Belgique : rien ne va plus !

Par Jules Gheude

Les évènements de ces derniers jours sont-ils de nature à réconcilier le citoyen avec le politique ? Rien n’est moins sûr.

L’impression qu’ils laissent, est celle d’un grand magouillage : réticente à la signature du pacte de l’ONU sur la migration, la N-VA quitte la « suédoise », mais le Premier ministre évite la crise en poursuivant à la tête du gouvernement amputé et devenu minoritaire (il ne dispose plus que de 52 sièges sur 150 à la Chambre). En deux coups de cuillère à pot, l’équilibre linguistique est rétabli et les compétences sont redistribuées. Tenu à l’écart des tractations, le Roi n’a plus qu’à signer les arrêtés requis.

Sur les plateaux de télévision, les ministres N-VA démissionnaires apparaissent sereins et réagissent de façon relativement calme. Du côté du MR, on les remercie pour la collaboration qu’ils ont apportée depuis 2014. Le président Olivier Chastel va même jusqu’à déclarer : Je n’exclus pas de toujours gouverner avec la N-VA.

Charles Michel entend profiter des cinq mois qui le séparent des élections législatives pour prendre des mesures tangibles en ce qui concerne l’économie, la sécurité et le climat. Il compte sur le sens des responsabilités de l’opposition pour des soutiens au cas par cas. Il n’imagine pas que la N-VA puisse entraver la bonne fin de projets qu’elle a soutenus jusqu’ici.

Des engagements ont-ils été pris entre Charles Michel et Bart De Wever ? La chose n’est pas à exclure, encore que l’on voie mal les nationalistes flamands ne pas se radicaliser sur le plan communautaire en vue du prochain scrutin. Si l’immigration/sécurité constitue l’un de leurs thèmes privilégiés, il ne faut pas perdre de vue que l’article 1er des statuts de la N-VA prévoit l’émergence d’une République flamande souveraine.

Une chose, en tout cas, est sûre : Bart De Wever ne peut se permettre quatre ans supplémentaires de frigo communautaire. Jan Jambon a d’ailleurs rappelé que la mise en place d’un système confédéral restait la priorité.

Pour réaliser cette mutation institutionnelle d’envergure, il est nécessaire qu’une déclaration de révision de la Constitution intervienne avant la fin de la législature. La N-VA aurait-elle reçu des assurances à ce sujet, en échange d’appuis sporadiques à l’actuelle coalition orange-bleue ? La question mérite d’être posée.

Bart De Wever a toujours dit qu’il n’envisageait pas un processus révolutionnaire, mais évolutif. Le confédéralisme participe de cette logique : on commence par vider l’Etat de toute substance avant de le considérer comme totalement superflu.

Il y a un autre argument dont Bart De Wever a dû tenircompte : la N-VA est proche du milieu patronal flamand, lequel a clairement fait savoir qu’une chute du gouvernement entraînerait des conséquences désastreuses pour le monde entrepreneurial.

Le dernier baromètre politique a révélé que la N-VA restait le premier parti du pays, avec 28% d’intentions de vote (+3). Pour la première fois, cette progression ne se fait pas au détriment du Vlaams Belang, qui passe 11,3 à 11,7%.

Ce baromètre confirme, une fois de plus, que le Nord et leSud constituent deux démocraties opposées, qui pourraient rendre la Belgique totalement ingouvernable.

Lors de la crise de 2010 – 541 jours sans gouvernement de plein exercice -, un rapport de la Commission de l’Intérieur de l’Assemblée nationale française avait d’ailleurs conclu que la division de la Belgique en deux groupes linguistiques de plus en plus cohérents et dissemblables rendait son existence de moins en moins certaine.

On a vu, lors du débat à la Chambre, le chef de groupe de la N-VA, Peter De Roover, se montrer d’une très grande fermeté. Lors d’une soirée-débat du Vlaamse Volksbeweging, le 14 octobre 2016, il avait déclaré : Si la N-VA et le Vlaams Belang obtiennent la majorité, ils réclameront l’indépendance de la Flandre. On se souvient aussi des propos tenus, en janvier 2016, par Liesbeth Homans, la ministre de l’Intérieur (N-VA) au sein du gouvernement flamand : Nous ne sommes pas demandeurs d’une énième petite réforme de l’Etat, donc je pense qu’en 2019, il s’agira d’autre chose. La scission de la Belgique ou en tout cas le transfert aux Régions et entités fédérées d’un maximum de compétences, ce qui amènerait la Belgique à disparaître d’elle-même. J’espère qu’elle n’existera plus en 2025 !

Dans la mesure où il considère que la coalition remaniée s’inscrit dans la continuité de la précédente, Charles Michel ne voit pas l’utilité de suivre la coutume qui veut qu’en pareille circonstance, un vote de confiance intervienne à la Chambre. Mais il se trouve face à la motion de confiance que l’opposition tout entière – N-VA comprise – a déposée. Qu’en sera-t-il vraiment ? Pour Théo Francken, l’homme le plus populaire de Flandre, les choses sont en tout cas claires : Gouverner encore avec le MR ? Oui, à condition de sortir du pacte migratoire. Un pacte dont la signature doit intervenir à New-York le 18 décembre…

 Elections anticipées ou non, le Royaume de Belgique apparaîtbel et bien en sursis. Pour le sauver, les responsables francophones ont toujours fini par quitter leur posture de « demandeurs de rien ». Cèderont-ils à nouveau ?

Du côté socialiste, Elio Di Rupo est bien déterminé à reprendre la main en Wallonie, à la tête d’une coalition dite « progressiste ». Un scénario qui ne pourrait qu’amener de l’eau au moulin des nationalistes flamands.

Le MR sera-t-il disposé à entamer des négociations sur le projet confédéral ? Un projet qui, il convient de le rappeler, a été porté au début des années 90 par le ministre-président flamand (CVP), Luc Van denBrande, et adopté en 1999 par le Parlement flamand. Interrogé, en 2007, par le journal québécois « Le De Devoir », Wouter Beke, l’actuel président du CD&V, avait d’ailleurs précisé : Nous voulons une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l’entend. (…) Si les francophones n’acceptent pas de lâcher du lest, nous n’aurons pas d’autre choix que l’indépendance.

En termes de flamingantisme, les démocrates-chrétiens flamands ont suffisamment montré qu’ils n’avaient rien à envier à la N-VA. Souvenons-nous de Jan Verroken lors de l’affaire de Louvain, d’Eric Van Rompuy à l’égard du FDF dans le gouvernement Martens, de Luc Van den Brande et de son méprisant «Mijnheer H » lors de la crise fouronnaise… N’est-ce pas aussi Yves Leterme qui porta, en 2004, le cartel CD&V/N-VA sur les fonts baptismaux ?

Les options d’avenir ne sont pas légion. Soit la Belgique devient confédérale et, réduite à l’état de coquille vide, est très vite considérée comme inutile, soit elle devient ingouvernable et disparaît.

Dans un cas comme dans l’autre, la Wallonie se retrouvera livrée à elle-même, financièrement responsable de ses choix politiques. Une situation qui deviendra très vite intenable et entraînera une baisse drastique des prestations sociales.

L’enjeu, on le voit, est de taille !

8 réflexions sur « Belgique : rien ne va plus ! »

  1. Quel titre d’article prémonitoire.
    « De la migration au théâtre, du théâtre aux affaires courantes » (Philippe Walkowiak)
    Ou fin de la comédie belge ! De l’opéra de la Monnaie au Boulevard !
    Comment résumer cela rapidement :
    1) Charles, le Belge, fait de la résistance égoïste : Michel applaudi à Marrakech: « Mon pays sera du bon côté de l’Histoire » (sic)
    2) N-VA : le momentum ? La VRT a organisé un sondage via Facebook en Flandre : 87% des votants sont hostiles au Pacte migratoire.
    3) Quel flair politique ! Charles Michel s’accroche au pouvoir comme le perroquet à sa barre. (Jules Gheude)
    4) Jan Jambon : “Si Charles Michel veut le soutien de la N-VA, il sera notre marionnette” (sic)
    5) La N-VA « avait tout orchestré pour faire chuter le gouvernement et provoquer des élections anticipées avec le PS ». (Le président des réformateurs Olivier Chastel)
    6) Une « alliance PS-N-VA » ? Il n’y a rien d’antinomique ; la NVA veut régner au Nord et le PS au Sud. Ces deux volontés ouvriront la porte à l’arrivée du confédéralisme.
    7) L’objectif premier de la NVA consiste en la disparition de l’Etat belge. Il lui est donc important de montrer à son électorat que la Belgique présente toutes les caractéristiques d’un bateau ivre. CQFD !

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  2. Rien que de bonnes nouvelles la débâcle belgicaine se précise.
    Espérons que le flamingantisme le plus radical triomphe. La NVA
    a l’épée dans le dos celle du Vlaams Belang. Mais restons prudents
    le PS de Di Rupo pourrait ètre le Nouveau collabo wallon Aux ordres
    de la NVA. Ah s’il y avait un Vlaams Belang wallon ….alors le
    Belgie Barst serait immédiat

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  3. Jacques Brel, dans Don Quichotte, cherchait l’inaccessible étoile et aujourd’hui vous lirez l’impensable constat de la belgissime BEATRICE DELVAUX (mis en ligne le 15/12/2018)
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     » La Belgique, j’voudrais bien mais j’peux point  »

    La N-VA n’a pas besoin de revendiquer le confédéralisme. La Belgique le pratique déjà.
    Le confédéralisme ? La N-VA n’a pas besoin de le revendiquer, il pourrait lui arriver tout cuit.
    Cela relèverait d’ailleurs du crime parfait car ce ne sont pas les empreintes des nationalistes qu’on trouvera sur le couteau à trancher de l’Etat belge.
    Bart De Wever n’aura qu’à se baisser pour ramasser les morceaux d’une Belgique en puzzle que les membres, notamment du MR, sont quasiment acculés à constater ingouvernable. Et alors, en route vers le chacun chez soi ?
    La Belgique fait du confédéralisme sans le vouloir, mais au bout de quelques mois, le résultat est là : un Roi aux oubliettes, une Constitution tordue en tous sens, des ministres (francophones !) fédéraux qui se déclarent impuissants.
    François Bellot s’est ainsi dit incapable de gérer la mobilité avec les Régions tandis que Marie-Christine Marghem clame désormais son isolement pour l’énergie.
    Cette semaine, la panne de la Belgique fédérale s’exposait ouvertement en même temps à la COP24, au Parlement et au 16 rue de la Loi.
    A Katowice, notre pays a renoncé sous les caméras du monde entier à être dans la « High Ambition Coalition », une alliance de pays particulièrement volontaires.
    Une absence qui avait tout d’un bras d’honneur au Premier ministre qui avait fait de l’ambition climatique, mardi encore au Parlement, un des trois objectifs de son « nouveau gouvernement ».
    A Bruxelles, le Premier ministre (re)devenait l’otage de Bart De Wever qui le plaçait vendredi soir à la télé devant un « choix » clair : soit Charles Michel exécute ce qu’Anvers lui dicte, soit on recourt aux élections anticipées.
    Charles Michel est à cette heure toujours le Premier ministre, oui, mais d’une Belgique « j’voudrais bien, mais j’peux point ».
    A la paralysie affichée, les nationalistes flamands ont beau jeu désormais d’ajouter une nouvelle fracture Nord-Sud.
    La Belgique divergerait aussi sur les valeurs.
    C’est ce que clamait le même Bart De Wever lundi, en jouant l’effroi : « Les francophones ont tous voté pour le pacte Marrakech ! »
    Que deux partis flamands de la majorité aient, eux aussi, dit « oui » ne venait pas gêner le raisonnement.
    Ce que nous avons sous les yeux est donc d’une grande perversité.
    Si les empreintes retrouvées sur le corps belge ne sont pas celles de la N-VA, c’est bien elle, et non la Flandre, qui a, à chaque fois, poussé au crime : niet au pacte migration, niet à la fin du nucléaire, niet à la « High Ambition Coalition », niet au plan de mobilité fédéral, niet aux marges de manœuvre du gouvernement minoritaire. Et le tout, démocratiquement.
    Bart De Wever et les siens attendent-ils avec les élections que le « grand finale » se produise pour enfin pouvoir conclure avec un PS finalement converti à l’idée « à moi le Nord, à toi le Sud » ?

    Pourquoi dans un Etat surréaliste, les pommes ne tomberaient-elles pas en hiver ?

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  4. Belgique cela ne va plus ! Wallonie cela va mieux, selon le cas.

    Une fois n’est pas coutume des commentaires admiratifs d’un politique de Flandre ! Lu sur Daardaar, ce 18 décembre 2018.

    Provinces, bonne gouvernance: ce que la Flandre doit apprendre de la Wallonie.

    Peter Reekmans est bourgmestre de Glabbeek (Brabant flamand) et vice-président du parti LDD (la Lijst De Decker, du nom du fondateur de cette petite formation de droite). Son texte est paru sur le site doorbraak.be, proche du mouvement flamand.

    Incroyable mais vrai : en matière de bonne gouvernance, la Wallonie prend toute une série de mesures dont nous, Flamands, n’osons même pas rêver.L’avant-projet de loi élaboré ce 5 décembre par la ministre wallonne des pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR), constitue un premier pas vers l’inéluctable suppression des provinces. Il s’agit d’un fait politique fort pour la Wallonie, où les provinces ont encore plus d’importance et de pouvoir qu’en Flandre.
    Alors qu’en Flandre, on se noie dans des demi-réformes se contentant de plus ou moins dégraisser les exécutifs provinciaux, de l’autre côté de la frontière linguistique, on met les mains dans le cambouis des intrications institutionnelles. Plutôt que de fusionner des communes, ce que personne ne demande et quasi personne ne veut, la Flandre serait bien inspirée de réformer en profondeur un niveau de pouvoir réellement superflu. Les provinces, qui datent de l’époque de Napoléon, n’ont plus aucun sens politique aujourd’hui. La seule raison pour laquelle la Flandre ne veut pas s’attaquer à cette aberration institutionnelle, ce sont les intérêts qu’en retirent certains partis traditionnels, CD&V en tête. Mais ce n’est pas tout : la Wallonie s’attaque également à la réforme et à la suppression de nombreuses intercommunales. Alors qu’en Flandre, le CD&V sue sang et eau pour conserver un maximum de postes politiques, son homologue wallon, le cdH, s’emploie à faire tout le contraire. Lorsque les membres de la LDD se plaignaient du nombre d’intercommunales, ils se faisaient traiter de populistes par les partis traditionnels. Mais maintenant que le cdH, un parti on ne peut plus traditionnel, a décidé de se retirer des conseils d’administration de l’intercommunale Publifin et de ses sociétés apparentées Publipart, Finanpart et Nethys, le silence des partis traditionnels flamands est assourdissant. Le cdH a procédé à une analyse critique de ces intercommunales et en a déduit qu’il fallait s’en retirer complètement car elles coûtent trop cher et que les choses ne bougent pas assez en termes de bonne gouvernance. Cette décision d’un parti du gouvernement wallon constitue non seulement un fait politique aussi nouveau qu’important, mais elle hypothèque aussi l’avenir de bon nombre d’intercommunales wallonnes.En outre, la santé financière de toute une série d’administrations communales en Flandre est très mauvaise. Dans mon ouvrage Dorpstraat/Wetstraat (Doorbraak, 2016), j’avais plaidé pour un contrôle plus strict des plannings pluriannuels des pouvoirs locaux et même pour des audits obligatoires des programmes électoraux des partis en vue des scrutins communaux. La Wallonie, il y a un peu plus de quatre ans, a créé le Conseil de la Fiscalité et des Finances de Wallonie afin d’assurer le contrôle des finances des communes, mais aussi de la Région.
    En Flandre, par contre, rien de la sorte. Comment s’étonner, dès lors, du nombre de villes et communes flamandes dont les comptes sont et resteront dans le rouge ? Tout entrepreneur qui, dans ce pays, désire lancer sa boîte, doit élaborer un business plan triennal. Mais la grande majorité des partis locaux, en revanche, ne sont même pas en mesure de présenter une évaluation financière de leur programme. Certains partis ont même osé présenter aux élections communales un programme électoral ne dépassant pas une page.
    Alors que le gouvernement wallon empêchera les pouvoirs locaux d’entamer 2019 avec une politique financière malsaine, la Flandre permettra à de nombreux collèges communaux de se mettre au travail sans planning financier pluriannuel. En termes de bonne gouvernance, il serait temps que la Flandre jette un coup d’œil de l’autre côté du mur qui la sépare de nos voisins du sud.

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  5. Et voilà qu’aujourd’hui le « dernier ministre » a présenté sa démission!!! Je pensais qu’il y aurait du bazar suite aux élections de mai 2019 mais je ne pensais que cela se produirait même 6 mois avant celles-ci!
    Quel pays ingérable, ingouvernable et vraiment qui ne tient plus qu’à un fil! Qui osera le couper pour de bon…

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  6. La Belgique devient mortifère, tant pour les wallons que pour les flamands. Tout est plus cher en Belgique et plus de 50 % du PIB vole directement, d’une manière ou d’une autre, dans les caisses de l’Etat (au sens le plus large du terme). Cela ne serait rien si les citoyens recevaient en retour la monnaie de leur pièce en services, infrastructures et bien-être, mais là encore, nous sommes loin du compte. Nous sommes les premiers en terme d’imposition, taxes et redevances diverses et en queue de peloton en termes de retour sur investissement. Seuls, les innombrables mandataires, occupant les innombrables fonctions des innombrables niveaux de pouvoir et autres institutions publiques semblent profiter des prébendes de ce pseudo-pays. Perso, j’espère qu’un raz-de-marée NVA, VB du côté flamand, et qu’un raz-de-marée PS, PTB du côté wallon mettront fin à ce pays ruineux pour ceux qui ne se nourrissent pas sur la bête en décomposition. Il ne restera plus qu’aux francophones de se tourner vers la France, Sans cela, la fin des transferts Nord-Sud prévue en 2024 ruinera pour toujours la Wallonie.

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  7. Etre pauvre en Wallonie : les conséquences au quotidien

    De nombreux Wallons luttent au quotidien pour s’en sortir financièrement et pouvoir payer leurs factures.

    En 2014, 15,5% de la population dans le Paradis Belgique vivait sous le seuil de pauvreté, ce qui représente environ 1,7 million de personnes.

    Il ressort d’une enquête que les familles prises dans le cercle vicieux de la pauvreté ont de grandes difficultés à s’en sortir. Entre les factures d’électricité et de chauffage qui s’accumulent, les courses alimentaires, le loyer à payer ou encore, les frais de santé, 7,6 % de la population rencontre des difficultés à régler quelques frais mensuels. De plus, un bas revenu ou une absence de revenu débouche sur une alimentation monotone et malsaine ainsi que sur une habitation en mauvais état, voire insalubre.
    Concrètement, les personnes interrogées ont expliqué de quoi elles manquaient au jour le jour. Environ 5% d’entre elles avouent qu’elles n’ont pas l’argent pour s’offrir de la viande, du poulet, du poisson ou même des fruits et des légumes tous les jours. Cette problématique touche autant les adultes que les enfants. (Source : Caroline Lallemand , 20/04/16, Le Vif)

    Les enfants qui grandissent dans la pauvreté en Wallonie

    Le Paradis Belgique a un des taux de pauvreté infantile les plus hauts en Europe , environ 15% des enfants (1 à 15 ans) souffrent d’une certaine forme de pauvreté au jour le jour. Concrètement : la possibilité de participer à des loisirs, de vivre dans un logement correctement chauffé ou de manger chaque jour des protéines.

    Si le chiffre global est similaire à celui de la France, il est plus élevé que celui de tous les autres pays limitrophes et l’écart se creuse encore si l’on n’observe que les formes de précarité les plus sévères. Ici, un commentaire s’impose, c’est la RICHESSE DE LA FLANDRE qui permet au Paradis Belgique d’être au même niveau que la France.

    En réalité, la situation en Wallonie est plus qu’inquiétante, 1enfant sur 4 (25%) grandit dans la pauvreté contre 1 sur 10 (10%) en Flandre.

    Se battre contre cette pauvreté doit donc être une priorité stratégique pour le gouvernement wallon au lieu de s’obstiner à croupir dans le cul de basse-fosse de l’Enfer Belgique ! [ Sources : UNICEF Belgique (20/07/2016) et La Libre / RWF (13/12/2018) ]

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