement à Genk ?

Remplacez « Wallons » par « Marocains » ou tout autre substantif relatif à un groupe humain. Que diraient des organismes comme « La Ligue des Droits de l’Homme » ? Ne se porteraient-ils partie civile et demander que l’affaire soit portée devant la justice civile ? 

L’arbitre Sébastien Delferière ne se serait-il pas grandi en décrétant l’arrêt pur et simple de ce match de football pour racisme ? N’est-ce pas l’UEFA (union européenne de football association) qui paye chèrement des spots publicitaires prônant le respect et la lutte contre le racisme ?

Quant à l’Union royale belge de football, organe suprême du foot belge, qui démontre de mois en mois son incompétence, il ne faut rien en attendre. Tout au plus dira-t-elle que beugler « Les Wallons, c’est du caca » fait partie d’un jeu qui ne mérite qu’une remontrance semblable à celle qu’un adulte adresse à un enfant mal élevé.

Il n’y a pas si longtemps, certains « supporteurs » du PSG (Paris-Saint-Germain) pratiquaient des cris et saluts qui relevaient plus du IIIe Reich que d’amateurs d’un spectacle sportif. La Fédération française de football n’a pas craint de prendre le problème à bras-le-corps, excluant ces individus de l’enceinte des stades. Autre fédération, autres mœurs, autre conception du respect de l’Autre.

Paul D.

Genk-StandardOn est passé tout près d’un nouvel incident lors de Genk – Standard dimanche soir. Les supporters limbourgeois ont scandé des chants anti-Wallons, obligeant Sébatien Delferière à prendre ses responsabilités.

Alors que les fans de Genk chantaient le tristement célèbre « Et les Wallons, c’est du caca », Monsieur Delferière a interrompu la partie pendant quelques minutes, menaçant de renvoyer les 22 acteurs aux vestiaires si cela ne cessait pas.

L’appel du speaker aura suffi (difficilement) à calmer les esprits mais ce n’est pas la première fois que les supporters de Genk dérapent.

Selon Sudpresse, un rapport a été rédigé par l’arbitre. Le Comité Sportif de l’Union Belge devra prendre une décision quant à une éventuelle sanction.

Cherchez l’erreur

« La libre » de ce jour publie le témoignage d’un homme entendu cet été par les enquêteurs de la Cellule du Brabant wallon. « Ces derniers tentent de rassembler les pièces d’un puzzle que les prédécesseurs ont laissé s’embrouiller », note-t-elle. L’homme, un ancien syndicaliste sans emploi, dit avoir été recruté par la Sûreté de l’Etat, en 1982, afin d’infilter l’organisation d’extrême droite « Westland New Post ». L’objectif aurait été d’identifier des profils prêts à tout, afin de les projeter sur zone et de terroriser la population. L’informateur aurait ainsi ouvert la voie aux tueurs du Brabant.

Notre ami Roland Douhard nous livre sa lecture d’événements qui secouèrent notre pays.

tueries du brabantC’est plausible. En parallèle avec les tueries du Brabant, il faudrait rouvrir l’enquête de l’attaque de la caserne de Vielsam, en mai 1984. Cette opération fut montée par des militaires de l’Alliance atlantique, dans le cadre d’une manœuvre OTAN appelée « Oesling », où se retrouvèrent Américains, Allemands, Luxembourgeois et Belges. Un sous-officier de la caserne y laissa sa vie. Quelques mois plus tard, en septembre 1985, dans le cadre des tueries du Brabant, qui s’échelonnèrent de mars 1982 à novembre 1985 (28 morts), sur le parking d’un des magasins Delhaize attaqués, on retrouva des douilles semblables à celles employées à Vielsam. Le doute était permis. A l’époque, nous avons été un certain nombre à faire le rapprochement entre ces deux affaires ainsi qu’à nous interroger sur le rôle de l’Etat-major de la gendarmerie, de la Sûreté de l’Etat et des services américains en Europe, en liaison étroite avec des nervis de l’extrême droite belge. Simultanément à ce terrorisme noir d’extrême droite, un terrorisme rouge d’extrême gauche, celui des CCC, affola les populations par une série d’attentats, en Wallonie et à Bruxelles, parfois meurtriers. Si l’objectif avait été de déstabiliser la Belgique et d’obtenir le renforcement des moyens de la gendarmerie (à l’époque, un Etat dans l’Etat) et de défense, ce fut une réussite. Quelques années plus tard, le ministre de l’Intérieur socialiste flamand, Louis Tobback, prit la décision de faire désarmer la gendarmerie, avant que de la dissoudre, par les accords dits « octopus », en mai 1998, et de la fusionner à la police fédérale. Etrangement, en Italie, un schéma quasi similaire avait été observé quelques années plus tôt. Attentat à la gare de Bologne, en août 1980 (85 morts), signé des œuvres de l’extrême droite. Ce tragique épisode déboucha sur l’arrestation de membres d’une soi-disante loge maçonnique, appelée « Propaganda Due », et d’officiers des services secrets italiens … A l’opposé du spectre politique, les Brigades rouges firent pas moins de 415 morts, de 1972 à 1979, en terrorisant toute l’Italie. Leur fait d’arme, en mai 1978, fut l’assassinat du président de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro, responsable d’un rapprochement politique, appelé « le compromis historique », avec le parti communiste d’Enrico Berlinguer. Cette tentative de former un gouvernement démocrate-chrétien/communiste n’était pas du goût de tous (à l’époque, le PCI était très puissant et faisait peur aux forces réactionnaires et aux Américains). Il faut ajouter à cette analogie, entre les situations belge et italienne, qu’il existait, dans ces deux pays plus fortement qu’ailleurs, dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un réseau de « résistance », appelé « Gladio » (« Glaive », en italien), sous l’égide de la CIA américaine et du MI6 britannique, qui devait pouvoir être mobilisé à tout moment, en cas d’invasion des chars du Pacte de Varsovie. C’est l’ancien premier ministre et mafieux italien, Giulio Andreotti, qui le révéla en octobre 1990. On retrouva des caches d’armes un peu partout en Italie et en Belgique, notamment dans la forêt de Soigne, non loin de Bruxelles.

 Roland Douhard

Pierre Kroll : la plus belle conférence du monde

Dessinateur – Caricaturiste

Pierre Kroll conférenceLa plus belle conférence du monde

Date de la conférence : 06/11/2014
En collaboration avec L’Alliance française de Liège.

A propos de cette conférence

Caricaturiste majeur de la scène belge, Pierre Kroll est architecte de formation et licencié en Sciences de l’environnement. Acide et impertinent, il exerce sa veine caustique à la radio, à la télévision et dans la presse écrite. Son premier album annuel paru il y a 20 ans portait en exergue une phrase de William Boyd : « Se venger du monde est un travail à temps plein. Il ne faut pas mollir ». Dessinateur attitré du quotidien Le Soir et des magazines Cinétélérevue et Télémoustique, Kroll comptabilise près de 25 ans de caricatures.

Prix de l’humour vache en France en 1986. Premier prix du Press Cartoon of Belgium en 2006, 2009 et 2012, il publie au minimum un recueil de dessins chaque année aux éditions Renaissances du Livre.

Pierre Kroll nous donne rendez-vous pour une conférence-carte blanche afin de comprendre notre pays, ses heurts et bonheurs et au-delà pour découvrir la subtilité du métier de dessinateur-caricaturiste.

http://www.kroll.be

Réservez vos tickets

Et s’il me plaît à moi d’être plumé !

C’est ce que vont vous dire Charles, Elio, Benoît et Joëlle (*) après la manœuvre flamande sur le musée de Tervueren.

Wallons, vous voilà avertis. Vous ne voulez pas la fin de la Belgique, alors nous allons nous servir de l’Etat belge pour vous plumer et nous enrichir.

Nous allons, au fédéral, faire voter des avantages bénéficiant aux secteurs surtout représentés en Flandre.

Nous allons, au fédéral, faire voter des taxes visant les secteurs surtout représentés en Wallonie.

waterzoïBref, nous Flamands, nous allons continuer à nous enrichir sur le dos de la Belgique.

Et après avoir été plumés, il y a fort à parier que, vous, Wallons, accepterez de passer à la casserole, pourvu que le coq soit au vin.

Adrien Lhomme

(*) A l’adresse de nos nombreux amis français qui nous font l’honneur de nous lire : Charles = Charles Michel, 1er ministre fédéral belge, M.R. (mouvement réformateur) proche de l’ U.M.P. française

Elio = Elio Di Rupo, ex 1er ministre fédéral belge, P.S. (parti socialiste), unique candidat autoproclamé à la présidence de son parti.

Benoît = Benoît Lutgen, président du cdH (centre démocratique humaniste), proche de François Bayrou.

Joëlle = Joëlle Milquet, ministre de l’éducation de la Communauté française Wallonie Bruxelles, éminence grise du cdH.

Il n’est pas trop tard, mais il est temps !

Hubert ReevesA un moment où une grande majorité de scientifiques exprime leurs très vives préoccupations concernant l’avenir de notre planète, la République s’honore en confiant le parrainage de la future agence française pour la biodiversité  à ce merveilleux être humain et à cet immense scientifique qu’est Hubert Reeves.

Paul D.

http://www.humanite-biodiversite.fr/document/pourquoi-je-parraine-l-agence-de-la-biodiversite

Belgique, mauvais élève en terme de sécurité routière

30/10/2014 à 14:13 Source: Belga

Le non-port de la ceinture de sécurité est encore et toujours l’une des causes principales d’accident mortel sur les autoroutes belges.

Ne pas porter sa ceinture, principale cause d'accident mortel sur les autoroutes

© iStock

Près de la moitié des personnes impliquées dans un accident mortel ne portaient pas la ceinture. A l’arrière du véhicule, ils étaient même plus de 70% à ne pas la porter, selon une étude présentée jeudi par l’Institut Belge pour la sécurité routière (IBSR).

Les accidents qui ont lieu sur les autoroutes ont souvent des conséquences humaines plus graves que les accidents ayant lieu sur d’autres types de routes. Ainsi, seulement 7% de l’ensemble des accidents constatés en Belgique ont lieu sur autoroute, mais ils représentent à eux seuls 16% des accidents mortels. L’IBSR a mené une étude sur le sujet, en se basant sur l’ensemble des accidents mortels intervenus sur les autoroutes belges entre 2009 et 2013. Un total de 582 décès ont été enregistrés durant cette période. Selon les résultats de cette étude, au moins un facteur humain est en cause dans 98,5% des accidents mortels. Dans 24,8% des cas, une erreur humaine est seule à l’origine de l’accident. Il s’agit essentiellement d’une perte de contrôle du véhicule, d’un non-respect de sa bande de circulation ou encore d’une erreur d’appréciation lors d’un dépassement.

D’autres facteurs entrent alors en ligne de compte pour que cet accident ait des conséquences mortelles. Le premier d’entre eux est le non-port de la ceinture de sécurité. Près de la moitié des personnes impliquées dans un accident mortel (45,9%) ne portaient pas la ceinture. A l’arrière, ce chiffre atteint même 71,7%.

La vitesse excessive ou inadaptée a joué un rôle dans 27% des accidents mortels, détaille l’étude. Le nombre d’accidents mortel où un seul véhicule est impliqué s’élève ainsi à 55%. L’alcool a joué un rôle dans 12,8% des cas. Les nuits du week-end restent le moment où l’on enregistre le plus d’accidents mortels (20,7%).

L’autoroute belge la plus dangereuse est la A11-E34 (Anvers-Bruges-Knokke) avec plus de 80 morts par 100 kilomètres d’autoroute, devant le Ring d’Anvers (plus de 60 morts par 100 kilomètres). L’axe le plus sûr de Belgique est le Ring de Gand avec moins de 5 tués par 100 kilomètres.

En Wallonie, l’autoroute la plus dangereuse est la A25-E25 Liège-Maastricht (plus de 40 morts), la plus sûre étant la A602 Chênée-Loncin (moins de 20 morts). Les chiffres belges ne sont pas bons, si l’on compare ces résultats avec nos voisins européens. Si l’on se base sur des données comparables effectuées par l’Union Européenne, la Belgique enregistre deux fois plus de morts sur ses autoroutes que les Pays-Bas, et trois fois plus que la France.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde