La honte

Adrien LHOMME réagit de la façon suivante à un article publié par l’Union des Français du Monde. (Plus bas, nous reprenons l’article en question.)

Je suis wallon et fier de l’être. Je suis donc francophone et fier de l’être aussi.

Je ne regarde jamais les matchs de football, sauf lors des grandes compétitions. J’aime voir jouer les artistes du ballon rond et les combinaisons qu’ils imaginent. J’ai aimé les matchs joués par la Belgique, par la France et j’ai admiré les deux équipes en demi-finale.

Depuis lors, tout a basculé. Mon épouse étant française, il ne se passe pas un jour sans que nous constations, à Bruxelles, une inexplicable animosité envers la France et les Français.

Aujourd’hui, je me demande s’ils n’ont pas raison ceux qui, depuis plus d’un siècle, fustigent une propagande médiatique, sournoise et subliminale anti-wallonne et anti-française.

J’ai honte de cette Belgique qui n’ose même plus s’appeler par son nom puisque nous sommes désormais « the Belgium », pays habité par des « Belgians ».

Que mes frères français sachent que la Wallonie, dans sa grande majorité, aime la France. Certains mêmes rêvent d’appartenir à l’Hexagone. 

Adrien Lhomme, le 19 juillet 2018

L’article publié par l’Union des Français du Monde :

Les Belges francophones regardent TF1, sont clients de la BNP et de Carrefour, partent en vacances dans le sud, connaissent mieux les tribulations de nombreux politiques français que nos compatriotes, et pourtant, quand il s’agit d’un match entre les bleus et les diables rouges, la vieille rivalité reprend le dessus !

C’est toute l’amitié franco-belge qui est mise à mal. Guillermo Guiz, humoriste et chroniqueur belge bien connu des Français, dans le quotidien belge Le Soir, jette un pavé dans la mare dès le 30 juin : « Samedi [pour le match France – Argentine NDLR], sur le coup de 16h, on sera tous derrière nos postes avec des pensées impures. Des pensées sales, un peu viles, un peu mesquines, un peu nazes, mais TELLEMENT plus fortes que nous, plus fortes que moi. Parce que sur le terrain, face à l’Argentine, il y aura la France.

Et le Belge moyen, celui  dont le père, reporter de guerre, a été torturé à l’éponge électrique dans les geôles de Videla, le Belge moyen, dont la femme s’est brisé une rotule, sa préférée en plus, avec incapacité de travail permanente et divorce à la clé, tout ça parce qu’elle était ‘à fond dans le tango, tu vois ?’, eh bien même lui, même le Belge moyen, il tuerait, samedi, à 16h, pour que la Grande voisine se fasse démonter par l’Argentine. »

La compétition continuant, c’est le choc tant attendu, et redouté, qui est apparu avec un France – Belgique historique au stade de Saint-Pétersbourg mardi 10 juillet.

Les Français de Belgique, si habitués à subir des quolibets sur leur supposée arrogance ont été servis : la Belgique, forte d’une équipe historiquement excellente, était sûre de gagner ce derby, le sien, celui contre le seul adversaire qu’elle souhaitait réellement battre : l’Hexagone. Ce fut pourtant la défaite, et les insultes ont fusé, sur les réseaux sociaux, dans la presse, dans la rue. Match forcément truqué, joueurs français indignes de ce sport, que n’a-t-on pas entendu ?!

Plus grave, mardi 10 juillet, après la qualification historique de la France pour la finale de la coupe du monde, des escarmouches se sont d’ailleurs déroulées dans le centre de Bruxelles et 7 véhicules immatriculés en France ont été incendiés dans les rues de Mouscron dans la province du Hainaut.

Nous sommes plus de  60.000 dans les communes bruxelloises et entre  250.000 et 350.000 dans le pays.  Nous partageons avec nos hôtes une langue et dans une large mesure une culture commune.  Beaucoup d’incompréhension pourtant parmi les Français de Belgique face à cette hostilité irrationnelle de nos cousins.

Pourquoi une telle rivalité alors ? Philippe Geluck, célébrissime dessinateur belge très présent en France s’en est désolé sur les ondes de BFMTV. Il est un bel exemple de l’amitié franco-belge. Il y en a d’autres : Charline Vanhoenacker qui fait marrer la France chaque matin, Stromae qui remplit des salles entières, Tintin qui fait partie du patrimoine mondial de la francophonie. La France, fière de la diffusion de la culture francophone partout dans le monde est pourtant un merveilleux ambassadeur de cette belgitude francophone si spécifique et attachante que le monde aime.

« Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres » disait le Général de Gaulle. Les Français de Belgique aiment leur pays d’origine et leur pays d’adoption, et souhaitent le meilleur parcours possible aux deux équipes pour la petite et la grande finale. Il n’y a pas de rivalité, seulement de la fraternité.

Et parce que nous sommes des patriotes et non des nationalistes, nous disons haut et fort : vive le Sport. Vive les Bleus. Vive la France, et Vive l’amitié Franco-Belge.

François Lestanguet, le 11 Juillet 2018

13 réflexions sur « La honte »

  1.  » Depuis lors, tout a basculé. Mon épouse étant française, il ne se passe pas un jour sans que nous constations, à Bruxelles, une inexplicable animosité envers la France et les Français.( Adrien Lhomme)

    A qui la faute, Monsieur Lhomme, si ce n’est aux propagandistes des médias francophones soutenus par les politiciens bruxellois ( minoritaires) et wallons (héla, majoritaires).

    Quand donc, le Gouvernement de Namur principal pourvoyeur des subsides imposera – t – il pas le déménagement de tous les médias à Namur et le remplacement du sigle BF= belge francophone par W= Wallonie ?
    Quand donc le Gouvernement de Namur supprimera -t-il la très belgicaine Communauté française (?) – W-B ? Cet organisme qui soutient hypocritement le dénigrement de la France.

    Pour répondre à Monsieur LDW ,  » si Bart De Wever pouvait mathématiquement établir un gouvernement Michel II alors le confédéralisme ne serait plus nécessaire ».

    D’accord avec cette réaction à chaud ! Toutefois, il ne faut pas oublier qu’un homme politique cherchera toujours la voie la plus aisée en vue d’atteindre son but. Et Bart De Wever a avoué que « le VOKA est son patron ». VOKA signifie soutient aux actionnaires !

    Mais dans le cas présent, ne s’agirait-il pas d’une boutade, chère à Bart, destinée à ridiculiser les « carpettes wallonnes » devant son public ? Je le jurerais car cela suit les chômeurs, les junkies et les fainéants gréviculteurs syndiqués à la FGTB. Alors pourquoi ne pas stigmatiser les « Collabos du Sud » ?

    Bart n’ignore pas que le VB se trouve sur son chemin et qu’il a bien besoin des voix des électeurs de ce parti. Cela implique qu’il ne pourra pas faire lanterner la frange nationaliste et indépendantiste composant TOUS les partis de Flandre. Mais, pour propulser la Flandre vers l’indépendance Bart De Wever devra choisir le créneau le plus favorable et cela lui pose un problème ; l’Europe lui pose un problème !

    Je me refuse à la divination mais pour contrer la mentalité actuelle de l’Europe, l’unique voie de sortie de la Flandre résiderait en une déclaration d’indépendance unilatérale suivie simultanément d’une union confédérale avec les Pays-Bas. Ainsi, l’Europe serait court-circuitée et elle se trouverait dans l’obligation de solliciter la France de bien vouloir s’occuper de la Wallonie et l’Allemagne de l’Ostbelgien.

    Malheureusement pour Bart, cela lui complique la vie (vu l’ expérience catalane et écossaise) d’autant plus que ce qui se déroule aujourd’hui à Bruxelles et en Wallonie ressemble à la période de l’orangisme, ce courant politique de la Belgique du XIXe siècle, composé de l’élite de Wallonie et de Bruxelles, qui soutenait la dynastie des Orange-Nassau. afin de faire en sorte que le sud continue à en faire partie. L’orangisme était composé des couches supérieures de la société et donc très influentes, à savoir: l’aristocratie sudiste, les secteurs industriels et commerciaux de Liège, Mons et Tournai, les hautes fonctions politiques (ministres, bourgmestres, échevins et gouverneurs) et le monde de l’enseignement et des sciences.
    Remplacer aristocratie par les barons de la finance et des banques et tout cela semblera très actuel et déjà vu en ce Belgium ?
    Bart n’a pas la vie aisée, croyez le bien .

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    1. —->Mais dans le cas présent, ne s’agirait-il pas d’une boutade, chère à Bart, destinée à ridiculiser les « carpettes wallonnes » devant son public?

      Rien n’est moins sûr et le reste de votre argumentation tend à prouver que le nationalisme flamand n’est qu’un bluff, pas même un chantage, puisqu’aucun nationaliste flamingant n’oserait assumer la responsabilité d’une scission du pays… et les occasions ne leur ont pourtant pas manqué.

      Une brève passée inaperçue dans les médias belgiciains nous apprenait que la Wallonie ne perçoit que 11% des aides européennes. Devinez où va le reste… Pourquoi la Flandre se mettrait-elle dans l’embarras vis-à-vis de l’Europe ?

      Le « pays » (dans le sens où les Français de souche disent : mon pays) qui va disparaître, ce n’est pas la Belgique, mais la Wallonie. Non seulement l’appellation géographique (avez-vous remarqué comme le Coq et les autres symboles wallons deviennent rares ?) mais aussi le substrat ethnique.

      Les médias bruxellois n’en parlent jamais : un véritable exode se produit silencieusement. Un grand nombre de Wallons, jeunes ou retraités, partent vivre en France et le mouvement s’accentuera inexorablement, non pas par conscience politique, mais tout simplement par l’appel du porte-monnaie, et puis aussi par ce que les anglo-saxons appellent le white flight, bien que la France aussi soit touchée par ce dernier phénomène.

      La langue française disparaîtra aussi de Wallonie, c’est inexorable et cela correspond aussi à la volonté de nos élites mondialisées, cf. les grotesques déclarations de Van Parijs pour imposer l’anglais, ou l’ignoble frère Flahaut et ses cours d’arabe, puis de chinois. De même, avez-vous remarqué la multiplications d’affiches bilingues français-néerlandais en Wallonie alors que cela ne se justifie aucunement et que l’inverse serait impensable en Flandre ?

      La Wallonie est le laboratoire du grand remplacement que l’oligarchie mondialiste bruxello-yankee compte appliquer au reste de l’Europe, C’est la ‘conspiration au grand jour’ : ils ne le cachent même pas.

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  2. De nationalité française, je ne suis pas spécialement porté sur le foot mais j’avoue m’être régalé des matches joués par l’équipe belge durant cette Coupe du monde FIFA ; je pense objectivement que les Diables rouges étaient plus « flamboyants » que nos Bleus. Mais avec une finale au bout, le réalisme l’a emporté. C’est la vie… allez, sans rancune !

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  3. Les derni`res pèripèties belgicaines sont sans intéret. Chacun sait
    que ce non pays est depiuis lomgtemps foncièrement francophobe
    Qui ne se souvient de la grossièreté de Baudoin refusant de rendre
    au géneral De Gaulle la visite d’Etat dont il avait bénéficier a Paris
    Malheureusement les nains politiques qui se succ`dent a Paris
    depuis le retrait du Général ne réagissent pas à ces diatribes
    belgicaines, Il suffirait que Paris haussàt le ton pour faire taire
    les Belgicains de tout acabit. Plus de 30 pc de la banque sont
    francais lélectricite le gaz et le pètrole sont francais gràce
    a Albert Frère, Dans quelques jours le locataire de l’Elysée
    montra ce qu’il est si les Belgicains n’accquièrent pas le RAFALE
    Une occasion unique de représailles poiur clouer le bec
    aux politicuhiens belgicains

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  4. Comment ne pas être d’accord avec cet article.
    Etant également (comme je l’ai déjà mentionné) marié avec une française depuis bientôt 7 ans, on a vécu surtout cette demi-finale avec des sentiments partagés de part et d’autres! La France a été plus réaliste que nous sur ce match et ils ont fini par remporté cette coupe du monde. Bravo aux Bleus et bravo aux diables pour ce magnifique parcours qui constitue tout de même un record (3ème place). On en a fini avec la sempiternelle « Mexico 86 », enfin!!!
    Sinon, comme dit avant, j’ai été passer une semaine de vacances dans un camping de la Baie de Somme et j’ai pu voir les matchs des diables contre le Japon et le Brésil dans la salle des fêtes du camping et je peux vous dire que les français étaient tous derrière notre équipe! La plupart regrettaient d’ailleurs que ce France – Belgique ne soit pas en finale!
    Moi, j’étais partagé (sur ce match quand même spécial pour moi) mais une fois les diables dehors de la compétition, c’était à fond pour les Bleus!
    En oubliant pas que tout ceci n’est QUE du foot!!! D’autres échéances bien plus importantes pour le sort de la Belgique, arrivent à grand pas…
    Restons donc à l’affut et à l’écoute et gardons en nous ce projet merveilleux d’une Wallonie future région de France…

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  5. LA HONTE EN CE PAYS NE TOUCHE PAS QUE LA MENTALITE DES MEDIAS FRANCOPHONES. LISEZ DONC CE QUI SUIT, DECOUVERT SUR LE SITE DU RWF:
    Juil 20 2018

    L’Etat belge se fout de la protection civile de sa population

    La Protection civile a décidé de ne pas participer au traditionnel défilé du 21 juillet pour la deuxième année de suite.
    Le personnel « ne veut pas se rendre complice d’une mascarade orchestrée par le ministre de l’Intérieur, le N-VA Jan Jambon et son cabinet », justifient de concert la CGSP et la CSC dans un communiqué.
    En montrant le matériel de pointe de la Protection civile lors du défilé national, Jan Jambon veut « faire croire à la population qu’elle serait bien protégée en cas d’attaque bio-terroriste, d’accident majeur industriel ou nucléaire ». Mais « à quoi sert la plus belle voiture de course si vous n’avez ni pilote ni mécanicien ? » (sic)

    Ils contestent notamment la prochaine disparition de quatre unités sur les six actuellement opérationnelles. « Seules resteront l’Unité de Brasschaat, fief du ministre Jambon, proche d’Anvers (clientélisme flamand, quand tu nous tiens !) et l’Unité de Crisnée, frontalière du Limbourg…
    Cherchez l’erreur géographique : toutes les forces seront concentrées au Nord-Est du pays mais subventionnées par tous les Belges.

    Goed gespeeld : les Wallons sont une fois de plus roulés dans la farine par un Etat belgo-flamand que la presse francophone nous oblige à admirer. Cela s’appelle la Servitude volontaire (ouvrage d’Etienne de la Boëtie) ou le syndrome de Stockholm.

    Il faut avouer que la Protection civile belge, qui ne compte que 650 professionnels et près d’un millier de bénévoles, est en grande difficulté suite à des années d’austérité.

    PAR CONTRE EN FRANCE:

    En France, la Protection Civile est une importante association agréée de sécurité Civile par arrêté du 30 août 2006, paru au journal officiel le 3 septembre 2006.
    Elle regroupe 32 000 bénévoles (soit… cinq fois plus qu’en Belgique au prorata de la population), femmes et hommes, de tous les horizons, qui au travers de leur engagement, de leur formation et de leur expérience acquise sont de véritables professionnels des secours.
    Ces bénévoles, secouristes, médecins, infirmiers, équipiers secouristes, agents administratifs, techniciens, moniteurs, experts et cadres interviennent dans la formation du grand public aux premiers secours, dans les missions de secours en complément des services publics, et dans les missions d’aide humanitaire et sociale.
    Ils appartiennent tous à une même association – La Protection Civile – reconnue d’utilité publique et composée de trois échelons :

    – L’échelon national : la Fédération Nationale de Protection Civile (FNPC) ;
    – L’échelon départemental : les Associations Départementales de Protection Civile (ADPC) ;
    – L’échelon local : les antennes de Protection Civile.

    La Protection Civile est ainsi présente dans 91 départements de France métropolitaine (dans lesquels elle compte 510 antennes locales) ainsi que dans 6 départements et territoires d’outre mer.

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  6. LES FRANÇAIS ONT GAGNÉ, MAIS LES FRANÇAIS SONT TRISTES.
    Il y a une dizaine de jours, en réponse au message d’un membre du C.G., j’écrivais ceci : « Ici, dans le Pas-de-Calais, nous savourons, sans haine ni hystérie, la victoire des Bleus. »
    Les Français ont gagné, mais les Français sont tristes.
    Ils sont déçus de voir leurs voisins – ceux qu’ils considèrent comme “leurs cousins” – se montrer d’une telle agressivité à l’égard de la France et de ses habitants ; ils ne comprennent pas la hargne anti-française dont font preuve bon nombre de commentateurs belges dans la presse, à la radio, à la télé et sur les réseaux sociaux – remarques les plus virulentes, voire racistes –, durant et après le déroulement de la coupe du monde, les propos et attitudes d’une rare violence qui ne peuvent mener qu’à la brutalité et la destruction (Voir les extraits de La Voix du Nord du 19 juillet).
    “La violence est la loi de la brute” (Romain Rolland).
    Voilà le véritable visage des Belges ! Voilà ce que la Belgique a fait de ses Wallons – les Flamands, qui n’en demandaient pas tant, n’avaient vraiment pas besoin de ça ! – : un peuple jaloux, haineux, belliqueux.
    Et, contrairement à la “légende” – pour reprendre les termes de l’article de La Voix du Nord – non, les Belges ne sont pas les amis des Français ! La Belgique officielle – État, structures, pouvoir…– a fait de ses citoyens des “ennemis de la France” !

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  7. Comme il fallait en effet s’y attendre, les belgicains se sont une nouvelle fois déchaînés contre les Français. Vingt ans après, rien n’a changé. Je me rappelle leurs réactions honteuses lorsque les Bleus ont battu le Brésil (3-0). Pourtant, en 1998, Zidane et ses coéquipiers n’avaient pas eu besoin de vaincre les Diables rouges pour décrocher leur première étoile. N’ayons pas peur des mots : la francophobie des belgicains n’est pas un épiphénomène, et elle ne s’exprime évidemment pas à l’occasion des seules compétitions sportives. Je constate aussi qu’en pratiquant cette culture du ressentiment (fondée sur quels griefs sérieux ?), les belgicains s’aveuglent au point d’avoir des Français une vision plus que caricaturale. Ils feraient mieux de s’interroger sur la grande misère du football wallon…

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  8. La HONTE ne recouvre que le football. Veuillez lire ce qui suit; ce n’est pas triste…

    La francophonie mondiale change de chef… Et alors ?

    (Le Vif 27-7- 2018) (auteur Gaëtan van Goidsenhoven, député au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et membre de la Commission des relations internationales)

    COMME LES CONVOYEURS DEMOTTE ATTEND OU LA PRESIDENCE DE LA VACUITE ! (ndlr)

    Deux candidatures antagonistes se profilent en vue de l’élection du prochain patron de l’Organisation internationale de la francophonie cet automne.

    AU GRAND DESINTERET APPARENT DE LA BELGIQUE FRANCOPHONE. (…)
    Cette question, qui ne semble soulever aucune émotion dans la partie francophone du pays, n’est pourtant pas anodine. En effet, deux candidatures largement antagonistes se profilent et l’élection de la nouvelle figure de proue de la francophonie internationale pèsera indubitablement sur l’avenir et le développement de l’OIF.
    D’un côté, l’actuelle titulaire du poste, Michaëlle Jean, au bilan contesté (…). De l’autre, l’actuelle ministre des Affaires étrangères rwandaise, Louise Mushikiwabo, dont la candidature suscite des inquiétudes (…) puisque l’anglais a supplanté le français dans l’enseignement depuis 2008.

    Avancer les pions
    Le Canada et le Québec ont déjà exprimé leur soutien à leur compatriote Michaëlle Jean. La France, de son côté, a exprimé une prédilection sans nuance en faveur de Louise Mushikiwabo ( ?). De plus, Louise Mushikiwabo a reçu le soutien officiel du Comité des candidatures de l’Union africaine, malgré les réticences à l’égard d’une candidature jugée trop anglophone.

    LA FRANCOPHONIE BELGE NE DIT RIEN
    La Fédération Wallonie-Bruxelles, pour sa part, et malgré son statut de gros contributeur de l’OIF (le plus important en nombre d’habitants), reste pratiquement muette dans un dossier jugé digne d’intérêt dans le reste de la francophonie.
    Saine prudence ou fâcheuse pusillanimité ? Force est de constater que, pour l’instant, les hautes autorités de la francophonie belge ne disent que peu de choses.
    Le très mesuré (sic) chef du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, a déclaré en séance publique du parlement : « Pour nous, la stratégie de l’OIF prime sur le choix du futur ou de la future secrétaire. Nous attendons (sic) donc que cette stratégie soit clairement définie… » Soit.
    Si cette prudence pouvait être audible à un moment où n’existaient aucune candidature plus ou moins officielle ni aucun soutien officiel de la part des principaux représentants de la francophonie, ce silence risque de devenir assourdissant et le sens que nous pourrions donner à un éventuel soutien de candidature de moins en moins significatif.
    Monsieur Demotte a annoncé récemment qu’il enverrait une liste de questions de fond aux candidats déclarés en leur demandant de se positionner quant à celles-ci. Il considère qu’il sera mieux à même de se prononcer lorsque les candidats se seront positionnés sur les différentes questions. Habile façon de postposer le moment où il faudra décider de l’attitude à adopter. Jusqu’à attendre la tenue du sommet d’Erevan, où notre Fédération se soumettra à l’opinion majoritaire des autres Etats membres, sans avoir eu le courage d’annoncer sa propre position ?

    UN ROLE DE SPECTATEUR !
    Certes, la position africaine doit également nous éclairer au regard du poids démographique de ce continent au sein de la francophonie d’aujourd’hui et de demain. Mais à l’heure où la posture des uns et des autres s’affirme toujours davantage, pouvons-nous, Belges francophones, nous contenter d’un rôle d’aimable spectateur face au jeu d’influences qui se déroule devant nos yeux ?
    Devons-nous nous inscrire dans la volonté géopolitique du Président français visant à solder son contentieux historique avec le Rwanda à travers une candidature à la tête de l’OIF ?
    Voulons-nous réaffirmer notre soutien à l’actuelle secrétaire générale dont les qualités étaient régulièrement louées à chacune de ses apparitions dans nos instances francophones belges ?
    A moins que – mais cela est peu probable – le gouvernement francophone ne souhaite proposer une démarche singulière…
    Face au silence persistant de Rudy Demotte, nous nous perdons en conjectures. A l’heure où la Fédération Wallonie-Bruxelles se positionne sur un nombre considérable de dossiers internationaux sur lesquels notre influence est limitée (voire nulle), il serait incompréhensible de rester muet sur les prochains enjeux de la francophonie, là où notre voix compte indéniablement et où il est de notre devoir de la faire entendre.

    EN CONCLUSION ( NDLR)
    Comme d’habitude, les Wallons tiendront encore le rôle de pigeons. Sur le front du Belgium comme sur celui de l’international, la Fédération Wallonie-Bruxelles, en réalité l’apparatchik Demotte, ne sert qu’à jeter de la poudre aux yeux et surtout l’argent des contribuables par les fenêtres. Le mutisme que ce soit dans ce dossier, jugé digne d’intérêt dans le reste de la francophonie, ou dans tous les autres, en politique intérieure, ne cache même plus la mystification institutionnelle dont les wallons sont victimes. La F-W-B- est bien une mystification institutionnelle, soutenue hélas par toutes les factions politiques wallonnes, destinée à intoxiquer, désinformer et surtout cacher aux Wallons les objectifs inavouables de leurs dirigeants

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  9. Permettez-moi de placer ce commentaires ici ne sachant où le placer en évidence.

    ILS SONT FOUS CES Matois Retors !

    A la suite des OpenVLD Maggie De Block et Alexander De Croo, des MR en appellent à refédéralisation de plusieurs compétences (sic).
    Bon Dieu, ces MR ( jeunes -?- et vieux) marcheraient-ils sur la tête?
    Au secours Jean Gol, le parti MR de la Mère Michel ressusciterait-il le défunt parti des Orangistes ? Ces personnes voudraient-elles œuvrer à la colonisation accélérée de la Wallonie qu’elles ne s’y prendraient pas autrement ? Avec de tels défenseurs les Wallons deviendront encore plus vite des Benêts sans le Luxe.
    Bloquer la NVA ? Les jeunes MR savent-ils encore calculer depuis leur sortie d’école primaire?
    La Flandre détient plus que la majorité absolue au Parlement et, actuellement, la NVA et le VB en représentent 40% !
    Sans oublier que dans les autres formations de Flandre l’attentisme et les dérives nationalistes s’observent de plus en plus.
    La Flandre profonde se satisfait présentement du Belgium car elle y vit avantageusement derrière « ses murs » tout en dominant l’Etat, l’administration fédérale ( civile et militaire), l’économie publique et privée, sans oublier les banques et la finance privée comme publique.
    Il ne faudrait pas la provoquer par un retour vers le passé d’autant que le confédéralisme prévu par la NVA offrirait à Mère Flandre le beurre, l’argent du beurre et la clef de la chambre de la fermière wallonne !

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  10. Oups ! J’ai oublié la conclusion au commentaire ci-dessus.
    En foi de quoi, comme au judo, il s’avèrerait plus intéressant d’accompagner la NVA dans son optique confédérale et de l’entraîner vers la régionalisation totale de toutes les composantes publiques fédérales (civile et militaire). Cette manière d’agir transformerait le Belgium en une sorte d’Etat Potemkine à l’usage de l’Europe.Les ministres de l’Etat Belgique n’étant plus que des marionnettes, à l’ordre de chaque Région, tant que la Machinerie Impériale européenne change d’avis au sujet des nouveaux Etats, sortis du moule du satanique Traité de Vienne (19e siècle). Quant aux institutions privées ( commerce, banque, etc.), elles seront priées de créer des directions régionales en Wallonie puisque de toute façon les états-majors siègent déjà à l’étranger.

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