Mépris démocratique

J’ai bien écouté la conférence du Président catalan. Je pense que son tort est d’avoir cru et de croire encore que l’Union européenne est une institution démocratique et aussi d’avoir cru que l’Espagne était devenue une démocratie.

J’ai aussi été frappé par « l’objectivité, l’écoute et la neutralité » des journalistes présents qui n’hésitaient pas à utiliser des termes comme  » vous et vos complices » ( sous-entendu : les millions de Catalans qui vous ont porté au pouvoir)…  Quel mépris !

Claude Thayse

2 réflexions sur « Mépris démocratique »

  1. Le silence des mouvements wallons est assourdissant Par contre
    bravo au mouvement flamingant qui soutient l’indépendantisme
    catalan. La Catalogne montre la voie á suivre par tous les
    partis indépendantistes en europe. Au premier rang des états
    en voie de dislocation devrait figurer le Belgium cet état artificiel
    voulu par l’Amgleterre pour se venger de Napoléon.

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  2. Catalogne ou Espagne ?
    Si Bart De Wever semble avoir fait son choix, grâce à l’histoire, les Wallons devraient aussi se remémorer leur choix peu édifiant, Liège et Tournais exceptées, car les conséquences néfastes de leurs actes de collaboration politique et militaire (les terribles et redoutables bandes d’ordonnance ou les « porteurs de chapelets en guise de collier ») se font encore sentir aujourd’hui !
    Les sympathies de la N-VA pour le mouvement indépendantiste catalan faisaient d’ores et déjà peu de doutes mais Bart De Wever, le 4 novembre, posta une référence à un événement bien précis de la Guerre de quatre-vingt ans dans les Dix-sept provinces habsbourgeoises, héritage des pays-Bas bourguignons, (Flandre, Hainaut, Tournaisis, Artois, Cambrésis, Namur, Brabant (comprenant Brussel, Leuven, Antwerpen, Breda et Bergen-op-Zoom), Friesland, Drente, Overijssel, Holland, Utrecht, Gelderland, Zutphen, Zeeland, Limburg et Luxembourg) : le sac d’Anvers par les Espagnols en 1576 ou la « furie espagnole ». .
    « Nous commémorons la furie espagnole, le jour le plus sanglant de notre histoire. 10 000 Anversois ont été tués sous Philippe II il y a 441 ans. »
    Qui se souvient encore en Wallonie du 6 janvier 1579 et de l’Union d’Arras ?
    Alexandre Farnèse (octobre 1578) tente de restaurer l’autorité de Madrid en faisant la promesse de restituer leurs anciens privilèges (privilèges toujours en application au XXIe siècle de par chez nous !) aux catholiques du sud des Pays-Bas, de maintenir la religion catholique et de faire partir les soldats espagnols (qui s’adonnaient régulièrement aux pillages). Ainsi, les Espagnols s’allient la noblesse des provinces « wallonnes » d’Artois, du Cambrésis et du Hainaut qui concluent l’Union d’Arras (6 janvier 1579). Rompant la solidarité avec les provinces néerlandophones, elles reconnaissent la souveraineté espagnole et catholique sur leur territoire. Quant aux Namurois et aux Luxembourgeois, ils regardent ailleurs. Les calvinistes de sept provinces du Nord réunies autour de Guillaume d’Orange, ainsi que plusieurs grandes villes (Gent, Brugge, Ieper, Brussel, Antwerpen, Breda, Lier) répliqueront par l’Union d’Utrecht (23 janvier). Tournai, et Valenciennes sont les deux rares villes du sud à adhérer à l’Union d’Utrecht.
    Flandre et Brabant (ndlr : le Brabant d’origine, pas la province « moignon » actuelle) participèrent à la révolte contre le roi d’Espagne, au même titre que les provinces plus au nord (ndlr : Friesland, Drente, Overijssel, Holland, Utrecht, Gelderland, Zutphen, Zeeland, Limbourg). Ils auraient donc dû faire partie des « Provinces-Unies », appellation primitive des Pays-Bas d’aujourd’hui. En 1582, Antwerpen était le siège des Etats-généraux des révoltés. Cette ville aurait pu être la capitale des Pays-Bas. Les édiles des grandes villes, aujourd’hui, flamandes étaient devenues calvinistes. La guerre et les persécutions religieuses (ndlr : les massacres, les tueries) arrachèrent les Flamands à leur destin. (…) La frontière nord de la Belgique qui sépare Flamands et Hollandais n’est qu’une vieille cicatrice de guerre figée dès 1648. Le duché de Luxembourg, le comté de Hainaut (Mons-Valenciennes), Tournai et le Tournaisis restèrent aussi sous la férule espagnole. Seuls le Hainaut et Tournai connurent une vague protestante mais elle fut écrasée par la répression. (…) La frontière nord de la France qui sépare celle-ci des Wallons est aussi une cicatrice de guerre. (François Perin, La Scission de la Belgique, Préambule, Ed. République et Qualité de vie)

    Honnêtement, pour une fois, Bart De Wever l’historien a-t-il eu tort de rappeler à l’Espagne un passé, somme toute, peu « honorable » ? Qui en Belgique ne jette pas l’opprobre sur la France et l’Allemagne au nom de l’Histoire ?

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