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Le renouveau démocratique irrite déjà au Parlement wallon

Lu sur le site de « La Libre »

Stéphane Tassin Publié le mercredi 27 mai 2015 à 18h51 – Mis à jour le jeudi 28 mai 2015 à 10h32 

Une conférence de presse est donc prévue ce jeudi après-midi en présence des quatre partis traditionnels qui siègent au Parlement wallon dans la majorité comme dans l’opposition (PS, CDH, MR et Ecolo). On peut dire que la sortie du président de l’assemblée, André Antoine (CDH), sur ce sujet dans le quotidien « L’Avenir » a fait grimper aux rideaux les groupes politiques concernés. Car celui qui préside aux destinées de l’assemblée wallonne dirigera également cette commission.

Le respect de la parole donnée

Certains vont même jusqu’à remettre en cause la présidence d’André Antoine, regrettant qu’il tire une nouvelle fois la couverture à lui, alors que l’initiative vient des quatre partis, majorité et opposition réunis. D’autres évoquent le non-respect de la parole donnée. Même au CDH, on ne serait pas très content de la chose.

Pourtant, André Antoine ne comprend pas les critiques : « Le plus important, c’est de réussir ce renouveau démocratique. Vous savez, je n’ai rien demandé. Ce sont les partis qui m’ont choisi et j’avais dit à l’époque que je ne voulais pas être un président d’apparat. »

Après ce petit orage, il reste donc à espérer que cette nouvelle commission, qui siégera toutes les deux semaines et qui sera composée de 12 élus wallons, puisse se pencher réellement et sereinement sur les questions et les décrets qui lui seront soumis. « L’opposition ne doit pas se servir de cette commission pour mettre des bâtons dans les roues de la majorité. Elle ne fonctionnera que si chacun joue le jeu », conclut André Antoine.

C’est sans doute la proposition de décret concernant la mise en place d’une consultation populaire en Wallonie qui devrait constituer le premier dossier chaud de la commission. Ces discussions serviront de baromètre de crédibilité à l’égard de la commission. Tout comme d’éventuelles discussions sur le décret décumul, voté sous la précédente législature, qui autorise seulement 25 % des députés à cumuler leur fonction avec un mandat exécutif dans une commune. De nombreux députés dépités voudraient le remettre en question.

Jan Jambon: « L’indépendance de la Flandre reste mon objectif »

Une interview qui a le mérite de la clarté, sans langue de bois.

22/06/15 à 10:58 – Mise à jour à 10:58

Source : Knack

Même s’il semble toujours étrange de voir un flamingant à ce poste, le vice-premier ministre Jan Jambon (N-VA) se sent comme un poisson dans l’eau au ministère de l’Intérieur et à la Sécurité, un des portefeuilles les plus chargés du gouvernement fédéral. « L’indépendance de la Flandre reste mon objectif » dit-il dans l’hebdomadaire De Zondag.

 

Jan Jambon: "L'indépendance de la Flandre reste mon objectif"
Jan Jambon © BELGA

Quel est aujourd’hui le plus grand défi à relever à l’Intérieur ?

« Pour moi, c’est de garder les services secrets motivés malgré les circonstances particulièrement difficiles dans lesquels ils doivent opérer. Le niveau de menace pour la police est toujours à 3, ce qui signifie que les personnes chargées de garantir notre sécurité sont menacées de l’extérieur ».

Comment vous y prenez-vous?

« Le gouvernement précédent est allé trop loin dans les économies en matière de sécurité. Si la police est menacée et souffre d’un manque de moyens, elle risque d’être démotivée. Je lui rends les moyens dont elle a besoin, ce qu’elle apprécie, je le sens sur le terrain ».

Elle apprécie moins vos projets en matière de pensions. Ce mécontentement ne favorise pas motivation.

« Le principal, c’est qu’à présent les choses soient claires. Au cours la période de transition jusqu’en 2019 le personnel de police pourra arrêter de travailler à partir de 58 ans. Ce qu’il se passe après sera tranché dans le débat global sur la réforme des pensions, tout comme la discussion sur les métiers pénibles ».

Un autre défi. Selon un ténor des Nations unies, l’Europe doit accueillir au moins un million de réfugiés qui viennent de zones de conflit telles que la Syrie. C’est beaucoup plus que les 40 000 évoqués par l’Europe. Êtes-vous d’accord avec lui ?

« Je ne peux que confirmer les propos de mon collègue Theo Francken (NDLR : ministre N-VA, chargé de la Migration). Nous trouvons que le système de quota pour une répartition correcte vers tous les pays européens est acceptable, il faut juste tenir compte de ce que les pays font déjà. L’Allemagne est déjà champion d’accueil et la Belgique fait déjà plus que sa part ».

Doit-on accueillir davantage de réfugiés?

 » (évasif) Il faut les sélectionner plus tôt. Laisser entrer tout le monde et puis en renvoyer 80% n’a pas de sens. Il faut accueillir les véritables demandeurs d’asile, les personnes menacées de mort dans leur pays à cause de leur orientation sexuelle, politique ou religieuse. Je ne fixe pas de nombre, mais cela ne vaut pas pour les réfugiés économiques. Votre question porte sur le traitement des symptômes. C’est important, mais il est encore plus important de s’attaquer à la cause du problème. Personne n’est content de fuir son pays ».

Dans ce cas, pourquoi ce gouvernement coupe-t-il dans l’aide au développement ?

« Le problème au Moyen-Orient est d’ordre géopolitique. On ne le résout pas en augmentant le budget de l’aide au développement. On ne peut le régler qu’au niveau international ».

La lutte contre la radicalisation constitue un autre défi. Dans le débat parlementaire à ce sujet, où vous avez remis Filip Dewinter (Vlaams Belang) à sa place, vous vous êtes révélé un homme d’État . Vous étiez-vous préparé ?

« Non, vraiment pas. C’était spontané. Dewinter agitait le Coran en le qualifiant de permis de tuer. C’est inacceptable. Pour des centaines de milliers de personnes dans ce pays, le Coran est un livre sacré. Il faut faire preuve de respect. Il serait néfaste de faire de tous les musulmans nos ennemis, ce qui est le but de Dewinter. La limite entre le bien et le mal ne démarque pas l’islam du reste du monde, mais au sein de l’islam, elle distingue la très grande majorité qui a de bonnes intentions d’un petit groupe d’extrémistes ».

Vous avez été content d’être applaudi par le PS qui vous avait qualifié de collaborateur en début de législation?

« C’était agréable, je ne le cache pas. Si on me traite de flamingant extrémiste, ça ne me pose pas de problème. C’est ce que je suis. Mais j’ai mal quand on me traite d’extrême droite. J’étais presque un nazi pour eux. (Soupire) Je ne suis pas d’extrême droite, aucune fibre de mon corps ne l’est.

Avez-vous changé depuis notre entretien d’il y a deux ans?

« Certainement pas, même si je porte de nouvelles responsabilités. Je suis maintenant lié à un contrat de loyauté conclu par quatre partis ».

Lorsque vous avez dit que l’indépendance de la Flandre reste votre but.

« C’est toujours le cas, c’est d’ailleurs toujours le premier article de notre parti. Cependant, nous nous sommes engagés à respecter un silence communautaire de quelques années. Nous y avons beaucoup réfléchi. En échange, nous pouvons réaliser une bonne partie de notre programme socio-économique. L’alternative était de retourner dans l’opposition. Mais nous n’avons rien changé au programme de notre parti ».

Pourquoi l’accord gouvernemental ne mentionne-t-il rien à propos de la restriction du pouvoir du roi, un point important pour la N-VA jusqu’à l’année passée ?

« Cela fait partie du volet communautaire et nous n’avons pas trouvé de compromis avec les autres partis ».

« Si vous vous en prenez au pouvoir du roi, vous mettez votre propre carrière en jeu. Certains en ont vraiment peur « . Savez-vous de qui est cette citation ?

(Il réfléchit) Non, je ne vois pas.

C’est vous qui avez dit cette phrase il y a deux ans.

« C’est possible. Mais je ne caresse pas d’ambitions de carrière, et donc je n’ai pas peur. Une monarchie protocolaire serait un grand pas en avant, mais ne figure pas dans l’accord gouvernemental ».

De Zondag / Paul Cobbaert

Votre prochaine facture d’électricité va « faire mal », surtout si vous habitez en Wallonie

Thierry D sur le site de RTL/TVI

Les distributeurs d’électricité ont été mis à contribution par le gouvernement. Du coup, les coûts supplémentaires seront répercutés sur les consommateurs…

Votre prochaine facture d’électricité pourrait être « douloureuse », surtout si vous habitez en Wallonie. Entre votre facture de mai et celle de juin, la hausse du tarif devrait varier entre 4% et 25%, une augmentation sensible. La cause ? Le gouvernement a décidé l’an dernier d’imposer les distributeurs d’électricité comme des sociétés, et non comme des personnes morales. En Wallonie, cela représente un surcoût de 47 millions d’euros, que les distributeurs vont répercuter sur les consommateurs.

« Le consommateur est un peu l’éternelle victime. C’est le consommateur-payeur« , a réagi Julie Frère, porte-parole de Test-Achats. Pour l’association, il y a néanmoins un souci: le gouvernement ne respecte pas ses engagements. « Dans son accord, le gouvernement avait déclaré qu’il veillerait à maintenir le pouvoir d’achat des ménages. Or, on voit que c’est tout le contraire qui se passe« , a conclu Julie Frère.

Que payez-vous exactement avec votre facture?

Le montant total d’une facture d’électricité est l’accumulation de trois coûts: l’électricité (34%), les taxes directes (18%) et les frais de distribution (48%). Ce sont ces frais de distribution qui augmentent désormais.

A Bruxelles par contre, l’effet de cette mesure est moindre car les tarifs étaient en baisse. Bien entendu, la baisse sera du coup moindre, mais il n’y a pas de surcoût prévu pour les consommateurs bruxellois.

Par contre, tous les Belges pourraient se retrouver dans le même panier lors d’une autre augmentation qui pointe à l’horizon. En effet, le gouvernement envisage de ramener la TVA sur l’électricité de 6% à 21%.

Ndlr : le site ne parle pas de la situation qui va prévaloir en Flandre. Nous pouvons supposer qu’elle sera très différente de celle vécue en Wallonie. Qui ose encore dire que nous vivons dans un même pays qui s’appelle Belgique ?

« la Wallonie subira-t-elle le même sort que la Grèce ? »

Lu sur le site de 7sur7

16/06/15 

Des représentants des communes et des CPAS de Wallonie ont dressé mardi, devant la Commission des Pouvoirs locaux du Parlement wallon, un tableau sombre de leur situation financière, ce qui nous amène à nous poser la question suivante :  » la Wallonie subira-t-elle le même sort que la Grèce ? »

Le président de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie, Jacques Gobert, reconnaît que certaines avancées ont été amorcées mais constate néanmoins que celles-ci s’analysent plus comme une « moindre accélération de l’aggravation d’une situation déjà gravissime que comme une embellie satisfaisante ».Il relève plusieurs grands défis pour les pouvoirs locaux et leurs finances, dont en premier lieu la question des charges reportées sur les entités locales par les autres niveaux de pouvoir, « sans transfert de moyens suffisants ».

Ainsi, en 2015, près de 332 millions d’euros, dont 316 millions de reports de charge du fédéral et 15,9 millions de la Région, manqueront aux communes et aux CPAS.

Un autre défi concerne le coût croissant de la charge des pensions statutaires des pouvoirs locaux, estimé à près d’un milliard d’euros entre 2015 et 2018 pour l’ensemble des pouvoirs locaux wallons (hors provinces).

Touchant plus directement les CPAS, la réforme du chômage et l’exclusion de certains bénéficiaires pèsent sur les finances des centres publics d’aide sociale. Les CPAS constatent ainsi une hausse du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale et ce alors que « la compensation promise par le fédéral pour les fins de droit se fait attendre », a constaté le vice-président de la Fédération des CPAS, Philippe Defeyt.

L’intérêt de créer des synergies entre les différents acteurs des pouvoirs locaux a été soulevée par les orateurs et les députés devant la Commission.

Les chiffres fous de Waterloo

Lu sur le site du quotidien « Le Soir »

Rédaction en ligne
Mis en ligne mardi 16 juin 2015, 15h58

Pour créer l’événement, la participation d’au moins 300 chevaux et plus de cinq mille reconstituteurs a été nécessaire.

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Photo Belga<br />

Photo Belga
Afin de proposer trois jours de festivités sans accroc, l’ASBL Bataille de Waterloo 1815 a dû débourser des sommes mirobolantes et faire appel à des milliers d’intervenants. Agents de sécurité, gérants de parking, cavaliers, acteurs, ouvriers, matériel… Zoom sur les chiffres les plus fous de l’organisation de l’événement, sans lesquels aucune représentation n’aurait été possible.

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La Wallonie crée sa propre Sécu

Là, nous allons entrer dans le dur, dans ce qui touche la vie de tous les jours de nos concitoyens wallons. C’est la première étape des conséquences de la 6e réforme de l’état belge, mais non la dernière puisque la Flandre a promis une 7e réforme après la parenthèse du gouvernement Michel. En termes cyclistes, je dirai que c’est une étape de plat avant l’étape de montagne que constituera la suivante.

Je ne puis bien sûr qu’énoncer ma satisfaction de voir les lignes de force bouger. Cela rejoint les signets que l’AWF distribue en ce moment : « prendre le temps de la réflexion… Une Wallonie maîtresse de son destin germe en vous ? Découvrez le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française. » Le temps est proche où notre projet prendra place dans le débat qui s’imposera quant à l’avenir de la Wallonie.

Devenir membre de l’AWF, c’est vouloir participer à ce débat sur notre avenir, sans tabou, mais avec cette volonté aussi d’écouter les arguments de l’Autre.

Paul D.

19/06/15 à 10:07 – Mise à jour à 10:07

Source : Le Vif/l’express

L’administration chargée de gérer les compétences sociales transférées par la sixième réforme de l’Etat voit enfin le jour.  » Un tournant stratégique à ne pas rater », prévient le ministre CDH Maxime Prévot.

La Wallonie crée sa propre Sécu

Paul Magnette (PS), Paul Furlan (PS) et Maxime Prevot (CDH). © Belga

« C’est la naissance d’un embryon de sécurité sociale wallonne ! » Maxime Prévot, vice-président CDH du gouvernement wallon, n’est pas peu fier de présenter son nouveau-né : après onze mois d’une lente gestation, l’organisme d’intérêt public (OIP) compétent pour la politique de la santé, de la famille et du handicap au sud du pays va enfin voir le jour. « Cette décision peut sembler obscure pour le citoyen lambda, mais cela concerne des millions de personnes, avec un budget qui se compte en milliards insiste-t-il. Il s’agit d’un tournant stratégique que nous devons absolument réussir. »

La création de cet OIP, que le gouvernement wallon devrait entériner semaine prochaine, est la conséquence immédiate de la sixième réforme de l’Etat, qui confère des pans entiers de la politique sociale et familiale aux Régions. L’enjeu n’est pas mince : toutes entités confondues, les montants transférés dans ces domaines s’élèvent à 20 milliards d’euros dont 6 pour la Wallonie. Pour gérer ce pactole, l’OIP fusionne plusieurs administrations wallonnes et ex-fédérales : ce nouveau mastodonte en devenir emploiera quelque 570 personnes. Mission : veiller à ce que ces politiques se perpétuent malgré un contexte budgétaire délicat.

« Si demain, par défaut de prévoyance, des familles wallonnes ne recevaient plus leurs allocations familiales sur leur compte, ou que des personnes âgées dépendantes ne pouvaient être prises en charge, nous serions accusés d’être passés à côté de notre impératif de bonne gestion publique », prévient Maxime Prévot. Ce n’est pas gagné d’avance, il est vrai : à partir du 1er janvier 2022, en vertu de la nouvelle loi de financement, la Wallonie ne percevra plus que 90 % des moyens financiers pour mener ces politiques sociales. Il faudra resserrer les boulons. Et changer les politiques.

Allocations familiales : la révolution tranquille

Le volet le plus « lourd » de tous les transferts opérés par la sixième réforme de l’Etat, ce sont les allocations familiales. Masse budgétaire : 2,2 milliards d’euros. « Avec la réduction des moyens qui nous sont dévolus à terme, il va falloir repenser la façon dont nous les gérons, confirme Maxime Prévot. On doit quitter le régime post-Seconde Guerre mondiale de stimulation de la natalité : nous ne sommes plus dans un schéma comme celui-là. Le rang de l’enfant a, en outre, une moindre pertinence avec les familles recomposées. L’idée de base, à l’avenir, sera qu’un enfant égale un enfant. » En clair : on ne payera plus d’allocations familiales plus élevées à partir du troisième enfant.

Le gouvernement wallon vient de commanditer une étude pour déterminer les modalités de la future réforme. Il interroge aussi la possibilité de prolonger la limite d’âge pour le droit aux allocations à 25 ans, en raison de l’allongement des études supérieures. Quand aura lieu le basculement d’un régime à l’autre ? Selon des sources internes au nouvel OIP, on parlerait d’une entrée en application du nouveau système le 1er janvier 2019, soit à la fin de cette législature. Les réformes promises n’auront pas lieu avant.

Maisons de repos : le privé à l’aide

L’autre très gros morceau de la future sécurité sociale wallonne se situe de l’autre côté de la pyramide des âges : l’encadrement des personnes âgées.

« L’explosion des octogénaires va s’accélérer à partir de 2025, puisque les baby-boomers de l’après-guerre vont devenir les papy-boomers, explique le ministre CDH. Tous partis confondus, j’insiste, nous n’avons pas assez préparé ce défi. Il nous faudra réfléchir différemment à l’avenir et quitter le carcan du décret de 1997 pour les maisons de repos. Jusqu’ici, on réservait x % des lits au public, x % au secteur associatif, x % au secteur privé. J’ai bougé les lignes en disant qu’il fallait faire sauter ces quotas qui n’ont plus de sens. Affirmer que l’on ne peut pas utiliser l’argent du secteur privé alors que le secteur public désargenté n’a même plus la capacité de créer ces lits, ça n’a pas de sens. Les CPAS attendent de ma part des moyens pour construire leurs maisons de repos ou pour mettre aux normes les anciennes. Mais moi, je n’ai plus de sous ! »

Le CDH misera dès lors sur les partenariats public – privé, comme il le fera pour les autoroutes et les zonings industriels, voire… sur une mobilisation alternative de l’épargne des Belges. Et création d’une assurance dépendance à l’instar de ce qui existe en Flandre depuis… 2001 ? Un projet sur lequel le gouvernement wallon planchera bel et bien, promet le ministre. Comme s’il était définitivement intégré que l’avenir de la sécurité wallonne se situait au niveau régional.

Le dossier dans Le Vif/L’Express de cette semaine. Avec :

  • les réactions de Thierry Bodson, secrétaire-général de la FGTB wallonne, et Delphine Chabbert, directrice du service d’études de la Ligue des familles.
  • « Le pôle social n’est plus dans les mains du PS ! »

Start-up: la Flandre a déjà largué la Wallonie.

09/06/15 à 10:30 – Mise à jour à 10:42

Source : Trends-Tendances

N.B. : le titre de cet article a été modifié par la rédaction de notre site

Marc Coucke, Duco Sickinghe (ex-Telenet) et d’autres grands noms du business flamand se mettent au service des jeunes pousses du numérique. Les start-up flamandes Engagor et Amplidata se vendent des dizaines de millions aux Etats-Unis. REstore, Teamleader, Ojoo et Nallian lèvent plusieurs millions. La Flandre a-t-elle déjà pris une large longueur d’avance.

Start-up: la Flandre a-t-elle déjà largué la Wallonie?

La Belgique des start-up. © DR

Depuis quelques mois, la planète start-up du numérique est en pleine ébullition en Belgique (Ndlr : lisez en Flandres). Les bonnes nouvelles se succèdent entre les levées de fonds, les belles reventes de start-up belges (Ndlr : lisez « flamandes ») et le plan start-up du ministre de l’Agenda numérique, Alexander De Croo (Open Vld). Pas plus tard que le 21 mai, la PME gantoise Engagor (une plateforme de services à la clientèle et d’engagement social) annonçait fièrement sa reprise par son concurrent américain Clarabridge pour un montant non dévoilé mais que certains observateurs évaluent à plus de 30 millions d’euros. Une nouvelle opération qui démontre que nos start-up belges, et nos jeunes entrepreneurs, ont l’étoffe nécessaire pour imposer un projet d’entreprise et (bien) le vendre. Ce n’est pas Jérémy Le Van, fondateur de Sunrise, qui dira le contraire, lui qui a revendu son bébé à Microsoft pour 100 millions de dollars.

Mais à y regarder de plus près, nombre de ces bonnes nouvelles concernent en réalité les start-up flamandes du numérique (software et Internet). « Alors qu’il y a trois ou quatre ans, on sentait que le marché francophone était précurseur sur le créneau des start-up avec le lancement du Betagroup, de Nest’Up etc., cela a changé depuis un an, commente Frederik Tibau, journaliste spécialisé chez Datanews. Et grâce à de nombreuses initiatives, la Flandre rattrape son retard. » L’une des plus grosses acquisitions de start-up belges réalisées ces derniers temps est sans doute celle d’Amplidata par le géant mondial du stockage de données Western Digital. Si le montant de l’opération n’est, lui non plus, pas dévoilé, nos informations laissent entendre que l’opération fut juteuse (plusieurs centaines de millions). Amplidata est, elle aussi, une firme flamande. Tout comme Teamleader qui a annoncé, en mai, une levée de fonds à 2,5 millions d’euros pour son développement. Ou encore Ojoo qui a levé 1 million d’euros, Nallian qui annonce 1,25 million et REstore qui a trouvé 7 millions d’euros en Belgique.

Trop peu d’exemples francophones

Est-ce à dire que les bonnes nouvelles made in Belgique francophone  (Ndlr : appécions cette façon de dire les choses (sic) ) se perdent dans le désert ? Pas du tout ! Récemment, Take Eat Easy, start-up bruxelloise qui entend numériser la livraison de repas à domicile, a attiré Rocket Internet dans son capital et levé 6 millions d’euros. Softkinetic, spécialiste de la reconnaissance de mouvement, continue son bonhomme de chemin et installe discrètement sa technologie auprès de partenaires de renom et négocie avec une multitude de géants mondiaux.

Mais force est de constater un certain dynamisme ces derniers mois en Flandre, que l’on retrouve moins du côté francophone, en Wallonie en particulier. En premier lieu du côté des investisseurs. « Il y a beaucoup plus de business angels en Flandre qu’en Wallonie, c’est une évidence, avance tout de go Frank Maene, managing partner du fonds Volta Venture. Et c’est aussi le cas en matière de venture capitalist. » L’homme s’y connaît. Il est l’une des figures de proue de l’investissement dans les start-up en Belgique. Depuis courant 2014, il est à la tête du plus gros fonds privé « internet et software ». Il dispose de 55 millions d’euros à injecter dans les start-up. Pour l’instant, Volta Ventures n’a pris que deux participations depuis son lancement dans BeaSwitch et Sentiance, deux firmes flamandes. En mars, on apprenait que le richissime Marc Coucke investissait 7 millions d’euros dans Volta Ventures. L’ancien CEO de Telenet, Duco Sickinghe a aussi créé son fonds, Fortino, pour prendre pied dans l’univers des start-up. Avec une première participation à 2,5 millions dans Teamleaders. En 2013 déjà, un autre dirigeant de l’opérateur malinois (son ex-COO), Jan Vorstermans, décidait de créer Qunova pour investir (et coacher !) de jeunes pousses. Ce fonds vient de se structurer en VentureWise dans lequel on retrouve notamment Bart Becks (ancien CEO de Skynet et chantre du numérique en Belgique). Sans oublier Jurgen Ingels qui, après avoir vendu Clear2Pay pour 375 millions d’euros, a créé SmartFin Capital, un fonds dédié aux start-up numériques dans le domaine des « fintech ». Son compère Michel Akkermans, co-fondateur de Clear2Pay, est lui aussi l’une des figures emblématiques des start-up aujourd’hui.

Réinvestir dans l’écosystème

A observer cette structuration des investisseurs en Flandre, on ne peut qu’y voir une méthode « à l’américaine » où les entrepreneurs et dirigeants à succès mettent à disposition des projets innovants une partie de leur trésor de guerre. Dries Buytaert, créateur de Drupal et de la société Acquia qui a levé l’an passé pas moins de 50 nouveaux millions de dollars aux Etats-Unis, a réinjecté une partie de ses économies dans Volta Ventures. Et Folke Lemaitre, fondateur d’Engagor fraîchement rachetée aux Etats-Unis, a d’ores et déjà annoncé qu’il allait réinvestir dans des start-up en Belgique !

Côté francophone, « nommer cinq business angels se révèle vite compliqué », critique un responsable de start-up francophone. Les noms des frères Zurstrassen, de Pierre Lhoest d’EVS ou de Cédric Donck reviennent régulièrement. « Mais il est vrai, que l’on n’a pas d’équivalent à un Volta Ventures du côté francophone, constate Roland Nobels, responsable du business development chez Mymicroinvest. Ce sont surtout des structures publiques locales qui se mettent au service des jeunes entreprises. » Seuls le « start-up studio » eFounders et le programme d’accélération Nest’up, à Mont-Saint-Guibert, sortent un peu du lot. Si eFounders est un projet privé, Nest’up est financé par Creative Wallonia (programme du gouvernement wallon à hauteur de… 200.000 euros) et a notamment cocooné Take Eat Easy ou la prometteuse Sortlist. Mais une fois sorties de Nest’up, les jeunes entreprises doivent aller frapper à différentes portes pour trouver de nouveaux fonds. Quelques fonds privés créés par l’un ou l’autre entrepreneurs existent, comme le LeanFund lié à Nest’up, qui investit de petits montants aux débuts de la vie de l’entreprise. Take Eat Easy, Djump, Sortlist, 1001Belges y ont fait appel. Pour le reste, les créateurs ont le choix : Meusinvest, Sambreinvest, Nivelinvest, autant de structures publiques morcelées localement.

Une réalité qui fait grimper aux rideaux Xavier Damman, entrepreneur wallon à succès derrière Storify et expatrié aux Etats-Unis. « Les Flamands ont eu l’intelligence de donner les rênes d’institutions comme iMinds qui fait de l’excellent boulot à des gens de terrain qui sont eux-mêmes des entrepreneurs. Cela fait toute la différence. La Wallonie est beaucoup trop politisée et cela ralentit son développement économique. Au 21e siècle, le politique ne doit plus diriger, il doit définir un cadre et laisser les rênes aux gens de terrain… »

Réussites à l’international

Surtout, certains observateurs soulignent l’importance d’avoir des investisseurs tels que Frank Maene, Jurgen Ingels ou autres Duco Sickinghe. « Ces gens ont en général leur propre expérience d’entrepreneurs ou d’intrapreneurs et un réseau international qu’ils mettent au service des start-up dans lesquelles ils investissent, analyse Jean-Michel Noé, M&A senior manager chez Deloitte Fiduciaire. Une personne comme Frank Maene joue parfaitement son rôle de venture capitalist (VC) belge et connecte ses start-up avec les investisseurs et les corporates, y compris à l’international. » Les récentes reventes d’Amplidata et d’Engagor ou la levée de fonds d’un Showpad (8,5 millions l’an passé) sont de parfaites illustrations de réussites flamandes à l’international. A plus forte raison si ces entreprises parviennent à garder l’essentiel de leur technologie en Belgique. « On sent, il est vrai, plus d’alignement vers l’international en Flandre avec les VC, le Voka, les chambres de commerce et le gouvernement flamand », constate Jean-Michel Noé. « Aujourd’hui en Flandre, l’esprit des start-up est beaucoup plus tourné vers l’international, enchaîne Alexis Safarikas, cofondateur de la start-up wallonne ListMinut. Il y a là-bas une vision et une connaissance du digital et une volonté de lancer des projets qui peuvent s’exporter. Or, il faudrait une même approche en Wallonie car le marché d’une start-up n’est, par définition, pas cantonné à un si petit marché. » La start-up wallonne a d’ailleurs levé des fonds auprès de business angels néerlandophones et a déplacé son siège vers notre capitale. (Ndlr : que voilà une grande idée (sic) )

La Wallonie plus performante ?

Reste qu’il ne faut pas noircir totalement le tableau francophone. Omar Mohout, senior advisor chez Sirris, le centre collectif de l’industrie technologique, souligne qu’il « faut dépasser la simple perception et les annonces de belles réussites récentes du côté flamand ». Ce Flamand avance le nombre de start-up et, pour lui, la Wallonie n’est pas en retard. L’étude menée par Sirris montre que 50 % des créations de start-up ont eu lieu en Flandre, 33 % à Bruxelles et 17 % en Wallonie. L’expert met ces chiffres en perspective en les comparant à la participation des régions au PIB (2013). La Flandre génère, d’après la Banque nationale, 58 % du PIB, Bruxelles 18 % et la Wallonie 24 %. « On voit bien qu’en matière de start-up, c’est Bruxelles qui est plus performante et que la Flandre réalise une performance proportionnellement beaucoup moins bonne que la Wallonie », argumente Omar Mohout. Cette constatation serait encore plus flagrante quand on examine les start-up les plus mûres : la Wallonie accueille 29 % de ces start-up (voir tableau). Bien sûr, la distinction géographique ne plaît pas à tout le monde et n’a « aucun sens dans l’univers numérique », nous rétorquent plusieurs interlocuteurs. « A l’heure du numérique, le monde est un village et le marché d’une start-up est mondial », nous glisse un jeune responsable de start-up. Certes, mais la Wallonie cherche son renouveau, dans le numérique notamment. C’est bien Jean-Claude Marcourt qui veut voir la Wallonie grimper dans le train des « meilleures régions au monde en termes de numérique », nous confiait-il début avril, en marge des assises du numérique. Pour y parvenir, la Wallonie devra aller un pas plus loin. « Je crois qu’il est très important de déjà commencer par renforcer les liens de l’écosystème des start-up wallonnes avec l’écosystème en Flandre, insiste Jean-Michel Noé (Ndlr : encore un doux rêveur ce Jean-Michel Noé) . Mieux s’intégrer dans l’association STARTUPS.be et, très certainement, faire plus de lobbying pour mieux mettre en avant les atouts et les réussites wallonnes pour se positionner sur la carte numérique. »

Il est, en effet, symptomatique de constater que lors du Benelux TechTour,(Ndlr : invention très prometteuse pour la Wallonie (sic)) une initiative de l’association des start-up pour mettre en relation les jeunes pousses et les investisseurs dans le Benelux, les arrêts se sont faits à Bruxelles, Anvers et Rotterdam. Aucune ville wallonne n’a trouvé sa place dans ce programme réunissant plus d’une centaine d’investisseurs et 75 start-up ! D’ailleurs, dans les 12 lauréats des Tech Tour Awards, on ne trouve aucun francophone… (Ndlr : qui s’en étonnera ?)

Do you speak english ?

Peut-être est-il temps d’apprendre l’anglais. C’est aussi basique que cela mais de nombreux intervenants nous ont souligné ce point faible. La maîtrise de la langue internationale fait encore trop souvent défaut en Wallonie. « Or l’anglais devrait être omniprésent dans les start-up, y compris côté francophone, insiste Roland Nobels de Mymicroinvest. Quand on organise une session de crowdfunding en live, trop d’entrepreneurs francophones perdent leur tonus quand ils doivent pitcher en anglais. D’ailleurs, aujourd’hui, ils font leur présentation dans leur langue… » Sur cette question cruciale de l’apprentissage de la langue, Jean-Claude Marcourt répondait, dans nos colonnes en avril, que « le problème de l’anglais n’est plus un problème chez nos jeunes ».

 

Charleroi: deux cents marcheurs en centre-ville

Marie Adam Publié le dimanche 07 juin 2015 à 19h22 – Mis à jour le lundi 08 juin 2015 à 10h55 sur le site de « La Libre ».

Hainaut

On a l’habitude de voir déambuler des marcheurs aux quatre coins de l’Entre-Sambre-et-Meuse à cette époque de l’année. Par contre, on s’attend moins à les retrouver dans les rues de Charleroi. Samedi, près de deux cents d’entre eux ont pourtant défilé dans le centre-ville, accompagnés des tambours et des fifres.

Ils portaient des costumes du premier et du second Empire. Les groupes étaient issus de Monceau-sur-Sambre, Jumet, Gosselies, Charleroi, Marcinelle ou encore Gilly Sart-Culpart. Le cortège a démarré de l’esplanade de la gare de Charleroi-Sud sur le coup de 14h et a rejoint la ville haute en passant par les Quais de Brabant, la rue de l’Ecluse, le parc Reine Astrid et la place Charles II.

Des salves à gogo

Vers 16h, les compagnies ont offert un bataillon carré et des tirs de salves sur la place du Manège. Cette marche avait pour but de commémorer le passage à Charleroi de l’empereur Napoléon, deux cents ans plus tôt, alors qu’il était en chemin vers Waterloo.

L’échevine en charge de l’animation et des fêtes Julie Patte (PS) voulait, par la même occasion, valoriser le folklore régional. « Des marches se déroulent un peu partout et certaines sont très bien implantées dans les quartiers. Je pense bien sûr à Jumet et sa Madeleine mais aussi à Gilly. Le but de cette manifestation est de faire rayonner les autres marches plus petites, de leur donner de la visibilité. »…

Bart De Wever rappelle l’objectif de la N-VA: « Une Flandre autonome »

Présidence des départements, où sont les femmes ?

Je dédie cet article à celles et ceux qui aiment affirmer que la France est un pays incapable de se réformer et je dis : « vive les binômes ». La parité est une réalité dans les assemblées départementales. Il appartient maintenant aux élues de prendre la place qui doit être la leur.

Paul D.

Lu sur le site de l’Obs

Publié le 03-04-2015 à 09h50

Avatar de Julia Mouzon

Par 
« Femme et Pouvoir »

LE PLUS. Pour voir autant de femmes que d’hommes présider les conseils départementaux, il faudra encore attendre. Si ces assemblées sont désormais paritaires, seules dix représentantes de la gente féminine ont été élues à la tête de ces assemblées, sur 101, jeudi 2 avril. Pourquoi un tel blocage ? Éclairage de Julia Mouzon, fondatrice de « Femme et Pouvoir ».

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NathalieSarrabezolles a été élue présidente du conseil départemental du Finistère, le 2 avril 2015 (F.TANNEAU/AFP).

Pour la première fois de l’histoire mondiale, les élections départementales françaises des 22 et 29 mars ont imposé l’élection d’un binôme de candidats de sexe opposé. Cette loi controversée lors de son vote du 17 mai 2013 a été appliquée avec succès.

Quelles en sont les conséquences ? 4 points clés à retenir :

1. Des femmes présentes mais encore effacées

Pendant les campagnes, les candidats masculins ont systématiquement été mis en avant : par les médias, par leur entourage et par leur famille politique.

À côté d’hommes souvent très expérimentés en politique, les femmes ont peiné à faire entendre leur voix et à prendre toute leur place – à de notoires exceptions près. Dans la majorité des cas, c’est à l’homme que revenaient les questions ainsi que le titre de « candidat n°1 ».

Et quand le binôme n’est pas élu, les partisans reçoivent un mail les remerciant d’avoir suivi un duo, un mail au nom des élus mais signé…par le représentant masculin.

2. Des assemblées qui changent : la photo se féminise

Grâce à cette loi, pas d’arrangements comme aux élections sénatoriales où l’on a vu des hommes du même parti constituer plusieurs listes pour avoir plus de chances d’être élus : à l’inverse, la photo de tous les conseils généraux a changé depuis lundi et certains conseils généraux où ne siégeaient aucune femmes sont désormais paritaire.

Le bénéfice majeur de ce changement est que les femmes sont désormais pleinement aux commandes de la décision publique, et ce dans toutes les assemblées locales. La loi contraint en effet les conseils municipaux, régionaux, et départementaux à être pleinement paritaires.

3. Cette loi change la politique politicienne

En faisant appel à des femmes qui étaient pour la plupart déjà élues, mais qui restaient parfois discrètes, la loi a contraint à un renouvellement bienvenu de nos assemblées départementales.

Terminées, les campagnes où seul le statut de dinosaure et de mastodonte de la politique prévaut : les conseils généraux sont plus jeunes (hommes et femmes y ont également contribué, avec des moyennes d’âges respectives de 55 ans pour les hommes et 52 ans pour les femmes, alors que la précédente moyenne d’âge étaient de 61 ans et 10 mois pour des hémicycles remplis à 81 % par les hommes).

En lieu et place de règles politiques qui privilégient l’ancienneté, l’assise, et la capacité à communiquer, on a désormais affaire à un duo de tête recruté sur un impératif de renouvellement salutaire pour notre démocratie, et certainement plus compétent puisque plus issu de la cooptation dans des réseaux de pouvoir fermés !

 4. Le plafond de verre politique résiste au choc

Sur les 101 départements qui ont vu leurs conseillers généraux renouvelés dimanche dernier, seuls 10 seront dirigés par une femme pour les 6 prochaines années. Un plafond de verre politique qui perdure malgré une base désormais paritaire.

Comment expliquer cette très faible pénétration des femmes à la tête des exécutifs ? D’une part, par le maintien d’une tradition masculine malgré un taux de renouvellement assez fort : par exemple, M. Baylet, ex-président du Tarn et Garonne, vient d’être remplacé par Christian Astruc, un agriculteur apolitique de 66 ans.

Et surtout, les femmes restent largement moins présentes à la tête des fédérations locales des grands partis politiques. En résumé, et comme il est usuel, les élus implantés depuis toujours sont favorisés au détriment de figures moins connues, mais peut-être prometteuses.

Une étape décisive

Finalement, la loi sur le scrutin binominal a porté des fruits avec un renouvellement très large de l’ensemble des conseillers généraux. Grande première électorale, ce test grandeur nature va permettre dans les prochaines années un changement culturel important en implantant des femmes au sein de ces exécutifs incontournables et sur une élection binominale, et non de liste.

Le plafond de verre résiste encore et toujours à l’envahisseur, l’envahisseuse en l’occurrence ; mais ce n’est que partie remise pour les femmes politiques françaises qui ont marqué là une étape décisive.

 

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