L’ère post-belge a commencé

Par Jules Gheude

Le blocage total que connaît actuellement la Belgique, ne peut que réjouir Bart De Wever. Dans la mesure où la preuve est désormais apportée que la Belgique est ingouvernable, rien ni personne ne peut s’opposer à ce que le Parlement flamand, fort de sa légitimité démocratique, proclame unilatéralement l’indépendance de la Flandre.

D’aucuns tirent argument du problème catalan pour souligner le caractère anticonstitutionnel, hors-la-loi, d’un tel scénario. Mais les deux situations ne sont en rien comparables.

La Catalogne ne représente que 1/15e du territoire espagnol. En partant, elle ne met pas fin à l’Espagne ni au pouvoir en place à Madrid, qui peut évidemment s’opposer à sa reconnaissance. Si la Flandre largue les amarres, c’est la déstabilisation complète de la Belgique et… l’absence de tout pouvoir à Bruxelles pour réagir. L’Union européenne ne pourrait qu’acter la chose. Un pays incapable de se trouver un gouvernement est un pays qui n’existe plus. Sa disparition entraîne de facto celle de sa Constitution et de son corpus juridico-législatif.

D’autres soutiennent que le sentiment séparatiste en Flandre ne concerne en fait qu’une minorité de la population. Pas plus de 16%. Mais les citoyens ne sont-ils pas censés voter en toute connaissance de cause ? Selon les derniers sondages, plus de 47% se prononcent en faveur de la N-VA et du Vlaams Belang, formations ouvertement indépendantistes. Le jour où leurs élus constitueront la majorité absolue au sein du Parlement flamand, ils auront toute latitude pour prendre leurs responsabilités. Il sera alors trop tard, pour certains électeurs, de s’indigner en disant : « Ce n’est pas ce que nous voulions ! ».

S’affirmer belgicain, penser qu’il est encore possible de « donner un avenir » à la Belgique relève d’un aveuglement total. Un bref rappel historique s’impose ici.

Le Royaume de Belgique naquit en 1830 de la volonté des grandes puissances européennes de l’époque, l’Angleterre notamment, pour faire barrage à la France. Les populations concernées n’eurent pas voix au chapitre. Le Congrès national belge fut le fruit d’un vote d’à peine 2% de la population. Quant au choix du souverain, il nous fut imposé par Londres.

Dès les premières années d’existence du pays, un Mouvement populaire flamand vit le jour, afin de s’insurger contre le sort fait à la langue et à la culture flamandes. De nature romantico-littéraire à ses débuts, il ne tarda pas à acquérir une dimension sociale et politique.

Au terme d’un combat de nombreuses décennies, les premières lois linguistiques furent acquises et la Flandre finit par obtenir ses lettres de noblesse sur l’échiquier politique belge.

Tout cela laissa des traces durables, comme on put le constater lors des deux conflits mondiaux du 20e siècle. Il en résulta, en tout cas, au Nord du pays, un sentiment collectif et puissant d’appartenance, transcendant les clivages politiques, et qui finira par déboucher sur le concept de Nation.

Sous sa forme unitaire, le Royaume de Belgique ne parvint pas à souder les Communautés belges de façon harmonieuse. La question royale et la guerre scolaire virent s’entre-déchirer le Nord et le Sud. La fixation de la frontière linguistique, en 1962, afficha clairement la dualité du pays. Quant au « Walen buiten » de Louvain, en 1968, il entraîna la scission du parti social-chrétien en deux ailes linguistiques (les libéraux et les socialistes suivront le mouvement, respectivement en 1972 et 1979).

Après de longues années de palabres, la Constitution belge finit par intégrer une Belgique fédérale, composée des Régions et des Communautés.

Mais dès cette époque, le ministre-président flamand Luc Van den Brande, lança l’idée d’un confédéralisme à deux Etats, Flandre et Wallonie, avec cogestion de Bruxelles. Cela fut repris dans les cinq résolutions votées par le Parlement flamand en 1999. Cela est aujourd’hui au cœur du débat politique.

Echec de la Belgique fédérale, après celui de la Belgique unitaire…

En habile stratège, Bart De Wever vient d’amener Paul Magnette à dévoiler ses cartes en matière institutionnelle. On sait désormais que le président du PS est disposé à accentuer le démantèlement de la Belgique, en échange de liards accordés à la Wallonie.

L’option confédéraliste ne peut toutefois sauver le Royaume. Réduit à sa plus simple expression, l’échelon belge central ne tarderait pas à être jugé superflu par la Flandre. Pour Peter De Roover, le chef de groupe N-VA à la Chambre, le modèle idéal est celui où il n’y aurait plus d’élections belges… Bye bye Belgique !

Il importe désormais que les responsables wallons, bruxellois et germanophones se préparent à affronter l’ère post-belge.

Depuis 2010, le Gewif (Groupe d’études pour la Wallonie intégrée à la France) approfondit le scénario d’une Wallonie intégrée à la France, tel qu’il fut présenté par Jacques Lenain, haut fonctionnaire français aujourd’hui retraité, lors des Etats généraux de Wallonie du 9 mai 2009. Un scénario qui aurait le mérite de préserver, dans ses grandes lignes, l’héritage juridique belge et d’offrir à la Wallonie un statut particulier qui sauvegarderait ses acquis.

Cette formule prend pleinement en compte le fait que l’Etat français n’est plus un Etat jacobin, centralisé, autoritaire et uniforme, comme tant de commentateurs mal intentionnés essaient de le faire croire aux Wallons.

La Constitution française autorise, par son article 72, des statuts particuliers pour certains de ses territoires. En métropole, seule, présentement, la Corse bénéficie d’un tel statut (et aussi, mais avec une portée moindre, la Région d’Ile de France). Notons ici que les Corses ont rejeté, en 2003, une réforme renforçant l’autodétermination de leur région.

En outre, la Constitution prévoit explicitement une différenciation des statuts des collectivités territoriales d’outre-mer, pour tenir compte des spécificités de chacune, avec la possibilité de larges transferts de compétences de l’Etat (articles 73 et 74). Dès lors, une très grande variété de statuts est possible, qui vont du droit commun aménagé à de véritables statuts d’autonomie. C’est ainsi le cas en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, ce qui signifie non seulement des pouvoirs locaux plus puissants et pour lesquels les termes de parlement, gouvernement, ministre sont d’usage, mais aussi des corpus juridiques distincts, qui peuvent concerner de nombreux domaines du droit, tant du droit public que du droit privé, régis par les lois locales (« lois de pays ») et des règlements locaux (exemple : le code civil polynésien est largement distinct du code civil français de droit commun). L’Etat français n’exerce donc pour ces territoires autonomes qu’une compétence d’attribution pour des matières expressément réservées.

Il est donc évident que la République française a les aptitudes et les capacités nécessaires à proposer et à faire vivre en son sein un statut propre pour la Wallonie. Comme l’explique le constitutionnaliste français Didier Maus : Il serait parfaitement possible de créer un titre spécial « De la Wallonie » qui contiendrait une mini-constitution sur mesure pour cette région. Il en découle que, sur le fondement de cette mini-constitution, il serait parfaitement réalisable de conserver en l’état, au moins pour l’essentiel, et pour une durée à déterminer le droit belge du travail, celui de la sécurité sociale, et certains droits « connexes », des pans du droit fiscal, le droit des affaires, du commerce, etc. La région wallonne, et aussi la région bruxelloise si la question était posée, conserveraient les compétences qui sont aujourd’hui les leurs, y compris le système éducatif, avec l’enseignement supérieur. Ce ne serait pas une difficulté de faire de la sorte puisqu’il en est déjà ainsi, même si c’est avec moins d’ampleur, dans certains territoires français, qui, selon les cas, disposent d’une sécurité sociale propre (Polynésie, Calédonie…), d’un droit du travail propre (même s’il est largement copié sur celui de la métropole), de nombre de dispositifs fiscaux particuliers, et d’autres régimes spéciaux dans divers domaines (en Corse comme Outre- mer).

Concrètement, cela signifie que la législation et les institutions wallonnes, qu’elles soient régionales, provinciales et municipales, pourront être intégralement conservées. Les compétences actuelles de la Région wallonne seront également maintenues, avec de rares exceptions comme, par exemple, l’octroi des licences de vente d’armes. Elles seront même enrichies de la plupart des compétences exercées aujourd’hui par la Communauté française, notamment l’enseignement.

Pour ce qui est de l’enseignement, précisément, il restera de cadre juridique inchangé au jour J de l’intégration. Mais rien n’empêche que des convergences puissent advenir ultérieurement. Si, par exemple, une demande wallonne s’exprimait pour un régime de baccalauréat, elle pourrait se concrétiser via un double changement législatif, en droit wallon obligatoirement et en droit commun français si nécessaire. En fait, ce raisonnement logico-juridique vaudra pour l’ensemble des matières de compétence wallonne.

Le statut des élus wallons ainsi que les règles électorales resteront intacts. Rien n’exclut cependant des négociations ultérieures avec Paris, dans une logique de donnant-donnant.

Point capital pour la Wallonie : son financement est garanti, puisque l’Etat français reprend à son compte les transferts actuels en provenance de Flandre (quelque 7 milliards d’euros).

Pour ce qui est du droit fédéral et des institutions fédérales, coupées en deux avec la partition du pays, ils relèveront de la compétence de l’Etat français. Une partie sera abandonnée le jour J (ex : diplomatie, armées, droit de la nationalité et de l’immigration…), une autre le sera plus tard (ex : institutions et procédures judiciaires). Tout le reste est conservé pour une durée indéterminée (notamment le droit et les institutions de la sécurité sociale), sauf négociations, dans une logique de donnant-donnant ou de simple convergence souhaitée de part et d’autre.

Prenons le cas précis de la Justice. L’essentiel pourra être conservé, sauf contradictions pénales. Certains problèmes seront soumis, au fil de l’eau, au Conseil constitutionnel par la voie de la question préjudicielle de constitutionnalité, s’ils n’ont pas été traités en amont, lors de l’adoption du cadre d’intégration de la Wallonie. Ce cadre devra préciser, si besoin, en quoi il déroge au cadre constitutionnel de droit commun, aux principes généraux du droit français, etc.

La situation des ex-corps fédéraux sera envisagée secteur par secteur, mais l’intégration dans les corps homologues français devrait se faire sans licenciements, avec indemnité compensatoire si nécessaire, comme c’est la règle, et obligation éventuelle de mobilité géographique ou fonctionnelle.

Les élus « nationaux belges » deviendront des élus « nationaux français » et relèveront donc complètement du Droit français, en ce compris les règles électorales.

Mais pas de quoi s’inquiéter à cet égard. La France compte 925 élus nationaux (sénateurs et députés) pour 67 millions d’habitants. Les 11 collectivités d’outre-mer sont très surreprésentées. Pour les 3,6 millions de Wallons, cela donnerait 5%, soit 40/45 élus nationaux. Certes, il y a ce projet d’Emmanuel Macron visant à réduire de 20% l’effectif des élus nationaux. Mais cela resterait néanmoins très correct !

Que répondre à ceux qui affirment que les Wallons ne sont pas favorables à l’option réunioniste ?

Il n’est pas sans intérêt de comparer l’évolution de la Wallonie avec celle de la Savoie et de Nice.

En 1860, les Savoyards et les Niçois choisirent de quitter le Royaume du Piémont et la Maison royale de Savoie, auxquels ils avaient été fidèles durant plus d’un millénaire. Il n’y avait aucun consensus au départ. La période 1858-1860 se caractérisa par l’hésitation des élites et des populations concernées.

La France de 1860, unifiée, forte, prospère, aux institutions stables, à la culture identique ou proche, aux mœurs connues, parut finalement plus accessible aux Savoyards et aux Niçois que l’Italie, à l’unification territoriale inachevée, aux populations étrangères, à l’avenir économique incertain, et qui menaçait directement les intérêts de l’Eglise.

Il revenait donc à l’Etat français de rassurer et de séduire les intéressés. Dans la mesure où ceux-ci ne demandaient pas un régime politique et administratif particulier – les deux pays avaient déjà relevé du cadre français à peine quarante-cinq plus tôt -, les choses se déroulèrent de manière aisée. L’Etat français put ainsi garantir des conditions d’intégration favorables aux catégories d’intérêts en cause.

Les populations savoyarde et niçoise furent ensuite invitées à se prononcer séparément – une première en Europe – pour valider le transfert pacifique d’un territoire d’un Etat à un autre. Validation obtenue à 99%.

On le voit, entre la Savoie et Nice d’une part et la Wallonie d’autre part, nombre de similitudes s’imposent, tant dans les situations héritées du passé que dans les évolutions subies conduisant à la remise en cause d’une appartenance étatique pour lui en substituer une autre.

De même que l’Etat français fut hier le nouvel Etat apte à accueillir les Savoyards et les Niçois, devenus des étrangers au sein de l’Etat-nation italien en devenir, il peut être demain celui dont auront besoin les Wallons lorsque l’émergence d’un Etat-nation flamand aura entraîné la désintégration du Royaume de Belgique.

17 réflexions sur « L’ère post-belge a commencé »

  1. Bonjour. J’ai lu avec attention votre papier. Toutefois, y sont largement absentes les questions de Bruxelles et des cantons de l’Est. Ces questions sont difficiles mais leurs résolutions sont des préalables. Sinon, nous venons de voir le President Français volant au secours les Grecs en Méditerranée, il ne pourrait en être que de même pour sauver un territoire francophone entre Escaut et Meuse.

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  2. L’enseignement de l’Histoire pêche souvent par omission.
    Pour faire court, la carte des XVII Provinces, le Cercle de Bourgogne, la Transaction d’Augsbourg (1548) omet de spécifier qu’il s’agissait d’un puzzle de provinces autonomes, indépendantes, chacune reliée au Prince par un lien personnel.
    Le Prince tenait une posture d’araignée au milieu de sa toile.
    Wallons et Néerlandais méridionaux (les actuels Flamands) ont vécus en voisins de quartier ET RIEN D’AUTRE !
    B+ trompe ses lecteurs en imaginant un scénario monarchique hollywoodien inexistant.
    L’ Europe le sait mais comme face à la Turquie, cette entité, mollassonne, sans personnalité et nuisible aux Nations, laisse pourrir la situation.
    Charles Michel préfère se mêler des affaires intérieures de la Biélorussie que d’affronter des problèmes internes qu’il ne résoudra pas plus que son ainé Verhofstadt.
    Tous deux grassement payés pour des insignifiances.

    Il semble urgent que la France retrouve un président nationaliste, fier de sa Nation et de son Histoire, afin d’encourager la Wallonie à franchir non le Rubicon mais la Frontière de Guerre qui la sépare des Hauts-de-France et du Grand Est.
    Ces Régions sont sœurs depuis la nuit des temps et, là, rien ne les oppose, que du contraire.

    Quant à la Catalogne, déjà autonome, ne devrait-elle pas plutôt chercher justice face à Madrid auprès de la Cour des Droits de l’Homme, de la Cour Européenne de Justice ou devant les Tribunales Superiores de Justicia ?
    En fait, ne s’agirait-il pas d’une question de redistribution d’impôts en défaveur des Catalans, par comparaison au Pays Basque, semble-t-il plus favorisé ?

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  3. Oui mais voilà, la Flandre et surtout les bruseleer ne veulent pas laisser la Wallonie, ses terres agricoles, ses eaux de sources, dont Vivaqua Bxl pompe en énorme quantité, ses zones vierges, ses ressources leur échapper.
    Bxl, ses dettes sans fond, sa surpopulation d’origine immigrée que les CPAS encouragent à venir s’installer en Wallonie, Bxl a besoin de la Wallonie pour renflouer la communauté française, le brol wallo-brux.
    Il suffit de regarder ou lire nos médias bruseleer RTBrux, Le Soir, La Libre etc. pour peser la volonté bruseleer d’écraser la Wallonie dans un ensemble dit francophone où seuls les bruseleer proclament leur identité bruxelloise, tandis que les Wallons n’existent plus devenant des « francophones » indéfinis habitant non plus la Wallonie mais le Sud du pays, une région indéfinie au sud de Bxl, appartenant au brol communauté française, dont la gestion est bruxelloise.
    Et dès qu’un politique wallon ose revendiquer un peu de régionalisme wallon, il est vilipendé par les journalistes bruxellois RTBRuxiéns et autre Le Soir qui crient haro sur tout Wallon qui ose remettre en cause le brol wallo-brux et la solidarité avec Bxl.
    Un message martelé sans cesse pour convaincre les « francophones du Sud » de rester solidaire avec Bxl qui est le centre de la Belgique.
    Des francophones du Sud qui doivent faire des efforts pour devenir plus bilingues, trilingues, plus multiculturels, et s’adapter à l’esprit flamand et aux volontés flamandes, afin de sauver la Belgîe et Bxl.
    Face au belgicanisme ambiant, il faudra bien d’énergies, de courages et de volontés pour que la Wallonie avance quelques peu vers un peu plus de régionalisme. Et je ne parle même pas d’indépendance ou de rattachisme. On en est loin, car le tout Bruxelles et les belgicains de tout genre font tout que nous en éloigner.
    Sans compter que la Flandre avance dans son union avec la Hollande.
    Une union dans laquelle, la Flandre entraîne le bateau belgïe, la Wallonie comprise. Et ceci sans crier gare !
    Alors vraiment, il faudra vraiment se mobiliser et surtout il faut absolument se libérer du brol wallo-brux commuanuté française si on veut avancer.

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    1. Pour appuyer votre juste colère, Monsieur Roland, il suffisait ce matin, 24 août, sur Bêle RTL (journaliste Grosfilley) à 07h.50, d’écouter Monsieur Crucke (MR) se déclarer « régionaliste » MAIS opposé au démantèlement de la Belgique (sic). Il affirme son soutien au belgicain unilingue Bouchez.
      Bref, nous savons maintenant qu’un régionaliste wallon est un « belgolâtre enamouré » !
      Adieu veau, vache, cochon, couvée.

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      1. Comment voulez vous encore faire confiance aux MR ainsi que une grosses partie du PS ce sont deux partis a la lame tranchante si il y a un grand nombre de personnes qui sont pour la France il vont sûrement se demander on fait quoi France ou excleve delà Flandres ??? Reste à voir le portefeuille aux eux bien sur en attendant non ( belge ) on sais rien domage enfin on va attendre 3 voir 4 mois pour voir si changement il y a ou pas oui je me doute que c’est pas comme de changer de voiture Albert

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  4. Ci-dessous, une carte blanche de l’ambassadeur honoraire du Belgium, parue dans la Libre. Pas de doute : nous sommes bien représentés en France…

    https://www.lalibre.be/debats/opinions/pour-survivre-la-belgique-doit-rester-un-etat-federal-5f43e5277b50a677fb168126

    —->Une Wallonie indépendante ou le rattachement à la France ne constituent absolument pas des options attrayantes et ne recueillent que les faveurs d’une infime minorité de Wallons. L’ »évaporation » dans l’Europe est aussi une dangereuse illusion. L’Europe, notre grande patrie, même pleinement intégrée, reposera nécessairement en effet sur ses États-membres

    A noter aussi : de plus en plus de people belgicains se vantent de leur prétendu trilinguisme (trilinguisme-Potemkine) tout en précisant qu’ils ont eu du mal à apprendre le français ou à l’écrire correctement. (Wizorek, Pauwels, et d’autres.) Une tendance qui n’augure rien de bon, tout comme la multiplication de termes anglais non-nécessaires (cluster, shutdown) et les publicités bilingues néerlandais / français en Wallonie même !

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    1. Pour ma parre je trouve inadmissible que après de avoir été vôtre en plus en Belgique le vote est obligatoire on se fous de nous que on se trouve côté francophone ou nerlendofonne pour le moment on na le m’aime drapeaux aux desu de la tête il y a un ans et 7 mois toujour pas de gouvernement su il ne sont plus capable de faire un gouvernement faite la séparation on ne peux pas rester comme ça l’Europe qui se trouve en Belgique elle pence quoi pour le moment il y a une personne qui ne devait pas être la c’est pas sa place. Ces Michel pour moi il na pas fait son travail comme il devait faire reste a son gouvernement et pas parti comme il a fait ces un lache departire de la place de premier ministre après avoir mi la Belgique ou elle est en face terminale en attendant nous sommes aubliger de payer un gouvernement non existant ceux qui sont là ne peuvent pas prendre aucune décision il ne sont pas asser sa va durée conbien de temps pour faire la séparation que la Flandres veut ???

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  5. Que le pitre Bouchez soit unilingue francophone n’est pas une tare
    au contraire, Pourquoi un Wallon serait-il condamné a aboyer
    flamand cet idiome privilégié notamment par la famille royale
    qui envoie ses enfants au pire collège flamingant Sint Jan Berchmans
    et ensuite a l’Ecole militaire en flamand. Tout cela sans aucune
    protestation des Wallons vautrés dans leur soumission á la Belgie
    Espèrons le prochaint triomphe du VB l’allié objectif de tout
    séparatiste.

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  6. La princesse Elisabeth entre à l’Ecole royale militaire pour un an d’études en NEERLANDAIS (sic). Belga 14h30 (30/08/2020)

    La princesse Elisabeth, héritière de la couronne de Belgique, fait lundi son entrée à l’Ecole royale militaire (ERM), à Bruxelles, pour y suivre, en NEERLANDAIS, une formation d’un an dans la filière des sciences sociales et militaires, suivant l’exemple de son père, le roi Philippe, et d’autres membres de la famille royale dans le passé.
    NDLR:
    Si les Wallons, jeunes et aînés, ne comprennent pas encore dans quel royaume ils vont devoir vivre, que leur faut-il ?

    Evidemment bêler  » Leve de Koningin ».

    Il ne reste plus à la prinses qu’à épouser un Hollandais ou un Allemand et le tour sera joué.

    En tous cas nos souverains ne cachent même plus leurs préférences ethniques. Conclusion: pourquoi vivre plus longtemps dans ce PIEGE GERMANIQUE ?

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  7. Precisons que la RTBF a annoncé l’entrée a l’Ecole royale militaire
    de la Princesse sans préciser qu’elle ferait son parcours en néerlandais
    Il ne faut pas réveiller le Wallon qui someille. RTBF avec F comme
    Flamand

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  8. Il faut supposer qu’un sondage privé d’un parti politique présente les conditions de fiabilité nécessaires et suffisantes pour le considérer comme sérieux.
    Voici un sondage du VLD relaté par le R.W.F. sur son site. Si le sondage est fiable, aujourd’hui ou en 2024, le VLD et le CD&V risquent de prendre une « taloche ».

    SEP
    05
    2020
    Sondage privé : le VLD à 8% et le Belang à 34%
    Filed under Echo de flandre
    On nous signale aujourd’hui qu’un récent sondage privé commandé par l’Open VLD dans la perspective de prochaines élections donnerait 8% au parti d’Egbert Lachaert et… 34% au Vlaams Belang.

    Si la coalition Vivaldi se met en place, il est possible que l’Open VLD et/ou le CD&V passent sous le seuil électoral de 5% en 2024 ou avant (ou demain).

    Aimé par 1 personne

  9. Les bonnes nouvelles nous viennent de Flandre. Le Vlaams Belang a
    34 pc. Si l’on ajoute ce qui reste de la NVA qui a perdu 300000 voix
    fruits de sa collusion avec le MR comme l’a écrit Jules Gheude les
    carottes belges sont cuites. Tout sèparatiste se doit de ne plus
    voter pour un parti francophone tous traìtres a la Wallonie et à
    la Francophonie. Mieux vaut s’abstenir ou quand on le peut
    soutenir le Vlaams Belang le seul parti qui tiendra sa promesse
    Belgie Barst. Seul compte le but á atteindre la fin de ce
    pays artificiel voulu par l’Angleterre pour se venger de Napoléon

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    1. bonjour marcel fryns attention toujours se méfier de l’eau qui dore on verra cela dans les prochaine semaine mai si vous pence faire un gouvernement avec le VLAAMS BELANG autant prendre sa valise directement .
      et Voter ne sert à rien : même le Belang ne proclamera jamais l’indépendance.je ne fait plus confiance a ces personne la moi oui oui j’ai un non qui est van de moortele mai n’ai en wallonne je parle le français et quand il le faux wallons et fier de l’aitre ne pas laisser la Flandre fouloir prendre possession de la Belgique si il ne save pas faire 50/50 rareté tout il y a de la mouvais se volontés de leur par autant stoppée sa goutera moins chère a touts un conseille de Wallonie que ne veux pas être esclave de la Flandre

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  10. Le Belgium est aux abois comme le diagnostique Franklin Dehousse
    dans le Vif de ce jour. C’est le moment d’en finir comme l’avait
    dit Francois Perin à la fin de sa vie. Le ver est dans le fruit epèrons
    qu’il mette rapidement fin á cet accident de l’histoire

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  11. —–>Valmy

    Ce qui se passe prouve qu’il ne se passera rien, précisément.

    Le Belgium l’emportera toujours. L’entité belgicaine est un Etat artificiel, on le dit souvent, mais on oublie d’ajouter qu’il est maintenu artificiellement en état.

    Les partis politiques francophones sont de pures façades, soumis à l’oligarchie eurocratique bruxelloise et le Voka a la vie trop belle en Flandre pour changer quoi que ce soit. La nation flamande va phagocyter ce qui reste du Belgium, en échange de la préservation des sinécures, strapontins et autres montages ésotériques. La Wallonie est hélas une pure extension du Belgium et les « Wallons » des êtres-pour-la-mort, remplaçables et jetables.

    Ceux qui dirigent véritablement, ce ne sont pas les partis, mais les mafias, les groupes agro-alimentaires, les réseaux de fraude fiscale, l’aristocratie résiduelle, les gros propriétaires terriens… tous ceux pour qui le Belgium a été créé comme un paravent à leur business. Avez-vous remarqué comme le Belgium tend à se réduire à une gamme de produits alimentaires ? Eh bien, voilà tout est dit…

    Il y a beaucoup trop d’intérêts sectaires et mafieux qui ont besoin du gazomètre pour se dissimuler : ils bénéficient d’une quasi-impunité, à l’image de la classe politique, d’ailleurs.

    Voter ne sert à rien : même le Belang ne proclamera jamais l’indépendance.

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    1. Je me demande pourquoi que une foit que la Flandres dit ou fait quoique ce soit il on toujours reson quand les wallons font de m’aime stop on va trouver un article pour détruire directement la Wallonie doit faire quoi dire quoi oui a tout ces pas posible de faire toujour se que la Flandres veulent on marque la Wallonie on la jette facile sa ok pour être jeté faite nous passer en France et que la Flandres reste comme ça être gouverner pas la Flandres non c’est inadmissible de dire oui pour cela tout les articles qui font la loi ici en Belgique et non belgium on reste sur le non de Belgique ce fameux non de belgium je suis presque certain que ca provient encore de la Flandres on va dire non mai reste bizarre que sa a commencer sur les camion flamand ???

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    2. je peux savoir ce que vous vouler dire pas une phrase via la Wallonie c’est ( . La Wallonie est hélas une pure extension du Belgium et les « Wallons » des êtres-pour-la-mort, remplaçables et jetables. ) merci de votre raiponce car je suis franc je ne comprend pas cela . Valmy
      Albert

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