Archives pour la catégorie Exprimez-vous !

L’unif en question

Lu sur le site du « Vif-l’Express », cet article de Pascal de Sutter qui incite à la réflexion et au débat. Nous avons mis en caractère gras des réflexions qui ont particulièrement retenu notre attention.

pascal de sutterIl est politiquement correct de vouloir que l’université soit un système pratiquement gratuit et accessible au plus grand nombre. En poursuivant cette logique bien-pensante, le gouvernement francophone semble vouloir augmenter sa mainmise sur l’enseignement supérieur et universitaire. Il a échafaudé pour cela un nouveau décret dit « paysage ».

Mais sur le fond, on observe le maintien d’une politique générant le nivellement par le bas des diplômes (notamment en modifiant la moyenne de passage à 10/20 au lieu de 12/20) et la poursuite du libre accès pour un maximum de jeunes à des études universitaires bon marché (1). Or, ces dernières années, le financement des universités a diminué de 7 % alors que la population estudiantine augmentait de 65 %. Bilan : le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pousse les universités à former des masses d’étudiants au rabais.

L’université pour tous est un mythe. Ce sont principalement les enfants des classes sociales les plus aisées qui y réussissent . En voulant rendre les études universitaires plus « faciles », le gouvernement communautaire va surtout faciliter la réussite des plus « riches ». Et qui paiera la facture de cette injustice ? Tous les contribuables, y compris les ouvriers qui ont rarement la chance d’accéder à ce système mal conçu pour eux. Sans oublier tous ces jeunes qui ont étudié dur pour se retrouver en surnombre avec des diplômes peu « utilisables » sur le marché du travail.

Combien de temps allons-nous poursuivre cet incroyable gâchis financier et humain ? Alors que l’Etat, les Communautés et les universités sont pratiquement en faillite. A quand une réforme vraiment utile ? Il existe pourtant des solutions. D’abord, on pourrait faire payer le coût réel des études universitaires à ceux qui les suivent. Tout en offrant un accès facilité et plus large aux bourses en fonction des talents et moyens financiers de chacun. Ensuite, nous pourrions instaurer une année préparatoire généralisée avant l’entrée à l’université. Elle serait constituée d’une sorte de service civil où les candidats devraient bénévolement travailler pour la collectivité en côtoyant toutes les couches de la société. De préférence en apprenant aussi une autre langue.

En échange, ils auraient accès à des tests d’évaluation approfondis de leur potentiel et à une orientation de carrière poussée. Les enfants issus des milieux les plus démunis, mais possédant un bon potentiel académique, seraient soutenus et encouragés à poursuivre des hautes études. Durant cette année de réflexion, si leur choix allait vers l’université, ils bénéficieraient de sérieux cours de préparation aux méthodes universitaires. L’ensemble des jeunes seraient évalués en fin d’année et seulement alors, pourraient postuler aux différentes filières universitaires. Et pour finir, laissons un peu d’autonomie aux universités. Certes, elles ont encore des progrès à faire, mais il n’est pas démontré que les ingérences et les lubies du politique améliorent la situation.

Mais rien ne vous oblige à penser comme moi…

(1) Former un étudiant à l’université en Belgique (lisez en Communauté française)ndlr, coûte en réalité 4 à 10 fois plus cher que ses frais d’inscriptions.

Par Pascal de Sutter

La colère du Collectif des inspecteurs lauréats de l’enseignement

Comme enseignant, je ne puis que me joindre à la colère de mes collègues et relayer leur appel aux citoyens que nous livre le site du quotidien L’Avenir. (Paul D.)

Les inspecteurs lauréats accusent politiques et syndicats et s’adressent à vous.

ministre enseignementC’est une longue lettre, au contenu très fort. Elle vous est adressée à vous, citoyens. Elle est signée par le Collectif des inspecteurs lauréats. Ces derniers y accusent les politiques et les syndicats de copinage, de manque de courage, d’amateurisme. Ils accusent également les inspecteurs ayant raté leur examen d’avoir dévoyé l’épreuve, au mépris du système éducatif.

En mai 2013, le Selor avait organisé un examen de présélection pour des postes d’inspecteurs dans l’enseignement. Certains candidats, qui étaient déjà inspecteurs, avaient raté l’épreuve… et devaient donc quitter leur poste.

Certains d’entre eux n’ont pas accepté cette décision et ont multiplié les recours contre les résultats de cet examen. Le Conseil d’État leur a donné raison. Du coup, les lauréats, qui avaient commencé un stage en septembre… ne peuvent plus être inspecteurs. Plus d’un an plus tard, la situation est toujours au point mort.

Le Collectif des lauréats du concours en a donc ras-le-bol «de ne pas être reconnus et respectés!» et «sélectionnés sur des bases objectives» alors que l’enseignement a été déclaré comme priorité dans le Plan Marshall 2022.

Dans une «dernière tentative», le Collectif, qui dit vouloir alerter l’opinion publique, vient de diffuser une lettre au ton comminatoire. En voici la majeure partie…

Florent Marot

«Comment croire au redressement de notre Fédération sans un enseignement solide? Et un de ses acteurs, c’est le Service général de l’Inspection! Oh bien sûr, il a beaucoup changé. Ce n’est plus un organisme de contrôle pur et dur, mais bien un élément essentiel du pilotage de notre système éducatif. Comment concevoir des réformes sans retour du terrain? Comment analyser l’impact des décisions prises sans en mesurer les effets dans les classes? Comment faire tout cela sans un regard bienveillant, mais objectif sur les pratiques de classe? Or, chers concitoyens, on vous refuse d’avoir des inspecteurs sélectionnés sur des bases objectives.»

«Nous accusons les politiques»

«Nous accusons les politiques d’avoir laissé perdurer depuis plus de 10 ans un système de désignation politique hors de tout contrôle démocratique basé sur le copinage. En effet, il est moins important aux yeux de nos décideurs d’avoir pu prouver quelque chose que d’être l’ami d’un député, posséder la carte du bon parti au bon moment. Notre belle Constitution ne garantit-elle pas des chances d’accès égal à tous les citoyens de ce pays?

«Nous accusons ces mêmes politiques de faire montre de peu de courage pour se sortir d’une telle situation, car un arrêt du Conseil d’État, aussi noble est cette institution, peut-il paralyser un gouvernement dans son ensemble et aller à l’encontre de la volonté des élus du peuple? Nous comprenons très bien, même si à titre personnel nous le regrettons, que revenir à la situation d’avant cet arrêté est difficile, mais est-ce pour autant une raison pour trahir des personnes ayant juste commis l’erreur d’avoir fait confiance en l’Institution de la Fédération Wallonie-Bruxelles? Mais non, il est beaucoup plus intéressant de se poser en victime et de ne rien faire. Quel bel exemple!

«Nous accusons certains inspecteurs»

«Nous accusons certains Inspecteurs faisant fonction ayant raté l’examen de jouer la montre, et de refuser systématiquement toute forme d’évaluation, sauf « entre amis ». Ils nous ont accusés d’amateurisme, d’inexpérience… L’étaient-ils, expérimentés, lorsqu’ils ont été désignés par « le fait du Prince »? Sur quoi reposent tant de morgue et d’arrogance? La certitude que tout leur est permis, d’appartenir à une caste? Comment comprendre les menaces, insultes et mise en scène médiatique? Tout cela sans aucune sanction. Des gens sont même allés jusqu’à proférer des menaces sur l’intégrité physique de personnes. Quelle belle image! Nous avons encore en tête la réflexion d’un ministre: « les inspecteurs sont le corps d’élite de l’enseignement ». Cela devrait l’être, effectivement.

«Quelle tristesse, quelle bassesse, quel manque d’intérêt et de commisération pour les enfants, quel exemple pour la jeunesse!

«Nous les accusons également d’avoir dévoyé ce qu’était cette épreuve en la travestissant: comment oser se plaindre qu’elle n’était pas en rapport direct avec le métier? Ne comprennent-ils pas le sens d’épreuve de sélection? Ce n’était pas un examen du meilleur inspecteur, mais bien une sélection devant jauger les capacités des candidats à acquérir les compétences attendues d’un inspecteur. Faire autrement aurait avantagé ceux déjà en fonction. Demande-t-on aux étudiants candidats en médecine de participer à une épreuve de sélection en leur demandant de prouver qu’ils sont de bons médecins? Et de le faire en concurrence avec des personnes ayant déjà exercé? Cela aurait été à l’encontre de la liberté d’accès aux emplois publics.

«Nous les accusons enfin de participer grandement à la judiciarisation de notre société, à l’instar de la société américaine. Qui contestera à l’avenir le droit des parents de remettre en cause n’importe quel examen sur base du fait que son enfant n’a pas été évalué sur TOUTES les compétences attendues? Un examen n’est par définition jamais exhaustif… encore moins des examens oraux par exemple. Manque de chance, c’est justement ce sur quoi ils n’ont pas été interrogés qu’ils étaient bons!»

«Nous accusons les syndicats»

«Nous accusons les syndicats d’avoir participé à l’élaboration du processus amenant cette épreuve SELOR, d’en avoir accepté le principe et les modalités, d’avoir participé au jury nous désignant comme légitimes lauréats pour ensuite payer des avocats à des personnes ayant échoué… S’il est évident que le devoir d’une organisation syndicale est d’apporter aide et soutien à l’ensemble de ses membres, comment peut-on se renier à ce point? Défendre d’accord! Mais pas l’indéfendable. En signant le procès-verbal du jury, les syndicats ont participé à cette situation. Il est trop facile aujourd’hui de se défiler en accusant la seule Fédération Wallonie-Bruxelles.»

«Nous accusons l’ensemble des acteurs»

«Nous accusons également l’ensemble des acteurs ayant joué dans cette mauvaise pièce de nous avoir causé un préjudice moral certain, qui, nous le rappelons, dure depuis le 12 août et le premier retrait de nos désignations, mais également à nos familles, nos collègues, nos amis, les personnes qui nous avaient remplacés et s’étaient investies, aux inspecteurs nommés ainsi que les faisant fonction ayant eux réussi l’épreuve, aux enseignants qui ont perdu confiance dans une des plus hautes valeurs à leurs yeux: l’équité dans l’évaluation. Nous n’oublions pas les familles et élèves de l’ensemble des établissements tous réseaux et tous niveaux confondus. D’ailleurs, certains d’entre nous ont entamé une action au civil qui coûtera plusieurs centaines de milliers d’euros à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et une fois de plus il n’y aurait aucun responsable?

«À l’heure où nous venons d’apprendre que le Conseil d’État a rendu sa position quant à la solution proposée par le Gouvernement en janvier qui consiste en un nouvel examen qui devait tenir compte des résultats de mai 2013, et que finalement le principe du nouvel examen est accepté, mais sans tenir compte de nos résultats, nous rappelons que nous n’accepterons jamais d’être purement et simplement effacés du paysage, car nous, nous avions confiance en l’Autorité! Qui aura la confiance suffisante pour s’inscrire à cette énième tentative?»

Pourquoi je souhaite que Bart De Wever réussisse

Voici l’avis que l’essayiste politique Jules Gheude défend dans « L’Echo » du 11 juin 2014. Il nous donne là une version quelque peu différente de l’article paru sur le site de l’hebdomadaire « Knack » le 10 juin 2014.

Jules Gheude bisEn Wallonie, les partis de l’Olivier ont perdu des plumes. Plus de la moitié pour Ecolo, 14.450 pour le CDH et 13.450 pour le PS. Le MR en a récolté 76.000 de plus.

En choisissant de laisser le parti réformateur sur la touche et de poursuivre avec le partenaire social-chrétien, Elio Di Rupo a beau dire ce qu’il veut : il n’a pas servi la démocratie. Et « les milliers d’heures qu’il a consacrées pour garder ce pays uni » risquent bien de s’avérer vaines.

Le fossé reste immense entre une Flandre qui, grâce à une politique de centre-droit, affiche l’équilibre budgétaire et de bonnes performances économiques, et une Wallonie marquée à gauche qui, après plusieurs plans de redressement, connaît un taux de chômage de 16% et un endettement de 11,2 milliards d’euros.

C’est ce fossé qui a contribué à alimenter le discours flamand selon lequel il convenait de mettre un terme aux transferts financiers et de prôner le modèle confédéral. Bart De Wever n’a fait que s’inscrire dans cette évolution que le Parlement flamand a recommandée, dès 1999, en  adoptant les fameuses résolutions.

Rien d’étonnant dès lors à ce que la N-VA, grand vainqueur du scrutin du 25 mai avec 32% des voix, décide aujourd’hui de s’allier avec le CD&V pour constituer le prochain gouvernement flamand. « La relation entre le nationalisme et la démocratie chrétienne est profondément ancrée dans l’ADN flamand », comme a tenu à le rappeler l’ancien ministre CD&V Stefaan De Clerck.

Il est intéressant de rependre ici les propos tenus par l’ancien président du PS, Guy Spitaels, à propos de Bart De Wever, dans la dernière interview qu’il confia au « Soir », le 10 septembre 2011 : « Très, très habile. Il est très fort intellectuellement et l’ennemi des bobos. Il n’est pas toursiveux. Il dit clairement et brutalement ce qu’il veut. (…) Ce De Wever ne me déplaît pas du tout. »

Autre constat utile, celui de Carl Devos, le politologue de l’Université de Gand : « La N-VA est un parti de centre-droit qui se déclare par ailleurs ouvertement conservateur, mais l’on ne souligne peut-être pas assez que sur certains points, il est aussi très libéral et partage un certain nombre de visions sociétales avec l’Open VLD » (« La Libre Belgique », 22 juin 2011).

Le président du FDF, Olivier Maingain, fait donc un bien mauvais procès à la N-VA lorsqu’il va jusqu’à mettre en doute son caractère démocratique.

Européen convaincu, Bart De Wever s’inspire du modèle de gestion qui a si bien réussi à l’Allemagne. Pragmatique, il sait qu’il n’y a qu’une voie pour assurer le redressement économique. C’est celle que le gouvernement français socialiste de Manuel Valls est d’ailleurs contraint d’emprunter aujourd’hui : réduction drastique des dépenses publiques, baisse des impôts, reconnaissance absolue du rôle joué par les PME pour relancer l’emploi et, par voie de conséquence, la croissance.

Au nom de quoi la Belgique, dont la dette va dépasser les 400 milliards d’euros (soit plus de 100% du PIB), devrait-elle être le seul pays au monde à octroyer des allocations de chômage illimitées dans le temps ?

Voilà pourquoi, je rejoins le politologue Carl Devos lorsqu’il déclare qu’ « il faut donner ses chances à la N-VA ».

En politique, il ne faut jamais dire jamais. Les déclarations sont une chose. La real-politik en est une autre.

Rien ne dure éternellement. Tout change.

Dans son livre « La Belgique est morte, vive la Belgique ! » (Fayard, 2009), José-Alain Fralon, l’ancien correspondant du « Monde » à Bruxelles, écrivait : « Si les civilisations sont mortelles, pourquoi un pays de 10 millions d’habitants ne le serait-il pas ? » Et d’ajouter, à l’adresse du Roi : « Que pouvez-vous faire aujourd’hui ? Pas grand-chose, vos pouvoirs étant si limités. Et puis, comment lutter contre un nationalisme flamand qui gagne imperceptiblement du terrain, comme le sable qui pénètre dans une maison en dépit des fenêtres et des portes fermées. »

Qu’on le veuille ou non, le processus de la scission de l’Etat est irréversible. Mais que les francophones ne s’alarment pas. Ce ne sera pas l’apocalypse. Le tout étant de pouvoir compter sur des responsables politiques dignes de ce nom. L’après-Belgique est inscrit dans les astres. Il suffit de bien s’y préparer. « Sans atermoiements funestes, mais sans précipitation inconsidérée », comme avait déclaré le Roi Baudouin, en 1959, à propos de l’indépendance du Congo.

Bref,  comme l’a encore écrit José-Alain Fralon, se préparer à une issue qui pourrait s’avérer salutaire pour tout le monde, car elle nous délivrerait enfin de ces interminables chicaneries communautaires.

Rien n’est plus dramatique que de ne pas anticiper les choses et de se retrouver, à un moment donné, contraints de réagir dans l’urgence et la précipitation.

C’est pourquoi, nous estimons avoir fait œuvre utile en mettant sur pied, le 9 mai 2009, cette initiative citoyenne des « Etats généraux de Wallonie », pour réfléchir, de manière approfondie et objective, aux diverses options d’avenir post-belge possibles. Des travaux sérieux ont été entrepris, que l’on peut toujours consulter sur le site www.etatsgenarauxdewallonie.org (2).

(1) Dernier livre paru : « Lettre à un ami français – De la disparition de la Belgique », préface de François Perin, Mon Petit Editeur, 2013.

(2) Ils ont également été repris dans le livre  « Quand les Wallons s’éveilleront… », Mols, 2009.

 Jules Gheude

Le réalisme de Manuel Valls

Notre ami Jacques Monville nous fait parvenir un article où il donne son sentiment sur la déclaration faite hier par le nouveau premier ministre français devant l’assemblée nationale française.

Mouvement citoyen pluraliste, l’AWF aime ainsi susciter le débat, loin des joutes électorales, loin des petites phrases politiciennes assassines.

A vous la parole…!

UN GRAND ESPOIR : LE REALISME DE MANUEL VALLS

Manuel VallsBeaucoup se sont inquiétés ou se sont réjouis (!), c’est selon, des incertitudes, des tergiversations – que sais-je ? – du Président HOLLANDE à mettre en œuvre, de manière décidée, les grandes réformes aptes à restaurer la compétitivité des entreprises françaises puisque le mal principal est là.

Car le réalisme, et non plus l’idéologie, ni la sensibilité, ni l’idéal, impose d’envisager le monde, français compris !, comme un marché où l’esprit de compétition s’impose d’abord au désir de survie, partant, d’influence ou de crédit. A défaut de s’en satisfaire, il faut s’en pénétrer et prendre les mesures qui s’imposent. Ces mesures, tant ressassées, débattues en France, d’allègement des charges des entreprises, d’amaigrissement de l’économie assistée qui exige tant de bureaucratie, territoriale entre autres, ces mesures aussi d’abaissement drastique des dépenses doivent aller bon train.

Programme de droite ? Pas vraiment puisque les services publics nécessaires et efficaces vivront toujours d’une belle vie. Oui, programme de droite si on reste attachés aux partages antiques (gauche-droite), cependant que le souci des moins nantis, des plus faibles sera toujours primordial pour les tenants de l’humanisme.

Une question aux gens de l’ultra-gauche pour qui il faudrait un « vrai programme de gauche », soit l’augmentation des rémunérations et des avantages, l’oubli des déficits, une économie de demande plutôt que d’offre. « Avez-vous les moyens de renverser la table, de faire la révolution ? Car cette révolution, pour réussir, devrait être mondiale, aussi globale que le marché… ? «  Parlons plutôt d’un vaste chantier que le nouveau et énergique Premier Ministre français, Manuel VALLS, est le mieux à même de mener dans le contexte politique actuel. On peut être sûrs que ses qualités, sa volonté inflexible d’entreprendre seront vite critiquées, que des sacrifices et l’abandon de trop vieilles habitudes seront durs aux Français. C’est pourtant nécessaire, indispensable, faute de quoi l’histoire passera, son horizon s’éloignera d’une France, hélas pour nous aussi, toujours plus déclassée.

Jacques MONVILLE

En marge des commémorations de la guerre 14 – 18

sophia-lorraineM. Jacques Rihoux coordonne des projets transfrontaliers entre la Wallonie, la Lorraine et le Grand-Duché du Luxembourg. Il participe au site www.sophia-lorraine.eu que je vous invite à découvrir.

Avec son autorisation, je reproduis textuellement le message qu’il m’a envoyé et le document historique qui l’accompagne.

Bonjour M. DURIEUX,

Je pense avoir compris à la lecture de votre site que l’AWF tentait de dissiper l’enfumage belgicain des esprits par la grande majorité des media traditionnels. Comme vous le savez, l’apprentissage de l’histoire dans nos écoles comme son évocation par les mêmes média déjà évoqués, évitent soigneusement toute information susceptible de réveiller la conscience wallonne. A ce sujet je viens de tomber sur le texte ci-joint qui ressemble furieusement au programme actuel de la NVA… Il s’agit d’un courrier du général von Bissing, gouverneur allemand de la Belgique durant la guerre 14/18 à l’empereur Guillaume II. Alors tant qu’à commémorer « la grande guerre », ne laissons pas l’initiative au gouvernement flamand de nationaliser l’histoire à son profit  ! Ne serait-il pas salutaire de rappeler qu’à l’époque, le gouverneur von Bissing, précurseur du confédéralisme à la De Wever, n’a pas trouvé de « Quisling » wallon pour siéger à Namur, aujourd’hui les partis traditionnels se pressent au portillon… autre temps, autres moeurs ! Une seule donnée reste constante : la défiance vis-à-vis de la République voisine.
Cordialement,

Jacques RIHOUX

Une lettre envoyée par le gouverneur général Von Bissing donne un aperçu de la vision allemande de la Flamenpolitik, telle qu’elle se formule en 1917 :

« Conformément aux indications de Votre Majesté, j’applique toute mon énergie à développer le plus rapidement possible la politique flamande [Flamenpolitik] ordonnée par Votre Majesté. Après m’être entendu sur les mesures à prendre, le 17 du mois passé, avec le représentant du chancelier, le secrétaire d’état à l’Intérieur, j’ai institué une commission qui doit préparer la division de l’ancien royaume de Belgique en partie flamande et partie wallonne. Comme premier pas, j’ai, d’après l’avis de cette commission, divisé, par ordonnance du 21 écoulé, le territoire du gouvernement général en deux régions administratives, une flamande et une wallonne. En prenant pour base la limite linguistique, ces deux territoires sont bornés par les frontières des provinces et il n’y a que le Brabant qui sera divisé en deux.À mesure que l’avancement des travaux le permettra, les ministères wallons seront transférés à Namur, tandis que les [ministères] flamands resteront à Bruxelles. Suivant nos prévisions, on commencera par le déplacement du ministère wallon de l’Industrie et du Travail à Namur. Dès maintenant, on prend des mesures pour trouver des locaux à Namur. La séparation des ministères sera suivie d’autres mesures de séparation. Il convient de signaler particulièrement l’organisation judiciaire.Aux mesures de séparation des autorités belges se joindra la nomination de deux chefs d’administration allemands, pour la Flandre et la Wallonie, et cette désignation va même se faire dès maintenant. Les espérances fondées sur la création d’une Flandre délivrée de l’influence des Wallons seront, espérons-le, réalisées et serviront alors certainement les intérêts allemands.Je me permets cependant d’ajouter qu’il ne serait pas bon d’abandonner à son sort la Flandre délivrée de la domination de la Wallonie, ou encore de la considérer comme un objet de marchandage dans les pourparlers de paix qui sont imminents. Si l’Empire allemand n’y prend garde, le sort de la Wallonie sera celui d’un ennemi de l’Allemagne, entièrement francisé. Une Wallonie rendue à l’influence française deviendrait automatiquement un instrument de domination anglaise et servirait de prétexte aux visées anglaises sur les côtes de la Flandre.L’extension de la puissance allemande et de l’influence allemande en Wallonie ne me paraissent pas moins importante qu’en Flandre. Économiquement, la Wallonie vaut même plus pour l’Allemagne que la Flandre, à cause de son industrie, en particulier à cause de ses charbonnages que j’ai maintenus en pleine activité. Assurément, la valeur économique des Flandres grandira considérablement lorsque les trésors en charbon de la Campine seront exploités. Il faut montrer, en outre, qu’il y a entre Flamands et Wallons beaucoup de relations économiques qui doivent continuer après la séparation, si l’on ne veut pas que tous deux, ou au moins l’un des deux, ne subissent des dommages. La population wallonne est plus facile à manier et à diriger que la flamande. Les Flamands sont naturellement plus lourds et plus enclins à la résistance. Les Wallons sont plus légers et, s’ils gagnent beaucoup, s’ils ont quelques avantages sociaux, s’ils peuvent jouir de la vie, ils sont faciles à gouverner. En conséquence, je considère comme un devoir envers Votre Majesté et envers la patrie de faire remarquer qu’il faut avoir soin de conserver une Wallonie bien organisée à côté d’une Flandre bien organisée. »

Albert deux sous

« Si la monarchie disparaît, c’est toute la Belgique qui éclate », a dit récemment Stéphane Bern, le journaliste préféré des têtes couronnées. On ne lui en voudra pas d’avoir souligné l’extrême fragilité de l’Etat belge. La famille royale est le ciment dont la Belgique a besoin. Rien d’étonnant si l’image du roi brille au soleil comme une icône. Albert II, selon Stéphane Bern, « a fait son travail merveilleusement en 20 ans. Il a maintenu la Belgique unie, il a tenu la Belgique à bout de bras contre tous les populismes. » Ah oui, le populisme… Elio Di Rupo s’est lui aussi donné des airs de Stéphane Bern et Albert II lui a témoigné sa gratitude pour avoir bien servi la monarchie belge. Il ne restait plus au vieux roi qu’à se faire oublier, maintenant que Philippe (« un homme très intelligent, extrêmement compétent et extrêmement bien préparé »)  a enfilé le costume de son père. Kroll, Albert  fauché

Mais patatras, voilà qu’Albert sort de son rôle. Il se rend compte qu’il n’a plus autant de sous qu’avant (pour faire à peu près la même chose) et il a le mauvais goût de s’en plaindre. Il doit s’en foutre un peu de ses chers compatriotes, au fond. C’est du moins ce que les gens peuvent se dire. Les réactions n’ont pas manqué sur le net. Paul MELOT nous a directement envoyé une « Lettre ouverte à Elio Di Rupo ». La voici, avec un peu de retard. (Le dessin de Kroll, lui, a été publié dans Le Soir.)

Lettre ouverte à Elio Di Rupo

Monsieur le Premier Ministre,

Ce matin, je découvre, avec stupéfaction, que la presse nourrit des inquiétudes pour la santé mentale et physique de notre ancien Souverain bien-aimé.

Je peux en effet comprendre qu’avec les 900.000 euros annuels que (vous)  le parlement vient de lui octroyer en guise de viatique – après l’avoir fait travailler bien au-delà de ses soixante-cinq ans- , malgré la mise à disposition gratuite de douze dévoués serviteurs et quelques autres babioles,  Monsieur Albert Deux ne parvient pas à nouer les deux bouts…

Pensez donc, que feriez-vous à sa place, disposant de cette somme (du  moins si l’on peut parler de « somme »…) quand il faut assumer la charge de deux  appartements ostendais, de la maison et des travaux du prieuré de Villers-sur-Lesse, du domaine de Grasse, de l’appartement romain et du yacht  royal ? Quand, de surcroît, Sa Majesté ne dispose pas de ressources suffisantes  pour aider Delphine via une toute petite pension alimentaire ?

Ainsi, compte tenu de votre zèle bien connu, de votre abnégation, de votre attachement si touchant à la personne royale et à l’institution monarchique, je  me permets de vous suggérer l’ouverture d’une collecte nationale, car ma crainte est que, malgré votre ferme volonté, la faveur de la réouverture d’un débat sur sa dotation vous soit méchamment refusée par les députés…

Après tout, aider cet homme méritant qui vous a tant soutenu dans le chemin menant à votre ascension nationale, rêve d’enfant maintenant concrétisé, serait  un juste retour des choses.

Compte tenu de vos liens proches et bien connus, il me semble que l’on  pourrait mettre en vente des photos-souvenirs de Sa Majesté et de Vous-Même vous  tenant par la main, un peu à la manière d’Helmut Kohl et de François Mitterrand,  à l’époque. En guise de clin d’œil, vous pourriez porter cravate, Monsieur Albert Deux un nœud papillon. Un tel témoignage d’amour presque filial  égayant les demeures belges, vendu au prix modique de 25 euros, écoulé en onze  millions d’exemplaires, vu son incontestable valeur historique (des générations  d’écoliers la collant en page de garde du journal de classe) rapporterait  275.000.000 d’euros moins les frais et mettrait notre national pensionné à  l’abri de toute incertitude face à une fin de vie que tous nous lui  souhaitons heureuse, loin, au propre comme au figuré, des bas tracas vécus  par tant de minimexés et de chômeurs éjectés du système, comme voté par votre  gouvernement récemment.

Qu’en pensez-vous ?

A vous lire, ce dont je vous remercie à l’avance, recevez, Monsieur le  Premier Ministre, l’expression de toute ma gratitude et de celle du peuple belge.

Paul Mélot

Les raisons d’une indignation

Par Adrien Lhomme

brusselLa presse francophone a relaté avec enthousiasme la fête de la Communauté française et l’inauguration du nouveau théâtre de Liège. Il n’y avait pourtant pas matière à se réjouir. Mais avant d’entamer une autre lecture de ces deux événements, osons relier entre elles les informations fournies par la presse au cours des trois derniers mois.

Van Parijs organise des pique-niques en faveur du bilinguisme à Bruxelles. Rachid Madrane initialise un plan dont l’objectif est d’instaurer le bilinguisme généralisé à Bruxelles. Brigitte Grauwels menace de couper les vivres aux Bruxellois si le bilinguisme de SA capitale ne s’accélère pas. Au Parlement wallon, Willy Borsus fait la promotion du bilinguisme et invite ses collègues à suivre des cours de néerlandais en sa compagnie.

La Flandre poursuit une stratégie culturelle bien rôdée : renforcer l’épuration linguistique sur son territoire et réduire l’influence de la culture et de la langue française en Belgique.

La fête de la Communauté française de Belgique

La Communauté française de Belgique a compétence pour tout ce qui concerne la culture française. Cela signifie que fêter la Communauté française, c’est fêter la langue, la littérature, le théâtre, la poésie, la musique, la peinture, et l’histoire d’une culture millénaire puisant ses racines dans la Gaule belgique dont les dialectes picard, wallon et champenois se transformeront, au cours de maturations successives, pour donner naissance à notre langue française.

On aurait pu s’attendre à des conférences sur Octave Pirmez, Camille Lemonier, Georges Rodenbach, Emile Verhaeren, Jean Tousseul, Hubert Krains, Maurice Carême, Maurice Maeterlinck, notre prix Nobel de littérature… On aurait pu demander à Fabrice Luchini de ressortir des textes de Charles Plisnier…

On aurait pu s’attendre à ce que nos musées ressortent les peintures de Delvaux, Paulus, Heinz, Rops, Rassenfosse, Mambour… Mais cela fait longtemps qu’une publicité orchestrée nous fait croire qu’il n’y a, en Belgique, que des peintres flamands.

On aurait pu s’attendre à ce qu’on rejoue les chefs d’œuvre de Roland Delattre dans les églises. On aurait pu promouvoir les œuvres de Grétry, Isaïe, Vieuxtemps, César Franck…

On aurait pu aussi ressortir Jacques Brel, mais cela n’aurait pas plu aux Flamandes. Alors, on n’a pas osé.

Bref, on aurait pu s’offrir une belle orgie de culture française. Mais on a préféré nous offrir une fête purement bruxelloise, bien agréable certes, animée par un jeune bien sympathique mais n’hésitant pas à poser un acte politique en faveur du bilinguisme et cela en pleine fête francophone. Quand Stromae commence son show par : « Compatriotes, alles goed ? In Brussel spreken wij Vlaams en Frans », il s’adresse exclusivement aux Bruxellois et balaie d’une phrase 80 % des membres de la Communauté française. Il est vrai que cela fait plus d’un siècle qu’on ostracise notre langue et notre culture sans provoquer la moindre indignation. Alors, pourquoi se gêner ?

Inauguration du nouveau théâtre de Liège

Contrairement à ce que l’on raconte, les peuples heureux ont une histoire. Ce n’est pas seulement en perdant ses charbonnages et sa sidérurgie que la Wallonie a pris le chemin du déclin. C’est aussi en négligeant sa langue, sa culture, et ses racines françaises.

L’inauguration du nouveau théâtre de Liège en est l’illustration.

Le nouveau théâtre a posé ses gradins dans l’immeuble de la Société d’Emulation installée par Velbrück pour diffuser dans notre région l’esprit des Lumières. De 1820 à 1830, Joseph Lebeau, Charles Rogier, Paul Delvaux et tous ceux qui feront la Révolution belge se succèdent à la tribune de l’Emulation. Ils prêchent la révolte contre le Roi Guillaume qui veut imposer… la langue néerlandaise dans les provinces méridionales du Royaume des Pays-Bas.

Et c’est dans cet endroit symbolique qu’on inaugure un théâtre liégeois par la représentation bilingue de l’adaptation d’une pièce anglaise : on invite le bilinguisme mais on a oublié d’envoyer un carton à la littérature française.

Qu’on nous entende bien, ni le génie de Shakespeare, ni celui d’Yves Beaunesme ne sont mis en cause.

Qu’on nous entende bien, nous n’avons aucune animosité contre les auteurs d’une autre culture que la nôtre : Bertold Brecht, Pirandello, Samuel Beckett… sont les bienvenus.

Mais le jour de l’inauguration du  nouveau théâtre de Liège, c’est Hugo, Labiche, Camus, Rostand, Anouilh, Giraudoux, Pagnol… et Maeterlinck qu’on attendait !

Nouvelle illustration du détricotage progressif de notre culture française entamé il y a plus d’un siècle.

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En prenant connaissance des événements survenus ces derniers mois, le Wallon, conformément à ses habitudes, a encore une fois haussé les épaules. C’est sa façon à lui de s’indigner. Il a tort. Rien n’est anodin. Les batailles se gagnent ou se perdent sur des détails. Si Grouchy n’avait pas tant aimé les fraises, nous serions restés français.

L’offensive généralisée en faveur du bilinguisme est un fait politique majeur et l’on peut déjà dévoiler le scénario qui nous attend.

Le premier acte n’est pas encore terminé. L’identité belgicaine prend de plus en plus d’importance.   Elle dispose d’importants moyens médiatiques pour détruire sournoisement, subliminalement, notre identité française. Les politiques au pouvoir refusent d’être gouvernés par des préfets corses, mais refusent aussi d’admettre qu’ils sont déjà gouvernés, colonisés, humiliés par la Flandre.

Au deuxième acte, le bilinguisme généralisé et obligatoire se renforce à Bruxelles. Les francophones sont de plus en plus ostracisés par l’activisme flamingant et la Communauté française de Belgique n’a plus aucune raison d’être.

Au troisième acte, Bruxelles, capitale de l’Europe, évolue rapidement vers le multilinguisme et le multiculturalisme, ce qui marginalise définitivement l’influence de la langue française. Bruxelles s’oriente alors vers un melting-pot anglo-saxon sur lequel la Flandre n’a plus qu’à placer son couvercle.

Au quatrième acte, on pourrait imaginer le triomphe de la Flandre. On pourrait imaginer que les Wallons seraient destitués de leur identité française. On pourrait imaginer que, privée du ciment de sa langue, la Wallonie finirait par imploser. Mais on pourrait imaginer aussi un sursaut salutaire. On ne supprime pas comme cela une culture millénaire. Petit à petit, les francophones en général et les Wallons en particulier finiront par retrouver goût à leur culture française. Ce deuxième scénario est chaque jour plus crédible. Même ceux qui, hier encore, croyaient en la Belgique éternelle se risquent à dire publiquement que « trop is te veel « .

A ceux qui refusent la réalité. Aux sceptiques et aux incrédules suggérons-leur de relire « La dernière classe » d’Alphonse Daudet, ils y trouveront cette phrase :

« Quand un peuple tombe esclave, tant qu’il tient bien sa langue, c’est comme s’il tenait la clé de sa prison. »

Adressé au courrier des lecteurs du journal « Le Soir »

Charleroi-Marcinelle, le 26 octobre 2013

Au Courrier des lecteurs,

Messieurs,

En toute objectivité, quelle différence faites-vous entre le parcours nationaliste de Jan JAMBON et le parcours nationaliste de Wilfried MARTENS (Walen buiten !) pour qui vous avez consacré quatre pages de satisfecit ?

Pour le décès de François Perin, vous avez concédé 1/3 de page dont un dessin de Pierre Kroll.

Pourtant, la qualité intellectuelle de François Perin, sa vivacité d’esprit, son détachement vis-à-vis du pouvoir ne sont pas à comparer avec l’attitude opportuniste de Wilfried MARTENS qui n’a cessé de naviguer dans les allées du pouvoir.

Les obsèques de l’un et de l’autre sont à l’image de leur personnalité.

A vouloir défendre coûte que coûte la Belgique évanescente (monarchie-culture belgicaine-football), vous perdez votre crédibilité alors que votre impartialité dans l’information et vos commentaires ont toujours été reconnus par vos lecteurs. Dommage !

Andre DumontCordialement.

André Dumont

Lettre ouverte au Président de la République

Le 10 octobre 2013

                                               A Monsieur le Président de la République

                                                               François HOLLANDE.

Concerne : interview aux journaux belges et au Nouvel Observateur.

Monsieur le Président,

Suite à votre intervention dans le journal LE SOIR de ce jour, je ne puis m’empêcher de vous faire part de ma déception et de mes regrets de ne vous avoir pas vu évoquer d’aucune façon l’hypothèse d’une scission de la Belgique.

Cette hypothèse est néanmoins plus que probable dès les élections de 2014 : c’est le souhait d’une Flandre majoritaire, et de nombreux Wallons et Francophones s’en réjouissent également.

L’avènement d’un pouvoir flamand indépendantiste et très à droite ne manquera pas de séduire quelques politiques francophones de droite avides de pouvoir… Il y a là, selon moi,  un risque considérable pour des centaines de milliers de Wallons.

J’appartiens à un mouvement de citoyens pour qui le retour – ou le rattachement – à la France, constitue une espérance magnifique, tant pour la France que pour la Wallonie.

Pour l’Alliance Wallonie France, Il s’agit d’un choix de cœur et de raison : quatre millions de Français de plus renforceraient considérablement la place de la France en Europe.

Actuellement, après le général de Gaulle in illo tempore, puis Jean-Pierre Chevènement, Jean-Luc Mélenchon est presque seul en France à se prononcer publiquement en ce sens, et j’espérais une ouverture de votre part dans cette direction, malgré les liens amicaux qui vous lient au gouvernement belge actuel et au Premier Ministre Elio Di Rupo, à la tête d’une difficile coalition gauche/droite et nord/sud, bien obligé de tenter de sauver une Belgique fédérale et monarchique complètement dépassée.

L’Etat belge se livre actuellement à un barnum médiatique de tous les instants en vue de requinquer l’image de la Belgique Unitaire.

Ce n’est pas le souhait de quelques centaines de milliers de francophones qui espèrent rejoindre la République Française dans des délais rapprochés et selon des modalités transitoires raisonnables. Leurs apports à la France seront considérables.

Ils renforceront en outre la place de la francophonie dans le monde, insuffisamment présente actuellement.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma plus haute considération.

Georges-Henry SimonisGeorges-Henry SIMONIS

Membre de l’Alliance Wallonie France

31, rue de la brasserie- B.5651 GOURDINNE     – ghsimonis@voo.be –

Royal mépris ou manipulation flamande ?

logo-coup-de-gueuleUn coup de gueule de Michel Pieret.

Le 27 septembre dernier (2013), le nouveau roi des Belges a fait ce qu’on appelle sa « joyeuse entrée » à Anvers.

Coïncidence de date s’est contentée de dire la presse de langue française…

Quels auraient été les commentaires et réactions si ce même roi avait fait sa joyeuse entrée dans une ville wallonne le jour de la fête de la Communauté flamande ?

Doit-on voir déjà dans ce mépris de la Communauté française de Belgique la marque de Monsieur Van Daele, le chef de cabinet flamand du nouveau roi, ou un choix royal personnel ?

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde