Bricolage belge !

Par Jean-Luc Lefèvre, Jambes

Bricolage bien belge !

J’ai assisté ce mardi 18 décembre, sur la VRT, aux débats retransmis en direct. Sur la forme, il convient de féliciter la chaîne néerlandophone davantage soucieuse d’informer le citoyen. Après tout, récemment, Béatrice Delvaux avait mis le doigt sur la déshérence des francophones. Sur le fond, je profite de l’interruption de séance pour vous dire ce que je pense. Même si l’avis d’un citoyen lambda peut vous paraître superflu. De nombreux silences dans la déclaration du premier ministre : le mot N-VA a été soigneusement évité, comme aussi la mention d’un éventuel cahier Atoma et ses accords secrets, comme aussi la demande d’un vote de confiance. En fait, comme certaines équipes à la coupe du monde de football, il a voulu jouer la montre, gagner du temps en sauvant les meubles jusqu’en avril. Pour ce faire, il n’a pas hésité à lancer trois défis aux députés : celui de la responsabilité (pas de blocage institutionnel, de grâce, en ces temps troublés!), celui de l’unité (la majorité de rechange, se mettre d’accord entre vous… en si peu de temps!) et celui de la coopération (« bâtisseur de ponts »). Trois défis, mais autant de chantages implicites. Sur le fond, la coopération avec la Chambre pour réaliser en quatre mois ce qu’il n’a pas fait en quatre ans ! Tout en récupérant le discours des « gilets jaunes »…

C’est triste, très triste car cela ressemble beaucoup à du bricolage. Bonne réflexion!

2 réflexions sur « Bricolage belge ! »

  1. Au fond, le cafouillage de Charles Michel relève peut-être du « Syndrome des habits de l’empereur ».
    Les Habits neufs de l’empereur est un conte d’Hans Christian Andersen, publié pour la première fois en 1837.
    Un empereur qui aimait par-dessus tout être bien habillé. Deux escrocs prétendirent savoir tisser une étoffe que seules les personnes sottes ou incapables dans leurs fonctions ne pouvaient pas voir et proposèrent au souverain de lui en confectionner un habit.
    Le jour où les deux escrocs décidèrent que l’habit était achevé, ils aidèrent l’empereur à l’enfiler. Ainsi « vêtu » et accompagné de ses ministres, le souverain se présenta à son peuple.
    Seul un petit garçon osa dire la vérité : « Mais l’empereur est nu ! ». Et tout le monde lui donna raison.
    Remplacez: l’habit par la fonction de Premier de Belgique; remplacer les escrocs par l’envie de briller sur la scène internationale; remplacer se présenter au peuple par le déplacement pour Pacte de Marrakech et le petit garçon par la NVA.
    A suivre…

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  2. Toutes mes excuses: voici le commentaire d’Olivier Maingain dénonçant l’existence d’ultra-régionalistes wallons. De quoi se mêle-t-il ce belgicain pro-flamand ?

    Olivier Maingain craint que les ultra-régionalistes wallons n’ouvrent la boîte de Pandore.
    La N-VA l’a annoncé : le confédéralisme sera une priorité pour elle en 2019. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    « C’est une des raisons pour lesquelles la N-VA a provoqué la crise et la chute du gouvernement. Pour démontrer que nos institutions ne fonctionnent pas et que la Flandre est entravée dans sa volonté politique. On savait que la N-VA se manifesterait à nouveau, tôt ou tard, sur le plan institutionnel. Le premier verrou qu’on doit mettre, c’est de ne pas ouvrir la porte à une révision de la Constitution.  »

    Que pensez-vous de leur action au gouvernement ?

    « Dans les faits, la N-VA a veillé à ce que les francophones soient affaiblis. Il y a le dossier des numéros Inami pour les médecins, le désinvestissement dans un certain nombre de services publics et la sécurité. La N-VA a organisé l’affaiblissement de l’État pour mieux justifier son projet confédéraliste. Et pour que les francophones soient demandeurs. C’est un parti qui est incapable de respecter les institutions belges. Ils ont intérêt à toujours démontrer que cela ne fonctionne pas. De notre côté, il faudra être très habiles, ne pas ouvrir cette porte. »

    Il y a un courant régionaliste dans certains partis wallons qui ne seraient pas forcément opposés à plus de compétences…

    « Des ultra-régionalistes, il y en a au PS et au MR. Ce sont les meilleurs alliés des confédéralistes, de la N-VA. C’est ouvrir la boîte de Pandore. »

    Qui sont-ils ?

    « Pierre-Yves Jeholet, Jean-Luc Crucke sont des ultra-régionalistes, ils ne s’en cachent pas. Ils sont pour démanteler la Fédération Wallonie-Bruxelles. Crucke a déjà dit qu’il n’était pas du tout hostile au confédéralisme. »

    Et au PS ?

    « Il y a de tels accents chez Jean-Claude Marcourt, parfois même chez Paul Magnette. Cette logique selon laquelle il faudrait revoir toutes les institutions… Ces propos, avec une N-VA très forte en Flandre, c’est… (il coupe)  »

    Vous craignez que cette logique prenne le dessus si la N-VA gagne les élections en Flandre ?

    « La N-VA est en train de spéculer. Un de ses objectifs, c’est de ne pas être affaiblie électoralement au profit du Vlaams Belang et se rendre indispensable à toute majorité. La N-VA doit montrer qu’il n’y a pas de gestion possible de l’État belge. L’objectif avoué de la chute du gouvernement, c’est le pacte des migrations de l’Onu. L’objectif caché, c’est de précipiter le pays dans une impossibilité d’être géré. »

    Quelle coalition vous semble souhaitable pour 2019 ?

    « Je suis désireux d’amener de la stabilité, de l’efficacité dans la gestion des affaires publiques. Si on peut éviter la N-VA, c’est déjà un grand pas. Qui a envie de revivre ce que nous avons connu avec eux ? »

    Le Roi accepte la démission du Premier

    Le gouvernement Michel III poursuit en affaires courantes

    Le Roi se trouvait confronté à la première décision politique et de crise d’importance depuis le début de son règne. Philippe a, sans surprise, accepté la démission du gouvernement et a chargé celui-ci de l’expédition des affaires courantes. Le Roi, selon un communiqué du Palais, constate une « volonté politique de garantir la bonne gestion du pays jusqu’aux prochaines élections ».

    Le Roi demande aux « responsables politiques » et aux « institutions », « en qui il réitère sa confiance », d’apporter une « réponse appropriée aux défis économiques, budgétaires et internationaux, et aux attentes de la population, notamment sur le plan social et environnemental ».

    Le Roi a convenu avec le président de la Chambre des représentants et avec le Premier ministre qu’ils l’informeront respectivement, à intervalles réguliers, de l’état d’avancement des travaux dans le cadre des affaires courantes.

    Adrien de Marneffe

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