Réunionisme et valeurs républicaines

Monsieur Cédric Chopin nous écrit de France. Alors que la République française est mise sous pression par la menace islamiste, il souhaite attirer notre attention sur la revue Front populaire fondée par Michel Onfray. Une telle revue, ouverte à l’expression libre et au débat, devrait permettre à notre mouvement de mieux se faire connaître en France.

Monsieur Chopin rappelle à nos consciences « l’un des objectifs du mouvement réunioniste : agir aux côtés de tous ceux qui œuvrent pour la refondation d’une France républicaine, en prenant appui sur son histoire et ses valeurs. »

Il poursuit de la sorte :

« A ce propos, je me permets de revenir sur la revue Front populaire, fondée par Michel ONFRAY.

« On peut – comme c’est mon cas – être en désaccord avec certains articles, et dubitatif quant à la trajectoire de certains intervenants, mais dans l’ensemble ce projet dégage des perspectives stimulantes.

« Je cite une petite partie de l’éditorial de M. ONFRAY du numéro 2 de la revue :

« (…) à Front Populaire, nous voulons les droits de l’homme sans le droit de l’hommisme, la liberté sans la licence, l’égalité sans l’égalitarisme, la fraternité sans l’obligation, la laïcité sans le dogme, la propriété sans le monopole, le féminisme sans la guerre des sexes, la différence sans l’inégalité, les minorités sans leur tyrannie, les majorités sans leur hégémonie, la communauté sans le communautarisme, la sûreté sans le césarisme, la raison du peuple sans l’instinct de la populace, l’autorité sans l’autoritarisme, la démocratie sans la démagogie, la dialectique des droits et des devoirs, l’équilibre entre l’individu et la société, la loi sans l’arbitraire, la police sans la milice, la liberté d’expression sans le mépris, la paix sans craindre la guerre, la nation sans l’oubli des régions, le local avec le global, l’Europe avec la souveraineté des nations, le politique sans la politique : voilà ce qui définit la République à laquelle nous aspirons. Voilà qui n’est ni rouge, ni brun, mais tricolore. 

« Programme pour le moins ambitieux, mais ô combien nécessaire !

« Si j’ai bien compris l’esprit de la revue, toute personne peut proposer un article, dans la version numérique ou la version papier.

« Vous devinez sans doute mon cheminement : oui, je pense en effet qu’un article consacré au réunionisme aurait toute sa place au sein de Front Populaire ! C’est même, selon moi, une évidence, tant les effets géopolitiques potentiels de la réunion rejoignent les aspirations souverainistes, au sens le plus noble du mot, de la revue !

« En ma qualité de simple adhérent, je suis légitime à vous faire part de mon sentiment : qu’il est du devoir de l’Alliance Wallonie France de prendre une telle initiative !

« Quelle forme pourrait prendre cet article : collectif, ou écrit par une seule personne ? Sous quel angle le sujet pourrait-il être abordé : la géopolitique de la réunion, la volonté de participer à la renaissance républicaine française, l’histoire… tout cela à la fois ?

« Il faut juste avoir à l’esprit que, sauf exceptions (notamment frontalières), la situation politique de la Belgique demeure une totale inconnue pour la grande majorité des Français, de même que le mouvement réunioniste lui-même (si le projet d’article aboutit, la plupart des lecteurs apprendront son existence à cette occasion !)

« Je ne doute pas un seul instant que vous transmettrez cette idée à toutes les personnes capables de la faire avancer (vous pouvez utiliser le présent message à cette fin, vous avez mon accord).

« Ensuite, évidemment, rien n’est acquis ni garanti : ce sera une sorte de combat, ne serait-ce que pour percer le mur de l’indifférence, côté français, qui décourage parfois les militants de la cause wallonne (et bruxelloise, car d’un point de vue géopolitique – encore et toujours ! – la France ne pourra pas se permettre de « perdre Bruxelles » en cas de disparition de la Belgique).

« Ce « combat » pour la publication de l’article peut être gagné ! »

8 réflexions sur « Réunionisme et valeurs républicaines »

  1. Toutes les tribunes sont bonnes à accepter et à prendre pourvu que le projet s’en trouve valorisé. Tant pis pour certaines distanciations intellectuelles rendues indispensables par les trop subtiles nuances du projet qui accueille le coucou venu d’ailleurs!

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  2. Cette proposition semble une opportunité plus qu’intéressante. Toute possibilité ouverte à l’ AWF pour se faire connaître ainsi que son combat réunioniste ne peut se refuser.
    La France citoyenne ne nous connaît pas et la France officielle a une timidité très Louis Quinzième ( Traité d’Aix-la-Chapelle 1748, « Bête comme la paix », la France et l’Angleterre se restituaient leurs conquêtes respectives La France rendit toutes les conquêtes faites à l’Autriche alors que Louis XIV avait eu l’ambition de « remettre la France partout où jadis fut la Gaule ».) Timidité aggravée depuis 1945 et ses présidents mondialistes et européistes.
    Si l’AWF le décide, alors allons-y franchement. La documentation du mouvement semble suffisamment riche pour éclairer les lecteurs de la revue Front Populaire, sans provocation.

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  3. D’après un article de Claude Demelenne dans le VIF EXPRESS du 13/11/2020, « Le PS de Paul Magnette n’est pas en très grande forme. La chute finale n’est pourtant pas à l’ordre du jour. Les socialistes conservent de réels atouts pour rebondir. »

    Claude Delenne reprend toutefois les termes d’une analyse du politologue Pascal Delwit (ULB), un observateur d’habitude nuancé du paysage politique belge. Cette fois, c’est un état des lieux d’une rare cruauté de la « maison PS » qu’il a livré, dans les colonnes du « Vif », ce 12 novembre (PS et Ecolo au prisme de la Vivaldi). Pascal Delwit a passé au scanner la grande carcasse du Parti socialiste. Son diagnostic est sans appel : « A bout de souffle, délité organisationnellement, obligé de faire appel à des consultants pour relancer et imaginer un projet pour la Wallonie, le PS apparaît comme un parti défait, incapable de rencontrer les défis qui se posent à lui ». »

    Question : si le PS souffre de vision à long terme, l’AWF ne pourrait-elle pas lui en insuffler ? On ne sait jamais chez les héritiers de Jules Destrée ?

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  4. « la France ne pourra pas se permettre de « perdre Bruxelles » en cas de disparition de la Belgique »

    Ah bon, vous croyez! Les français ont Paris, ils n’ont pas besoin de Bruxelles ni de Molembècques (comme ils disent lol). Et puis qui dit que les bruxellois voudront se joindre aux wallons pour devenir français??? Déjà convaincre la Wallonie d’y aller et les français de nous accueillir serait déjà une grande victoire en soit! Alors Bruxelles…

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  5. Michel Sardou chassait ses idées noires en chantant et Di Rupo les chasse en anglais, « Get Up Wallonia »( sic ).

    Décidément, les pédagogues de l’AWF vont devoir faire des heures supplémentaires.

    Pour mettre sur pied son nouveau plan « Get Up Wallonia »( sic ), qui sera présenté en mars, le gouvernement de la Région wallonne souhaite sonder (aïe) ses citoyens.

    Get Up Wallonia (sic), c’est le tout nouveau plan (encore un !) qui doit permettre à la Wallonie de sortir la tête de l’eau et de rattraper le retard qu’elle a sur d’autres régions d’Europe comme la Flandre.

    Le gouvernement a lancé, lundi matin (16/11/2020), une grande consultation populaire sur Internet via le site web mawallonie.be.

    Chaque Wallonne et chaque Wallon aura l’occasion de donner son avis sur ce qu’il faut faire en Wallonie pour que la région décolle.

    Sur ce site, vous devez vous inscrire, en indiquant une adresse mail, un mot de passe et la commune dans laquelle vous résidez. Vous serez amené à répondre à plusieurs questions générales sur les priorités qui sont les vôtres. Mais vous serez aussi appelé à contribuer à cette grande réflexion qui doit aboutir au mois de mars 2021 à la présentation d’un plan annonçant des actions concrètes.

    Toutes les propositions seront classées et envoyées vers le conseil stratégique de Get Up Wallonia (sic), composé de neuf professeurs d’université. Ces derniers rédigeront une synthèse des propositions qu’ils transmettront au gouvernement wallon. Et si la proposition faite ne vise pas les compétences gérées par la Wallonie de, cette dernière serait relayée vers l’entité compétente.

    Pour mettre sur pied ce plan, Di Rupo souhaite voir émerger des idées qui « sortent des sentiers battus ».

    En Wallonie, depuis vingt ans, c’est une logique de plan qui s’est imposée. En quoi Get Up Wallonia sera-t-il celui qui sortira définitivement la Wallonie de l’ornière ?
    Elio Di Rupo jure qu’il assurera jusqu’au bout la gestion de celui-ci. insistant en guise de conclusion sur la nécessité, cette fois-ci, de « dépasser les considérations particratiques et sectorielles ».

    Eh! Bien, l’AWF va lui indiquer clairement comment sortir la Wallonie de l’ ornière.

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