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« Les Wallons, c’est du caca »

genk-standard 2Le site du magazine 7 sur 7 parle d’un nouveau dérapage des « supporters » de Genk à l’encontre du Standard de Liège. « Dérapage » est-il un terme approprié pour une chose qui se répète de façon récurrente et pas seulement à Genk ?

Remplacez « Wallons » par « Marocains » ou tout autre substantif relatif à un groupe humain. Que diraient des organismes comme « La Ligue des Droits de l’Homme » ? Ne se porteraient-ils partie civile et demander que l’affaire soit portée devant la justice civile ? 

L’arbitre Sébastien Delferière ne se serait-il pas grandi en décrétant l’arrêt pur et simple de ce match de football pour racisme ? N’est-ce pas l’UEFA (union européenne de football association) qui paye chèrement des spots publicitaires prônant le respect et la lutte contre le racisme ?

Quant à l’Union royale belge de football, organe suprême du foot belge, qui démontre de mois en mois son incompétence, il ne faut rien en attendre. Tout au plus dira-t-elle que beugler « Les Wallons, c’est du caca » fait partie d’un jeu qui ne mérite qu’une remontrance semblable à celle qu’un adulte adresse à un enfant mal élevé.

Il n’y a pas si longtemps, certains « supporteurs » du PSG (Paris-Saint-Germain) pratiquaient des cris et saluts qui relevaient plus du IIIe Reich que d’amateurs d’un spectacle sportif. La Fédération française de football n’a pas craint de prendre le problème à bras-le-corps, excluant ces individus de l’enceinte des stades. Autre fédération, autres mœurs, autre conception du respect de l’Autre.

Paul D.

Genk-StandardOn est passé tout près d’un nouvel incident lors de Genk – Standard dimanche soir. Les supporters limbourgeois ont scandé des chants anti-Wallons, obligeant Sébatien Delferière à prendre ses responsabilités.

Alors que les fans de Genk chantaient le tristement célèbre « Et les Wallons, c’est du caca », Monsieur Delferière a interrompu la partie pendant quelques minutes, menaçant de renvoyer les 22 acteurs aux vestiaires si cela ne cessait pas.

L’appel du speaker aura suffi (difficilement) à calmer les esprits mais ce n’est pas la première fois que les supporters de Genk dérapent.

Selon Sudpresse, un rapport a été rédigé par l’arbitre. Le Comité Sportif de l’Union Belge devra prendre une décision quant à une éventuelle sanction.

Cherchez l’erreur

« La libre » de ce jour publie le témoignage d’un homme entendu cet été par les enquêteurs de la Cellule du Brabant wallon. « Ces derniers tentent de rassembler les pièces d’un puzzle que les prédécesseurs ont laissé s’embrouiller », note-t-elle. L’homme, un ancien syndicaliste sans emploi, dit avoir été recruté par la Sûreté de l’Etat, en 1982, afin d’infilter l’organisation d’extrême droite « Westland New Post ». L’objectif aurait été d’identifier des profils prêts à tout, afin de les projeter sur zone et de terroriser la population. L’informateur aurait ainsi ouvert la voie aux tueurs du Brabant.

Notre ami Roland Douhard nous livre sa lecture d’événements qui secouèrent notre pays.

tueries du brabantC’est plausible. En parallèle avec les tueries du Brabant, il faudrait rouvrir l’enquête de l’attaque de la caserne de Vielsam, en mai 1984. Cette opération fut montée par des militaires de l’Alliance atlantique, dans le cadre d’une manœuvre OTAN appelée « Oesling », où se retrouvèrent Américains, Allemands, Luxembourgeois et Belges. Un sous-officier de la caserne y laissa sa vie. Quelques mois plus tard, en septembre 1985, dans le cadre des tueries du Brabant, qui s’échelonnèrent de mars 1982 à novembre 1985 (28 morts), sur le parking d’un des magasins Delhaize attaqués, on retrouva des douilles semblables à celles employées à Vielsam. Le doute était permis. A l’époque, nous avons été un certain nombre à faire le rapprochement entre ces deux affaires ainsi qu’à nous interroger sur le rôle de l’Etat-major de la gendarmerie, de la Sûreté de l’Etat et des services américains en Europe, en liaison étroite avec des nervis de l’extrême droite belge. Simultanément à ce terrorisme noir d’extrême droite, un terrorisme rouge d’extrême gauche, celui des CCC, affola les populations par une série d’attentats, en Wallonie et à Bruxelles, parfois meurtriers. Si l’objectif avait été de déstabiliser la Belgique et d’obtenir le renforcement des moyens de la gendarmerie (à l’époque, un Etat dans l’Etat) et de défense, ce fut une réussite. Quelques années plus tard, le ministre de l’Intérieur socialiste flamand, Louis Tobback, prit la décision de faire désarmer la gendarmerie, avant que de la dissoudre, par les accords dits « octopus », en mai 1998, et de la fusionner à la police fédérale. Etrangement, en Italie, un schéma quasi similaire avait été observé quelques années plus tôt. Attentat à la gare de Bologne, en août 1980 (85 morts), signé des œuvres de l’extrême droite. Ce tragique épisode déboucha sur l’arrestation de membres d’une soi-disante loge maçonnique, appelée « Propaganda Due », et d’officiers des services secrets italiens … A l’opposé du spectre politique, les Brigades rouges firent pas moins de 415 morts, de 1972 à 1979, en terrorisant toute l’Italie. Leur fait d’arme, en mai 1978, fut l’assassinat du président de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro, responsable d’un rapprochement politique, appelé « le compromis historique », avec le parti communiste d’Enrico Berlinguer. Cette tentative de former un gouvernement démocrate-chrétien/communiste n’était pas du goût de tous (à l’époque, le PCI était très puissant et faisait peur aux forces réactionnaires et aux Américains). Il faut ajouter à cette analogie, entre les situations belge et italienne, qu’il existait, dans ces deux pays plus fortement qu’ailleurs, dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un réseau de « résistance », appelé « Gladio » (« Glaive », en italien), sous l’égide de la CIA américaine et du MI6 britannique, qui devait pouvoir être mobilisé à tout moment, en cas d’invasion des chars du Pacte de Varsovie. C’est l’ancien premier ministre et mafieux italien, Giulio Andreotti, qui le révéla en octobre 1990. On retrouva des caches d’armes un peu partout en Italie et en Belgique, notamment dans la forêt de Soigne, non loin de Bruxelles.

 Roland Douhard

Pierre Kroll : la plus belle conférence du monde

Dessinateur – Caricaturiste

Pierre Kroll conférenceLa plus belle conférence du monde

Date de la conférence : 06/11/2014
En collaboration avec L’Alliance française de Liège.

A propos de cette conférence

Caricaturiste majeur de la scène belge, Pierre Kroll est architecte de formation et licencié en Sciences de l’environnement. Acide et impertinent, il exerce sa veine caustique à la radio, à la télévision et dans la presse écrite. Son premier album annuel paru il y a 20 ans portait en exergue une phrase de William Boyd : « Se venger du monde est un travail à temps plein. Il ne faut pas mollir ». Dessinateur attitré du quotidien Le Soir et des magazines Cinétélérevue et Télémoustique, Kroll comptabilise près de 25 ans de caricatures.

Prix de l’humour vache en France en 1986. Premier prix du Press Cartoon of Belgium en 2006, 2009 et 2012, il publie au minimum un recueil de dessins chaque année aux éditions Renaissances du Livre.

Pierre Kroll nous donne rendez-vous pour une conférence-carte blanche afin de comprendre notre pays, ses heurts et bonheurs et au-delà pour découvrir la subtilité du métier de dessinateur-caricaturiste.

http://www.kroll.be

Réservez vos tickets

Et s’il me plaît à moi d’être plumé !

C’est ce que vont vous dire Charles, Elio, Benoît et Joëlle (*) après la manœuvre flamande sur le musée de Tervueren.

Wallons, vous voilà avertis. Vous ne voulez pas la fin de la Belgique, alors nous allons nous servir de l’Etat belge pour vous plumer et nous enrichir.

Nous allons, au fédéral, faire voter des avantages bénéficiant aux secteurs surtout représentés en Flandre.

Nous allons, au fédéral, faire voter des taxes visant les secteurs surtout représentés en Wallonie.

waterzoïBref, nous Flamands, nous allons continuer à nous enrichir sur le dos de la Belgique.

