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Interpellez vos euro-députés

 

 

Vote sur le TAFTA au Parlement européen :

mardi 2 juin 2015, par Collectif Stop TAFTA

Le mercredi 10 juin, le Parlement européen réuni en plénière votera le texte de la résolution Lange, portant sur le traité transatlantique TAFTA. Sa version actuelle, adoptée la semaine passée par la commission responsable de la rédaction du texte (INTA), est désastreuse pour les peuples et l’environnement. Pour la démocratie, le climat, l’emploi, la santé et l’agriculture paysanne, interpellons les euro-députés ! Ce module de pétition est mis en place par le collectif Stop TAFTA.

NB : Si vous ne recevez pas le mail de confirmation, vérifiez qu’il ne soit pas arrivé par erreur dans le dossier « spam » ou « indésirable » de votre messagerie.

Contexte

Le mercredi 10 juin, le Parlement européen réuni en plénière votera le texte de la résolution Lange, portant sur le traité transatlantique TAFTA.

Une résolution du Parlement européen est un texte non contraignant qui énonce la position du Parlement. La Commission européenne – institution non-élue qui négocie le Traité transatlantique – n’a pas obligation de suivre les recommandations qui y sont énoncées. La résolution Lange représente néanmoins la position de la seule instance élue au plan européen, et, dans cette mesure est une référence politique sur laquelle nous pouvons nous appuyer.

La semaine passée, la commission responsable de la rédaction du texte (INTA) en a voté une version désastreuse pour les peuples et l’environnement. Elle s’est prononcée en faveur d’une version amendée du projet de résolution de Bernd Lange, en y intégrant les pires amendements. Une majorité des élus sociaux-démocrates se sont alliés à la droite pour obtenir ce résultat.

Le texte actuel :

  • Abandonne toute opposition au mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS)
  • Renonce à s’opposer à la création d’un conseil de coopération réglementaire transatlantique et accepte donc la dérégulation à venir
  • Pousse à la libéralisation du marché de l’énergie américain, une mesure « climaticide », et ne considère les mesures pour répondre à l’urgence climatique que comme des freins à la compétitivité européenne

De nombreux autres points extrêmement problématiques peuvent être relevés : le texte vante toujours les miracles économiques supposés du traité transatlantique, il choisit le mode de négociation le plus risqué sur les services (1.b.v), promeut l’agro-industrie (K), ne remet pas en cause l’opacité des négociations (M), il demande l’inclusion des services financiers (1.b.x) dans l’accord..

Lors du vote en plénière du 10 juin, ce texte doit être modifié en profondeur, ou totalement rejeté par les euro-députés.

Pour la démocratie, le climat, l’emploi, la santé et l’agriculture paysanne, interpellons les euro-députés !

Pourquoi se mobiliser pour un texte non contraignant ?

Même si elle ne peut pas forcer les négociateurs à changer de cap, la résolution Lange est un test important, particulièrement en perspective de la ratification de l’accord EU-Canada (CETA) qui pourrait commencer dès l’automne 2015.

Les positions des partis, des groupes politiques et les positions individuelles des eurodéputés sur des sujets clés tels que l’arbitrage d’investissement, la coopération réglementaire, l’énergie ou les droits de douane agricoles se sont formées et continuent de se former à l’occasion des débats de cette résolution.

Les lobbies d’affaire pro-TAFTA ainsi que la Commission européenne et les États membres font pression sur les eurodéputés afin qu’ils votent un texte soutenant le TAFTA. La voix des citoyens doit également résonner avec un message clair : TAFTA et CETA sont de mauvais accords pour les peuples et la planète. Les électeurs demanderont des comptes si leurs représentants soutiennent ces traités.

Germanophones : « la Belgique à quatre est inscrite dans les astres », ou pas

Lecture très intéressante que nous envoie un membre de notre groupe de parrainage

Le Vif

19/05/15 à 15:23 – Mise à jour à 15:23

Source : Belga

Le président du parlement de la Communauté germanophone, Karl-Heinz Lambertz, et plusieurs députés germanophones ont plaidé mardi au parlement wallon pour une accélération des transferts de compétences régionales vers leur entité fédérée, soutenus en cela par une proposition de résolution du MR (opposition). Mais les élus de la majorité parlementaire wallonne (PS-cdH) ainsi qu’Ecolo ont tempéré ces ardeurs, élargissant le débat à l’avenir de la Belgique.

« L’heure de vérité approche », n’a pas hésité à lancer M. Lambertz (PS) devant la commission de coopération du parlement wallon avec la Communauté germanophone, qui ne s’était plus réunie depuis 2011. Il évoquait ainsi la réunion programmée le 2 juillet prochain entre les gouvernements wallon et germanophone, sur les transferts de compétences vers la plus petite entité fédérée du pays (près de 77.000 habitants), en vertu de la 6e réforme de l’Etat.

Des pans de la compétence de l’emploi doivent encore être mis en oeuvre dans l’escarcelle germanophone, de même que le logement, mais les Germanophones lorgnent aussi sur l’aménagement du territoire, l’urbanisme, les routes régionales et les compétences provinciales. Une proposition de résolution MR va jusque-là, au nom de la cohérence et de l’efficacité des politiques, mais aussi parce que « la Belgique à quatre est inscrite dans les astres », a relevé le chef de groupe Pierre-Yves Jeholet. Il juge que les partis de la majorité entretiennent un double discours depuis trop longtemps à l’égard des Germanophones, alors que le MR a une position commune avec son aile libérale à Eupen, le PFF.

Dans la majorité parlementaire wallonne (PS-cdH), si l’on se montre disposé à avancer sur base de l’article 139 de la Constitution qui permet le transfert de matières régionales wallonnes à la Communauté germanophone, on exclut toute précipitation, les transferts nécessitant une analyse fine de leur impact budgétaire, a noté Marie-Martine Schyns (cdH). « La Communauté germanophone fait partie intégrante de la Wallonie, pour développer une région prospère », a notamment relevé le chef de groupe PS, Christophe Collignon, suscitant des grincements de dents dans les rangs germanophones.

Le député, régionaliste convaincu, juge toutefois les revendications germanophones légitimes, mais il insiste aussi sur la nécessaire adhésion de la population aux changements institutionnels et sur l’accord de la Flandre à voir la structure de l’Etat évoluer vers les Régions plutôt que les Communautés. Pour André Antoine (cdH), les revendications d’autonomie ne doivent pas éluder le débat sur la solidarité entre Germanophones et Wallons, tout comme il en existe une entre Wallons et Bruxellois francophones à travers la Fédération Wallonie-Bruxelles. « Quelle conception de la Belgique ont ceux qui veulent précipiter les calendriers ? », a-t-il demandé au MR, craignant un « effet papillon » qui se répercute sur le débat institutionnel belge. Stéphane Hazée (Ecolo) est lui aussi d’avis qu’élargir les transferts de Namur vers Eupen à une matière telle que l’aménagement du territoire impliquerait un débat sur la 4e Région, qui « toucherait aux équilibres de l’Etat » est dangereux. Face à ces remarques, Karl-Heinz Lambertz s’est voulu rassurant. « Personne n’envisage des relations entre entités qui se font la guerre, il s’agit de coopérer d’égal à égal. Nous sommes tous dans un scénario de consolidation de la Belgique fédérale et non d’un éclatement ». Dans le cadre d’une évolution institutionnelle offrant toujours davantage de compétences aux Régions par rapport aux Communautés, une Belgique à quatre permettrait aussi de défendre le statut de Bruxelles, a-t-il estimé. L’ancien chargé de mission royale croit d’ailleurs savoir que « le moment viendra où les Flamands accepteront plus d’autonomie pour Bruxelles, comme j’en ai déjà parlé il y a quatre ou cinq ans avec (le président de la N-VA) Bart De Wever ». Si la précipitation n’était pas de mise dans sa bouche non plus, il a toutefois prévenu que « celui qui ne se préparerait pas à un grand débat institutionnel en 2019-2020 ferait une grave erreur politique ». Karl-Heinz Lambertz prendra une nouvelle fois la parole mercredi en séance plénière du parlement wallon, à l’occasion d’une semaine au cours de laquelle l’assemblée wallonne mettait à l’honneur sa consoeur germanophone.

Notre commentaire : celles et ceux qui osent dire que le débat institutionnel est mis entre parenthèses avec le gouvernement Michel sont soit des menteurs, soit des inconscients, soit encore des élus qui, le doigt sur la couture du pantalon, suivent les ordres de leur président de parti. Pour beaucoup, l’important n’est-il pas de préserver leur rente de situation ?

Contrairement à ceux qui jugent qu’élargir le débat institutionnel serait précipité, notre mouvement citoyen juge qu’il y a urgence à élargir le débat en y incluant le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française.

A la rencontre de notre Patrimoine wallon

Intéressant :

Photo de Maison Du Tourisme Charleroi.

Visites du CHÂTEAU DE LA PAIX à Fleurus

Lieu historique, directement lié à l’épopée impériale par sa fonction de palais impérial durant la nuit du 16 au 17 juin 1815, le château de la Paix est tout désigné pour devenir un centre d’intérêt des événements de 1815. Construit à la fin du XVIIIe siècle dans un style classique, il se compose d’un corps de logis flanqué de deux ailes, courtes et basses. Aujourd’hui, le château de la Paix est occupé par l’administration communale.
Un accent particulier est mis sur la recréation de la chambre de Napoléon. Les espaces directement adjacents, hall et salle des mariages, subiront également quelques légères modifications pour leur rendre une apparence plus proche de celle de 1815.

Rendez-vous les samedis et dimanches, jusqu’au 13.09, à 10h, 14h et 18h. L’AWF organisera plusieurs visites de groupe dans le courant du mois d’août. Nous pourrons prochainement vous préciser dates et heures choisies par notre mouvement citoyen et vous invitons dès maintenant à vous joindre à nous pour ces visites.

Prix : 5 €; gratuit pour enf. – 12 ans; la réservation pour 5 personnes payantes donne droit à une 6e entrée gratuite.

Réservations à la Maison du Tourisme au 071/86.14.14.

La Coréenne Lim Ji Young remporte le Concours Reine Elisabeth 2015

31/05/15 à 09:35 – Mise à jour à 01/06/15 à 11:01

Source : Belga

La jeune Coréenne Lim Ji Young, 20 ans, a remporté le Concours Reine Elisabeth 2015 consacré au violon.

 

La Coréenne Lim Ji Young remporte le Concours Reine Elisabeth 2015

La Coréenne Lim Ji Young lauréate 2015 du Concours Reine Elisabeth © Belga Image

Je ne peux m’empêcher de partager la joie que j’ai éprouvée à l’annonce de la victoire de la violoniste Lim Ji Young lors du Grand Prix International Reine Elisabeth. Cette artiste est parvenue à m’émouvoir profondément dans son interprétation du merveilleux Concerto en ré majeur op.77 de Johannes Brahms. Elle était accompagnée de l’ excellent Orchestre National de Belgique, placé sous la direction de Marin Alsop.

Je ne m’étendrai pas sur l’article très belgicain du « Focus Vif-L’Express ». Que cela ne m’empêche pas de reconnaître que Mathilde, l’épouse de Philippe I, a toutes les qualités requises pour remettre le premier prix. Je la vois très bien dans l’après-Belgique accomplir la même tâche en tant que Directrice du Concours international Reine Elisabeth, rôle éminemment  honorifique qui lui conviendrait à merveille.

La prochaine édition du Concours Reine Elisabeth, qui aura lieu en mai 2016, sera consacrée au piano.

Paul D.

Bart De Wever rappelle l’objectif de la N-VA: « Une Flandre autonome »

Plan Marshall 4.0 contre Wallonie bashing.

Nous reproduisons ci-dessous l’article lu sur le blog « Debout la Wallonie française » et en partageons complètement le contenu.

Il y a dix ans déjà était présenté le premier « Plan Marshall » pour la Wallonie. Cette semaine, le Gouvernement wallon vient de nous servir son Plan Marshall 4.0.

La critique est toujours aisée et l’art si difficile. Les esprits chagrins auront sans doute  une fois encore beau jeu de moquer l’initiative. Même si l’on peut s’interroger sur le pourquoi de ces plans successifs (serait-ce juste des « coups de com’ ?), ne boudons donc pas notre plaisir.

Le Plan Marshall met l’entreprise wallonne au centre du socio-économique, et c’est sans doute cela le plus important. Selon les chiffres, il aurait permis de créer ou d’éviter la perte de dizaines de milliers d’emplois.  Selon nos chefs d’entreprise, le Plan est perfectible mais l’on peut parler de succès.   Pôles de compétitivité, exportations, création d’entreprises, aides à la croissance, etc… , toutes ces actions vont dans le bon sens et donnent envie de croire au redressement effectif qui finira bien par arriver…

Tel est ce Plan 4.0: trois milliards sur cinq ans, répartis sur cinq axes : Formation et enseignement, politique économique et industrielle, mobilisation territoriale, politique énergétique en transition, intégration du numérique.

Rappelons qu’il y a quelques jours, Eurostat publiait ses derniers chiffres du PIB en Europe par régions et que si la Flandre présente un PIB moyen de 120% (moyenne européenne = 100), celui de la Wallonie affiche un faible 88% ! C’est dire le fossé qui sépare le nord et le sud du pays. Nous avons  donc tout lieu d’encourager le Gouvernement wallon à travailler sur le redressement de notre région.

Notre commentaire : trois milliards sur cinq ans nous semblent insuffisants  pour recouvrir des axes aussi fondamentaux que la Formation et l’ Enseignement, la politique économique et industrielle, la transition énergétique, l’intégration du numérique et la mobilisation territoriale. Les économies d’échelle que nous permettrait l’activation des accords bilatéraux signés avec la France en 2005 devraient avoir pour conséquence de gonfler sensiblement le budget consacré au Plan Marshall 4.0.

Quand le petit est grand…!

 

Un membre du P.S. qui a exercé des responsabilités importantes au sein de l’exécutif de la Ville de Liège nous envoie le texte suivant. Nous le reproduisons dans son intégralité.

Le cdH prononce l’exclusion de la députée OZDEMIR  qui refuse de reconnaître le génocide arménien : d’abord les principes avant  l’opportunisme électoral et les voix communautaires

Le PS a entendu  un député-bourgmestre  (qui privilégie l’opinion de son électorat belgo-turc  à l’encontre des positions du parti) mais préfère miser sur les voix , sur l’électoralisme communautariste   plutôt que sur l’affirmation de principes progressistes, démocratiques.

Le (petit) cdH qui donne une leçon de courage politique au (grand) PS

Un président (Lutgen) qui prend ses responsabilités et assume les valeurs de son parti : le courage.

Un autre président (« has been ») qui » demande » au secrétaire général du PS d’entendre le « rebelle » (faiseur de voix) et puis   plus rien   …pschitt : la lâcheté.

J’ai presque 50 ans d’affiliation au PS  mais cela devient TRES  DIFFICILE d’encore assumer

Entre Lutgen, Chastel,  Hedebouw et « has been »,  qui peut incarner un projet, une vision d’avenir,  un espoir ?????????

La différence de traitement du refus d’un(e)(e) député (attrape-voix) de reconnaître une évidence (en France, ce serait un délit) entre PS et CDH    met en évidence le manque de conviction idéologique de mon parti

Mon parti, devenu belgicain (rappelez-vous  « sa majesté le Roi »…), qui a pris les mesures infâmes contre les chômeurs (confirmant par là qu’il participe à l’ineptie – dénoncée par les plus grands économistes (y compris de droite) – que l’austérité est nécessaire) mais une austérité uniquement pour les plus faibles, car il faut que ce soit le PTB qui mette en évidence (sans jamais être contredit) les injustices (notamment fiscales) .  Et que dire des propos d’un ministre PS pour qui  (on croit rêver) « que le rôle du PS n’est pas dans la contestation »

Quand donc le PS reviendra-t-il à l’expression libre du droit de tendance, à la richesse que peut amener le débat (pas les farces successives que l’on nous propose où les conclusions sont écrites avant même l’ouverture du débat), quand donc serons-nous libéré d’un président pour qui il n’y a qu’une vision  « aucune tête ne dépasse, tout le monde dans le rang,…dans mon rang » car comme le disait un ami  « avant j’étais socialiste par conviction, par idéal … maintenant est socialiste , celui qui appartient au parti de … »

Ne voyons-nous pas ce que deviennent les partis socialistes en Europe, (en particulier Valls, Sapin, Hollande et surtout <Moscovici  qui demandent à la Grèce davantage d’efforts)   un sursaut est-il possible ?  il est grand temps me semble-t-il !

Génocide arménien La députée bruxelloise d’origine turque Mahinur Özdemir, entendue vendredi par le Comité de déontologie, d’éthique et d’arbitrage du cdH suite à un reportage diffusé jeudi dans le JT de la chaîne RTL TVi (à voir ci-dessous), a refusé de reconnaître le génocide arménien, ce qui est contraire aux valeurs défendues par le cdH, indique le parti humaniste sur son site internet.

Le Comité de déontologie, ayant fait le constat que Mme Özdemir ne partage pas cet engagement fondamental du parti, a donc pris acte qu’elle ne faisait plus partie du cdH et l’invite à remettre ses mandats de députée régionale bruxelloise et de conseillère communale à Schaerbeek, selon le communiqué.

Le TTIP (traité de libre-échange) s’invite avant même d’exister

27/05/15 à 12:11 – Mise à jour à 12:10

Source : Le Vif

La publication de rapports distincts de deux ONG prouve que les négociations sur le traité de libre-échange (TTIP) ont déjà un impact sur les décisions sanitaires et environnementales prises par la commission européenne.

 

Régulation des perturbateurs endocriniens : comment le TTIP a déjà influencé l'Europe
 © Reuters

Depuis 2009, l’Union européenne planche sur un cadre pour règlementer l’utilisation des perturbateurs endocriniens. Depuis une quinzaine d’années, de nombreuses études montrent que des composés chimiques (bisphénol A, phtalates, etc.) présents dans de nombreux objets perturbent le système hormonal, avec pour conséquences des problèmes d’infertilité, d’obésité et des cancers hormono-dépendants. L’Union a d’ailleurs récemment calculé que cela coûtait 157 milliards par an, rien qu’en Europe, souligne l’Observatoir des multinationales. Une bonne raison pour introduire un cadre de régulation pour ces produits.

À l’origine, les critères scientifiques servant à définir les perturbateurs endocriniens (et à en interdire l’usage des plus dangereux) étaient attendus pour fin 2013. Aujourd’hui, on parle de 2016, voire 2017.

Selon deux rapports rendus par les ONG Corporate Europe Observatory et Pesticide Action Network, qui ont cherché à savoir pourquoi le projet de réglementation était (momentanément) passé à la trappe, ce retard est du au travail intensif des lobbies.

Après la publication d’une première mouture du projet en janvier 2012, les secteurs de la chimie et des pesticides, Bayer et BASF en tête, ont bombardé la Commission d’études financées par leurs soins tablant sur un flou concernant les effets des perturbateurs endocriniens. Il ont également fait jouer la corde sensible l’impact économique de telles mesures… Jusqu’à parvenir à s’attirer le soutien d’une bonne partie de la commission et de certains gouvernements dont l’Allemagne (Bayer et BASF sont des sociétés allemandes) et la Grande-Bretagne.

Ils sont ainsi parvenus à faire revoir à la baisse les critères de régulations initialement prévus et à évincer la direction générale Environnement de la Commission mandatée pour définir les critères, au profit de la direction générale Santé, plus perméable à ses désirs, selon l’Observatoir des multinationales.

Le secrétariat général de la Commission a même fini par demander, début juillet 2013, que la publication des critères « soit soutenue par une étude d’impact, incluant une consultation publique », notamment en raison « des impacts potentiels sur l’industrie chimique et le commerce international », souligne Le Monde. Grâce à des pressions venues des États-Unis, les lobbies sont donc parvenus à retarder les discussions jusqu’à l’adoption du traité de libre-échange avec les États-Unis. Sous prétexte que l’adoption de nouvelles régulations ne ferait que compliquer les négociations sur le TTIP. Le but étant que ces régulations sur les perturbateurs endocriniens ne voient jamais le jour.

Les conclusions des rapports des deux ONG illustrent le pouvoir des lobbies sur la capacité décisionnelle de la Commission, s’il était encore nécessaire de le démontrer, mais surtout l’impact qu’à déjà le TTIP sur les normes sanitaires et environnementales de l’Europe alors qu’il n’a même pas encore été adopté.

Comme l’a affirmé député européen Bas Eickhout (écologiste) dans les colonnes du Guardian, « l’affaiblissement des standards européens en raison du TTIP n’est pas une perspective pour l’avenir, c’est une réalité aujourd’hui même, au moment où nous parlons ».

Ndrl : il appartiendra à la France et à ses alliés européens opposés au TTIP de tenir bon. Ne pas intervenir dès maintenant pour s’opposer à l’affaiblissement des standards européens serait un très mauvais signal pour le futur.

Génocide des Arméniens : courage politique français face à la veulerie belge

Le Parlement bruxellois refuse de consacrer une minute de silence aux seules victimes du génocide des Arméniens. Le ministre libéral des Affaires étrangères, Didier Reynders refuse d’utiliser le mot génocide, même à Erevan. Au CDH, Mahinur Ozdemir, proche de l’AKP du Président turc Erdogan, brille  par son absence dans l’hémicycle lors de la minute de silence du Parlement bruxellois pour les victimes du génocide des Arméniens et celles des naufrages en Méditerranée.  Si on creuse un peu plus du côté du Conseil communal de Schaerbeek ou Saint-Josse, on s’aperçoit que des partis ayant toutefois tenu un discours clair en matière de reconnaissance du génocide des Arméniens comme le MR ou le FDF, se montrent beaucoup plus accommodants et discrets sur cette question dans ces communes.

Signature du protocole d’intention Europalia Turquie, Bruxelles 2013
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Les députés bruxellois socialistes d’origine turque se répandent sur les réseaux sociaux à propos de leur lobbying exercé sur le Parlement bruxellois en vue d’empêcher qu’une minute de silence soit observée en mémoire des victimes du génocide des Arméniens.

Elio Di Rupo, président du PS, a pris la peine de publier le jour même un communiqué de presse dans lequel il souligne que « sans aucun doute possible, le PS reconnait le génocide arménien, qui est une réalité historique ». Il rappelle que « c’est à l’initiative du sénateur [socialiste] Philippe Mahoux qu’une résolution relative à la reconnaissance de ce génocide a été adoptée en 1998 ». Le Président du PS a aussi précisé que « le Président du Parlement bruxellois, Charles Picqué, a utilisé le mot « génocide » dans son discours de commémoration vendredi matin, en présence des élus socialistes dans leur ensemble ».

Lundi 27 avril, lors du bureau de parti du PS, Elio Di Rupo a une nouvelle fois évoqué cette question en réaffirmant le propos de son communiqué. C’est ce qui a amené Laurette Onkelinx, présidente de la fédération bruxelloise du PS, à les convoquer pour une « mise au point ». Laurette Onkelinx a effectivement réagi vivement devant les caméras de RTL en soulignant qu’elle souhaite « mettre les choses au point. C’est quelque chose qui n’est pas acceptable. L’institution parlementaire doit être respectée et on ne peut se réjouir que le parlement puisse être utilisé à des fins communautaires ». Ces propos concernaient surtout le député bruxellois Sevket Temiz.

L’incident aussi navrant que grotesque de la minute de silence a au moins eu le mérite de la clarification. Onde de choc ? Nous osons espérer que cette position socialiste sera maintenue avec fermeté et qu’elle annonce aussi un revirement de ce parti en ce qui concerne l’extension de la loi de 1995 sur la pénalisation de la Shoah aux génocides des Arméniens et des Tutsi.

Tabous des élus d’origine turque

La vigilance s’impose, car il serait naïf de croire que le PS est le seul parti à Bruxelles à subir les conséquences des tabous nationalistes et négationnistes de leurs élus d’origine turque.

Mais ce qui est plus troublant se passe ailleurs, plus haut, du côté du gouvernement fédéral. Même s’il bénéficiait d’une couverture médiatique, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) a quant à lui réussi à échapper aux réprimandes alors qu’il a tenu des propos regrettables sur le génocide de 1915.

En tant que Président du comité des ministres du Conseil de l’Europe (la Belgique occupe la présidence tournante de cet organe pour encore un mois), Didier Reynders a effectué une très courte visite en République d’Arménie le 27 avril dernier. A cette occasion, il s’est recueilli devant le monument du génocide, mais tout au long de cette visite, le ministre libéral s’est borné à ne jamais prononcé le mot « G ». Pas de génocide !

« Il ne nous paraît pas opportun que d’autres instances se substituent au pouvoir judiciaire sur le terme génocide », a expliqué Didier Reynders. Et Hendrik Van de Velde, le porte-parole des Affaires étrangères, a également rappelé que « le terme ‘génocide’ a une signification juridique spécifique et il appartient à des tribunaux de se prononcer en la matière ».

Ces propos ne font que traduire diplomatiquement un des arguments les plus spécieux de la propagande turque. De cette manière, le gouvernement belge ne s’illustre guère, c’est le moins qu’on puisse dire.

Pourtant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a reconnu le génocide des Arméniens le 24 avril 1998. La même année, le Sénat de Belgique a adopté une résolution qui « invite le gouvernement turc à reconnaître la réalité du génocide [des Arméniens] perpétré en 1915 par le dernier gouvernement de l’Empire ottoman ».

En réalité, Didier Reynders n’innove pas : il ne fait que suivre une position que le gouvernement belge, quel qu’il soit, tient depuis de nombreuses années : pas de reconnaissance gouvernementale du génocide des Arméniens, et ce, en dépit de la résolution de 1998 du Sénat.

Europalia Turquie

C’est ce qui explique par ailleurs pourquoi le gouvernement précédent, dirigé cette fois-ci par Elio Di Rupo, n’a pas trouvé mieux que d’autoriser en 2013 la tenue d’Europalia Turquie en 2015 et 2016. Personne ne pouvait ignorer que cette même année, c’est le centenaire du génocide des Arméniens qui est commémoré et que le choix de cette année n’est en rien innocent dans le chef du gouvernement turc. Et c’est en grande pompe au Palais d’Egmont que Didier Reynders, pour la Belgique, et Egemen Bagis, le ministre turc des Affaires européennes, ont signé en octobre 2013 un protocole d’intention officialisant l’organisation du festival Europalia Turquie qui se tiendra entre l’automne 2015 et l’hiver 2016.

Il était possible de ne pas céder à la Turquie. En 1995, un projet Europalia Turquie avait avorté après que le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Frank Vandenbroucke (socialiste flamand), eut décidé de suspendre les subsides fédéraux en raison du peu d’importance accordée, selon lui, par les coorganisateurs turcs à la diversité culturelle turque et à sa minorité kurde.

Ce bref rappel de la ligne gouvernementale belge montre bien que la problématique de la reconnaissance ne peut se réduire aux pitoyables fanfaronnades de quelques députés bruxellois d’origine turque sur les réseaux sociaux. Les intérêts économiques de la Belgique et sa volonté de ne pas froisser le partenaire turc d’un côté, les calculs électoralistes sur fond de communautarisme de l’autre, détournent encore les autorités belges de leur devoir moral et politique de se montrer à la hauteur de la résolution votée par le Sénat en 1998.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde