Wallonie : bientôt une région à vendre

Par Paul MÉLOT

L’Agence MOODY’S vient de dégrader – une fois de plus – la notation accordée à

La WALLONIE : le 11.03.2017, passe de A1 à A2 ;

                           le 05.12.2020, passe de A2 à A2 avec perspective à la baisse ;

                           le 03.12.2021, passe de A2 à A3 avec perspective négative

        tout en rappelant qu’entre 2010 et 2020, la dette totale est passé de 15 à plus de 28 milliards d’euros et que le déficit prévu pour 2021 l’aggravera de 4,1 milliards d’euros, dans lesquels se trouvent les dépenses Covid et le merveilleux plan de redressement de DI RUPO que le monde entier nous envie mais rejeté tant par le patronat de l’U.W.E. que le syndicat wallon de la F.G.T.B.

L’Agence MOODY’S vient de dégager – une fois de plus – la notation accordée à

La COMMUNAUTE FRANÇAISE : le 06.05.2019, passe de AA1 à AA2 ;

                                                        le 05.12.2020, passe de AA3 à A2+ ;

                                                        le 03.12.2021, passe de A2+ à A2

        tout en rappelant que, pour les économistes, la dette de la Communauté Française est en fait une dette secondaire que les Régions bruxelloise et wallonne auraient à se partager, vu l’inéluctable fin de cette Communauté française.

Mais la presse nous signale « qu’on s’y attendait du côté de l’Elysette » et que ces dettes seront maîtrisées… Qui peut y croire alors que le ministre du budget de la C.F. (Frédéric DAERDEN) disait il y a peu ses vives craintes, au contraire de ses déclarations rassurantes du passé.

Enfin, rappelons que les économistes B. Colmant, E. de Callataÿ, (+) Ph. Donnay (ex-directeur du Bureau du Plan) et J. Hilgers, directeur de la Banque Nationale, dans un rapport rédigé AVANT les inondations, ont tiré la sonnette d’alarme relativement à la soutenabilité aléatoire du remboursement de la dette wallonne… Vers une situation à la grecque ?

Sans perdre de vue la tragique augmentation continue de la pauvreté traduite par les chiffres du nombre de bénéficiaires du revenu d’insertion et, pour les Liégeois, l’état à nouveau catastrophique des finances de leur ville…

Allo ? Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

6 réflexions sur « Wallonie : bientôt une région à vendre »

  1. La débâcle financière de la Wallonie belgicaine devrait rèjouir tous
    les rattachistes, Que feront tous le médiocres polotitciens fossoyeurs
    de la Wallonie au moment du désastre financier qui attend les
    Wallons aveuglés par leur soutien au Belgium ? Peut-être iront-ils
    comme les bourgeaois de Calais quémandet le retour à la France
    dans le cas contraire les Wallons paieront cher leur aveuglement
    Pas de quoi pleurer sur leur sort ils l’auront bien méritè

    J’aime

  2. Comme toujours, il y a deux possibilités: la première, nous voyons à l’oeuvre des politiques, aveuglés de belgicanisme aigu, appliquant la manoeuvre de la pauvreté pour rester Belges à tous prix;
    la seconde: nous voyons à l’oeuvre des politiques, en fin de compte réalistes, qui appliquent une politique de sabordage afin d’obliger dans l’urgence (provoquée) la population à changer de cap vers un basculement confédéral, séparatiste , rattachiste français pour survivre.
    Dans le premier cas, ni la Flandre ni le Benelux n’aideront la Wallonie. Il ne faut pas rêver. Ils la laisseront couler…
    Dans le second cas, le secours français s’activera, malgré les difficultés actuelles de la France, car la situation en Wallonie, permettra au gouvernants français d’imposer leurs décisions. Relire les méthodes de Louis XI, un roi subtil et implacble à la fois.

    J’aime

  3. L’ « État fédéral » européen, grande ambition de la nouvelle coalition allemande.
    Lu dans Front populaire et communiqué pour analyse.
    L’Empire de Charlemagne ressuscité ou des guerres futures pour reprendre aux Germains les territoires qu’ils convoitent à l’ouest du Rhin et de la Meuse…
    Voici qui va réjouir la classe politique belge sans identité ni racine profonde mais assurément pas la Flandre nationaliste.
    Esquive du référendum. N’est-elle pas belle la démocratie ?

    L’ « État fédéral » européen, grande ambition de la nouvelle coalition allemande.

    ARTICLE. La nouvelle coalition allemande, menée par le social-démocrate Olaf Scholz, s’est donné comme objectif de conduire l’Europe vers un « État fédéral » via la « Conférence sur l’avenir de l’Europe ». Un cap qui conforte les ambitions européennes d’Emmanuel Macron…

    Le 24 novembre dernier, les sociaux-démocrates allemands, les Verts et les libéraux ont conclu un accord pour gouverner. Un document – de 178 pages – définissant les objectifs communs de cette nouvelle coalition tripartite allemande a donc été publié et traduit de l’allemand par la revue de géopolitique Le Grand continent. Quelques lignes au milieu de ce document ont fait « sauter de joie » l’entourage d’Emmanuel Macron, à en croire France info…

    Dans le volet « Europe » du document, la coalition indique soutenir « la modification des traités » avant d’expliquer que « la conférence pour l’avenir de l’Europe devrait déboucher sur une convention constituante et conduire à l’évolution de l’UE vers un État fédéral ». La conférence pour l’avenir de l’Europe est une initiative lancée en mai dernier, qui fonctionne sur le même modèle que la fameuse Convention citoyenne pour le climat d’Emmanuel Macron, mais à l’échelle européenne. L’objectif est que des citoyens tirés au sort (746 seulement en France) définissent les priorités de l’UE pour les années à venir.

    Le nouveau gouvernement allemand espère donc que la « conférence pour l’avenir de l’Europe » se transformera en « convention constituante », ce que les macronistes « applaudissent des deux mains » car pouvant déboucher sur le débat constitutionnel « dont les institutions ont besoin » avait commenté Stéphane Séjourné, proche conseiller d’Emmanuel Macron et président du groupe Renew Europe, le groupe libéral et fédéraliste du Parlement européen auquel appartient En Marche.

    Il n’y aura pas de référendum comme en 2005

    Mais attention, alerte France info (qui se base sur les déclarations de Stéphane Séjourné), la France ne compte pas appeler à un débat constitutionnel comme en 2005, avec référendum à la clé. Après tout, pourquoi s’embêter avec cette si encombrante souveraineté populaire ? « Si vous dites “réforme constitutionnelle”, vous réveillez un trauma et plein de mauvais souvenirs » mettait en garde Stéphane Séjourné, qui prépare en coulisse la PFUE (présidence française de l’Union européenne) commençant dans un mois, voit en revanche dans cette position « maximaliste » de l’Allemagne une opportunité de faire au moins bouger les traités.

    Par exemple, pour trancher la question de la primauté des juridictions (nationales ou communautaire), question au cœur du bras de fer continuant d’opposer la Pologne à l’UE, ou encore pour élargir les compétences de l’UE en matière de santé, comme le demande la « conférence pour l’avenir de l’Europe » dans son rapport remis le 29 novembre au gouvernement. L’occasion, également, d’essayer d’amender le Pacte de stabilité (Macron souhaite réaliser cela durant la PFUE), qui fixe à 3% du PIB la limite de déficit public autorisé par État-membre. L’accord allemand évoque à ce sujet une « évolution des règles budgétaires ».

    Mais cet accord prévoit également la poursuite de la croisade anti-nucléaire des Verts au niveau européen et un retour le plus rapide possible à l’orthodoxie budgétaire réclamée à grands cris par les libéraux, en plus d’avoir la volonté désormais affichée d’évoluer vers la constitution d’un « État fédéral »… Bref, l’entourage d’Emmanuel Macron semble se réjouir de ce nouvel accord made in Germany qui conforte ses vues européennes à un mois de la Présidence française de l’UE, qui démarre le 1er janvier 2022. Et, vous l’aurez compris, pas de référendum sur l’Europe en vue si la Macronie reste au pouvoir, en plus du risque de démembrement définitif de la France et de sa souveraineté au profit de l’élaboration d’une chimérique souveraineté « européenne ».

    J’aime

  4. Qui est derrière Moody ?
    Qui sont les agences de notation ?
    D’où vient la dette ? Qui la produit ?
    Les méchants chômeurs gauchistes wallons ?
    Pas sûr…
    Essayez un peu de convertir la dette en réel…
    Lisez Pierre Jovanovic sur la faillite bancaire…
    L’Europe de Bruxelles est une machine anglo-saxonne pour asservir les peuples, en particulier ceux qui parlent français et ensuite les PIGS
    La Wallonie est leur laboratoire…
    L’avenir : rachat de toutes les zones exploitables par la Flandre (avec rapatriement du capital en Flandre) et submersion migratoire des autres zones..
    Soupe populaire et médecine du peuple organisée par le PTB, avec priorité aux migrants.
    We are 1, en globish dans le texte.
    Tout est dit.

    J’aime

  5. Tiens,tiens ! Ne dirait-on pas que le CD&V s’aligne enfin sur la NVA.
    La question avec ce parti à l’origine du Royaume de Belgique, ainsi que les libéraux, est de savoir ce qu’il souhaite conserver au fédéral ?
    Toutefois si « Le centre de gravité doit basculer vers la Flandre et les pouvoirs locaux », cela devient intéressant.

    Lu dans LLB du 13/12/2021
    En matière institutionnelle, le CD&V veut inverser la façon de faire en n’examinant non pas les compétences qui pourraient être scindées mais ce qui serait conservé à l’échelon fédéral. Le centre de gravité doit basculer vers la Flandre et les pouvoirs locaux, estime-t-il. « Nous voulons voir les choses positivement. Au lieu de toujours regarder ce que nous allons scinder, regardons comment nous pouvons construire ce pays à partir de la base », a souligné M. Coens.

    J’aime

  6. Si c’est la Libre Belgique qui le dit, alors ?

    De l’argent contre du « confédéralisme »

    Un édito de Stéphane Tassin.
    De l’argent contre du « confédéralisme »
    le 16-12-2021 à 06h55

    Les finances wallonnes sont sous tension. Les dépenses explosent, le déficit se creuse et la dette va s’aggraver dans les années qui viennent. En Fédération Wallonie-Bruxelles, on se demande, avec inquiétude, presque chaque année, si la faillite est pour bientôt. Quant à Bruxelles, les constats sont tout aussi alarmants en matière de déficit et de dette. Rappelons encore que certains transferts financiers vers les entités fédérées s’arrêteront bientôt et que les investissements massifs du plan de relance annoncé par la Wallonie ne sont pas encore porteurs de retours positifs. Ce plan de relance, d’ailleurs, les syndicats et les patrons n’y croient pas, tant il est peu cohérent à leurs yeux.

    En 2024, il faudra bien rendre des comptes. Lors de cette importante année électorale – nous voterons pour l’ensemble des niveaux de pouvoir – les finances des différentes entités seront scrutées à la loupe. Et tous ceux qui prédisent encore qu’une réforme de l’État sera indispensable pourraient bien le regretter. Parce que, tout d’abord, il n’est pas certain que les partis flamands qui seront disposés à discuter d’une septième réforme soient ceux que les partis francophones attendent. Et même si ce devait être le cas, les francophones pourraient très bien devoir laisser tomber les quelques exigences qu’ils auraient préparées. Pour les troquer contre de l’argent et une réforme de la loi spéciale de financement. Parce qu’ils n’auront pas le choix. Parce que les partis flamands pourraient en profiter pour faire advenir ce fédéralisme poussé à l’extrême que certains nomment « confédéralisme » en profitant de la faiblesse financière de la Wallonie, de Bruxelles et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Cette septième réforme de l’État serait, alors, la plus déséquilibrée de toute l’histoire belge, pour la partie francophone du pays en tout cas. Il faut y penser dès à présent, pour l’avenir des Wallons et des Bruxellois d’abord. Ensuite, pour ne pas être dans trois ans des mendiants, ce qui, convenons-en, est pire encore que des demandeurs de rien.

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s