Et après avoir été plumés, il y a fort à parier que, vous, Wallons, accepterez de passer à la casserole, pourvu que le coq soit au vin.

Adrien Lhomme

(*) A l’adresse de nos nombreux amis français qui nous font l’honneur de nous lire : Charles = Charles Michel, 1er ministre fédéral belge, M.R. (mouvement réformateur) proche de l’ U.M.P. française

Elio = Elio Di Rupo, ex 1er ministre fédéral belge, P.S. (parti socialiste), unique candidat autoproclamé à la présidence de son parti.

Benoît = Benoît Lutgen, président du cdH (centre démocratique humaniste), proche de François Bayrou.

Joëlle = Joëlle Milquet, ministre de l’éducation de la Communauté française Wallonie Bruxelles, éminence grise du cdH.

Il n’est pas trop tard, mais il est temps !

Hubert ReevesA un moment où une grande majorité de scientifiques exprime leurs très vives préoccupations concernant l’avenir de notre planète, la République s’honore en confiant le parrainage de la future agence française pour la biodiversité  à ce merveilleux être humain et à cet immense scientifique qu’est Hubert Reeves.

Paul D.

http://www.humanite-biodiversite.fr/document/pourquoi-je-parraine-l-agence-de-la-biodiversite

Belgique, mauvais élève en terme de sécurité routière

30/10/2014 à 14:13 Source: Belga

Le non-port de la ceinture de sécurité est encore et toujours l’une des causes principales d’accident mortel sur les autoroutes belges.

Ne pas porter sa ceinture, principale cause d'accident mortel sur les autoroutes

© iStock

Près de la moitié des personnes impliquées dans un accident mortel ne portaient pas la ceinture. A l’arrière du véhicule, ils étaient même plus de 70% à ne pas la porter, selon une étude présentée jeudi par l’Institut Belge pour la sécurité routière (IBSR).

Les accidents qui ont lieu sur les autoroutes ont souvent des conséquences humaines plus graves que les accidents ayant lieu sur d’autres types de routes. Ainsi, seulement 7% de l’ensemble des accidents constatés en Belgique ont lieu sur autoroute, mais ils représentent à eux seuls 16% des accidents mortels. L’IBSR a mené une étude sur le sujet, en se basant sur l’ensemble des accidents mortels intervenus sur les autoroutes belges entre 2009 et 2013. Un total de 582 décès ont été enregistrés durant cette période. Selon les résultats de cette étude, au moins un facteur humain est en cause dans 98,5% des accidents mortels. Dans 24,8% des cas, une erreur humaine est seule à l’origine de l’accident. Il s’agit essentiellement d’une perte de contrôle du véhicule, d’un non-respect de sa bande de circulation ou encore d’une erreur d’appréciation lors d’un dépassement.

D’autres facteurs entrent alors en ligne de compte pour que cet accident ait des conséquences mortelles. Le premier d’entre eux est le non-port de la ceinture de sécurité. Près de la moitié des personnes impliquées dans un accident mortel (45,9%) ne portaient pas la ceinture. A l’arrière, ce chiffre atteint même 71,7%.

La vitesse excessive ou inadaptée a joué un rôle dans 27% des accidents mortels, détaille l’étude. Le nombre d’accidents mortel où un seul véhicule est impliqué s’élève ainsi à 55%. L’alcool a joué un rôle dans 12,8% des cas. Les nuits du week-end restent le moment où l’on enregistre le plus d’accidents mortels (20,7%).

L’autoroute belge la plus dangereuse est la A11-E34 (Anvers-Bruges-Knokke) avec plus de 80 morts par 100 kilomètres d’autoroute, devant le Ring d’Anvers (plus de 60 morts par 100 kilomètres). L’axe le plus sûr de Belgique est le Ring de Gand avec moins de 5 tués par 100 kilomètres.

En Wallonie, l’autoroute la plus dangereuse est la A25-E25 Liège-Maastricht (plus de 40 morts), la plus sûre étant la A602 Chênée-Loncin (moins de 20 morts). Les chiffres belges ne sont pas bons, si l’on compare ces résultats avec nos voisins européens. Si l’on se base sur des données comparables effectuées par l’Union Européenne, la Belgique enregistre deux fois plus de morts sur ses autoroutes que les Pays-Bas, et trois fois plus que la France.

LE UN

le1« LA PREMIERE » de la RTBF a interviewé Eric Fotorino lundi matin. Celui-ci s’est félicité du succès rencontré par « LE UN » en Wallonie et à Bruxelles. Nul doute que les lecteurs de notre site auront à cœur de goûter à cet hebdomadaire qui ne s’inscrit pas dans les « news », mais dans des articles qui se donnent le temps de la réflexion. Lisez l’information que nous donne ci-dessous notre ami Louis Nisse.

LE UN est un nouvel hebdomadaire français qui traite un thème unique par semaine. Ainsi, le n° de la semaine prochaine s’intitulera-t-il « Le Français a-t-il avalé sa langue ? », qui traitera du statut de la langue française.

Créé en avril 2014, LE UN compte déjà 20 000 lecteurs par semaine pour des textes d’écrivains, de poètes, de philosophes, d’anthropologues, d’historiens, d’artistes, de journalistes…

Éric FOTORINO est le fondateur de LE UN. C’est un esprit libre. Ancien rédacteur en chef du Monde, il a été renvoyé par une direction désormais entre les mains du grand capital, des limonadiers et autres bétonneurs.

« Le Monde a rejoint la cohorte de ces titres renommés dont le sort est désormais lié au capital et au bon vouloir des capitaines d’industrie ou de finance », écrit Eric Fotorino.

http://www.le1hebdo.fr/

Tunisie : net recul des islamistes aux élections législatives

La victoire du parti laïque Nadaa Tounès face au parti islamiste Ennahda est celle de feu le Président Bourguiba qui sut donner la priorité à un système éducatif remarquable et à un statut inédit de la femme en pays musulman, faisant de la Tunisie un exemple pour le Maghreb, la péninsule Arabique et le Moyen-Orient.

Paul D.  

LE MONDE | 27.10.2014 à 11h08 • Mis à jour le 28.10.2014 à 07h36 | Par Charlotte Bozonnet (Tunis, envoyée spéciale)

 Le duel annoncé a bien eu lieu. Les premiers résultats officiels des élections législatives tunisiennes n’étaient attendus que lundi 27 octobre, mais dès dimanche soir, les premières estimations annonçaient un partage de la future Assemblée entre Nidaa Tounès, principale formation anti-islamiste, donnée en tête, et son rival du parti islamiste Ennahda, en net recul.

Les islamistes d’Ennahda ont reconnu être en seconde position de ce scrutin-clé pour le berceau du Printemps arabe. Le leader historique d’Ennahda, Rached Ghannouchi, a félicité le président de Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, pour sa victoire, a indiqué sur son compte Twitter sa fille, Soumaya Ghannouchi, en publiant une photo de son père au téléphone. Le parti islamiste avait déjà admis être, selon ses propres premières estimations, distancé par Nidaa Tounès, son porte-parole Zied Laadhari affirmant que l’écart entre les deux formations était d’une douzaine de sièges. « Nous les félicitons et nous n’avons aucun problème avec cela », a-t-il dit à la radio privée Mosaïque FM.

Selon des résultats non officiels, et encore incomplets, diffusés lundi matin par l’agence de presse turque Anadolu, Nidaa Tounès pourrait avoir emporté 83 sièges (38,24 % des voix), contre 68 pour Ennahda (31,35 %), qui perdrait ainsi 21 sièges par rapport à 2011. L’Union patriotique libre (UPL) de Slim Riahi, richissime homme d’affaires, propriétaire du Club africain de football, arriverait en 3position avec 17 sièges (7,83 %) devant le Front populaire d’Hamma Hammami (extrême gauche, 12 sièges, 5,55 % des voix). Aucun parti ne serait en capacité de former une majorité seul.

  • Législatives: la Tunisie attend les résultats

    Le président de l’Instance Supérieure Indépendante des Elections en Tunisie se dit surpris et satisfait par la participation aux législatives, scrutin crucial pour un pays présenté comme la « lueur d’espoir » d’une région tourmentée.

    Paysage rééquilibré

Ces résultats n’ont pas été confirmés par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), chargée de l’organisation du scrutin. Mais les tendances – victoire de Nidaa Tounès et affaiblissement d’Ennahda – constituent déjà un événement politique majeur pour la jeune démocratie tunisienne. Sans réel rival depuis 2011, Ennahda va devoir travailler dans un paysage politique rééquilibré.

Toute la nuit, les représentants des deux partis présents dans les 11 000 bureaux de vote à travers le territoire ont fait remonter au compte-gouttes les résultats jusqu’à leur siège, nourrissant les espoirs des uns et les craintes des autres.

Devant le siège de Nidaa Tounès, dans le quartier des Berges-du-Lac, plusieurs centaines de militants et sympathisants s’étaient rassemblés dès 21 heures pour fêter la victoire de leur parti dans un concert de klaxons. Certains drapés du drapeau tunisien. « C’est l’aboutissement de trois ans de militantisme », exultait Olfa, universitaire tunisoise, sur le perron du parti : « Ces gens voulaient changer notre modèle de société, mais on a réussi à les sortir par les urnes. La Tunisie va à nouveau être un modèle pour la région. » « On a récupéré notre Tunisie, se réjouissait, à côté d’elle, une mère de famille, cadre dans une société étrangère. Si les islamistes d’Ennahda avaient à nouveau gagné, on serait revenus vingt ans en arrière. »

Créé en 2012 autour de la figure de Béji Caïd Essebsi, 88 ans, un ancien compagnon de lutte de Bourguiba, la formation s’était clairement donné pour objectif de battre Ennahda. La direction du parti se voulait, dimanche soir, plus prudente que ses militants. « Nous ne pouvons parler des résultats de ces élections qu’une fois qu’ils seront annoncés officiellement, a prévenu Béji Caïd Essebsi lors d’une conférence de presse organisée au siège de la formation, sans toutefois cacher son optimisme. Nous avons des indicateurs positifs selon lesquels Nidaa Tounès pourrait être en tête. » Dans les couloirs, on n’hésitait pas à annoncer une victoire haut la main.

L’atmosphère était bien différente dans le quartier Montplaisir, au siège du parti Ennahda. Le podium avait été monté, les drapeaux accrochés, mais la fête annoncée n’a pas eu lieu. Alors que la plupart des dirigeants de la formation, dont Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahda, et Ali Larayedh, son secrétaire général, étaient réunis dans les étages, plusieurs dizaines de militants patientaient au pied de l’immeuble, visiblement inquiets d’entendre certains médias parler d’une nette victoire de Nidaa Tounès. « L’écart ne devrait pas être supérieur à quelques sièges », tempérait un membre du parti en aparté, misant sur 67 sièges pour Ennahda.

Gage d’expérience

Le parti islamiste savait qu’il connaîtrait un recul de popularité mais n’avait pas imaginé un tel revers. Elu triomphalement en 2011, date du premier scrutin libre après la chute de Ben Ali, le mouvement a connu deux années difficiles au gouvernement, marquées par un échec économique, des assassinats politiques et une montée du terrorisme. Dimanche, les électeurs n’hésitaient pas à dire qu’ils avaient voté Ennahda en 2011 et que, déçus, ils avaient décidé de se tourner vers Nidaa Tounès. « Nous avons besoin de gens qui fassent avancer le pays », soulignait un habitant de Rafraf, petite ville côtière du nord, séduit comme beaucoup d’électeurs par la figure de Béji Caïd Essebsi, ancien premier ministre de la transition et chef de Nidaa Tounès.

La présence au sein de cette formation hétéroclite d’anciennes figures du régime de Ben Ali a été vue comme un gage d’expérience. Pour les militants d’Ennahda, elle est au contraire le symbole d’un retour à l’ancien régime et de sa répression anti-islamiste.

En attendant l’annonce des résultats officiels, l’ISIE avait révélé, dimanche soir, le chiffre de la participation. Alors que quelque 4 millions d’électeurs s’étaient rendus aux urnes en 2011, ils n’ont été que 3 millions à faire le déplacement cette année, signe du désenchantement des Tunisiens trois ans après la révolution.

 
  • Charlotte Bozonnet (Tunis, envoyée spéciale)
    Journaliste au Monde

Forum mondial de la langue française à Liège du 20 au 23 juillet 2015

Notre mouvement citoyen est particulièrement heureux de relayer l’information que nous envoie notre ami Paul Mélot. Le développement de la langue française dans le monde, une  francophonie qui place l’humain au centre de ses préoccupations et l’avenir de la Wallonie au sein de la République française sont l’ A.D.N. de notre mouvement.

forum langue française LiègeNous vous invitons à faire suivre ce qui suit au plus grand nombre possible de vos contacts.

Dès à présent, nous souhaitons plein succès au 2e Forum mondial de la langue française.

Paul D.

La francophonie créative

La créativité comme moteur de l’innovation en francophonie

Depuis 2012, la francophonie internationale compte un nouveau rendez-vous : le Forum mondial de la langue française. La première édition a eu lieu à Québec en juillet 2012. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a confié la mise en œuvre du 2e Forum à la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique), membre et partenaire actif de l’OIF. Cette deuxième édition se tiendra à Liège du 20 au 23 juillet 2015.

C’est une opportunité unique pour les jeunes francophones du monde entier de se rencontrer, d’échanger, de réseauter, de partager des idées, de collaborer et de trouver des soutiens pour développer des projets sur le thème de « la francophonie créative » en dehors du cadre institutionnel. C’est aussi l’occasion de célébrer la langue française lors d’évènements culturels et festifs !

« La francophonie créative », c’est :

 ° l’utilisation de nouvelles technologies et la recherche de solutions à des problèmes très quotidiens ;

° partager une langue internationale qui rassemble des identités multiples.

° c’est un mouvement de solidarité, de tolérance, de proximité dans un monde interconnecté et d’affirmation des cultures ;

° relever les défis du XXIe siècle que sont le développement économique et social, l’emploi et le développement durable des sociétés ;

° créer une nouvelle dynamique francophone dans le respect de l’égalité entre homme et femme et de la dignité humaine ;

° valoriser des idées et leur transversalité, faciliter l’accès à une professionnalisation et ouvrir à une dimension internationale en tissant de nouveaux réseaux ;

° faire des différences et de la diversité mais aussi du partage d’une langue un levier de redressement économique et social.

www.forumfrancophonie.org

Mettons nos idées en commun et concrétisons-les en français.

EN PRATIQUE

Le Forum s’adresse à tous les jeunes francophones de par le monde :

Entrepreneurs/euses, innovateurs/trices, créateurs/trices issus de tous les secteurs, du moment qu’ils aient entre 18 et 35 ans ou soient impliqués dans le monde associatif, une pratique en réseau, une entreprise.

Le Forum est conçu comme une expérience dynamique à vivre de plusieurs manières :

° des ateliers, des débats, des conférences participatives, des lab fabs et des expositions pour présenter des projets innovants ;

° un espace de réseautage dédié aux échanges et aux rencontres ;

° un hackathon « HackXplor de l’audiovisuel », pour stimuler la production audiovisuelle et accélérer la diffusion des savoirs sur la Toile ;

° des rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia » à l’attention des MPME, avec une approche multisectorielle, pour nouer des partenariats commerciaux, technologiques et stratégiques ;

° un accélérateur de projet pour bénéficier de conseils d’experts et concrétiser ses idées.

Cinq axes seront abordés autour du thème de « la francophonie créative » : l’éducation, l’économie, la culture et les industries culturelles, la relation entre langue et créativité et la participation citoyenne.

Comment participer ?

° En proposant dès maintenant un projet autour du thème de la « francophonie créative » selon l’espace qui convient (ateliers, lab fabs, expositions, conférences participatives, débats) et dans l’un des 5 axes.

° En s’inscrivant au hackathon « HackXplor de l’audiovisuel » ou aux rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia ».

° En participant à un ou plusieurs axes du Forum.

L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 novembre 2014 sur www.forumfrancophonie.org. Après le 15 novembre, il sera toujours possible de poser sa candidature au hackathon « HackXplor de l’audiovisuel » et aux rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia ».

Afin d’assurer un équilibre dans la représentation géographique,un programme d’assistance financière est prévu pour les porteurs de projet et les participants sélectionnés originaires d’un pays du Sud.

Liège, ville d’accueil

La Ville de Liège accueillera cette édition en tant que ville connectée au niveau international, fondatrice de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), cap Nord de la francophonie européenne et capitale économique de la Wallonie, laquelle a été désignée par la Commission européenne « District européen de Créativité ».

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde