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Alstom : l’Etat français signe un décret de  » patriotisme économique « 

La signature de ce décret est une excellente nouvelle pour le maintien de l’emploi, non seulement en France, mais aussi en Wallonie dans les filiales d’Alstom.

Alstom : l’Etat signe un décret de « patriotisme économique »

Montebourg« Le choix que nous avons fait, avec le premier ministre, est un choix de patriotisme économique », a expliqué le ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, au « Monde ».

C’est « la fin du laisser-faire », explique le ministre de l’économie, Arnaud Montebourg. Manuel Valls, le premier ministre, a signé mercredi 14 mai un décret « relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable », qui devrait permettre à l’Etat de s’opposer à la prise de contrôle d’un très grand nombre d’entreprises françaises.

Lire ici l’article du journal Le Monde.

« Réforme ou dérèglement de l’Etat » : ce qu’en pense Dehousse

dehousseNotre ami Jules Jasselette nous envoie l’interview réalisée par la revue « Toudi » auprès de Jean-Maurice Dehousse. Ce dernier éclaircit bien des choses tenues sous le boisseau dans le débat électoral. Nous savons que le moment des élections n’est pas propice à de vrais débats politiques, dans le sens noble du terme, mais plutôt à des épisodes où slogans, promesses et petites phrases incendiaires tiennent le haut du pavé.

Je me souviens d’une conférence-débat organisée par le PAC (Présence et Action Culturelle) d’Esneux où les deux orateurs Jean-Maurice Dehousse et Jules Gazon étaient invités à croiser leurs vues sur l’avenir de la Wallonie. Je peux dire que les deux experts se rejoignaient dans 95 % des idées exposées.

Il en va de même ici où je partage 95 % de l’exposé de J-M Dehousse. Sans vouloir polémiquer, j’émettrai un bémol au chapitre où J-M Dehousse parle de la perte de la souveraineté budgétaire qui passe aux mains de commissaires européens. Il classe 4 degrés (au moins, dit-il) de cette pression.

La France serait au degré 3 de cette pression avec 3 grands axes économiques touchés : diminution des salaires, des pensions (en particulier pour les fonctionnaires) et des investissements publics. Il y a lieu de préciser ici que les salaires et les pensions des plus faibles ne seront pas touchés – exemple : un couple dont chaque membre est au SMIC (salaire minimum) avec 2 enfants ne verra pas son salaire touché et continuera à payer 0 % d’impôt. Nous sommes loin de la saignée imposée à la Grèce, mais aussi des situations portugaise et espagnole.

La Belgique serait au degré 4, un degré de « surveillance ». Quelle est la valeur d’une note attribuée à un Etat qui vivra après le 25 mai au rythme d’une réforme de l’état sans précédent qui mettra la Wallonie dans une situation des plus délicates. L’analyse scientifique du Professeur Gazon, jamais démentie par un économiste, indique que malgré une récente prise de conscience de la situation, faute de ne pas avoir anticipé à temps le risque, faute d’avoir tenu un discours du « demandeur de rien », la Wallonie va être confrontée à une situation des plus délicates.

J-M Dehousse ne dit d’ailleurs pas le contraire dans la suite de son analyse.

A quel degré de pression se situera la Wallonie après le 25 mai ? Là est la question qui m’importe.

Je ne puis le dire, mais ce que je peux affirmer, c’est que le concept d' »intégration-autonomie » de la Wallonie dans la République française permettra à notre région de bénéficier de la forte solidarité interrégionale française. Ce que je peux affirmer aussi, c’est que la Wallonie, mais aussi la France sortiront gagnantes d’une telle alliance. Dans un article prochain, j’argumenterai mes affirmations.

Paul D.

Nous avons posé la question suivante à Jean-Maurice Dehousse : « Vous avez été acteur et témoin de toutes les réformes de l’Etat. Trouvez-vous que celle-ci est différente ? C’est la première fois que l’on touche à la sécurité sociale. Est-ce que l’on est passé à autre chose ? Ou bien poursuit-on ce qui a été commencé en 1970 ? » Après un long entretien avec lui il y a quelques semaines à Liège, nous lui avons renvoyé un compte-rendu de cette conversation : c’est sur cette base qu’il a retravaillé ce que nous pouvons lire. Cette longue étude dans la mesure où elle porte sur tous les thèmes qui n’ont pratiquement jamais été abordés dans la campagne électorale et qui ne le seront probablement pas.

