WALLONIE – FRANCE :
C.Q.F.D : l’absence de débat politique.
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Comme on pouvait s’y attendre, aucun des partis politiques traditionnels n’a esquissé la moindre idée sur l’hypothèse pourtant de plus en plus plausible du rattachement de la Wallonie à la France.
Ce n’est pas une surprise de la part de ceux qui ont contribué avec peine à la 6ème réforme de l’Etat, à peine née, dont les conséquences économiques désastreuses pour la Wallonie apparaissent de manière de plus en plus évidente.
« Nous ne sommes demandeurs de rien », disaient les partis francophones; il n’empêche : la vague de fond flamande continue à saper en profondeur tous les secteurs de la vie économique et sociale belge passés majoritairement sous contrôle flamand.
Et même à obscurcir le ciel aéronautique bruxellois pour des raisons « linguistiques » évidentes et assez surréalistes…
Toute la propagande belgicaine, qui va de l’équipe de foot à la famille royale, n’a pas réussi à masquer les fissures de plus en plus nettes de l’édifice de 1830.
Elle a même un effet contre-productif dans la mesure où, ayant fait son maximum, elle n’a pas réussi à convaincre en profondeur, se contentant de planer à la surface des choses.
Seul effet positif constaté : la Wallonie en sort plus jolie, mieux mise en valeur, et plus séduisante…
L’attitude des partis politiques traditionnels francophones par rapport aux institutions, et spécialement par rapport à la Flandre, fait penser à un mikado compliqué, où les bâtons sont à ce point enchevêtrés que si l’on touche à l’un d’entre eux, tout l’édifice s’écroule. Plus personne n’ose y toucher…
Au sein de l’Alliance Wallonie France, mouvement citoyen et non parti politique – rappelons-le ! -, nous avions espéré au moins un débat serein. Constatons, à la veille des élections qu’il n’a pas eu lieu.
L’embarras des Wallons appelés à voter le 25 mai est de plus en plus évident. Ils ont le sentiment réel d’être dépossédés de tout pouvoir sur l’avenir institutionnel de la Belgique, et menacés d’un virage « à droite » non choisi, mais imposé par la Flandre majoritaire.
Parallèlement, l’AWF a poursuivi son travail démocratique en profondeur. Elle rassemble de plus en plus des gens de tous horizons politiques et de provenances diverses qui osent envisager sereinement la France comme seule alternative crédible pour l’avenir de la Wallonie. Hommes politiques expérimentés, professeurs, décideurs économiques, jeunes et retraités : ils commencent à oser sortir du bois… Seuls les médias, en général, restent extrêmement frileux…
En fait, les choses sont en train de changer : malgré la conjoncture française difficile, de nombreux Wallons ont désormais perçu que, en cas de rattachement à la France, leur identité personnelle wallonne sera sauvegardée comme l’ont été celles des Bretons, des Corses ou des Savoyards.
C’est le sens du concept « intégration-autonomie » qui se développe.
Ils pensent que la France leur apportera des horizons nouveaux. Une grande solidarité. Et des Wallons pourront à nouveau être plus présents à travers le monde, comme ils l’ont été au XIXème siècle, du Caire à Constantinople, de Pékin au Congo ou en Argentine.
Trop de Belges francophones hésitent encore à faire le pas vers la France parce qu’ils ont de la famille, ou des amis, ou des collègues flamands; ou parce qu’ils sont devenus bilingues; ils faut qu’ils soient bien convaincus que ces multiples liens tissés au cours des années avec des Flamands resteront en cas de rattachement à la France; ils se verront même renforcés : notre combat n’est et ne sera jamais anti-flamand !
Les « Français d’origine belge » pourront continuer d’écouter « Les Belges du bout du monde », suivre la Flèche Wallonne ou le Tour des Flandres, regarder le « 12 minutes » sur FR3-Wallonie, continuer si le cœur leur en dit, de regarder « Place Royale » où nos princes et princesses feront au moins jeu égal avec ceux et celles de Monaco pour le plus grand plaisir des lecteurs de « Paris-Match » ! Et continuer d’entretenir leurs liens personnels ou familiaux en Flandre comme ailleurs !
Quant aux jeunes Wallons de demain, ils parleront l’anglais, l’allemand, l’espagnol, et d’autres langues internationales, l’enseignement du flamand s’étant réduit comme celui des langues wallonnes à quelques cénacles littéraires ou culturels.
Les villes wallonnes, parcourues par de jolis tramways, deviendront plus belles et plus vivantes, Liège et Charleroi retrouvant comme Lille leur rôle de métropoles d’antan, aux portes de Paris. Et des trains modernes sillonneront toute la République, Wallonie comprise ! Notez enfin que l’Alliance Wallonie France a désormais un siège à Paris : consultez donc souvent son site pour en savoir plus ! Vive la Wallonie, vive la France !
Georges-Henry Simonis.