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Belgium security : une mauvaise histoire belge

Le ministre belge de la Justice, Koen Geens, révèle que Salah Abdeslam se trouvait vraisemblablement dans une habitation de Molenbeek, deux jours après les attentats de Paris.

Attentats de Paris : Salah Abdeslam aurait-t-il pu être arrêté à Molenbeek ?Une information lue sur le site de M6 info/AFP 

Lors d’un entretien accordé à la chaîne flamande VTM, le ministre de la Justice, Koen Geens, a révélé que le 16 novembre Salah Abdelslam se serait trouvé « dans une habitation de Molenbeek-Saint-Jean, deux jours après les attentats de Paris, une position connue par les services de renseignements ». Mais les policiers belges ont tardé avant d’intervenir.

Que s’est-il passé ?

Le 16 novembre au matin, les unités spéciales ont pris d’assaut un bâtiment de la rue Delaunoy. Sur place, ils retrouvent des indices qui laissent à penser que Salah Abdelslam s’est enfui dans la nuit. L’hypothèse privilégiée aujourd’hui est que l’individu a été exfiltré par des complices. Selon la RTBF, il aurait profité d’un déménagement dans le quartier pour se dissimuler dans un meuble avant de se cacher dans un véhicule.

Pourquoi l’opération de police n’a-t-elle pas été faite dans la nuit pour le surprendre ? En Belgique, selon la loi du 7 juin 1969, les perquisitions ne peuvent avoir lieu qu’entre 5 heures du matin et 9 heures du soir. Le Code d’instruction criminelle prévoit que la perquisition doit être ordonnée par un juge d’instruction en charge de l’enquête. Par conséquent, il n’était pas possible pour les forces de l’ordre du pays d’agir par surprise.

L’incompréhension est palpable. Le fait de ne pas pouvoir contourner la loi dans un tel cas d’extrême force majeure laisse certains commentateurs dubitatifs. Le parquet fédéral a tenu aujourd’hui a nuancé ces faits. « Nous avions une information indiquant que Salah pouvait ou avait pu se trouver dans l’habitation en question. Une perquisition a donc été effectuée et n’a rien livré. Affirmer qu’on n’a pas pu l’arrêter parce que nous ne pouvions pas effectuer de perquisitions entre 21h00 et 05h00 et qu’il s’est échappé durant cette tranche horaire est une extrapolation. »

« À 15 minutes près, il aurait été dans notre base de données »

L’émission de la chaîne VTM Nieuws parle aussi d’un contrôle d’identité de Salah Abdeslam à la frontière sans que ce dernier soit arrêté. Selon le ministre des Affaires étrangères, Jan Jambon, il s’agit de « malchance ». « On a eu de la malchance (…). À 15 minutes près, il aurait été dans notre base de données », a-t-il expliqué. Lors de son retour vers Molenbeek depuis Paris, le terroriste présumé a utilisé ses propres papiers lors du contrôle. Pour Koen Geens, « cela signifie qu’il n’a pas pensé revenir avec de faux papiers« .

Penser l’avenir

A chacun ses inquiétudes, à chacun ses peurs. Nous ne sous-estimons pas l’importance au moins symbolique des élections régionales en France. Nous mesurons bien ce qu’elles révèlent de nos sociétés fragilisées. Mais l’enjeu principal de ce week-end se situait sans doute ailleurs.

« L’accord décisif pour la planète, c’est maintenant », a déclaré François Hollande à la COP21. Ce samedi 12 décembre, à Paris, l’humanité s’est peut-être engagée dans la voie de la sagesse. Cliquez sur l’image pour accéder à l’article du journal Le Monde.COP21

Lire aussi l’article de La Libre : Climat : le meilleur accord possible.

La Flandre en jaune et noir

baromètre politiqueLe récent baromètre politique RTBF – La Libre indique une remontée de la droite extrême et de l’extrême droite en Flandre. Ensemble, la N-VA et le Vlaams Belang, partis nationalistes et indépendantistes, recueilleraient 41,1 % des intentions de vote « au nord du pays ».  

Contrairement à Johanne Montay qui a analysé ces résultats pour la RTBF, nous ne pensons pas que les seuls résultats du Vlaams Belang doivent être comparés à ceux du FN en France. Même si ces deux partis ont fait alliance au Parlement européen, il est clair que le parti de Marine Le Pen cherche à se montrer plus « acceptable » et qu’il est permis aujourd’hui de le comparer à la N-VA, ou du moins à la combinaison N-VA + VB, avec cette nuance que le FN s’emploie davantage à mordre sur l’électorat traditionnel de la « gauche ».

Nous ne voulons pas minimiser les 27,96 % des voix obtenues par le FN au premier tour des élections régionales françaises mais il faut se méfier des raccourcis faciles. A nous aussi de proposer notre analyse sommaire et intellectuellement douteuse : on connaît les références historiques de la N-VA et du Vlaams Belang, donc plus de 4 Flamands sur 10 regrettent la collaboration avec l’Allemagne nazie, on ne devrait plus fréquenter ces gens-là. Point.

Politique et indignation

Un billet d’humeur signé Adrien Lhomme

Haro sur la France !

Incapables de réfuter les arguments avancés en faveur d’une intégration-autonomie de la Wallonie à la République française, nos cénacles politiques recourent à une stratégie vieille de deux siècles : le dénigrement systématique et obsessionnel de la France.

Elections_Regionales_2015C’est encore ce qui se passe après le premier tour des élections régionales françaises. Placés devant l’éventualité d’une victoire du Front national dans les deux régions limitrophes de la Belgique, J.C. Marcourt et R. Demotte ont de nouveau sauté sur l’occasion pour noircir la France. Hier, sur les antennes de la RTBF, c’est tout juste si les fascistes n’étaient pas massés sur notre frontière Sud. Ils ressortent leur thème des valeurs sur lesquelles on ne peut pas transiger. Ces deux régions deviennent infréquentables. Comment peut-on imaginer devenir Français ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont la mémoire courte et des valeurs à géométrie variable. Avant nos élections de 2014, tous nos partis politiques juraient que leurs valeurs leur interdisaient de gouverner avec la NVA. Depuis les élections, la NVA règne en maître sur la Flandre et mène le gouvernement fédéral par le bout du nez. J. Jambon, Ministre de l’Intérieur, a même été considéré comme persona non grata à Charleroi. Aujourd’hui, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il paraît même que les Ministres Présidents des Régions flamande et wallonne se téléphonent régulièrement. Il n’y a plus de danger fasciste sur notre frontière Nord et, tout compte fait, nos compatriotes flamands sont bien plus sympathiques que nos frères français.

Ce manque d’objectivité vis-à-vis de la France est indigne et profondément injuste. Faut-il qu’ils soient affolés à l’idée de la fin de la Belgique pour en arriver là ? La France ne se réduit pas au général Boulanger, à Pétain et à Marine Le Pen. La Belgique ne se réduit pas à Léon Degrelle et à Henri Deman. De 1936 à 1946, 26 députés rexistes ont sévi sur les bancs du Parlement. Et malgré cela, la Belgique n’est pas devenue infréquentable.

Enfin, menacer de boycotter ces deux régions françaises est puéril. Où sont les initiatives wallonnes dans les relations transfrontalières ? Que sont devenues les initiatives des Collignon, Hazette et Van Cauwenberghe ? Ce serait intéressant d’en faire l’inventaire et l’évaluation. Osons le dire, il n’y a pas de volonté politique pour promouvoir des réalisations communes avec la France.

Au Nord, nous ne sommes demandeurs de rien.

Au Sud, nous ne sommes promoteurs de rien.

Et multiplier les projets transfrontaliers, ce serait risquer de redonner aux Wallons le goût de la France.

La France sur les traces de la Flandre et de la Belgique ?

Ce qui m’étonne est l’étonnement montré par les médias de France, de Wallonie, de Bruxelles et dans une moindre mesure de Flandre quant aux résultats du premier tour des élections régionales françaises : le F.N. sort en tête des suffrages exprimés devant les « Républicains » (droite et centre réunis) et le P.S. qui, divisé, s’installe sur la troisième marche du podium. En réalité, l’abstention (50 %) reste, et de loin, le premier parti de France, ce qui confirme le désappointement du citoyen et l’écart entre un monde politique complètement déconnecté des réalités que vivent les électeurs qui les élisent.

Ce résultat  ne fait que refléter les différents sondages et répéter ce que nous avions connu lors des récentes élections départementales. Rappelez-vous : après le premier tour, victoire du F.N. auquel on promettait à la lumière des résultats la direction de plusieurs départements. Résultat après le second tour : 0 département dirigé par le F.N. Avant de parler d’une victoire du F.N., attendons les résultats du second tour.

Ce qui m’étonne aussi sont les commentaires des journalistes bruxellois et wallons. La France serait devenue un pays infréquentable, nauséabond, à la limite du fascisme…

Du coup, ils oublient que la N.V.A., dont le discours ressemble à celui du F.N., est à la tête du gouvernement flamand et participe au gouvernement belge où il occupe pas moins de 5 ministères dont l’Intérieur ainsi que la présidence de la Chambre.

Que dire de la région wallonne ? L’extrême droite s’est ridiculisée avec le fameux docteur Feret, autoproclamé président à vie du F.N. « belge ». Mais pour tout citoyen qui aime parler avec madame et monsieur tout le monde, il est évident qu’un candidat ou une candidate qui aurait le bagout d’une Marine Le Pen (ou d’un Bart De Wever) ferait aussi un gros résultat en région wallonne.

Donner des leçons au peuple de France me semble dès lors complètement déplacé.

La prochaine échéance sera l’élection présidentielle. Il appartient à la gauche, au centre et à la droite de se ressaisir afin de rétablir la confiance avec leurs électeurs et barrer la route au F.N.

Une victoire aux présidentielles de ce parti qui veut une sortie de la France de l’Europe et dont les scories racistes et xénophobes restent encore bien présentes, serait une catastrophe avant tout pour le peuple de France que nous aimons.

Saumane

La Belgique dans le top 10 des pays les plus ignorants au monde

07/12/15 à 14:39 – Mise à jour à 14:41

Source : De Morgen

Le bureau d’enquête anglais Ipsos MORI Social Research Institute a effectué des tests de connaissance générale dans 33 pays. Et devinez quel pays se trouve parmi les plus mauvais ?

La Belgique dans le top 10 des pays les plus ignorants au monde

                      © Belga

On se moque régulièrement des Américains et de leur culture générale parfois très parcellaire. Une enquête effectuée par un bureau d’étude anglais aurait pourtant tendance à montrer qu’on aurait tort de se gausser trop fort. En effet pas d’USA dans le top 10 des pays les plus ignorants, mais bien la Belgique qui se trouve à la très « honorable » septième position. On est même les plus mauvais d’Europe.

Inégalité, immigration, obésité, âge moyen de la population. Autant d’éléments centraux de notre société actuelle. C’est donc d’autant plus triste que beaucoup se trompent lourdement sur de tels sujets. Sur certaines matières il existe même une énorme différence entre perception et réalité. Cette ignorance serait encouragée par notre tendance à surestimer ce que l’on craint

Par exemple, en moyenne, les sondés pensent qu’une personne sur quatre autour d’eux est un immigré alors qu’en réalité il y en a moins qu’un sur 10. Les plus mauvais à ce jeu étant les Argentins qui pensent que 30 % de la population sont des réfugiés alors que le véritable pourcentage est de 5%.

En Belgique, on pense qu’il y a moins d’obèses que ce que montrent les statistiques. La moyenne des estimations s’élève à 37 % en Belgique alors que la réalité est plus proche des 54%.

Le top 10 de l’index de l’ignorance 2015 :

1. Mexique

2. Inde

3. Brésil

4. Pérou

5. Nouvelle-Zélande

6. Colombie

7. Belgique

8. Afrique du Sud

9. Argentine

10. Italie

Il est dommage que pour un pays confédéral comme l’est la Belgique, on ne puisse bénéficier de statistiques régionales : Flandre, Buxelles, Wallonie.

1815 – 2015, les palais s’amusent toujours !

Laeken n’est pas Bruxelles

Quand, à Bruxelles , au lendemain du 13 novembre, la vie s’arrête, que ferment écoles, transports en commun et grandes surfaces, quand à Paris, la vie prend le dessus, quand le bon peuple donne son sang, quand des jeunes gens veulent s’engager au service de la défense, quand triomphe la résilience chère à CYRULNIK… à Laeken, la vie continue, comme avant : rien ne s’y passe, rien n’y trépasse, pas même la thalassothérapie en Bretagne prévue de longue date !!!

Hier, vers 1996, quand éclatait la grande Affaire Julie et Mélissa, le pays grondait : DEHAENE n’avait pas suspendu ses vacances à l’étranger, elles aussi prévues de longue date !

Mais DEHAENE n’appartenait pas aux salons, il était allergique aux valses de Vienne ! Autre temps, autres mœurs ! Seules les dynasties peuvent encore s’amuser de nos jours quand les peuples sont foudroyés.

Jean-Luc Lefèvre, Emptinne

La Belgique « fossile du jour » en matière de climat

01/12/15 à 11:22 – Mise à jour à 11:22

Source : De Morgen

Ce lundi, la Belgique, déjà clouée au pilori dans la presse internationale depuis les attentats de Paris, a reçu le titre peu honorifique de « fossile du jour » attribué par les ONG présentes à la Cop 21 au « pire pays dans les négociations internationales ».

Pour les éditorialistes flamands, "la Belgique est vraiment un failed state en matière de climat"

© BELGA

Notre pays n’a effet toujours pas d’accord climatique à l’échelle nationale, le gouvernement flamand n’ayant toujours pas donné son feu vert. Pour Bart Eeckhout, journaliste au quotidien De Morgen, cette fois la Belgique est un « failed state ».

Selon le journaliste, le gâchis qu’est devenue la politique climatique belge est un « infâme scandale « . « On a perdu six années complètes à la recherche d’un compromis qui n’est plus un plan climatique ambitieux depuis longtemps, mais tout au plus une façon de respecter les engagements internationaux en fournissant le moins d’efforts possible » écrit-il. Il se demande ce qu’il va falloir inventer pour effacer cette nouvelle honte : « des photos de petits chats noyés par la mer qui monte ? »

Il se dit dérangé par les bisbilles comptables et communautarisées, « où la vision politique se limite définitivement à mettre un maximum de responsabilité sur le dos de l’autre ». Aussi Eeckhout estime-t-il que la qualification de « failed state » est de rigueur pour la politique climatique de la Belgique. D’après lui, ce problème touche particulièrement la N-VA « qui a fait son succès électoral du concept du failed state ». « En matière de climat, le confédéralisme ne serait d’aucune aide, pas davantage que le séparatisme, puisque ce n’est pas de la faute du PS ou de la Wallonie si une majorité politique en Flandre n’est pas capable de convaincre la société d’une politique climatique tournée vers l’avenir » conclut-il.

Même son de cloche du côté du quotidien De Standaard où Bart Sturtewagen déplore également le « fossile du jour » décerné à la Belgique. Il estime cependant qu’il s’agit d’un combat d’arrière-garde belgo-belge passé inaperçu dans les médias étrangers et uniquement remarqué par les ONG d’autant plus que l’accord national concerne la période 2013-2020 et non l’après 2020 dont il est question à Paris…

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde