Les Eperons d’or… et après ?

Par Valmy

« Dans la nuit du 26 au 27 septembre 1830, les troupes hollandaises se sont retirées de Bruxelles, marquant par là le début de l’indépendance de la Belgique. La Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles commémore les journées révolutionnaires du 23 au 27 septembre 1830. » (Wikipédia)

En fait, au point où on en est dans « la Belgique indépendante » (sic), il semblerait nécessaire aux Wallons de changer, d’urgence, la date de commémoration de son identité, en vue d’inspirer à ce peuple un nouvel élan vers le futur.

Les Flamands choisissent le 11 juillet 1302. Par cette date, sans qu’ils l’avouent, ils remettent plus en cause la succession de Charlemagne et son indivision successorale ignorant les diversités humaines de l’empire carolingien : le traité de Verdun (843) et le traité de Meerssen (870). Mais les Wallons pourraient s’en souvenir également. Treize siècles de malheurs pour les uns comme pour les autres à cause d’une succession « européenne » exemplative du déni des réalités des peuples, déjà à cette époque.

Il ne faut pas oublier qu’antérieurement, l’Empire romain, malgré sa brutalité impitoyable pour maintenir « la paix », tenait compte des peuples qui le composaient.

Mais soit, laissons aux Flamands leur Fête des Eperons d’or, cela les regarde.

Observons, en outre, que les « echte Brusseleirs » fêtent leurs spécificités le 5 mai (l’Iris) et le 11 juillet (Eperons d’or) !

Dès lors, pourquoi les Wallons doivent-ils absolument se ridiculiser à commémorer le 27 septembre 1830 ? Ont-ils vraiment gommé de leur mémoire que de 1795 à 1815, ils adoptèrent sans réserve leur qualité de CITOYENS FRANCAIS ?

Toutes les nations, tous les peuples, au cours des siècles, changèrent pour diverses raisons leurs dates commémoratives.

En conséquence, d’autant que cela ne coûte que le prix de la volonté et du papier, proposons au Parlement de Wallonie d’abandonner le funeste et « dévalorisé » 27 septembre soit par le 20 janvier (20/01/1793 : Plébiscite du Pays de Liège en faveur de l’union à la France) soit le 1er octobre (01/10/1795 : la Convention entérine la réunion du Pays de Liège, des Pays-Bas autrichiens (pour le Hainaut, Namur et province de Luxembourg) et reconnaît à leurs habitants la citoyenneté française). Cela aurait le mérite de la clarté au vu de l’évolution chaotique du « Failed Belgium Kingdom ».

Bien évidemment, les locataires du Boulevard- de-l’Empereur- autrichien ainsi que certains Amis de Charles-le-bourguignon-européiste-multilaréliste de l’avenue de la Toison d’Or, sans oublier les petits hommes verts et les relégués- dans- l’opposition de la Belgicanie, marqueraient assurément des réticences.

Mais qui sait ?

4 réflexions sur « Les Eperons d’or… et après ? »

  1. La bataille de Mons-en-Pévèle opposa, à Mons-en-Pévèle, les troupes de Philippe le Bel aux troupes flamandes le 18 août 1304. Elle fut remportée par Philippe le Bel. Bonne date également ce 18 août 1304…
    La Flandre wallonne revient sous contrôle royal. Un coup fatal au panflamandisme qui ne date pas d’hier…

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  2. Vous avez raison Monsieur Baeyens. En réalité, il devient urgent de rappeler à nos frères, nos cousins, de France les dates qui firent la France.
    Tout au contraire des discours irrévérencieux que l’actuel président, ses ministres et ses parlementaires tiennent actuellement pour « cajoler » l’Allemagne, l’Europe et le Continent Africain.
    Un petit plaisir personnel toujours renouvelé avec les Gens du Nord qui se disent Flamands:
    a) Leur rappeler les adjectifs wallon, gallican et français.
    b) S’ils ne comprennent pas: leur demander s’ils parlent néerlandais et s’ils souhaitent vivre ce que nous supportons depuis près de deux siècles.
    c) Pour le coup de massue, leur rappeler que l’Artois et la Grande Picardie furent annexée au Comté de Flandre, à partir du 12e siècle, de la même manière que la France par l’Allemagne au 20e siècle.
    d) Dernière preuve pour les plus récalcitrants: s’ils demeurent des Ch’tis, cela implique clairement qu’ils n’ont rien de germanique.
    Cela prend temps mais comme le café fort cela réveille !

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  3. Les éperons d’or…et après: « LA WALLONIE DEMAIN » !
    Voilà un opuscule (83 pages) à mettre dans toutes les mains wallonnes et surtout dans celles des jeunes de 13 à 25 ans. Monsieur Gheude relève la gageure, et la réalise, d’expliquer clairement et entièrement la genèse et la décrépitude du Royaume (artificiel) de Belgique.
    IL rappelle et fait vivre le combat wallon occulté et combattu par les partis politiques traditionnels jusqu’à l’actuelle absurdité.
    Même pour tous ceux qui ont lu nombre de livres traitant de l’Histoire de la Wallonie et du Mouvement wallon, ce dernier ouvrage, préfacé par le constitutionnaliste Pierre Verjans, apporte certes  » la solution de survie » pour notre peuple wallon mais nous conforte dans l’assurance de sa réalisation.
    D’une manière ou d’une autre nos « élus » ont la tête sur le billot. Dommage qu’à ce jour aucun n’a l’audace d’un Bonaparte 1er !

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