Pour comprendre ce qui suit, tournez-vous vers les médias commerciaux traditionnels et surtout les médias audiovisuels : comme il s’agit des vrais  enjeux du 25 mai, vous ne les trouverez sans doute traités qu’ici.

Pour lire le long texte de Jean-Maurice Dehousse, nous vous invitons à passer sur le site de la Revue Toudi.

Invitation à participer à une enquête sur les relations Wallons – Flamands.

Je vous invite à participer à l’enquête en cliquant sur le lien en fin de cet article paru sur le site du « Vif » et d’indiquer en fin d’enquête votre désir de voir le concept d’ « intégration-autonomie » de la Wallonie dans la République française s’inscrire dans le débat politique qui concerne l’avenir de la Wallonie. A ce jour, il en est totalement absent.

Paul D.

 « Les Flamands et les Wallons se considèrent avec respect, sympathie et admiration » (KU Leuven)

Le Vif

mardi 13 mai 2014 à 10h50

Selon une étude réalisée par l’Université Catholique de Louvain (UCL), l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et la KU Leuven (KUL) relayée par le quotidien De Standaard, les Flamands et les Wallons se considèrent essentiellement avec respect, sympathie et admiration.

© Belga

Les chercheurs ont étudié l’attitude des Belges par rapport aux autres groupes linguistiques en 2010 et 2011. « À cette époque, notre pays était en crise et nous voulions vérifier le résultat de cette situation par rapport à l’autre. Les résultats étaient étonnamment positifs » explique Ellen Delvaux de la KU Leuven au journal. « Le respect, la sympathie et l’admiration étaient les principales émotions éprouvées par les Flamands et les Wallons les uns envers les autres ».

Cependant, l’étude révèle que les sentiments négatifs nourris par l’autre groupe linguistique sont systématiquement surestimés. « Les Flamands pensent que les Wallons sont frustrés et jaloux alors que les francophones s’imaginent que les Flamands sont fâchés et frustrés » déclare-t-elle.

Par ailleurs, la majorité des répondants soulignent leur attachement à la Belgique et préféreraient voir les régions se rapprocher « même s’ils ajoutent qu’accorder davantage d’autonomie aux régions est une option plus réaliste ».

Les trois universités poursuivent l’étude en cette période d’élection, considérée comme « un moment indiqué » selon Delvaux. Si vous souhaitez participer à l’enquête, vous pouvez cliquer sur ce lien

Survol de Bruxelles : Di Rupo ne veut pas lâcher Zaventem

Qui a dit que le premier ministre belge était wallon ? Nous avions dit que l’ardoise à payer pour avoir un premier ministre wallon serait salée. Cela a été au-delà de ce que nous avions imaginé. Elio Di Rupo aura été un ministre qui a bien servi les intérêts flamands.

La solution pour Zaventem : après les élections, bien sûr !

Paul D.

Lire ici l’article du journal Le Soir.

Di Rupo, ZaventemElio Di Rupo ne s’est pas montré favorable ce lundi soir à l’éventuelle délocalisation d’une partie des activités de l’aéroport de Bruxelles-National vers les aéroports wallons, comme suggéré ce matin par le secrétaire d’Etat à la Mobilité Melchior Wathelet (cdH).

L’aéroport de «  Zaventem a une fonction économique importante et cela doit rester ainsi », a estimé le Premier ministre interviewé dans le journal télévisé de la VRT lundi soir.

Le secrétaire d’Etat a estimé ce lundi matin qu’une partie des activités de l’aéroport de Zaventem pourrait être délocalisée vers Charleroi ou Liège si la Flandre ne souhaitait pas subir les nuisances sonores.

Une solution après les élections

Face au tollé provoqué dans la capitale après l’imposition de nouvelles routes aériennes, M. Wathelet a proposé la semaine passée de revoir celles-ci en redirigeant une partie des vols vers la Flandre. Une initiative directement contrée par le gouvernement flamand qui a déclenché une procédure de conflit d’intérêts, gelant la situation pour soixante jours.

Le chef du gouvernement a estimé qu’une « solution équilibrée  » à la question des nuisances sonores de l’aéroport de Bruxelles devra être trouvée après les prochaines élections.

« Je suis flamingant. La Flandre est mon biotope naturel. »

Cela fait longtemps que j’affirme que le nationalisme flamand ne s’arrête pas au Vlaams belang et aujourd’hui à la N-VA. Nous retrouvons de nombreux nationalistes flamands au CD&V, à l’Open-VLD et même dans une moindre mesure au SP.a et chez Groen. Nous pouvons dire qu’à l’heure actuelle, plus de 70 % des Flamands sont nationalistes. N’allez pas chercher dans cette affirmation le moindre sentiment anti-flamand chez moi. Je sais qu’il existe des Flamands qui ont toute mon estime. Mais ne me demandez pas de jouer à l’autruche. Vous me direz qu’il en existe aussi en France, ce à quoi je vous répondrai par l’affirmative. Je vous dirai même que je n’ai pas plus d’atome crochu avec un nationaliste français qu’avec un nationaliste flamand, mais faisons la part des choses et reconnaissons que le nationalisme franchouillard est loin d’atteindre 70 % des Français.

Paul D.

Lu sur le site de « 7sur7 » :

wouter beke« Je suis flamingant. La Flandre est mon biotope naturel. » Tels sont les mots du président du CD&V, Wouter Beke, dans un reportage en deux parties « Schild en Vriend » que diffusent les 7 et 14 mai les chaînes de télévision RTL-TVi et VIER.

Les auteurs du reportage ont suivi une série de personnalités politiques flamandes pendant les dernières semaines de la campagne électorale.  « Il est intéressant de voir combien les blessures infligées au cours de la formation du gouvernement après 2010 sont profondes. Cette formation a contaminé toute une génération« , a expliqué le réalisateur Eric Goens.  Le président de l’Open Vld de l’époque, Alexander De Croo, accuse son homologue de la N-VA, Bart De Wever, d’avoir brisé le front flamand qui existait alors.

Confiance brisée

« Au début de la formation, il y a eu beaucoup de collaboration entre la N-VA et l’Open Vld. Nous avons préparé beaucoup de dossiers avec la N-VA, comme ce qui concernait le droit du travail, parce qu’à l’époque nous avions un front flamand avec le CD&V et la N-VA. Cela a été une stratégie délibérée de De Wever de torpiller ce front », explique-t-il. Quelque chose s’est brisé ensuite, affirme le libéral flamand qui dit ne même plus avoir le numéro de gsm de M. De Wever. « J’ai du mal à faire confiance à De Wever », souligne de son côté M. Beke. « Je ne fais pas non plus confiance à De Croo, même humainement », répond pour sa part M. De Wever. Le président des nationalistes flamands se montre plus compréhensif à l’égard de son collègue chrétien-démocrate. « Venant de Beke, je le regrette vraiment mais je comprends que des traces soient restées. » La candidate de la N-VA à la présidence du gouvernement flamand, Liesbeth Homans, livre également le fond de sa pensée à propos du PS. « Le clientélisme du PS est en contradiction avec ce que nous proposons. Au plus ils aident des gens à recevoir une allocation, au plus ils pensent que ces gens vont voter pour eux », lâche-t-elle.

Le néerlandais de Di Rupo, encore lui

À entendre M. De Croo, la N-VA est responsable de l’accession d’un francophone à la fonction de Premier ministre. « Le gagnant des élections ne voulait pas devenir Premier ministre », fait-il remarquer. Et d’après lui, Elio Di Rupo n’a pas facilité la tâche des partis flamands. « En tant que Flamands, nous avions l’habitude d’avoir un Premier ministre qui parlait notre langue. Di Rupo communique d’une autre manière. Son néerlandais n’est pas assez bon pour communiquer directement. »

Le non-débat

                                               WALLONIE – FRANCE :

                                 C.Q.F.D : l’absence de débat politique.

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Comme on pouvait s’y attendre, aucun des partis politiques traditionnels n’a esquissé la moindre idée sur l’hypothèse pourtant de plus en plus plausible du rattachement de la Wallonie à la France.

Ce n’est pas une surprise de la part de ceux qui ont contribué avec peine à la 6ème réforme de l’Etat, à peine née, dont les conséquences économiques désastreuses pour la Wallonie apparaissent de  manière de plus en plus évidente.

« Nous ne sommes demandeurs de rien », disaient les partis francophones; il n’empêche : la vague de fond flamande continue à saper en profondeur tous les secteurs de la vie économique et sociale belge passés majoritairement sous contrôle flamand.

Et même à obscurcir le ciel aéronautique bruxellois pour des raisons « linguistiques » évidentes et assez surréalistes…

Toute la propagande belgicaine, qui va de l’équipe de foot à la famille royale, n’a pas réussi à masquer les fissures de plus en plus nettes de l’édifice de 1830.

Elle a même un effet contre-productif dans la mesure où, ayant fait son maximum, elle n’a pas réussi à convaincre en profondeur, se contentant de planer à la surface des choses.

Seul effet positif constaté : la Wallonie en sort plus jolie, mieux mise en valeur, et plus séduisante…

L’attitude des partis politiques traditionnels francophones  par rapport aux  institutions, et spécialement par rapport à la Flandre, fait penser  à un mikado  compliqué, où les bâtons sont à ce point enchevêtrés que si l’on touche à l’un d’entre eux, tout l’édifice s’écroule. Plus personne n’ose y toucher…

Au sein de l’Alliance Wallonie France, mouvement citoyen et non parti politique – rappelons-le ! -, nous avions espéré au moins un débat serein. Constatons, à la veille des élections qu’il n’a pas eu lieu.

L’embarras des Wallons  appelés à voter le 25 mai est de plus en plus évident. Ils ont le sentiment réel d’être dépossédés de tout pouvoir  sur l’avenir institutionnel de la Belgique, et menacés d’un virage « à  droite » non choisi, mais  imposé  par la  Flandre majoritaire.

Parallèlement, l’AWF a poursuivi son travail démocratique en profondeur. Elle rassemble de plus en plus  des gens de tous horizons politiques et de provenances diverses qui osent envisager sereinement la France comme seule alternative crédible pour l’avenir de la Wallonie.  Hommes politiques expérimentés, professeurs, décideurs économiques, jeunes et retraités : ils commencent à oser sortir du bois… Seuls les médias, en général, restent extrêmement frileux…

En fait, les choses sont en train de changer : malgré la conjoncture française difficile,  de nombreux Wallons ont désormais perçu que, en cas de rattachement à la France, leur identité personnelle wallonne sera sauvegardée comme l’ont été celles des Bretons, des Corses ou des Savoyards.

C’est le sens du concept « intégration-autonomie » qui se développe.

Ils pensent  que la France leur apportera des horizons nouveaux. Une grande solidarité.  Et des Wallons pourront à nouveau être plus présents à travers le monde, comme ils l’ont été au XIXème siècle,  du Caire à Constantinople,  de Pékin au Congo ou en Argentine.

Trop de Belges francophones hésitent encore à faire le pas vers la France parce qu’ils ont de la famille, ou des amis, ou des collègues flamands; ou parce qu’ils sont devenus bilingues; ils faut qu’ils soient bien convaincus que ces multiples liens tissés au cours des années avec des Flamands resteront en cas de rattachement à la France; ils se verront  même renforcés : notre combat n’est et ne sera jamais anti-flamand !

Les « Français d’origine belge »  pourront continuer d’écouter « Les Belges du bout du monde », suivre la Flèche Wallonne ou le Tour des Flandres,  regarder le « 12 minutes » sur FR3-Wallonie, continuer si le cœur leur en dit, de regarder « Place Royale »  où nos princes  et princesses feront  au moins jeu égal avec ceux  et celles de Monaco pour le plus grand plaisir des lecteurs de « Paris-Match » ! Et continuer d’entretenir leurs liens personnels ou familiaux en Flandre comme ailleurs !

Quant aux jeunes Wallons de demain, ils parleront  l’anglais, l’allemand, l’espagnol, et d’autres langues internationales, l’enseignement du flamand s’étant réduit comme celui des langues wallonnes  à quelques cénacles littéraires ou culturels.

Les villes wallonnes, parcourues par de jolis tramways, deviendront plus belles et plus vivantes, Liège et Charleroi retrouvant comme Lille  leur rôle de métropoles d’antan, aux portes de Paris. Et des trains modernes sillonneront toute la République, Wallonie comprise ! Notez enfin que l’Alliance Wallonie France a désormais un siège à Paris : consultez donc souvent  son site pour en savoir plus ! Vive la Wallonie, vive la France !

Georges-Henry Simonis.

Pierre Hazette candidat à l’Europe

Pierre Hazette, l'avenirAprès dix ans d’absence, Pierre Hazette (75 ans) fait son retour en politique. Un rôle de sage, de « caution morale » à la dernière suppléance MR. Deuxième surprise, c’est sur la liste européenne du Mouvement Réformateur qu’il figure. On l’attendait plus à la Région, lui qui a été, de 1999 à 2004, ministre de l’enseignement secondaire. Son engagement pour l’Afrique a éveillé en lui une prise de conscience européenne. (Annick Govaers)

« L’Avenir » nous annonce la candidature de M. Pierre Hazette sur la liste européenne du MR. Cela ne signifie aucunement que l’avenir de sa région wallonne le laisse indifférent.

Il réitère sa conviction de voir l’avenir de la Wallonie lié à celui de la France : « sans l’aide de la France, la Wallonie va casquer », confie-t-il à la journaliste qui l’interroge.

La France est en effet un Etat où une solidarité forte joue entre ses différentes régions. Rappelons ici ce que Pierre Hazette nous disait :  » …les prochaines élections législatives risquent de confronter les Wallons à un problème existentiel… Une alliance étroite avec la République française s’impose à nous, quel que soit notre attachement à une Belgique que d’aucuns continueront à saboter, jusqu’à la faire disparaître. »

Paul D.

Les banques ne sont pas au-dessus des lois

Un ami me fait parvenir les données d’un site intitulé « Bonnes nouvelles ». Celle que je vous propose aujourd’hui nous parle des emprunts toxiques et de la victoire juridique de la Seine Saint-Denis contre une banque irlando-allemande. 

Le tribunal de grande instance de Paris a donné raison à la Seine-Saint-Denis dans la bataille judiciaire qui l’oppose à la banque Defpa autour des « emprunts toxiques ». La collectivité avait assigné en 2011 la banque irlando-allemande au motif de l’absence de mention du taux effectif global (TEG) dans son contrat de prêt de 10 millions d’euros signé en 2006.

Dans son jugement, rendu mardi 25 mars, le tribunal ordonne l’annulation du taux d’intérêt de ce contrat et son remplacement par le taux légal de 0,04 %, et ce de manière rétroactive à compter du 30 novembre 2006. « Cela représente un gain estimé à près de 11 millions d’euros pour le département », s’est réjoui Stéphane Troussel, président du conseil général, qui a salué une « belle victoire ».

« Cette décision de justice est une bonne nouvelle pour continuer la bataille contre ces emprunts toxiques sur le plan politique et pour reprendre les négociations avec certaines banques. »

UNE AUTRE AFFAIRE EN COURS AVEC DEXIA

Selon M. Troussel, le taux de ce prêt, indexé sur la variation des valeurs de l’euro et du franc suisse, est passé de 1,47 % par an initialement à plus de 30 % aujourd’hui. Lors du démarrage de l’action en justice, en février 2011 en plein crise financière, il avait connu un pic à 55 %.

En février 2013, le conseil général de Seine-Saint-Denis avait obtenu du tribunal de grande instance de Nanterre l’application d’un taux d’intérêt plus favorable sur trois prêts contractés auprès de Dexia. Mais la banque a fait appel de cette décision, soulignant n’avoir pas été condamnée sur le fond. Cet appel, suspensif, oblige le département le plus pauvre de France à continuer à payer les taux convenus contractuellement – et qui ont flambé depuis – tant que l’affaire n’est pas rejugée.

Depuis fin 2009, plusieurs banques ont été assignées en justice par des collectivités locales qui leur reprochent de leur avoir fait souscrire des emprunts toxiques.

Le Monde.fr (25/03/2014)

Lire sur le site : lemonde.fr

 

Le Parlement interdit la culture du maïs transgénique en France

Le texte a été adopté par 172 voix pour. 147 sénateurs ont voté contre.

Il n’y aura pas de maïs transgénique en France. Lundi 5 mai, les sénateurs ont définitivement adopté une proposition de loi socialiste interdisant la culture du maïs transgénique. Seul le groupe UMP a voté contre ce texte, adopté par 172 voix pour et 147 voix contre, qu’il juge anticonstitutionnel et contraire au droit européen.

Le but de cette loi était d’interdire le maïs transgénique avant la période des semis, notamment le MON810 de Monsanto, le seul autorisé à la culture dans l’Union européenne, et le Pioneer TC1507. Le texte précise que l’autorité administrative peut ordonner la destruction des cultures concernées en cas de non respect de cette interdiction.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde