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Metz-Zaventem : réactions et commentaires

Notre ami René Defossé me joint un article qu’il a trouvé sur le site de L’Avenir.net.

Michael B.La Belgique révèle de sacrées surprises à ses visiteurs. Exemple avec Michael B.,  professeur d’allemand à Longwy. Début août, il s’est envolé de Zaventem. Un voyage en… absurdie. Son récit porte un regard amusé et caustique sur nos démêlés communautaires.

Pas simple pour un voyageur ou touriste de s’y retrouver dans notre pays. Trois communautés, trois langues et (presque) autant de plaques de signalisation.

Début août, ce professeur français, originaire de Metz, s’est envolé en vacances de l’aéroport de Zaventem. Dans un mail adressé à notre rédaction, il nous explique ses tribulations….

«L’union fait la force… faites-moi rire! Où mieux qu’en Belgique peut-on voir un conflit communautaire ? », s’exclame Michael Barth avant d’entrer dans le vif du sujet…

«En l’espace d’un centimètre, Namur est devenue Namen »

« De Metz, je suis passé par le Grand-Duché du Luxembourg avant d’entrer en territoire belge francophone, raconte le Français. En Wallonie, tout est écrit en français. Mais rien qu’en français. Cela ne m’a pas frappé étant donné qu’il s’agit de ma langue maternelle. Province du Luxembourg, province de Namur, province du Brabant wallon, passage à proximité de villes qui m’ont fait sourire: Bouge, Champion, Jambes… »

Puis, d’un coup, Michael Barth dit être apparemment arrivé dans un autre pays, où la langue latine est devenue germanique.

«La province Vlaams-Brabant me souhaite gentiment la bienvenue “ Vlaams-Brabant heet u welkom ”, observe-t-il. Et j’ai remarqué qu’en l’espace d’un centimètre Namur est devenue Namen, Liège Luik, Bruxelles Brussel. Comme si les Flamands étaient déterminés à effacer toute trace francophone de leurs ennemis de longue date, les Wallons. »

Une situation valable dans les deux sens, regrette notre interlocuteur. «Au retour, Brussel redevient uniquement Bruxelles, Namen et Luik ne s’appellent plus que Namur et Liège! Quel bonheur pour un Français de déduire le nom néerlandais des villes wallonnes et quelle joie pour un Néerlandais de déduire le nom français des villes flamandes. A la frontière, pourquoi ne pas mettre un panneau “ Avez-vous pensé à votre répertoire ? ”/“ Heeft u aan uw notitieboekje gedacht? ”»

«Où est passé l’allemand, votre 3e langue officielle? »

Pointant une caractéristique de notre royaume, Michael Barth se fait alors un peu plus mordant

«Ôtez-moi un doute: les langues officielles du Royaume de Belgique ne sont-elles pas le français ET le néerlandais ET l’allemand ?, demande-t-il. Enfin… L’allemand ? Une langue officielle en Belgique ? Laissez-moi rire ! A l’aéroport, les annonces sont faites en néerlandais (normal), en français (normal), en anglais (normal) et… c’est tout (anormal)! Où est l’allemand, troisième langue officielle ? Disparue ! »

Et d’envisager, non sans une pointe d’ironie, les éventuels motifs de pareille disparition.

«Sans doute parce que la région germanophone se situe dans une contrée si lointaine de l’aéroport que les autorités aéroportuaires n’ont pas jugé nécessaire de la mentionner !, se demande le Français. Ou bien est-elle trop insignifiante aux yeux des Wallons et des Flamands  ? Sankt Vith ou Eupen sont probablement des noms de villes dont la consonance paraît bien trop exotique aux oreilles du reste des Belges. »

«Sinon, la Belgique n’est qu’une farce »

Mais revenons à l’aéroport. Ou du moins à la navette menant du parking discount à l’aéroport. « Aucun écriteau en français sur le fait que la porte, en s’ouvrant, peut coincer les doigts, se désole Michael Barth. Rassurez-moi, tous les Flamands parlent le français et tous les Wallons parlent le néerlandais ? Sinon, la Belgique n’est qu’une farce surtout au vu de votre devise “ nationale ”.»

Autre facteur de désarroi, le fait que la majeure partie du personnel de l’aéroport soit néerlandophone.

«Je sais bien qu’il se trouve en territoire néerlandophone mais il est tout de même à une poignée de kilomètres de Bruxelles, ville où la langue majoritaire est le français, constate Michael. J’avoue, ils parlent le français, mais quel français. Tranché au couteau, bourré de fautes ! Est-ce bien sérieux ? Ne vérifie-t-on pas le niveau de français selon le CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues) lors du recrutement ? »

«Fous poufez parler la français afek moi »

Le professeur d’allemand ne les comprenait tellement pas qu’il dit s’être mis à parler le peu de néerlandais dont il avait encore le souvenir. «J’ai sans doute su inconsciemment que la langue allait me servir à l’aéroport quand j’ai pris l’option “ Néerlandais ” à l’université de Metz il y a 11 ans. »

Et là, grosse surprise ! «Je me suis rendu compte que j’avais vexé voire froissé le personnel en switchant de langue ?!»

«Mèèèèèè scheuh parler français, fous poufez parler la français afek moi», m’a-t-on ainsi répondu d’un air hautain…

La conclusion de Michael? «Tout cela pour vous dire que la Belgique est loin, très loin, d’être un pays uni, ne serait-ce que par la/les langue(s). »

Réactions sur la toile

Son récit, qui témoignait de la difficulté, pour un voyageur ou un touriste, de s’y retrouver dans un paysage où les noms de villes changent d’une région à l’autre, où l’allemand, pourtant langue officielle, est laissée pour compte et où les employés de l’aéroport national sont chatouilleux par rapport à leur langue.

Un article qui a fait un buzz, suscitant des dizaines et dizaines de réactions (sur notre site ou notre page facebook) allant dans tous les sens. Si certains internautes abondaient dans celui de notre témoin, d’autres lui remontaient plutôt les bretelles, arguant, par exemple, que la Belgique n’avait pas de leçons à recevoir des Français en matière communautaire.

Michael a parcouru ces réactions, et voici ce qu’il nous en dit…

«Je suis vraiment content d’avoir réussi à faire réagir l’opinion et d’avoir jeté un pavé dans la mare […].

Par contre, je ne savais pas que les Flamands souffraient d’un sentiment d’infériorité au sein de la Belgique. J’aurais prétendu l’inverse.

Certains me disent dans les réactions qu’en France c’est pareil par rapport à la langue. Or, le français n’est que l’unique langue officielle de notre République. Et malgré tout, les langues régionales et dialectes sont mises en avant. Regardez par exemple les panneaux d’entrée dans une commune sur Google Images en tapant “ panneaux d’entrée bilingue commune ”»

Les Belges vont vraiment penser que je déteste leur pays et je serai bientôt interdit de territoire… Toutefois, ce n’est pas le cas, j’aime me promener les dimanches dans la campagne ardennaise, Bouillon, Orval, les boucles de la Semois…

Votre pays est vraiment magnifique, côté wallon tout comme côté flamand.

Le commentaire de l’AWF 

1. Cette histoire nous montre une fois de plus combien les Français connaissent mal la Belgique, même quand il s’agit d’une personne érudite.

2. Où est donc cette faculté d’autodérision dont les Belges aiment tant s’affubler ? Pour certains Belges, la critique est insupportable surtout lorsqu’elle vient de France.

3. Francophones et francophobes se conjuguent parfaitement chez pas mal  de Wallons et de Bruxellois, sans parler de la « franse perversiteit » que cultivent nombre de Flamands.

4. Il reste pas mal de pain sur la planche pour expliquer à nos amis français que la Belgique d’aujourd’hui, ce sont deux, voire trois, si pas quatre sociétés totalement différentes. Wallons, Flamands, Bruxellois et germanophones ne regardent pas les mêmes chaînes de télévision, n’écoutent pas les mêmes radios, ne lisent pas les mêmes auteurs, ne connaissent pas les mêmes artistes, n’ont pas la même vision de l’avenir de la Belgique … Il leur reste en commun une excellente équipe de football qui réunit Wallons, Flamands et Bruxellois sous le noir-jaune-rouge à une différence près. Joueurs wallons et bruxellois gardent les trois couleurs lorsqu’ils rentrent chez eux tandis que les joueurs flamands ne conservent que le jaune et le noir lorsqu’ils regagnent leur foyer…!

5. Comme nous le disait le professeur Gazon hier, il est plus que jamais nécessaire de poursuivre et d’accentuer notre action pour que le débat sur la réunion de la Wallonie à  la France s’impose dans la société wallonne.

Paul D.

Garder le cap

Notre ami Jules Gazon s’adresse aujourd’hui aux membres du B.E. de l’A.W.F. Avec son autorisation, je vous fais partager ce qu’il tient à nous dire. Quand Jules Gazon parle des nationalistes flamands, il y inclut, outre la N-VA, les hauts responsables du CD&V et de l’Open-VLD. Rappelons-nous la déclaration de Wouter Beke, président du CD&V : « le flamingantisme fait partie de mes gênes » et n’oublions pas que c’est le président de l’Open-VLD Alexander De Croo qui, à l’époque, a fait chuter le gouvernement fédéral sur un problème communautaire. N-VA, CD&V et Open-VLD, sans oublier le Vlaams Belang ( 72.83 % des voix à eux quatre au parlement flamand) poursuivent le même but au niveau communautaire. Seuls les chemins empruntés et la vitesse de croisière diffèrent.

Paul D.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAChères Amies, chers Amis,

Je ne peux que vous encourager à poursuivre votre travail de militant en faveur d’une réunion de la Wallonie à la France. La donne circonstancielle s’est modifiée. Le processus ralentira ou s’accélèrera en fonction de la capacité ou non du gouvernement fédéral, en son sein et au travers de ses relations avec les gouvernements des entités fédérées, de faire aboutir les réformes économiques souhaitées.

C’est le coup de poker de l’intelligent Bart De Wever.

Au cours de mes conférences antérieures sur « l’Après Belgique », je me suis expliqué sur les raisons des nationalistes flamands de progresser vers un Etat confédéral avant l’assaut final pour l’indépendance de la Flandre. La configuration des alliances politiques tant au gouvernement fédéral qu’aux gouvernements fédérés devrait permettre de clarifier le propos de Bart De Wever qui sait qu’il n’obtiendra pas de si tôt le séparatisme s’il se limite à l’argument nationaliste. Le point d’orgue qu’il attend c’est la démonstration d’une impossibilité d’entente entre les deux communautés sur les réformes économiques et politiques qui s’imposent.

Je vous informe que je suis invité à faire une conférence sur « l’Après Belgique » au CAL de Verviers le vendredi 28 novembre à 20h. J’y actualiserai les arguments de ma conférence au CAL de Ste Walburge.

Avec toute mon amitié

Jules Gazon

N.B. : en temps utile, nous ne manquerons pas de vous inviter à participer à la conférence du vendredi 28 novembre à Verviers. Retenez dès à présent cette date dans votre agenda.

Aviation: Kinshasa préfère la France

Les relations diplomatiques entre la Belgique et le Congo-Kinshasa ne brillent plus de mille feux comme à l’époque de Mobutu-Baudouin. Les responsables de la politique étrangère belgo-flamande ont plus souvent chaussé leurs gros sabots pour s’adresser au Président Kaliba que d’employer un langage digne d’une diplomatie un tant soit peu intelligente.

Récemment, par souci d’économie nous a-t-on dit, la Belgique décidait de partager ses locaux de Kinshasa avec la représentation diplomatique des Pays-Bas donnant ainsi au concept de BENELUX un nouveau petit coup d’accélérateur.

La Belgique semble oublier que la langue officielle du Congo est le français et qu’il eut sans doute été beaucoup plus logique d’activer les accords bilatéraux de coopération  signés en 2005 entre la France et la Wallonie par Michel Barnier, ministre des affaires étrangères de la République française et Jean-Claude Van Cauwenberghe, ministre-président de la Wallonie. Nous avons déjà énoncé sur ce site l’étendue des matières qui étaient concernées par ces accords qui permettraient de réaliser de substantielles économies d’échelle.

S’exprimant la semaine dernière dans la presse, le même Jean-Claude Van Cauwenberghe disait qu’il n’était plus opportun de parler de communautaire en regard des importantes  compétences transférées aux régions. Là où l’ancien ministre considère que nous sommes arrivés à une fin en soi, notre alliance Wallonie France considère que tout au contraire, nous sommes à l’aube d’un autre temps où la Wallonie aura les moyens d’exister. Encore faudra-t-il avoir des dirigeants qui osent le changement, de dirigeants qui dotent la Wallonie d’un véritable projet d’avenir, loin de la nostalgie d’une Belgique fédérale qui n’en a plus que le nom. Quel sera le décideur politique wallon qui osera dire, comme Yves Leterme, que le fédéralisme belge est un échec et qu’il est désormais bien mort ?

N-VA, CD&V et Open-VLD façonneront une Belgique confédérale qui n’aura de cesse que de construise une région flamande prospère qui se servira du mot Belgique quand  cela rencontrera les intérêts de la Flandre. Cette Belgique-là est mortifère pour la Belgique de langue française.

Nous savons que la diplomatie belge est largement flamandisée. Le moment n’est-il pas venu d’activer les accords signés avec la France qui permettraient à la Wallonie d’avoir des légations wallonnes au sein des ambassades françaises ?

Paul D.

Lu sur le site du « Vif-L’Express » (Source: Belga – dimanche 24 août 2014 à 10h54)

Coup de bambou pour Brussels Airlines et sa filiale Korongo, mais aussi pour la diplomatie belge: le gouvernement congolais a finalement choisi le groupe Air France/KLM pour gérer le lancement fin 2014 d’une nouvelle compagnie aérienne nationale baptisée Congo Airways.

© Belga

Voilà qui refroidira la mission qu’Armand De Decker mènera fin août à Kinshasa, en remplacement de Didier Reynders qui juge plus prudent de rester à Bruxelles tant que les négociations gouvernementales n’ont pas abouti.

Aux mains d’actionnaires congolais, publics et privés, Congo Airways devrait redresser un secteur aérien à l’agonie, les compagnies étant toutes sur la liste noire européenne. Le groupe franco-néerlandais pourrait également rafler au passage quelques parts de marché supplémentaires sur la ligne Bruxelles-Kinshasa via Paris.

Quant à Korongo, née en 2012, elle peine à décoller : manque d’investissements, rivalités politiques. Présidée par George Forrest (49,5% des parts du holding) et basée à Lubumbashi, elle n’opère à ce jour que sur trois destinations domestiques, avec un seul avion.

La commission européenne épingle l’ Allemagne

Le Monde.fr avec AFP | 16.08.2014 à 19h12 • Mis à jour le 16.08.2014 à 19h36

Bruxelles estime « indispensable » une hausse des salaires en Allemagne, pour que le pays puisse aider ses voisins européens à la traîne, a expliqué samedi 16 août le commissaire européen chargé de l’emploi, Laszlo Andor.

Lire : « L’Allemagne est toujours le moteur de la zone euro »

« Il serait très important que l’Allemagne multiplie les investissements publics, stimule la demande et réduise ses excédents commerciaux excessifs, qui font du tort à ses voisins européens. Dans cet objectif, un changement de la politique salariale est indispensable, du point de vue de la commission », a expliqué le Hongrois, chargé de l’emploi et des affaires sociales à Bruxelles, dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt, à paraître dimanche.

UNE MARGE DE PROGRESSION DE 3 %

« La hausse des salaires est restée en retrait par rapport à l’évolution de la productivité » depuis plus de dix ans en Allemagne, critique le commissaire européen dans les colonnes du journal conservateur. « Ce serait préférable, si les salaires augmentaient parallèlement à la productivité », a-t-il ajouté.

Le débat sur une hausse des salaires a récemment été ravivé en Allemagne. Le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, a notamment estimé que les salaires avaient une marge de progression de 3 % dans un pays où, par endroits « nous sommes quasiment en situation de plein emploi ».

L’Allemagne a appliqué une politique de bas salaires pendant des années, un facteur déterminant pour la compétitivité de ses entreprises. Dans une zone euro toujours en plein marasme économique, l’idée a fait son chemin chez certains Européens selon laquelle un coup de pouce aux salaires allemands profiterait à tous, en corrigeant le différentiel de compétitivité et en stimulant le pouvoir d’achat des foyers du plus grand marché de la zone.

Déflation : mauvais signe pour la croissance, Hollande pousse l’Allemagne à réagir

La déflation est une baisse généralisée des prix et des salaires. Mais ce phénomène n’est pas une bonne nouvelle puisqu’il ralentit la consommation et les investissements. François Hollande appelle l’Allemagne à devenir le moteur de l’économie européenne pour relancer la croissance.

LA LOI SUR LE SALAIRE MINIMUM EN VIGUEUR EN 2015

La France est coutumière d’appels du pied en ce sens, dernièrement encore de la part du président François Hollande. La rhétorique a aussi ses partisans en Allemagne, notamment chez les sociaux-démocrates, à l’origine de la loi sur le salaire minimum, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2015.

La Belgique au Congo en 14 – 18

Très bonne exposition sur le Congo : la Belgique a forcé 290 000 Congolais à participer à l’Est du Congo à la guerre qu’elle menait contre l’Allemagne en 1914-1918

En Belgique, à Oostende aux Galeries Vénitiennes du 04.07.2014 au 14.09.2014, coin Promenade du Roi Baudouin / Rue de Paris, 8400 Oostende

Exposition: LES TRANCHÉES EN AFRIQUE 1914-1918

L’historien spécialisé dans les évènements oubliés Lucas Catherine s’est plongé dans les archives photographiques de la première guerre mondiale et a narré une histoire qui n’avait jamais été publiée dans les livres d’histoire belge.

L’exposition photographique, Les Tranchées en Afrique (1914-1918) rassemble le matériel des archives et raconte des évènements qui ont déterminé le cours de l’histoire européenne, sans jamais avoir été reconnus.

Source: https://www.facebook.com/forcepubliquecongo?hc_location=timeline

Vraiment il ne faut pas manquer cette exposition de photos qui montre que la Belgique a forcé 290 000 Congolais (hommes, femmes et enfants) a participé à la guerre qui l’opposait à l’Allemagne du Kaizer. Le théâtre de la guerre: le Rwanda, le Burundi et une partie de la Tanzanie qui étaient des colonies allemandes. Rappelons qu’à Berlin en 1885, Léopold 2, roi des Belges, a obtenu des grandes puissances européennes un territoire qu’il a appelé Etat Indépendant du Congo. Il a soumis les peuples qui y vivaient à une exploitation féroce semant la mort afin d’extraire les ressources naturelles du pays. L' »Allemagne » devenue une puissance coloniale à la fin du 19 e s. avait accaparé les territoires, les peuples qui y vivaient et leurs richesses dans ce qui allait devenir par la suite le Rwanda, le Burundi et une partie de la Tanzanie. Avec le Traité de Versailles, la Belgique allait obtenir le contrôle du Rwanda et du Burundi. Lucas Catherine, auteur de plusieurs livres, dont Promenade au Congo (avec des introductions d’Eric Toussaint et de Pauline Imbach), voir http://cadtm.org/Promenade-au-Congo-petit-guide

Lecture recommandée.

Il est grand temps d’oublier le vote électronique

Vincent Genot              Vincent Genot

Rédacteur en chef adjoint du site WEB ROULARTA

Inauguré lors des élections législatives et provinciales de 1991, le vote électronique n’en finit pas de poser question. Plus cher que le vote papier et peu transparent en matière de contrôle, le système a montré ses limites lors du dernier scrutin.

© Image Globe

Dimanche dernier, de nombreux Belges ont fait confiance à un ordinateur pour inscrire leur choix électoral sur la piste magnétique d’une carte en plastique. Carte qui a ensuite été déposée dans une urne électronique. A aucun moment du processus, ils n’ont eu la certitude visuelle, comme c’est le cas avec le vote papier, que le candidat auquel ils ont donné leur voix était bien celui comptabilisé par l’urne. En 1997 déjà, l’association «Pour EVA», qui défend le droit du citoyen à garder le contrôle sur l’ensemble des scrutins, demandait l’accès au code source des programmes informatiques qui gèrent le système de vote. Craignant une mise en péril de la « sûreté publique », le ministère de l’Intérieur belge lui opposa un refus catégorique.

Résultat : en mai 2014, ces mêmes spécialistes du ministère de l’Intérieur ont dû batailler ferme avec un système obsolète pour enfin sortir les résultats définitifs du scrutin, amputés de 2000 votes, « soit 0,06% des 21 millions de vote exprimés dimanche », selon un communiqué du SPF Intérieur . Le logiciel a en effet constaté une incohérence et a refusé de lire certaines disquettes reprenant les votes émis. Du coup, 2000 votes sont passés à la trappe. Et encore désolé pour ceux qui les avaient émis.

Quand on analyse le procédé de vote automatisé, on finit par se demander pourquoi on fait appel à des ordinateurs pour voter. Au début de l’expérience, on évoquait souvent la rapidité, le coût et le contrôle de la régularité du scrutin. Si, d’un point de vue démocratique, l’argument rapidité peut paraître secondaire, les deux autres raisons semblent plus déterminantes. Mais avec le recul, on s’aperçoit qu’aucun des avantages n’est véritablement rencontré.

Une estimation réalisée pour le Sénat sur la base des élections du 13 juin 2004 parle même de 4,50 euros par électeur pour le vote automatisé, contre 1,50 euro seulement pour le vote papier. On est très loin des économies attendues.

Quant au contrôle de la régularité du scrutin, sous couvert de modernité, on bafoue des années de travail législatif qui ont permis de mettre en place un système de contrôle efficace. Avec le vote électronique, on fait confiance aux spécialistes qui se réfugient derrière le politique. Pour se dédouaner, le SPF Intérieur affirme même que les logiciels utilisés dimanche ont fait l’objet d’une certification au mois d’avril par Price Waterhouse Coopers. Que le système de vote sur lequel se base la démocratie belge soit certifié par une société dont le siège social est situé à Londres devrait plutôt inquiéter tout bon démocrate. A quand le vote privatisé ?

Dans ce dossier on assiste à une sorte de statu quo. Dans les partis francophones, personne ne semble convaincu par le vote électronique. Mais personne ne prend ses responsabilités d’y mettre fin. Alors, à chaque élection, on continue de bricoler au coup par coup avec des bouts de ficelle. Parfois, la modernité peut aussi passer par un simple crayon.

Gérard Holtz répond à « la Libre »

Violemment attaqué dans une tribune de « La libre Belgique » (lien), Gérard Holtz a répondu aux critiques du quotidien belge.

Gérard Holtz répond aux critiques de « La Libre Belgique » (lien)

« Ça me passe au-dessus de la tête« . Voilà comment a réagi Gérard Holtz aux violentes attaques dont il a été la cible dans « La Libre Belgique« . Hier, le quotidien belge publiait une tribune au vitriol sur le consultant de France Télévisions intitulée : « Égocentrisme, outrecuidance et chauvinisme : le Tour de farce de Gérard Holtz« .

Dans ce billet d’humeur signé Guillaume Gautier, le journal belge avait vivement attaqué le travail de Gérard Holtz sur le dernier Tour de France : « Son rire aussi bruyant qu’artificiel résonne encore dans les oreilles de ceux qui auront passé trop de temps devant France Télévisions pour suivre le Tour de France. Trois semaines durant, Gérard Holtz a une nouvelle fois occupé (voire monopolisé) l’antenne à coups de ‘face cam’ égocentriques sur le bord des routes de France et de jeux de mots puisés dans un répertoire périmé depuis la fin des années 90 » avait taclé d’entrée le journal belge.

Accusé de vouloir « être la star à la place des coureurs« , Gérard Holtz avait aussi été critiqué pour sa courte altercation avec un policier belge au départ d’une étape à Ypres. « Écarté de la route par un agent qui ne faisait que son travail, libérant la chaussée à quelques secondes du départ, Gégé se rappelle qu’il est acteur entre deux étapes et enchaîne sur un théâtral ‘calmez-vous, calmez-vous s’il vous plait’ en repoussant son ‘agresseur‘ » avait raillé le journaliste du quotidien belge.

« Attaque personnelle gratuite »

Et « La Libre Belgique » d’attaquer le supposé chauvinisme du journaliste sportif du service public : « Galvanisé par la deuxième place de Jean-Christophe Péraud, Holtz ajoute le chauvinisme en guise de cerise sur l’indigeste gâteau de ses trois semaines d’antenne. Il faut savoir que la dernière deuxième place française remonte à 1997, et à une place de dauphin de Virenque ‘derrière Jan Ullrich le tricheur’ affirme plein d’aplomb Gégé, oubliant évidemment de mentionner qu’un certain Richard Virenque a été rattrapé par la patrouille une année à peine après cette deuxième place… » s’était moqué le quotidien. Ce dernier avait conclu en fustigeant les journalistes « dinosaures » du service des sports de France Télévisions.

Interrogé aujourd’hui par Télé 7 Jours , Gérard Holtz s’est montré assez philosophe. « Si c’est juste, si je fais des erreurs professionnelles, si je suis à côté de la plaque journalistiquement, je prends les critiques et j’essaie de corriger. Personne n’est parfait, je ne suis pas parfait » a-t-il ainsi confié à nos confrères. Avant de préciser, à propos du billet de « La Libre Belgique » : « Mais des critiques violentes, décalées, et à la limite de l’insulte, ça me passe au-dessus de la tête« .

Dénonçant une « attaque personnelle gratuite » sur son rire « aussi bruyant qu’artificiel« , le consultant de France Télévisions a tenu à revenir sur cette altercation avec un policier belge. « Les policiers ont failli nous mettre par terre avec la caméra. Ca a été absolument incroyable la façon dont ils nous ont bousculés, comme si on était des manifestants. Ils nous ont fait reculer d’un seul coup, de 10 mètres, parce qu’ils faisaient le vide autour du roi des belges. Ca a été tellement soudain et violent qu’on a tous été surpris » a-t-il expliqué.

« Le soi-disant journaliste de ‘La Libre Belgique' »

Si Gérard Holtz a perdu patience, c’est en fait parce que deux minutes plus tard à l’antenne, la même scène s’est reproduite. « Oui, j’ai dit au policier « calmez-vous » a expliqué le journaliste. « On avait le droit d’être sur la ligne. On a été bousculés de façon décalée par rapport à la situation. Que le soi-disant journaliste de La Libre Belgique en prenne ombrage…« .

Quant au « chauvinisme » dont le journal belge l’a taxé pour avoir omis de préciser qu’un an après le sacre de « Jan Ullrich le tricheur« , le Français Richard Virenque avait lui aussi été sanctionné pour dopage, Gérard Holtz a préféré réagir avec humour : « S’il faut que je fasse la liste de tous les tricheurs de ces dernières années, on n’en sortirait plus« .

Merci, M. Robin Williams

Comédien génial, Robin William a beaucoup donné. Son talent, tellement humain, dépassait les frontières. Ce n’est pas seulement l’ Amérique qui pleure un comédien qui good-morning-vietnam-movieavait si bien su s’illustrer dans les comédies et les tragédies, c’est aussi la France et la Wallonie, et plus largement le monde de langue  française qui avaient accueilli ses prestations d’acteur avec ferveur.

Il a décidé de nous quitter, mais il ne meurt pas car il restera  dans nos cœurs au travers de films tels que « le Cercle des poètes disparus », « Good morning, Vietman », « Fisher king », « Hook », « Mme Doubtfire », …

Paul D.

Justice américaine… Vous avez dit bizarre ?

Lu sur le site de Trends-tendances du 11.08.14

Les amendes bancaires se succèdent, mais ne se ressemblent guère, aux États-Unis. Elles ont néanmoins un point en commun : leur montant est astronomique. Le montant global de celles-ci approcherait 100 milliards de dollars… Mais à quoi servira cet argent ?

© Thinkstock

Voilà une question bien légitime à se poser de ce côté-ci de l’océan alors que les dernières banques sanctionnées par la justice américaine étaient européennes. Question partagée en partie par les Américains, mais plutôt sous cette forme : « Quelle est la meilleure façon d’employer cet argent ? »

La palme de l’amende la plus sévère (et donc celle qui rapporte le plus aux États-Unis) revient à BNP Paribas, avec 8,9 milliards de dollars d’amende pour violation d’embargos américains. En attendant le Crédit agricole et la Société générale. Bank of America, Citigroup et JP Morgan ont payé, quant à elles, pour leur responsabilité dans la crise des subprimes. Le blanchiment d’argent et la fraude fiscale ont été invoqués pour le Crédit suisse ou HSBC… Bien souvent, ces banques ont préféré négocier des accords amiables, mais au coût élevé, plutôt que de risquer un procès pénal aux États-Unis.

L’addition globale qui devrait encore nettement grimper flirte déjà avec les 100 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB d’un pays comme la Slovaquie. En d’autres termes, l’argent coule à flot dans les caisses du département de la Justice américaine, mais aussi dans celles des États dont les procureurs ont largement contribué non seulement aux enquêtes, mais aussi aux négociations sur lesquelles elles ont débouché, souligne l’Expansion.

Et si une part importante de ces amendes est destinée à dédommager d’éventuelles victimes (notamment les citoyens américains qui ont perdu leur maison à l’occasion de la crise des subprimes), ce n’est pas la destination finale de la majorité de ces amendes… Ainsi, la plus grande partie des 9 milliards en jeu actuellement ira directement dans les caisses du Trésor américain ou servira à financer les futures actions du ministère de la Justice. Le solde, un bon tiers, revient à l’État de New York et aux services du procureur de Manhattan. À eux seuls, la ville et l’État de New York s’apprêtent donc à recevoir autour de 5 milliards de dollars. Or, cet État est lourdement endetté, avec des impôts locaux parmi les plus élevés des États-Unis… Et si pour l’heure « une grande partie de l’argent n’est alloué à rien de précis », souligne le site Business Insider, la contribution forcée de la banque française reste une manne « providentielle » pour l’État.

Invitation 14-18 à Dinant

Le 15 août 1914, Allemands et Français s’affrontent à Dinant dans d’intenses combats. Sur le pont qui enjambe la Meuse, atteint par une balle allemande, un lieutenant Français s’écroule, blessé.

Ce lieutenant c’est Charles De Gaulle…

Dinant, de GaulleA l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, et quelques jours avant l’hommage aux 674 civils dinantais massacrés par l’armée allemande, une statue représentant Charles De Gaulle lorsqu’il avait 24 ans sera érigée à l’endroit même où il fut blessé.

Il s’agit d’une organisation Ville de Dinant avec le soutien de la Fondation de Gaulle à Paris et du Cercle d’Etudes Charles de Gaulle de Belgique, du Gouvernement Fédéral, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Wallonie, de la Province de Namur et du Comité 14-18 de Dinant

La  statue d’une hauteur de  2,50 m  sera posée sur un socle de 70 cm de haut lui aussi. Le tout sera supporté par une pierre d’une tonne et demie. Réalisée en cuivre par un dinandier de la région, elle sera inaugurée ce vendredi 15 août à 11 heures, en présence de Messieurs Bernard De Gaulle, neveu du Général, et Konrad Adenauer, petit-fils du chancelier.

L’Alliance Wallonie France sera présente à cette inauguration. Nous invitons nos membres et sympathisants qui souhaiteraient assister à cette inauguration à se rassembler ce vendredi 15 dès 10h15 au pied de la Collégiale (face au pont Charles De Gaulle).

Philippe Fery

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde