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Les joyaux de la couronne

maillot diables rougesCela me laisse rêveur, cette couronne dessinée en grand sur le nouveau maillot des Diables rouges. Peut-être une fantaisie de l’équipementier suisse. Ou le couronnement d’une équipe appelée à régner sur le football mondial. Plus probable, un généreux sponsor qui réclame une visibilité maximale. Après tout, les rois du ballon rond sont aussi payés pour associer leur nom à des produits. Sauf que la publicité commerciale est partout mais pas sur le maillot d’une équipe nationale de football. Cela reste un espace national. Aucun doute, c’est la couronne de l’Union (royale) belge de football et c’est aussi la couronne de la Belgique et celle de son roi.

La monarchie belge envahit l’espace national parce qu’il est de plus en plus vide. Il faut le remplir avec des symboles avant que ne s’opère une prise de conscience chez ceux qui n’ont aucune raison de rester belges à tout prix. Pour faire oublier que la Belgique se désagrège, il faut de l’image, il faut de l’émotion. Appuyer sur la Brabançonne et les trois couleurs nationales. Et maintenant, chose inédite, il faut clairement identifier les Diables rouges à la couronne. Passer de l’engouement populaire autour de l’équipe nationale de football à la promotion de la monarchie sans laquelle il n’y aurait plus de Belgique.

Cette couronne, surmontée d’une croix, c’est un hommage rendu à l’Ancien Régime et il est surprenant que nos journalistes n’y voient pas l’ombre d’un problème alors qu’ils dénoncent l’existence d’une ultra-droite royaliste en France. A chacun ses tabous. Quoi qu’il en soit, l’instrumentalisation du sport, cela ne favorise pas la réflexion citoyenne.

Au nom de la patrie belge en danger, c’est une certaine idée de la Wallonie qu’on sacrifie. Et plus que ça : c’est l’avenir de la région wallonne qu’on met en danger. Quand les Flamands accusent l’Etat belge de les vampiriser, ils savent comment le faire évoluer. Ce sont les Wallons qui, piégés dans leur sentiment d’appartenance à la Belgique, ont le plus à perdre. Ils pourraient bien accepter le confédéralisme sans même assumer leur autonomie future, sans même oser un regard vers la France, sinon pour la tenir à distance. Economiquement faibles et psychologiquement défaits. Des Wallons sans une identité wallonne, seulement fiers de rester belges et du rapport déséquilibré qui les attacherait à la Flandre.

G.R.

La Peugeot 308 désignée voiture de l’année 2014

AFP – francetvinfo

nouvelle-peugeot-308La récompense devrait doper ses ventes. La Peugeot 308 a remporté le prix de la voiture de l’année 2014, décerné lundi 3 mars à la veille de l’ouverture du salon automobile de Genève (Suisse).

« On a beaucoup parlé de Peugeot ces derniers temps, à propos de nombreux sujets mais pas des voitures », a relevé le directeur de la marque, Maxime Picat, qui a reçu ce prix référence en Europe, décerné par des journalistes spécialisés. Un clin d’œil à l’entrée de l’Etat français et du Chinois Dongfeng au capital du constructeur français PSA Peugeot Citroën.

Peugeot a enregistré pour l’instant 55 000 commandes pour sa berline, lancée fin 2013 et fabriquée dans son usine historique de Sochaux, dans le Doubs. Pour pouvoir concourir, les voitures doivent avoir été mises sur le marché avant fin décembre et être vendues à au moins 5 000 exemplaires. Le jury juge à la fois le design, le confort, la sécurité, le rapport qualité-prix, la maniabilité, les innovations techniques et les performances en termes d’émissions de CO2 du véhicule.

Echos et mise au point après notre conférence de presse (3)

Lu sur le site du quotidien L’Echo du 22 février sous la rubrique Les coulisses de la rédaction.

Les (nouveaux) grognards de Hollande

Alors que la cote de François Hollande tutoie le nadir, quelques valeureux régionalistes wallons se disent prêts à donner ce qui leur reste pour relever cette République aujourd’hui au tapis. Elections obligent, les rattachistes ou ceux qui les inspirent sont de retour ! L’ »Alliance Wallonie France » (AWF) qui se présente « comme un jeune mouvement citoyen né en mai 2013″ ne parie pas un kopek sur une Wallonie devenue autonome.

Démonstration chiffrée à l’appui, le Pr émérite Jules Gazon (HEC-Liège) prédit carrément l’apocalypse avec un « scénario infernal à la grecque » ! Pour ne citer qu’un chiffre calculé par le professeur, avec la part supportée de la dette de l’État belge, les besoins de financement de la Wallonie autonome exploseraient à 13% de son PIB, la norme européenne étant, pour rappel, à 3% !

Par défaut, Jules Gazon, après avoir testé tous les « destins institutionnels wallons possibles » et donc éliminé « la continuité de la Belgique post 6e Réforme de l’État » ou encore le « confédéralisme belge coquille vide », s’est converti au rattachisme.

La 7e boule de cristal

Depuis… Paris, le très régionaliste et ex-ministre-président wallon Robert Collignon, a adressé un soutien très marqué à l’AWF.

À suivre l’éminence socialiste, l’affaire est cuite « parce qu’on ne veut pas voir en Wallonie les avancées de la 6e réforme de l’État comme un châtiment divin, comme la malédiction de…. Rascar Capac » (mais oui, la momie inca imaginée par Hergé dans « Les Sept boules de Cristal »).

Mystérieux, Robert Collignon livre ensuite un inimaginable scoop ! Le grand homme d’Amay dit avoir été informé par « de jeunes intellectuels flamands » des deux conditions « pour que la Belgique s’éteigne d’elle-même : l’arrivée de Di Rupo au 16 et celle de Philippe au Palais ».

Les deux conditions étant aujourd’hui remplies, Collignon, vent debout, appelle la Wallonie « fidèle au congrès de 1945 » à marcher vers « l’an 1 d’une nouvelle ère, en rejoignant les révolutionnaires de 1792 » (sic).

L’ancien ministre libéral Pierre Hazette, depuis le Sénégal, a délivré aux sympathisants de l’AWF sa certitude : « La Wallonie sortira plus pauvre de la 6e réforme de l’État ».

Prônant davantage une « patience ardente » (un oxymore signé Arthur Rimbaud), Hazette, dans une posture de rattachiste presque gêné, refuse à ce stade de s’exposer, se contentant de « porter le message de la raison et de montrer la voie ». Vers l’Hexagone, bien entendu.

Sous la plume d’un journaliste dont le nom n’est pas cité, la relation de notre conférence de presse se veut humoristique à l’image des articles repris dans « Les coulisses de la rédaction » du quotidien. Je tiens à quelques mises au point :

1. Le titre « Les (nouveaux) grognards de Hollande » (sic) donne tout de suite le ton. Ce titre me donne l’occasion de redire que notre Alliance est pluraliste tant au niveau politique que philosophique. Nous assimiler à des grognards de Hollande est avant tout stupide. L’intégration atteinte, il appartiendra à chacun des membres de l’AWF d’opérer son choix politique ou de confirmer son adhésion au parti qui est le sien aujourd’hui.

2. « La cote de Hollande tutoie le nadir ». Nous n’avons pas attendu le J.I. (journaliste inconnu) pour obtenir cette non-information. Dans une région comme la nôtre où plus de 30 % des téléspectateurs regardent régulièrement les chaînes françaises, nous savons que la cote du Président Hollande tutoie l’astronomiquement bas à l’encontre de son ami Di Rupo qui, selon nos médias, est au zénith.

Est-ce à dire que la Belgique se porte à merveille pendant que la France est à l’agonie ? Stupide, une nouvelle fois ! Mais notre J.I. insiste et parle « d’une République au tapis ». Excusez du peu ! Notre J.I. semble ne pas savoir que le premier parti belge est la N-VA dont le premier article des statuts prévoit la fin de l’Etat belge.  (Pour rappel, le dernier sondage  situe la N-VA à plus de 32 % des intentions de vote en Flandre.) Je ne vois pas que l’existence de la République française soit en danger.

Remarquons au passage que pendant que Di Rupo se pavane aux côtés des pandas, de la famille royale et des people, son parti, le P.S., dégringole dans les sondages. Je connais plus d’un membre du P.S., notamment à l’AWF, qui commencent à en avoir ras-la-casquette d’un premier ministre qui soigne sa communication et parle de tout, sauf de politique.

3. « …élections obligent ». Non, M. le J.I., nous n’avons pas attendu la campagne électorale pour nous  exprimer au travers de conférences-débats. Trouvez-vous anormal que nous voulions que le projet d’intégration-autonomie, entre autres,  prenne place dans le débat politique ? Nos idées seraient-elles à ce point sulfureuses ou inadéquates parce que politiquement incorrectes ?

4. « …quelques  valeureux régionalistes wallons ». Ici, nous sentons le journaliste d’investigation qui sait combien de membres et de sympathisants discrets nous comptons. Le mot « valeureux » fait sans doute allusion aux « Valeureux Liégeois », hymne des Liégeois. Il est vrai que la réflexion est partie de Liège, mais depuis, l’AWF a bien  essaimé dans toutes les Provinces wallonnes et chaque jour, de nouveaux membres nous rejoignent. Comme il en a toujours été dans l’histoire du mouvement wallon, nous revendiquons cette proximité avec les régionalistes wallons. Eh oui, cher J.I., pour nous, le mot « wallon » n’est pas un gros mot qu’il ne faut pas prononcer !

5. « …l’AWF ne parie pas un kopek sur une Wallonie devenue autonome ». Tout au contraire de ce qu’avance notre J.I., nous croyons en une Wallonie qui, devenue autonome, se tournera vers la France pour négocier avec elle une  intégration respectueuse de ses particularités et de son passé. Un de nos  grands espoirs réside dans les élections fédérales de 2014 qui pourraient créer les conditions permettant aux Wallons de se libérer d’un Etat belge de plus en plus mortifère pour la Wallonie.

6. « …Démonstration chiffrée à l’appui, le Pr émérite Jules Gazon (HEC-Liège) prédit carrément l’apocalypse avec un ‘scénario infernal à la grecque’ ! ».  Ce n’est pas de gaieté de cœur que le professeur Gazon aligne des chiffres qui ne sont pas bons pour la Wallonie. Parler d’apocalypse est caricatural car Jules Gazon se refuse à stigmatiser le travailleur wallon qui avec ses qualités est en capacité de s’en sortir à condition d’avoir des dirigeants qui s’attaquent au sous-emploi endémique, à l’hypertrophie politico-administrative, à un taux d’emploi catastrophique et à une faible productivité globale de l’emploi. Ces quatre facteurs stimulants de la productivité sont pour la plupart inhérents à des choix politiques.

7. « Par défaut, Jules Gazon, après avoir testé tous les ‘destins  institutionnels wallons possibles’ et donc éliminé ‘la continuité de la Belgique post 6e Réforme de l’État’ ou encore le ‘confédéralisme belge coquille vide’, s’est converti au rattachisme. » Ici, rien à dire. Tel est en effet la conclusion de Jules Gazon qui a terminé  son exposé par ces mots : « Dire la vérité aux Wallons et les mobiliser pour un destin institutionnel à la hauteur de leur histoire, de leurs mérites et des efforts dont ils sont capables. » Avouez que nous sommes loin d’un discours apocalyptique.

8. « Mystérieux, Robert Collignon livre ensuite un inimaginable scoop ! ». En réalité, Robert Collignon nous a livré une anecdote. Celle d’une conversation à bâtons rompus avec quelques jeunes étudiants flamands. Pas de quoi… en faire un scoop ! L’on sent que le J.I. porte une affection toute particulière à notre Amaytois  qu’il nomme « Le grand homme d’Amay ». Nous aurions préféré que le  J.I. s’attarde à retranscrire la conclusion du discours de Robert Collignon : « Cette autonomie wallonne, cette volonté d’affirmation identitaire ne pourra avoir lieu qu’en

     ° oubliant l’adhésion à un pays moribond,

     ° proclamant son appartenance à la grande culture française, celle des droits de l’homme,

     ° cherchant avec et au sein de la République une union respectant nos particularités, notre passé,

     ° nous débarrassant de tout complexe. »

9. « Hazette, dans une  posture de rattachiste presque gêné, refuse à ce stade de s’exposer, se contentant de ‘porter le message de la raison et de montrer la voie’. » Ici, notre J.I. s’improvise psychologue et détecte chez Pierre Hazette une certaine gêne, un refus de s’exposer.

Bizarre pour quelqu’un qui éprouve une certaine gêne (sic) de faire partie de notre groupe de parrainage dont chaque visiteur de notre site peut trouver les noms. Pierre Hazette est en réalité un sage qui apporte beaucoup à notre mouvement et à la réflexion qui est la nôtre.

10.  Notre J.I. n’a pas compris ou n’a pas voulu comprendre que notre mouvement citoyen est riche de sa diversité, riche de personnes qui ont leur liberté de ton, riche de citoyens qui se retrouvent sur les points suivants :

a) La fin de la Belgique est inéluctable. La crise économique et sociale va susciter un mécontentement citoyen inévitable. La N-VA et ses alliés au gouvernement flamand vont le récupérer. La Belgique confédérale sera sans cesse évolutive dans le sens voulu par la Flandre avec une Belgique coquille quasiment vide, mais dont le peu sera toujours dominé par la Flandre.

b) Une Wallonie indépendante n’est pas viable au niveau de ses finances publiques. Un Etat Wallonie-Bruxelles ne l’est pas pour des raisons politiques (rejeté par 70 % des Bruxellois qui affirment leur identité bruxelloise).

c) Par défaut, la communauté de destin avec la France s’impose. C’est le choix de la raison. C’est aussi le choix de la solidarité interrégionale, du refus de sacrifier deux générations de Wallons sur l’autel d’une Belgique évanescente. C’est enfin notre seul partenaire naturel qui nous permettra d’envisager des économies d’échelle. Une alliance étroite avec la République française s’impose à nous, quel que soit notre attachement à une Belgique que d’aucuns continueront à saboter jusqu’à la faire disparaître…

Echos et mise au point après notre conférence de presse (2)

Dans son édition du vendredi 21 février, le quotidien gratuit « Métro » consacre à notre conférence de presse l’article suivant :

Des anciens ministres embrassent la cause rattachiste

L’Alliance Wallonie-France, mouvement rattachiste né il y a moins d’un an, a défendu hier a Charleroi, dans la perspective des élections, une intégration de la Wallonie à la France tout en maintenant une forte autonomie régionale. Dans ce modèle, les compétences régaliennes de l’Etat belge passeraient à l’Etat français. Celles de la Communauté française aux Régions wallonne et bruxelloise.

L’A.W.F., qui refuse le statut de parti politique, a été porté sur les fonts baptismaux en Assemblée générale en mai dernier. L’ancien ministre-président wallon Robert Collignon (P.S.) et l’ancien ministre de l’Enseignement Pierre Hazette (M.R.) y prennent part.

Ce court article a le mérite d’énoncer des exactitudes à une seule exception : celle de dire que nous ne défendons qu’une seule perspective. Le choix de nos membres ne se limite pas à l’intégration-autonomie, même si celle-ci rencontre l’adhésion d’une majorité d’entre nous. L’AWF se positionne sur un large spectre qui va de l’intégration-assimilation à l’intégration-autonomie en passant aujourd’hui par la patience ardente de Pierre Hazette où nous plaidons pour l’activation des nombreux accords bilatéraux signés entre la Wallonie et la France en 1999 et 2004. Nous comptons sur nos membres pour faire pression dans leurs partis respectifs pour que ces points soient mis à l’ordre du jour. Le vote de nos membres ira aux partis ou aux femmes et hommes qui auront le courage de défendre nos options de communauté de destin avec la France.

Paul D.

Billet d’humour de Jean d’Ormesson

LE FRANÇAIS ? UNE LANGUE ANIMALE…

chèvre«Myope comme une taupe», «rusé   comme un renard», «serrés comme des sardines»… les termes empruntés au monde   animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont   partout.

La preuve : que vous soyez fier comme un coq, fort  comme un bœuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud  lapin, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu chèvre pour une caille aux  yeux de biche.

Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là , … pas un chat ! Vous faites le pied  de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin.  Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié : cette poule a du chien, une vraie panthère ! C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour.   Mais tout de même, elle vous traite comme un chien.  Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand, finalement, la fine mouche arrive.

Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu’une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un   phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi ! Et vous, vous êtes fait comme un rat.  Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous  restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon). Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventez une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme une anguille.  C’est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d’ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie.

Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence. Après tout, revenons à nos moutons : vous avez maintenant une faim de loup, l’envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.

Echos et mise au point après notre conférence de presse

Lu sur le site de RTL.be

L’Alliance Wallonie-France prône une « intégration-autonomie » avec la France

Belga | 20 Février 2014 14h48

L’Alliance Wallonie-France (AWF), mouvement rattachiste né il y a moins d’un an, a défendu jeudi à Charleroi, dans la perspective des élections, une intégration de la Wallonie à la France tout en maintenant une forte autonomie régionale.
Dans ce modèle, les compétences régaliennes de l’Etat belge passeraient à l’Etat français. Celles de la Communauté française passeraient aux régions wallonne et bruxelloise, tandis que le gouvernement wallon conserverait ses compétences actuelles augmentées de celles transférées. L’AWF, qui refuse le statut de parti politique, a été portée sur les fonts baptismaux en assemblée générale en mai dernier. Elle dit refuser de s’inscrire dans le « confédéralisme à la sauce flamande ». Le mouvement ne se présente pas aux élections et insiste sur le fait qu’il n’est pas un parti politique. Il revendique des partisans issus de tous les partis – comme l’ancien ministre-président wallon Robert Collignon (PS) ou l’ancien ministre de l’Enseignement Pierre Hazette (MR) – mais aussi de « citoyens non encartés ». (Belga)

Lu ce 21 février dans la version papier du quotidien « La Libre »

Avec la France, mais pas tout à fait

L’Alliance Wallonie France (AWF), mouvement rattachiste né il y a moins d’un an, a défendu jeudi à Charleroi, dans la perspective des élections, une intégration de la Wallonie à la France tout en maintenant une forte autonomie régionale. Dans ce modèle, les compétences régaliennes de l’Etat belge passeraient à l’Etat français. Celles de la Communauté française passeraient aux régions wallonne et bruxelloise, tandis que le gouvernement wallon conserverait ses compétences actuelles augmentées de celles transférées. Le mouvement ne se présente pas aux élections et insiste sur le fait qu’il n’est pas un parti politique. Il revendique des partisans issus de tous les partis comme l’ancien ministre-Président wallon Robert Collignon (PS) ou l’ancien ministre de l’ Enseignement Pierre Hazette (MR) mais aussi de « citoyens non encartés ».

Ces deux articles (et ceux qui leur ressemblent) méritent une mise au point de notre part :

1. Nous tenons tout d’abord à remercier les deux journalistes qui se sont déplacés à notre conférence de presse.

2. Nous sommes conscients qu’ils sont soumis à rude épreuve et que se déplacer à une conférence de presse ou même lire la farde qui leur est destinée leur prend trop de temps à une époque où les modes de communication imposent la rapidité bien avant l’envie de savoir pour ensuite informer leurs lecteurs. Tout doit aller vite et l’agence Belga emploie deux minutes de conversation téléphonique pour écrire un communiqué qui sera ou non relayé par les différents organes de presse.

3. Sans vouloir tomber dans une polémique sémantique, nous aimons affirmer que nous sommes des réunionistes même si ceux qui préfèrent le vocable rattachiste se trouvent très bien chez nous. Parler d’un mouvement citoyen correspond mieux à l’AWF parce que nous réunissons des citoyens particulièrement soucieux de l’évolution de l’Etat belge, des régions flamande et bruxelloise et des conséquences qui en découleront pour la Wallonie.

4. Notre Alliance traite notre avenir avec modération, avec une patience ardente, comme le souligne si bien Pierre Hazette. Nous nous appuyons sur l’expertise d’universitaires, comme Jules Gazon en matière d’économie. L’AWF n’est pas le mouvement d’une seule forme d’intégration à la France comme le dit la presse. La première étape à franchir est de pousser nos membres à obtenir de leurs partis politiques que les accords de coopération nombreux, vastes et ambitieux signés avec la France en 1999 et 2004 soient activés afin de nous permettre de chercher dans les économies d’échelle les moyens d’atténuer les effets les plus pénibles de l’austérité.

5. Certes, beaucoup de nos membres voient aujourd’hui dans l’union-intégration, concept développé par Jacques Lenain, haut fonctionnaire français, la formule qui permettrait de fédérer le plus grand nombre de responsables politiques, sociaux et associatifs, mais aussi de citoyens. Ce projet de communauté de destin de la Wallonie avec la France ferait de nous des Citoyens français à 100 % et non à 50 % comme se plaisent à dire certains. Le titre de la « Libre » est tout simplement erroné. « Avec la France » aurait été un titre plus indiqué. J’invite le journaliste à se documenter sur le concept d’union-intégration.

6. Comme Robert Collignon, nous croyons en une Wallonie qui peut gagner, en une Wallonie qui gagne en thérapie cellulaire, en composites pour l’avion propre, en logistique, en une Wallonie reconnue pour son excellence. Nous sommes un district créatif européen. Il n’y a plus qu’à y croire. Cependant, cette volonté d’affirmation identitaire ne pourra avoir lieu qu’en proclamant notre appartenance à la grande culture française, celle des droits de l’homme, en cherchant avec et au sein de la République une union respectant nos particularités et notre passé et enfin en nous débarrassant de tout complexe.

7. Je terminerai par une citation de notre ami Paul Mélot : « Je sais que je suis, en expression, ultra-minoritaire, mais comme je sais que je ne le suis pas en idées, je me permets de vous parler de mes convictions. »

Paul D.

La conférence de presse de l’A.W.F.

L’Alliance Wallonie France a tenu ce jeudi 20 février 2014  à la Maison de la Presse de CHARLEROI une conférence de presse destinée à présenter ses objectifs.

Une quarantaine de membres, provenant de toutes les régions de Wallonie et de Bruxelles, et de tous  horizons politiques et philosophiques, ont présenté les revendications du mouvement.

L’A.W.F. a rappelé avec force qu’elle n’était pas un parti politique de plus  parmi les diverses tendances wallonnes, mais qu’elle était un mouvement de citoyens s’interrogeant sur l’avenir de la Wallonie.

Ainsi, l’A.W.F. ne présentera pas en tant que telle des candidats aux élections du 25 mai 2014.

Mais l’A.W.F. a cependant un message  clair et original  à adresser à l’opinion publique en vue de ces prochaines élections, tant aux citoyens qu’aux différents partis politiques : l’A.W.F. revendique l’instauration d’un large débat sur le rattachement de la Wallonie à la République Française.

Le choix de la France, que propose clairement l’A.W.F., n’est plus simplement un choix de cœur, motivé par l’évidence et l’importance des liens qui unissent les francophones de Belgique à la France.

C’est devenu aussi un choix de raison, la situation économique de la Wallonie seule, et même rattachée à Bruxelles, n’étant pas viable à long terme.

Le professeur d’économie Jules GAZON, de l’Université de Liège, a une nouvelle fois clairement démontré  que, en cas de séparation de la Flandre, la Wallonie n’en sortirait pas et connaîtrait une évolution semblable à celle qu’a connue la Grèce ces derniers mois.

Il a aussi démontré, chiffres à l’appui, qu’en cas de rattachement à la République, le poids de la dette wallonne ne constituerait pas une charge excessive pour la France, dont l’importance en Europe serait fortement renforcée par l’adhésion de la Wallonie.

 L’A.W.F. a présenté également  les analyses de mandataires publiques expérimentés : comme bien d’autres avant eux ou avec eux, tant l’ancien Ministre-Président Robert COLLIGNON que l’ancien Ministre Pierre HAZETTE encouragent de manière précise et documentée l’ouverture de négociations en vue du rattachement à la France.

Dans cette perspective, l’A.W.F. entend développer le concept d’intégration-autonomie, permis par la Constitution française, qui allie intégration à la République et respect des particularités et du passé de la Wallonie.

L’A.W.F. entend interpeller les partis politiques démocratiques sur le débat  qu’elle revendique à bref délai : les réponses seront rendues publiques, et orienteront les votes de ceux qui pensent qu’« on  ne pourra pas indéfiniment retenir sous le toit belge une Flandre qui ne partage plus les valeurs du sud ».

____________

                        Dossier de presse disponible sur simple demande.

                                   Charleroi, le 20 février 2014

Georges-Henry S.

Questions sans réponse ?

Ne vous êtes-vous pas demandé pourquoi Joëlle s’est installée à Bruxelles, et pourquoi Lorette et Didier ont quitté le bateau de la Wallonie pour la rejoindre ?

questionNe vous êtes-vous pas demandé pourquoi nos hommes politiques wallons éprouvent le besoin d’étaler leurs racines flamandes à la veille du confédéralisme ?

Ne vous êtes-vous pas demandé pourquoi Elio n’assiste pas aux réunions de la Francophonie ?

et

Ne vous êtes-vous pas demandé pourquoi aucun d’eux n’ose affirmer sa fierté d’être wallon ?

Adrien LHOMME

Devant la justice pour avoir refusé de polluer !

Chère amie, cher ami,

Emmanuel Giboulot, viticulteur bio dans le département de la Côte-d’Or, exploite depuis plus de quarante ans 10 hectares de vignes en agriculture biologique.

Le 24 février 2014, il passera devant le tribunal correctionnel pour avoir refusé de déverser un dangereux pesticide sur sa vigne. Il encourt jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Par solidarité avec lui, je vous demande de signer la déclaration de soutien située en bas de ce message.

Un insecticide qui détruit les abeilles

En juin dernier, pour contrer un risque hypothétique d’épidémie de flavescence dorée, une maladie de la vigne, le préfet de Côte-d’Or a pris un arrêté radical : tous les vignerons devront traiter leur vigne contre la cicadelle, l’insecte qui répand la maladie.

Le problème est que même l’insecticide le moins polluant contre la cicadelle tue les abeilles et la faune auxiliaire.

Il détruit toutes sortes d’insectes nécessaires à la régulation de la vigne pour éviter les parasites. Or, Emmanuel Giboulot travaille justement depuis plus de 40 ans à préserver les équilibres biologiques de sa vigne.

Il décide donc, fort logiquement, de lutter contre la cicadelle en choisissant parmi les nombreux traitements naturels bien connus des agriculteurs bio.

Le 30 juillet dernier, un inspecteur de la direction régionale de l’Agriculture arrive chez lui. L’inspecteur s’aperçoit qu’il n’a pas déversé de pesticide.

Il décide aussitôt de le signaler au procureur. Emmanuel Giboulot est mis en examen, comme un délinquant.

Traîné en correctionnelle !!

Emmanuel Giboulot est convoqué le 24 décembre pour un arrangement amiable avec le procureur, mais celui-ci annule au dernier moment.

Au lieu de classer l’affaire, le procureur décide de le renvoyer devant le tribunal correctionnel, avec un procès le 24 février prochain !

Emmanuel Giboulot sera donc jugé aux côtés de délinquants sexuels et de cambrioleurs endurcis, qui forment la population habituelle des audiences correctionnelles.

Le problème est que, en dehors de quelques réactions isolées, personne ne s’est exprimé publiquement pour défendre Emmanuel Giboulot.

Aucune réaction massive n’a eu lieu dans la population, jusqu’à présent.

L’IPSN avait créé une page de soutien sur Facebook pour Emmanuel Giboulot, qui a récolté plus de 35 000 soutiens. Mais, vu le contexte, la mobilisation doit aujourd’hui être infiniment plus forte et plus officielle.

Les alternatives naturelles sont efficaces !

En effet, contrairement à ce qu’affirment les autorités, il existe plusieurs moyens de protéger les vignes contre la cicadelle tout en respectant l’environnement :

  • les vignes peuvent être protégées avec des fougères et de l’argile calciné ;
  • des pièges à cicadelle existent, et ils sont efficaces (la cicadelle est attirée par la couleur orange) ;
  • on peut également poser entre les pieds de vigne de la paille d’avoine ou du papier d’aluminium, dont la forte intensité lumineuse empêche l’insecte de se poser. Des expériences ont montré que cette simple mesure est tout aussi efficace que l’insecticide ;
  • mais surtout, surtout, c’est en préservant la biodiversité qu’on lutte le mieux contre la cicadelle, car c’est un insecte apprécié par de nombreux prédateurs dans la nature. Le problème est que ces prédateurs, les araignées, la mante religieuse et certains types de punaises, ont aujourd’hui été éradiqués dans les vignes non biologiques, où la faune est ravagée par les insecticides.

Ces solutions ne devraient pas être combattues mais au contraire encouragées par les autorités.

Les agriculteurs qui les utilisent devraient être félicités et donnés en exemple, non pas soumis à la terreur d’une répression judiciaire.

C’est pourquoi je vous demande de signer la déclaration officielle de soutien à Emmanuel Giboulot.

Signez la déclaration de soutien

Emmanuel Giboulot ne doit pas se rendre au tribunal abandonné de tous. Il doit savoir qu’il est soutenu par des centaines de milliers de personnes.

Oui, si vous signez la déclaration de soutien ci-dessous, et si vous passez ce message à tout votre carnet d’adresses, nous pouvons provoquer une vague de solidarité historique dans le pays.

Nous pouvons aussi changer l’issue de ce procès en rassemblant des centaines de milliers de signatures de soutien.

Car sans réaction massive de la population, ce viticulteur risque très probablement d’être condamné, pour l’exemple.

La plupart des agriculteurs qui verront cela se le tiendront pour dit. Ils comprendront qu’ils doivent obéir aveuglément aux injonctions des autorités, y compris si cela implique d’empoisonner leur propre terre et de décimer plus encore les abeilles et autres insectes pollinisateurs !!

Ne laissez pas se commettre une telle injustice, avec des conséquences aussi lourdes et contraires à l’intérêt de tous. Manifestons publiquement notre réprobation la plus totale contre les réglementations qui marchent à l’envers et qui nuisent autant à l’environnement qu’au bon sens.

L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle vous appelle donc solennellement à signer la déclaration officielle de soutien à Emmanuel Giboulot et à la faire signer par tout votre entourage.

Cela ne vous demandera qu’un instant, mais c’est un moyen concret d’empêcher qu’une grave injustice ne soit commise, doublée d’une grave atteinte à notre planète.

S’il vous plaît, ne fermez pas cet email pour l’envoyer aux oubliettes. Ce serait un énorme gâchis. Puisque vous avez investi du temps pour lire ce message jusqu’ici, faites un geste simple et signez la déclaration officielle de soutien à Emmanuel Giboulot.

Puis transmettez ce message à toutes vos connaissances.

Un grand merci,

Avec tout mon dévouement,         Augustin de Livois

Institut pour la Protection de la Santé Naturelle

Institut pour la Protection de la Santé Naturelle – Rue du Vieux Marché au Grain 48, 1000 Bruxelles
www.ipsn.eu
Association sans but lucratif conforme à la loi du 27 juin 1921.

Dans l’ombre de la Belgique et de son Premier ministre

Rudy_demotteLe visage et la voix de la Wallonie, c’est lui. Rudy Demotte veille depuis 2007 sur la destinée d’une région wallonne aux compétences élargies, engagée dans la voie d’une autonomie accrue, et, selon le dernier sondage du Soir, il est vu comme le meilleur candidat à sa succession, loin devant les autres. En sa qualité de Ministre-Président de la Wallonie, il a pourtant du mal à se faire entendre. Au niveau médiatique, il est complètement éclipsé par Elio Di Rupo, le visage et la voix d’un gouvernement fédéral qui n’a pas fini de céder des compétences aux entités fédérées mais qui, symboliquement, entretient la flamme d’une Belgique élevée au rang de modèle universel.

Les médias francophones contribuent à faire de la Belgique une nouvelle utopie, un territoire et des hommes dont l’ « indéfectible unité » trouve une justification dans un passé mythique et un rôle actuel d’avant-garde, un pays fait de bric et de broc sentant bon la tolérance et le parler vrai, dont le génie éclaire aujourd’hui la France et demain le monde. Au cœur de cette entreprise de consolidation nationale (ou de mystification totale), il y a surtout le génie d’Elio Di Rupo, dont la communication est bien servie par les médias francophones. Passant du costume de Premier ministre à celui d’illusionniste, Elio Di Rupo n’est plus un homme politique ordinaire. Il plane dans une autre dimension.

Quel contraste avec ce Rudy Demotte un peu maladroit mais sincère et consciencieux qui s’attire les foudres et les sarcasmes des journalistes à chaque fois qu’il entreprend de mobiliser les Wallons ! Le Ministre-Président de la Wallonie n’est pourtant pas du genre à vouloir s’affranchir du cadre belge. Au fond, son message se résume en un slogan très consensuel (et néanmoins très discutable) : « une Wallonie forte pour une Belgique forte ». Il y en a toutefois qui jugent qu’il met trop de Wallonie dans ses discours, lui qui, à la différence d’un Kris Peeters en Flandre, est loin de se donner des airs de chef d’Etat.

Si la relation paraît si déséquilibrée entre lui et son Premier ministre, ce n’est pas seulement une question d’hommes et de rapport de force interne au Parti socialiste, c’est aussi  que, dans les médias francophones, il paraît normal que la Wallonie s’efface derrière la Belgique, alors que cela ne correspond nullement à la réalité institutionnelle de ce pays « en voie d’évaporation ». Ainsi, aux yeux de l’opinion publique, il est normal qu’un Ministre-Président de la Wallonie se fasse taper sur les doigts quand il cherche à affirmer le fait wallon, même (et surtout) quand la Flandre réclame le confédéralisme. Rudy Demotte a la prudence ou le bon goût de ne pas crier.

Dans son dernier discours forcément peu médiatisé (adressé aux diplomates fédéraux, le 5 février), Rudy Demotte s’est permis de citer Talleyrand :   « On ne croit qu’en ceux qui croient en eux », ajoutant que « cette maxime universelle mérite particulièrement d’être méditée dans une Wallonie que les mutations économiques ont longtemps plongée dans le doute ».

Demotte-TalleyrandPour ce discours de circonstance, assez mesuré, dans son style habituel, le Ministre-Président de la Wallonie a eu droit à une brève évocation dans le Vif/L’Express. Nous en reproduisons ici le texte illustré par un portrait de Talleyrand (cliquer pour agrandir).

Il n’en faut pas beaucoup pour que le très sérieux Demotte ait l’air d’un rigolo.

Mais cessons d’évoquer Rudy Demotte et la Wallonie, malmenés par les médias francophones, puisqu’il est évident que nous sommes tous belges et que la Belgique va bien grâce à qui vous savez… Autre méthode Coué… Autre traitement médiatique.

Georges R.