Lieu historique, directement lié à l’épopée impériale par sa fonction de palais impérial durant la nuit du 16 au 17 juin 1815, le château de la Paix est tout désigné pour devenir un centre d’intérêt des événements de 1815. Construit à la fin du XVIIIe siècle dans un style classique, il se compose d’un corps de logis flanqué de deux ailes, courtes et basses. Aujourd’hui, le château de la Paix est occupé par l’administration communale.
Un accent particulier est mis sur la recréation de la chambre de Napoléon. Les espaces directement adjacents, hall et salle des mariages, subiront également quelques légères modifications pour leur rendre une apparence plus proche de celle de 1815.
Rendez-vous les samedis et dimanches, jusqu’au 13.09, à 10h, 14h et 18h. L’AWF organisera plusieurs visites de groupe dans le courant du mois d’août. Nous pourrons prochainement vous préciser dates et heures choisies par notre mouvement citoyen et vous invitons dès maintenant à vous joindre à nous pour ces visites.
Prix : 5 €; gratuit pour enf. – 12 ans; la réservation pour 5 personnes payantes donne droit à une 6e entrée gratuite.
Réservations à la Maison du Tourisme au 071/86.14.14.
Je ne peux m’empêcher de partager la joie que j’ai éprouvée à l’annonce de la victoire de la violoniste Lim Ji Young lors du Grand Prix International Reine Elisabeth. Cette artiste est parvenue à m’émouvoir profondément dans son interprétation du merveilleux Concerto en ré majeur op.77 de Johannes Brahms. Elle était accompagnée de l’ excellent Orchestre National de Belgique, placé sous la direction de Marin Alsop.
Je ne m’étendrai pas sur l’article très belgicain du « Focus Vif-L’Express ». Que cela ne m’empêche pas de reconnaître que Mathilde, l’épouse de Philippe I, a toutes les qualités requises pour remettre le premier prix. Je la vois très bien dans l’après-Belgique accomplir la même tâche en tant que Directrice du Concours international Reine Elisabeth, rôle éminemment honorifique qui lui conviendrait à merveille.
La prochaine édition du Concours Reine Elisabeth, qui aura lieu en mai 2016, sera consacrée au piano.
Nous reproduisons ci-dessous l’article lu sur le blog « Debout la Wallonie française » et en partageons complètement le contenu.
Il y a dix ans déjà était présenté le premier « Plan Marshall » pour la Wallonie. Cette semaine, le Gouvernement wallon vient de nous servir son Plan Marshall 4.0.
La critique est toujours aisée et l’art si difficile. Les esprits chagrins auront sans doute une fois encore beau jeu de moquer l’initiative. Même si l’on peut s’interroger sur le pourquoi de ces plans successifs (serait-ce juste des « coups de com’ ?), ne boudons donc pas notre plaisir.
Le Plan Marshall met l’entreprise wallonne au centre du socio-économique, et c’est sans doute cela le plus important. Selon les chiffres, il aurait permis de créer ou d’éviter la perte de dizaines de milliers d’emplois. Selon nos chefs d’entreprise, le Plan est perfectible mais l’on peut parler de succès. Pôles de compétitivité, exportations, création d’entreprises, aides à la croissance, etc… , toutes ces actions vont dans le bon sens et donnent envie de croire au redressement effectif qui finira bien par arriver…
Tel est ce Plan 4.0: trois milliards sur cinq ans, répartis sur cinq axes : Formation et enseignement, politique économique et industrielle, mobilisation territoriale, politique énergétique en transition, intégration du numérique.
Rappelons qu’il y a quelques jours, Eurostat publiait ses derniers chiffres du PIB en Europe par régions et que si la Flandre présente un PIB moyen de 120% (moyenne européenne = 100), celui de la Wallonie affiche un faible 88% ! C’est dire le fossé qui sépare le nord et le sud du pays. Nous avons donc tout lieu d’encourager le Gouvernement wallon à travailler sur le redressement de notre région.
Notre commentaire : trois milliards sur cinq ans nous semblent insuffisants pour recouvrir des axes aussi fondamentaux que la Formation et l’ Enseignement, la politique économique et industrielle, la transition énergétique, l’intégration du numérique et la mobilisation territoriale. Les économies d’échelle que nous permettrait l’activation des accords bilatéraux signés avec la France en 2005 devraient avoir pour conséquence de gonfler sensiblement le budget consacré au Plan Marshall 4.0.
Un membre du P.S. qui a exercé des responsabilités importantes au sein de l’exécutif de la Ville de Liège nous envoie le texte suivant. Nous le reproduisons dans son intégralité.
Le cdH prononce l’exclusion de la députée OZDEMIR qui refuse de reconnaître le génocide arménien : d’abord les principes avant l’opportunisme électoral et les voix communautaires
Le PS a entendu un député-bourgmestre (qui privilégie l’opinion de son électorat belgo-turc à l’encontre des positions du parti) mais préfère miser sur les voix , sur l’électoralisme communautariste plutôt que sur l’affirmation de principes progressistes, démocratiques.
Le (petit) cdH qui donne une leçon de courage politique au (grand) PS
Un président (Lutgen) qui prend ses responsabilités et assume les valeurs de son parti : le courage.
Un autre président (« has been ») qui » demande » au secrétaire général du PS d’entendre le « rebelle » (faiseur de voix) et puis plus rien …pschitt : la lâcheté.
J’ai presque 50 ans d’affiliation au PS mais cela devient TRES DIFFICILE d’encore assumer
Entre Lutgen, Chastel, Hedebouw et « has been », qui peut incarner un projet, une vision d’avenir, un espoir ?????????
La différence de traitement du refus d’un(e)(e) député (attrape-voix) de reconnaître une évidence (en France, ce serait un délit) entre PS et CDH met en évidence le manque de conviction idéologique de mon parti
Mon parti, devenu belgicain (rappelez-vous « sa majesté le Roi »…), qui a pris les mesures infâmes contre les chômeurs (confirmant par là qu’il participe à l’ineptie – dénoncée par les plus grands économistes (y compris de droite) – que l’austérité est nécessaire) mais une austérité uniquement pour les plus faibles, car il faut que ce soit le PTB qui mette en évidence (sans jamais être contredit) les injustices (notamment fiscales) . Et que dire des propos d’un ministre PS pour qui (on croit rêver) « que le rôle du PS n’est pas dans la contestation »
Quand donc le PS reviendra-t-il à l’expression libre du droit de tendance, à la richesse que peut amener le débat (pas les farces successives que l’on nous propose où les conclusions sont écrites avant même l’ouverture du débat), quand donc serons-nous libéré d’un président pour qui il n’y a qu’une vision « aucune tête ne dépasse, tout le monde dans le rang,…dans mon rang » car comme le disait un ami « avant j’étais socialiste par conviction, par idéal … maintenant est socialiste , celui qui appartient au parti de … »
Ne voyons-nous pas ce que deviennent les partis socialistes en Europe, (en particulier Valls, Sapin, Hollande et surtout <Moscovici qui demandent à la Grèce davantaged’efforts) un sursaut est-il possible ? il est grand temps me semble-t-il !
Génocide arménien La députée bruxelloise d’origine turque Mahinur Özdemir, entendue vendredi par le Comité de déontologie, d’éthique et d’arbitrage du cdH suite à un reportage diffusé jeudi dans le JT de la chaîne RTL TVi (à voir ci-dessous), a refusé de reconnaître le génocide arménien, ce qui est contraire aux valeurs défendues par le cdH, indique le parti humaniste sur son site internet.
Le Comité de déontologie, ayant fait le constat que Mme Özdemir ne partage pas cet engagement fondamental du parti, a donc pris acte qu’elle ne faisait plus partie du cdH et l’invite à remettre ses mandats de députée régionale bruxelloise et de conseillère communale à Schaerbeek, selon le communiqué.
La publication de rapports distincts de deux ONG prouve que les négociations sur le traité de libre-échange (TTIP) ont déjà un impact sur les décisions sanitaires et environnementales prises par la commission européenne.
Depuis 2009, l’Union européenne planche sur un cadre pour règlementer l’utilisation des perturbateurs endocriniens. Depuis une quinzaine d’années, de nombreuses études montrent que des composés chimiques (bisphénol A, phtalates, etc.) présents dans de nombreux objets perturbent le système hormonal, avec pour conséquences des problèmes d’infertilité, d’obésité et des cancers hormono-dépendants. L’Union a d’ailleurs récemment calculé que cela coûtait 157 milliards par an, rien qu’en Europe, souligne l’Observatoir des multinationales. Une bonne raison pour introduire un cadre de régulation pour ces produits.
À l’origine, les critères scientifiques servant à définir les perturbateurs endocriniens (et à en interdire l’usage des plus dangereux) étaient attendus pour fin 2013. Aujourd’hui, on parle de 2016, voire 2017.
Selon deux rapports rendus par les ONG Corporate Europe Observatory et Pesticide Action Network, qui ont cherché à savoir pourquoi le projet de réglementation était (momentanément) passé à la trappe, ce retard est du au travail intensif des lobbies.
Après la publication d’une première mouture du projet en janvier 2012, les secteurs de la chimie et des pesticides, Bayer et BASF en tête, ont bombardé la Commission d’études financées par leurs soins tablant sur un flou concernant les effets des perturbateurs endocriniens. Il ont également fait jouer la corde sensible l’impact économique de telles mesures… Jusqu’à parvenir à s’attirer le soutien d’une bonne partie de la commission et de certains gouvernements dont l’Allemagne (Bayer et BASF sont des sociétés allemandes) et la Grande-Bretagne.
Ils sont ainsi parvenus à faire revoir à la baisse les critères de régulations initialement prévus et à évincer la direction générale Environnement de la Commission mandatée pour définir les critères, au profit de la direction générale Santé, plus perméable à ses désirs, selon l’Observatoir des multinationales.
Le secrétariat général de la Commission a même fini par demander, début juillet 2013, que la publication des critères « soit soutenue par une étude d’impact, incluant une consultation publique », notamment en raison « des impacts potentiels sur l’industrie chimique et le commerce international », souligne Le Monde. Grâce à des pressions venues des États-Unis, les lobbies sont donc parvenus à retarder les discussions jusqu’à l’adoption du traité de libre-échange avec les États-Unis. Sous prétexte que l’adoption de nouvelles régulations ne ferait que compliquer les négociations sur le TTIP. Le but étant que ces régulations sur les perturbateurs endocriniens ne voient jamais le jour.
Les conclusions des rapports des deux ONG illustrent le pouvoir des lobbies sur la capacité décisionnelle de la Commission, s’il était encore nécessaire de le démontrer, mais surtout l’impact qu’à déjà le TTIP sur les normes sanitaires et environnementales de l’Europe alors qu’il n’a même pas encore été adopté.
Comme l’a affirmé député européen Bas Eickhout (écologiste) dans les colonnes du Guardian, « l’affaiblissement des standards européens en raison du TTIP n’est pas une perspective pour l’avenir, c’est une réalité aujourd’hui même, au moment où nous parlons ».
Ndrl : il appartiendra à la France et à ses alliés européens opposés au TTIP de tenir bon. Ne pas intervenir dès maintenant pour s’opposer à l’affaiblissement des standards européens serait un très mauvais signal pour le futur.
Le Parlement bruxellois refuse de consacrer une minute de silence aux seules victimes du génocide des Arméniens. Le ministre libéral des Affaires étrangères, Didier Reynders refuse d’utiliser le mot génocide, même à Erevan. Au CDH, Mahinur Ozdemir, proche de l’AKP du Président turc Erdogan, brille par son absence dans l’hémicycle lors de la minute de silence du Parlement bruxellois pour les victimes du génocide des Arméniens et celles des naufrages en Méditerranée. Si on creuse un peu plus du côté du Conseil communal de Schaerbeek ou Saint-Josse, on s’aperçoit que des partis ayant toutefois tenu un discours clair en matière de reconnaissance du génocide des Arméniens comme le MR ou le FDF, se montrent beaucoup plus accommodants et discrets sur cette question dans ces communes.
Signature du protocole d’intention Europalia Turquie, Bruxelles 2013
Les députés bruxellois socialistes d’origine turque se répandent sur les réseaux sociaux à propos de leur lobbying exercé sur le Parlement bruxellois en vue d’empêcher qu’une minute de silence soit observée en mémoire des victimes du génocide des Arméniens.
Elio Di Rupo, président du PS, a pris la peine de publier le jour même un communiqué de presse dans lequel il souligne que « sans aucun doute possible, le PS reconnait le génocide arménien, qui est une réalité historique ». Il rappelle que « c’est à l’initiative du sénateur [socialiste] Philippe Mahoux qu’une résolution relative à la reconnaissance de ce génocide a été adoptée en 1998 ». Le Président du PS a aussi précisé que « le Président du Parlement bruxellois, Charles Picqué, a utilisé le mot « génocide » dans son discours de commémoration vendredi matin, en présence des élus socialistes dans leur ensemble ».
Lundi 27 avril, lors du bureau de parti du PS, Elio Di Rupo a une nouvelle fois évoqué cette question en réaffirmant le propos de son communiqué. C’est ce qui a amené Laurette Onkelinx, présidente de la fédération bruxelloise du PS, à les convoquer pour une « mise au point ». Laurette Onkelinx a effectivement réagi vivement devant les caméras de RTL en soulignant qu’elle souhaite « mettre les choses au point. C’est quelque chose qui n’est pas acceptable. L’institution parlementaire doit être respectée et on ne peut se réjouir que le parlement puisse être utilisé à des fins communautaires ». Ces propos concernaient surtout le député bruxellois Sevket Temiz.
L’incident aussi navrant que grotesque de la minute de silence a au moins eu le mérite de la clarification. Onde de choc ? Nous osons espérer que cette position socialiste sera maintenue avec fermeté et qu’elle annonce aussi un revirement de ce parti en ce qui concerne l’extension de la loi de 1995 sur la pénalisation de la Shoah aux génocides des Arméniens et des Tutsi.
Tabous des élus d’origine turque
La vigilance s’impose, car il serait naïf de croire que le PS est le seul parti à Bruxelles à subir les conséquences des tabous nationalistes et négationnistes de leurs élus d’origine turque.
Mais ce qui est plus troublant se passe ailleurs, plus haut, du côté du gouvernement fédéral. Même s’il bénéficiait d’une couverture médiatique, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) a quant à lui réussi à échapper aux réprimandes alors qu’il a tenu des propos regrettables sur le génocide de 1915.
En tant que Président du comité des ministres du Conseil de l’Europe (la Belgique occupe la présidence tournante de cet organe pour encore un mois), Didier Reynders a effectué une très courte visite en République d’Arménie le 27 avril dernier. A cette occasion, il s’est recueilli devant le monument du génocide, mais tout au long de cette visite, le ministre libéral s’est borné à ne jamais prononcé le mot « G ». Pas de génocide !
« Il ne nous paraît pas opportun que d’autres instances se substituent au pouvoir judiciaire sur le terme génocide », a expliqué Didier Reynders. Et Hendrik Van de Velde, le porte-parole des Affaires étrangères, a également rappelé que « le terme ‘génocide’ a une signification juridique spécifique et il appartient à des tribunaux de se prononcer en la matière ».
Ces propos ne font que traduire diplomatiquement un des arguments les plus spécieux de la propagande turque. De cette manière, le gouvernement belge ne s’illustre guère, c’est le moins qu’on puisse dire.
Pourtant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a reconnu le génocide des Arméniens le 24 avril 1998. La même année, le Sénat de Belgique a adopté une résolution qui « invite le gouvernement turc à reconnaître la réalité du génocide [des Arméniens] perpétré en 1915 par le dernier gouvernement de l’Empire ottoman ».
En réalité, Didier Reynders n’innove pas : il ne fait que suivre une position que le gouvernement belge, quel qu’il soit, tient depuis de nombreuses années : pas de reconnaissance gouvernementale du génocide des Arméniens, et ce, en dépit de la résolution de 1998 du Sénat.
Europalia Turquie
C’est ce qui explique par ailleurs pourquoi le gouvernement précédent, dirigé cette fois-ci par Elio Di Rupo, n’a pas trouvé mieux que d’autoriser en 2013 la tenue d’Europalia Turquie en 2015 et 2016. Personne ne pouvait ignorer que cette même année, c’est le centenaire du génocide des Arméniens qui est commémoré et que le choix de cette année n’est en rien innocent dans le chef du gouvernement turc. Et c’est en grande pompe au Palais d’Egmont que Didier Reynders, pour la Belgique, et Egemen Bagis, le ministre turc des Affaires européennes, ont signé en octobre 2013 un protocole d’intention officialisant l’organisation du festival Europalia Turquie qui se tiendra entre l’automne 2015 et l’hiver 2016.
Il était possible de ne pas céder à la Turquie. En 1995, un projet Europalia Turquie avait avorté après que le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Frank Vandenbroucke (socialiste flamand), eut décidé de suspendre les subsides fédéraux en raison du peu d’importance accordée, selon lui, par les coorganisateurs turcs à la diversité culturelle turque et à sa minorité kurde.
Ce bref rappel de la ligne gouvernementale belge montre bien que la problématique de la reconnaissance ne peut se réduire aux pitoyables fanfaronnades de quelques députés bruxellois d’origine turque sur les réseaux sociaux. Les intérêts économiques de la Belgique et sa volonté de ne pas froisser le partenaire turc d’un côté, les calculs électoralistes sur fond de communautarisme de l’autre, détournent encore les autorités belges de leur devoir moral et politique de se montrer à la hauteur de la résolution votée par le Sénat en 1998.
Au-delà de la pompe officielle et des morceaux de bravoure (« Entre ici, Jean Moulin… ») , francetv info répond à ces questions que vous n’avez jamais osé poser sur le Panthéon et les panthéonisations.
Le Panthéon vu depuis le jardin du Luxembourg, à Paris. (MANUEL COHEN / AFP)
Mis à jour le 27/05/2015 | 11:33 , publié le 27/05/2015 | 08:48
François Mitterrand, sept, François Hollande, quatre. Le premier président socialiste de la Ve République avait procédé à une floppée de panthéonisations pendant ses deux septennats. Le second fait entrer, mercredi 27 mai, quatre résistants d’un coup au Panthéon : Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.
Mais à quoi rime ce funèbre cérémonial d’entrée au Panthéon ? Qu’y a-t-il réellement dans les caveaux ? Qui décide des panthéonisations ? Pourquoi y a-t-il une croix sur ce bâtiment soi-disant laïque ? Francetv info répond à neuf questions que vous n’avez jamais osé poser sur le Panthéon.
1 Les quatre choisis par François Hollande pour entrer au Panthéon, c’est qui déjà ?
Pour commémorer la fin de la seconde guerre mondiale, le président de la République panthéonise quatre résistants. Avec un souci de parité affiché puisque deux hommes, Pierre Brossolette (1903-1943) et Jean Zay (1904-1944), et deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) et Germaine Tillion (1907-2008), y entrent simultanément.
Vous êtes un peu court sur ces nouveaux « grands hommes » et femmes honorés par « la patrie reconnaissante » ? Francetv info vous a préparé l’antisèche sur le héros de la Résistance Pierre Brossolette, qui s’est suicidé pour ne pas parler, le 22 mars 1944, après avoir été capturé par la Gestapo. L’ethnologue Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce de Charles et future présidente d’ATD-Quart Monde, sont restées, elles, liées toute leur vie par leur amitié forgée en déportation, au camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne). Quant à Jean Zay, après avoir été ministre de l’Education du Front populaire, en 1936, il est mort en juin 1944, quinze jours après le Débarquement, assassiné par la Milice.
Portraits de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillon affichés au Panthéon pour l’exposition « Quatre vies en résistance », du 28 mai 2015 au 10 janvier 2016. (YANN KORBI / CITIZENSIDE / AFP)
2 Le Panthéon, c’est une sorte de cimetière, c’est ça ?
Oui, c’est sa vocation depuis deux siècles. En 1791, l’Assemblée révolutionnaire a décidé de faire une nécropole des « grands hommes » de l’église Sainte-Geneviève, située dans le 5e arrondissement de Paris. Commandée par Louis XV à l’architecte Soufflot, celle-ci a paru idéale : vide, en cours de finition, elle n’était encore ni consacrée ni affectée à une paroisse. La crypte, au sous-sol, abrite 26 caveaux, qui peuvent chacun contenir une douzaine de cercueils. Théoriquement, donc, plus de 300 personnes peuvent y être accueillies. Comme il n’y en a que 77 (panthéonisation du 27 mai incluse), il reste de la place.
Mais tous les corps des personnalités ne se trouvent pas dans les caveaux. Mieux vaut n’y pas regarder de trop près : le cercueil de Nicolas de Condorcet est vide, les cendres de Jean Moulin sont incertaines, le corps de Louis Braille y repose sans ses mains, si précieuses pour lire l’écriture tactile des aveugles qu’il a inventée, d’autres caveaux ne contiennent qu’une urne où repose un cœur…
Cette aura funèbre alimente aussi quelques légendes, pas toujours avérées. L’administrateur du Panthéon, Pascal Monnet, fin connaisseur du lieu, assure qu’il n’y a pas d’accès direct au bâtiment par les catacombes, comme le dit la rumeur. En revanche, il y avait bien jadis un passage en sous-sol entre le lycée Henri-IV et le monument.
La tombe de Jean Jaurès au Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)
3 Qui est au Panthéon, déjà ?
Après l’entrée des quatre résistants, il y aura au total 75 personnalités honorées au Panthéon, plus deux inhumées sans être honorées. Si vous voulez tester vos connaissances sur le sujet, francetv info vous propose ce quiz, qui réserve quelques surprises (un peu d’aide ? Ni De Gaulle, ni Napoléon n’y sont enterrés, mais Voltaire, ci-dessous, y est entré en 1791).
La statue de Voltaire au Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)
Que dire du profil-type du panthéonisé, sinon qu’il est assez homogène ? A trois exceptions près (Marie Curie, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion), son genre est masculin. Entré sous l’Empire plus d’une fois sur deux, le « grand homme » est très majoritairement un militaire ou un politique. Si quelques écrivains (Hugo, Dumas, Zola) ou scientifiques (Marcellin Berthelot, Paul Painlevé, les Curie) se sont glissés dans la crypte, il ne s’y trouve qu’un seul peintre (Joseph-Marie Vien, artiste officiel du premier Empire) et aucun musicien.
4 Qui décide d’une panthéonisation ? C’est magouille et compagnie ?
Comme vous y allez ! Oui… et non, comme toujours. Sur deux siècles, la panthéonisation est le plus souvent le fait du prince, qu’il s’appelle Napoléon ou François Hollande. Si celles de Voltaire et Rousseau, sous la Révolution, ont été votées par l’Assemblée, les 42 suivantes ont été décidées par l’empereur.
Comme l’explique l’historien Christophe Prochasson, la procédure s’est à nouveau faite collégiale sous les IIIe et IVe Républiques : les panthéonisations étaient approuvées par les députés. L’instauration de la Ve République marque le retour au bon plaisir impérial : le chef de l’Etat choisit seul. La Réunion des musées nationaux avait bien organisé en 2013 une consultation sur internet en vue de la panthéonisation 2015, mais c’est François Hollande qui a tranché. Et qui a délibérément ignoré la révolutionnaire féministe Olympe de Gouges (1748-1793), pourtant plébiscitée par les internautes.
5 Donc il y a forcément des polémiques à chaque panthéonisation ?
Oui. Comme le souligne Christophe Prochasson, la panthéonisation témoigne d’« un état d’esprit à un moment donné ». Elle est orientée, donc sujette à discussion. Le Parti communiste a ainsi reproché à François Hollande de panthéoniser deux socialistes, mais aucun communiste alors que le PCF était une des composantes importantes de la Résistance.
Autre polémique attachée à la cuvée 2015, celle lancée en 2013 dans Le Monde par le journaliste Pierre Péan. « Faire entrer Pierre Brossolette au Panthéon » est « un affront à Jean Moulin », avait estimé l’auteur de Vies et morts de Jean Moulin, puisque les deux hommes étaient rivaux pour unifier la Résistance.
Des féministes, enfin, ont noté que le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Belaval, dans son rapport sur la modernisation du Panthéon (Pour faire entrer le peuple au Panthéon), suggérait de ne faire entrer en 2015 que des femmes pour rétablir un peu plus l’équilibre entre les sexes… Avis non suivi.
Le précédent chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, avait, lui, suscité des remous en voulant panthéoniser deux personnalités classées à gauche : Albert Camus, et Aimé Césaire, mais les familles s’étaient opposées au transfert des cendres. Nicolas Sarkozy avait néanmoins inauguré une plaque en l’honneur du poète martiniquais, sans polémique.
6 Et pourquoi y a-t-il toujours une croix sur le Panthéon, alors qu’il est laïque ?
Ce tombeau laïque des « grands hommes » garde plus d’une trace de son passé religieux. L’administrateur du Panthéon, Pascal Monnet, relève ainsi la forme du bâtiment (nef et abside, donc en forme de croix) ou encore « le Christ en majesté dans l’abside du début du XXe siècle ».
Mosaïque d’Ernest Hébert (1817-1908) représentant le Christ en majesté dans l’abside du Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)
Et la croix tout en haut du dôme, pourquoi a-t-elle été maintenue ? « Elle avait été démontéeau moment de la Commune, au XIXe siècle, et remplacée par un drapeau rouge, note Pascal Monnet. Puis elle a été remise au début de la IIIe République et maintenue depuis, malgré les restaurations. » Pourquoi ? « C’est l’histoire du monument qui veut ça », philosophe Philippe Bélaval. Qui met les points sur les « i » : le bâtiment n’est plus consacré, « ce n’est plus une église ».
7 Et ailleurs, ils ont aussi leur Panthéon ?
« Non, il n’y a pas de véritable équivalent », répond Philippe Bélaval. Il juge qu’au Royaume-Uni, l’abbaye de Westminster, avec quelque 3 000 sépultures de rois, reines et personnages célèbres, ne « répond pas au même principe », mais se montre, en même temps, beaucoup plus exhaustive.
A l’inverse, le Panthéon national créé à Lisbonne en 1916 fait pâle figure à côté du nôtre : une dizaine de personnalités à peine, dont la chanteuse de fado Amalia Rodrigues et un footballeur, Eusébio da Silva Ferreira.
8 On ne peut pas dépoussiérer tout ça ?
Si, et on y songe sérieusement ! D’autant qu’il y a urgence à rendre plus attractive cette sépulture républicaine hétéroclite et lacunaire, où, désormais, nombre de familles ne veulent plus transférer les dépouilles de leurs morts. Ainsi, seule une urne contenant de la terre prélevée sur les tombes de Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz entrera au Panthéon le 27 mai.
Dès 2013, le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Belaval, a rendu un rapport pour « rendre au peuple » ce « monument intimidant ». Il suggère notamment de se doter d’outils numériques dignes de ce nom. Objectif : que le Panthéon, pour l’instant cantonné à 750 000 visiteurs par an, parvienne à dépasser le million. Avec un bémol cependant : ne pas sombrer dans le côté « parc à thème » qui jurerait avec la vocation funéraire du monument.
9 J’ai eu la flemme de tout lire. Vous me faites un résumé ?
François Hollande transfère mercredi 27 mai quatre résistants au Panthéon : deux hommes, Pierre Brossolette (1903-1943) et Jean Zay (1904-1944), et deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) et Germaine Tillion (1907-2008). Au total, fin mai, 75 personnalités sont honorées dans ce temple républicain : 72 hommes et seulement trois femmes. Il s’agit, en grande majorité, de militaires et de politiques, suivi de scientifiques et d’écrivains. Très peu d’artistes, en revanche, et aucun musicien.
Etre enterré au Panthéon, ça vous tente ? Seul le chef de l’Etat, sous la Ve République, peut en décider. Il reste de la place (le monument peut accueillir 300 dépouilles), mais, paradoxalement, de moins en moins de candidats : les familles sont désormais réticentes à exhumer leurs morts pour les y transférer
La surface des réserves naturelles en Wallonie a été augmentée jeudi de 467 hectares par une décision du gouvernement wallon, a annoncé le ministre de la Nature, René Collin.
M. Crahay
Création de 18 réserves naturelles domaniales
L’exécutif a approuvé la création de dix-huit nouvelles réserves naturelles domaniales, ainsi que l’extension de trois réserves existantes.
Les nouvelles réserves sont situées à Tellin, Pepinster, Verviers, Sainte-Ode, Tenneville (3 réserves), Saint-Hubert (2), Ferrières, Libin, Libramont (2), Saint-Hubert, Amay, Doische, Amblève et Hamoir.
Trois réserves existantes sont étendues, à Libin-Libramont, Tenneville et Saint-Léger.
Une étude démontre que le français est la langue la plus charmeuse pour les non-francophones. Surprise, non ?
M6info/AFP – Image d’illustration
A l’heure où le «french bashing » – comprenez la mode qui veut que les étrangers, en particulier les médias, moquent les Français pour tout et n’importe quoi – fait recette, ne nous privons pas d’un joli et franc «cocorico» devant le résultat gratifiant de l’étude menée à l’initiative de l’application Babbel, spécialisée dans l’apprentissage des langues.
Figurez-vous en effet que le français apparait en tête des langues considérées comme les « plus sexy ». Et toc !
Selon ce palmarès, réalisé auprès de 14 000 sondés, le français s’impose largement. La cote d’amour atteint 34% des votes chez les non-francophones et devance deux autres langues latines : l’italien (24,4%), puis l’espagnol (15,8%).
Un accent charmant
Même triomphe dans la catégorie «accent». Ne soyons pas complexés par notre accent, au contraire, c’est visiblement un vrai argument de séduction, plébiscité par 37,4% des votants non francophones. La classe. Italien et Anglais complètent le podium.
Les francophones préfèrent l’italien
Tout le monde adore le français sauf… les francophones. Besoin d’exotisme ? Ils font en tout cas basculer la tendance lorsqu’on les rajoute à l’échantillon. Dans ce cas, l’italien pointe en tête dans la case «sexy» avec une cote de 45%. Vient ensuite l’anglais. En queue de classement, l’allemand et le chinois. Dans ce cas de figure, (francophones et non-francophones réunis), l’accent anglais reprend du poil de la bête, et vire en tête (39%) devant les accents italiens et espagnols. Il faut donc en déduire que nous n’aimons pas notre propre langue ?
L’amour sans frontières
Autre constat, l’amour est visiblement plus fort que la langue (n’y voyez rien de malicieux) puisque nous sommes près de 95 % à envisager de se lancer dans l’apprentissage d’une langue étrangère par amour, là où Allemands et Suisses plafonnent à 83%. Merveilleux non ?
Commentaire : si le 1e § ne peut que ravir celles et ceux qui ont le français en partage, le § qui envisage un seul accent français m’ horripile au plus au point.
L’application Babbel mélange langue et accents et nie la diversité des accents français au travers du Québec, du français de Belgique, de Suisse, du Val d’Aoste, de France et d’ailleurs … Rien qu’en Wallonie, je n’aurais pas assez des dix doigts de la main pour énoncer la diversité des accents.
Par contre, je suis bien d’accord avec cette tendance des francophones à l’auto-flagellation et à n’avoir qu’une piètre opinion de leur langue. Les Français ne sont pas les derniers à pratiquer le » french bashing » et à manquer de considération pour eux-mêmes ainsi que pour leur langue. Où est ce fameux chauvinisme que nombre de Bruxellois francophones et, parfois de Wallons, aiment attribuer à leurs frères français ?
Le dernier § ne peut qu’emporter notre adhésion : « par amour, nous sommes 95 % à envisager d’apprendre une langue étrangère. » Ce n’est pas beau, cela ?
La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde