En passant

Isabelle Durant nous emboîte le pas

« Le dossier du RER est communautaire »

Lu sur le site du Vif/L’Express

Source: Belga

Isabelle DurantL’ancienne ministre fédérale de la Mobilité, et mère du RER, Isabelle Durant (Ecolo), a mis en cause jeudi la stratégie des partis francophones face à la SNCB. A ses yeux, le dossier RER est de nature communautaire.

« Le communautaire n’est pas seulement une affaire de changement de la Constitution. On fait du communautaire tous les jours à la SNCB, on le fait dans le dossier des vols d’avions, et dans 1001 autres dossiers. Celui-ci n’échappe pas à la règle », a déclaré la députée bruxelloise sur les ondes de « La Première ».

A ses yeux, les partis francophones -et particulièrement le PS et le cdH- ont adopté une stratégie perdante face à la société de chemin de fer lorsqu’à une époque, la Wallonie faisait embaucher des cheminots tandis que la Flandre posait des rails. En attendant, les investissements ferroviaires dans le sud du pays ont pris du retard alors que la Flandre bouclait les siens.

« Le problème des francophones, c’est qu’ils paient trois ou quatre fois le prix des investissements qui les regardent », a ajouté Mme Durant.

La bataille pour imposer le RER a été rude, a encore affirmé la ministre en charge de la SNCB de 1999 à 2003. Selon elle, l’opérateur ferroviaire belge ne se soucie plus beaucoup de ce projet maintenant qu’il est réalisé en Flandre. L’actuelle ministre, Jacqueline Galant (MR), s’est contentée de lui emboîter le pas. « La SNCB, voyant qu’elle avait affaire à une ministre qui avait quelques problèmes avec les chiffres et les voies de chemin de fer, s’est saisie du dossier pour proposer des alternatives que la ministre a, sagement, fidèlement, un peu bêtement, ânonnées en Commission (de la Chambre) et qui signaient la fin du RER ».

Spoliation organisée

Déjà que tous les parlementaires européens belges (de tous les partis) ont voté le fait qu’en cas de faillite c’est sur vos avoirs (à priori au delà de 100.000€, mais en dessous si pas suffisant) que l’on se servira.

On veut notre soumission absolue.

Il est maintenant établi que certains pays nordiques prévoient de supprimer l’argent-monnaie, le cash autrement dit, au profit du seul virtuel ! Tous les paiements DEVRONT se faire par carte ou par application sur votre téléphone portable.

Je vous engage à bien lire ce qui suit, à y réfléchir et si vous voyez clairement la menace que cela représente pour votre liberté, à le transmettre au maximum de monde pour qu’au moins les gens comprennent ce qu’une suppression du cash aura comme conséquences désastreuses. Ceci dit, arrivera-t-on à l’empêcher ? La question reste posée …

L’Etat s’est déjà retourné contre son peuple en lui prenant son argent en 2008 pour le donner aux banques qui auraient du être mises en faillite . Il s’apprête à recommencer … et toujours “pour le bien des gens” évidemment.

Réflexion soumise à votre sagacité

Insidieusement, de nombreuses mesures législatives ou réglementaires tendent à exclure les espèces (le cash / l’argent liquide) de nos vies, à le rendre hors-la-loi.

De telles dispositions ont récemment été prises : renforcement des restrictions sur les paiements en espèces, limitation des retraits et dépôts d’espèces, contraintes sur les systèmes de paiements acceptés par les commerçants, mesures tendant à rendre obligatoires les paiements par cartes de débit ou de crédit, etc.

L’instauration d’une société sans espèces consacrerait la disparition d’un droit fondamental : celui de la propriété de ce qui a été légitimement acquis et que la monnaie sous forme d’espèces matérialise.

Article 17 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :
1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

En effet :

  • l’instauration d’une société sans espèces nous soumet au monopole du lobby bancaire. Lorsque nous déposons de l’argent dans une banque, il ne nous appartient plus : nous devenons créanciers de notre banque qui nous doit notre argent. En cas de crise financière et bancaire, la seule défense que nous ayons en tant que citoyen ordinaire consiste à retirer notre argent. Dans une société sans espèces, cela deviendra impossible.
  • l’instauration d’une société sans espèces institue un droit de regard de l’État sur tous les achats et ventes que nous effectuons (heures et lieux compris), ce que les dispositions permettent.
  • l’instauration d’une société sans espèces rend possible la mise au ban de la société d’un individu de façon instantanée. Sans aucune procédure légale, avec seulement l’intervention d’un « fonctionnaire habilité » ou même par une erreur technique, nos comptes peuvent être bloqués et nous ne pouvons plus effectuer aucun achat d’aucune autre façon.
  • l’instauration d’une société sans espèces rend les déposants prisonniers de leur banque, sachant que les nouvelles dispositions européennes prévoient que nous autres déposants serons désormais sollicités en cas de faillite de notre banque(bail-in).
  • l’instauration d’une société sans espèces rend possible une taxation arbitraire de nos dépôts bancaires liquides en cas de nouvelle crise, comme l’a vivement recommandé madame Lagarde, présidente du Fonds monétaire international.
  • l’instauration d’une société sans espèces rend possible l’application de taux négatifs comme cela est déjà en vigueur dans certains pays. Ce n’est qu’un impôt de plus prélevé sur nos comptes bancaires ; un impôt levé arbitrairement — sans avoir été débattu ni voté — pour subventionner les banques toujours « trop grosses pour faire faillite ».

 

La société sans espèces rend possible l’arbitraire et la prédation.
Elle est contraire au droit de propriété.

Emmanuel MALMENDIER

Licence en droit U.Lg.

Master en fiscalité U.Lg. – Hec

Comptable – Fiscaliste agréé

« Un ministre du Nord du pays, il n’en a rien à foutre »

Lu sur le site de RTL/TVI :

Les membres du personnel de l’Institut médico-légal de Liège sont en préavis. Nos scientifiques sont victimes d’un sous-financement chronique, déjà dénoncé par le directeur de l’institut Philippe Boxho.

philippe_boxhoLe constat est amer pour le patron de l’institut de médecine légale de Liège. Il vient de signer le préavis de la dizaine de personnes qui travaillent à ses côtés, dans le laboratoire et à la morgue. « Effectivement les préavis sont partis vers tout le monde de manière à faire en sorte que si à la fin de l’année je vois que ça ne va pas du tout, que le ministre n’a pas changé d’avis, et bien qu’on puisse fermer », a expliqué Philippe Boxho, directeur de l’institut médico-légal de l’ULG.

Le directeur de l’institut dénonce depuis des mois les décisions du ministre de la Justice, Koen Geens. Depuis début décembre, ce dernier a divisé par deux le montant alloué à la Justice pour réaliser des analyses ADN, et ce malgré les nombreux appels des experts.

A titre d’exemple, en 2012 le chiffre d’affaires de l’institut était encore de 1,2 millions d’euros. Trois ans plus tard, il n’est plus qu’à 770.000 euros, et le ministre veut encore réduire la facture de moitié. « Que l’on ferme à Liège un institut de médecine légale, un ministre du Nord du pays, il n’en a rien à foutre. Clairement. Je n’ai aucun doute à ce sujet », a ajouté Philippe Boxho.

Une situation très compliquée donc pour l’expertise judiciaire et tous les étudiants qui souhaitent se lancer dans cette discipline.

Le commentaire de l’AWF : encore du communautaire ? Oui, mais quand se rendra-t-on compte en Wallonie que derrière le communautaire se cache des entreprises qui ferment, des emplois perdus et des jeunes dont l’horizon se ferme ?

Combien faudra-t-il de responsables courageux comme M. Philippe Boxho qui mettent le doigt sur une réalité qui fait mal : « un ministre fédéral du Nord du pays, il n’en a rien à foutre d’entreprises qui ferment en Wallonie » ?

Remarquons au passage que M. Koen Geens n’est pas un « affreux » ministre N-VA, mais un « respectable » ministre CD&V (à l’adresse des Français qui, de plus en plus nombreux nous lisent, CD&V = chrétien, démocrate et flamand / N-VA = nouvelle alliance flamande).

Combien faudra-t-il d’emplois perdus et d’horizons qui se ferment pour notre jeunesse pour que nos responsables politiques, sociétaux et autres entrent en rébellion ? 

Combien de temps faudra-t-il attendre avant que les centaines de membres de notre mouvement citoyen deviennent des milliers de citoyens qui feront de l’AWF un mouvement populaire qui aura la force de peser sur les choix de ses décideurs ? 

Fin du clavier azerty: avec la Wallonie

Lu dans le journal La Meuse du 2 février 2016 :

clavier-azertyPour éviter de créer une nouvelle différence entre la France et la Belgique, la Fédération Wallonie-Bruxelles a contacté le ministère français de la Culture et de la Communication chapeauté par Fleur Pellerin. Elle a demandé à être associée à la réflexion menée dans l’Hexagone sur une éventuelle adaptation des claviers azerty. L’idée avait été lancée par la ministre, car il n’est pas facile de respecter l’orthographe française avec les claviers «azerty» actuels. Ils ne permettent notamment pas d’accentuer les lettres en capitale ou d’ajouter une cédille au c majuscule. Elle voudrait aussi que des symboles devenus incontournables comme le @ ou l’€, soient optimisés pour augmenter la rapidité de frappe.

Quand Tariq Ramadan endort deux journalistes, un simple citoyen réagit

Lu sur le site du Vif/L’Express

Ce que nos journalistes auraient dû rappeler à Tariq Ramadan

Invité au grand oral de la RTBF et du Soir, Tariq Ramadan a pu exposer ses idées avec une certaine aisance. Il a poussé le culot jusqu’à inverser les rôles à un moment de l’interview. Un véritable coup de maître.

Ce que nos journalistes auraient dû rappeler à Tariq Ramadan

Loin de moi l’idée de critiquer les deux journalistes, mais je souhaiterais pointer quelques occasions manquées de répliquer aux propos de Tariq Ramadan.

Lorsque Tariq Ramadan prétend « il ne peut pas y avoir de différences entre les citoyens dans les sociétés majoritairement musulmanes », nos journalistes auraient dû lui rappeler qu’il accepte d’être employé par les autorités du Qatar, pays où la constitution n’offre aucun autre choix à ses citoyens que l’islam et où les étrangers doivent s’abstenir d’afficher tout signe extérieur lié à une autre religion que l’islam.

Lorsque Tariq Ramadan critique l’Iran, l’Arabie Saoudite et leurs pétrodollars, nos journalistes auraient dû lui souffler que les gaz dollars du Qatar ont un autre effet sur lui.

Lorsque Tariq Ramadan se réfère à Sartre, nos journalistes auraient dû lui rappeler sa position scandaleuse d’estimer qu’être français se limite à une situation géographique et d’embrayer que justement lorsqu’on est français ou européen, c’est aussi être l’héritier d’oeuvres philosophiques marquant l’humanité tout comme les oeuvres religieuses.

Lorsque Tariq Ramadan met en relief les enjeux géostratégiques au Moyen-Orient, nos journalistes auraient dû l’interpeller sur le rôle particulièrement troublant et déstabilisant du Qatar qui, en alliance stratégique avec les Frères Musulmans, use de tous les instruments du soft power pour diffuser une idéologie visant à une politisation de la religion.

Lorsque Tariq Ramadan critique les bombardements français en Syrie, nos journalistes auraient dû l’interpeller sur la Libye et le rôle financier et politique du Qatar dans ces interventions militaires.

Lorsque Tariq Ramadan dit que les Européens doivent avoir la décence d’accueillir les réfugiés, nos journalistes auraient dû lui rafraîchir la mémoire en citant le nombre de réfugiés déjà accueillis et lui poser la question du nombre de réfugiés accueillis par les pays arabes qui disposent des richesses inépuisables, avec à leur tête le Qatar, pays dont il semble devenir un ambassadeur de premier plan.

Lorsque Tariq Ramadan s’émeut que « lorsqu’on s’énerve à Paris, on ressent la nervosité à Bruxelles, malheureusement. », nos journalistes auraient dû lui rappeler que la nervosité se ressent dans le monde civilisé, dans son entièreté, par solidarité avec ce pays qui a offert au monde entier les lumières et dont la révolution constitue la source des démocraties occidentales.

Lorsque Tariq Ramadan affirme qu’il est interdit d’imposer le port du foulard à une femme et qu’il défendra toute femme qui se dit musulmane, mais qui ne souhaite pas porter un voile, nos journalistes auraient dû lui demander pourquoi il ne se saisit pas de sa proximité privilégiée avec les autorités qataries afin de diffuser, via leur instrument de propagande Aljazeera, ce message à l’aide d’une campagne de communication efficace et durable, comme cette chaîne sait le faire sur d’autres sujets tels que la couverture affichée ou dissimulée de l’idéologie des Frères Musulmans.

Lorsque Tariq Ramadan ose parler des pratiques de l’industrie du textile, nos journalistes auraient dû l’interpeller sur le statut des centaines de milliers de Philippins, Pakistanais, Bangladais et Indiens ainsi que sur les traitements inhumains que leur réserve le Qatar pour, notamment, s’offrir une coupe du monde achetée à coup de millions de gaz dollars.

 Abdel Serghini, Citoyen de Bruxelles

Ne laissons pas les grandes multinationales dicter l’information

L’AWF s’inscrit parfaitement dans la signature de cette pétition lancée par la journaliste de FRANCE 2 Elise Lucet. Parce que nous connaissons l’intérêt que suscitent en Wallonie les médias français, parce que notre mouvement citoyen milite pour une information libre et complète, nous demandons à nos aimables lecteurs, qui sont de plus en plus nombreux, de signer cette pétition et de la partager avec leurs contacts.

Paul D. 

Adressée à Président de la commission JURI Pavel SVOBODA et 50 autres

  Stop à la Directive Secret des Affaires !

Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret. A moins que nous ne réagissions pour défendre le travail d’enquête des journalistes et, par ricochet, l’information éclairée du citoyen.

Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le « secret des affaires », dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe.

Avec la directive qui sera bientôt discutée au Parlement, toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information ayant pour elle une valeur économique pourra ou non être divulguée. Autrement dit, avec la directive « Secret des Affaires », vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil… Et j’en passe.

Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays. Les reportages de « Cash Investigation », mais aussi d’autres émissions d’enquête, ne pourraient certainement plus être diffusés.

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Au prétexte de protéger les intérêts économiques des entreprises, c’est une véritable légitimation de l’opacité qui s’organise.

Si une source ou un journaliste « viole » ce « secret des affaires », des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, puisqu’il faudra que les « dommages-intérêts correspond(ent) au préjudice que celui-ci a réellement subi ». On pourrait même assister à des peines de prison dans certains pays.

Face à une telle menace financière et judiciaire, qui acceptera de prendre de tels risques ? Quel employé – comme Antoine Deltour à  l’origine des révélations sur le  le scandale Luxleaks – osera dénoncer les malversations d’une entreprise? Les sources seront les premières victimes d’un tel système, mais  pas un mot ne figure dans le texte pour assurer leur protection.

Les défenseurs du texte nous affirment vouloir défendre les intérêts économiques des entreprises européennes, principalement des « PME ». Étonnamment, parmi  celles qui ont été en contact très tôt avec la Commission, on ne relève pas beaucoup de petites PME, mais plutôt des multinationales rôdées au lobbying : Air Liquide, Alstom, DuPont, General Electric, Intel, Michelin, Nestlé et Safran, entre autres.

Ces entreprises vont utiliser ce nouveau moyen offert sur un plateau pour faire pression et nous empêcher de sortir des affaires …

Vu l’actualité Luxleaks, nous ne tolérons pas que nos élus se prononcent sur un texte aussi grave pour la liberté d’expression sans la moindre concertation avec les représentants de la presse, les lanceurs d’alertes et les ONG.  Seuls les lobbies industriels ont été consultés.

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : « Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques ».

C’est pourquoi je demande, avec l’ensemble des signataires ci-dessous, la suppression de cette directive liberticide.

Une commission de députés européens, la commission JURI, se réunit dans les prochaines semaines pour valider ou non ce texte. C’est le moment de nous mobiliser pour dire non à la censure en Europe.

Signez la pétition.

Elise LUCET a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 491 919 signataires.

Le double visage de Wouter Beke

L’AWF s’inscrit pleinement dans l’analyse que nous envoie Jules Gheude. Je vous en souhaite bonne lecture.

Cet article répond parfaitement à la propagande de « La Première RTBF », pour ne citer que ce média, ce lundi 25.01.16.

Je dois vous avouer que j’ai failli avaler ma brosse à dents lorsque j’ai entendu le journaliste de « La Première » nous annoncer sans rire le titre suivant dans son journal parlé de 8.30 : un regain de l’identité belge tant au sud qu’au nord du « pays ». 

Youpie, la Belgique est sauvée !

Lorsque nous lisons l’article de la Libre, nous comprenons mieux les tenants et aboutissants de ce cri du cœur belgicain qui mériterait une véritable analyse journalistique. Je dois à la vérité de Wouter Bekedire que « La Première » a rectifié le tir le lendemain avec un véritable débat dans lequel M. Delperée m’a étonné par sa lucidité qui contrastait avec son acte de foi fédéraliste en complète contradiction avec ce qu’il énonçait. Comprenne qui pourra… !?

Quant au CD&V Wouter Beke, il est le digne héritier du CVP qui en s’appropriant l’état belge (ne parlait-on pas de l’état CVP ?) a fait tant de tort à la Wallonie. A l’ADN flamand de son parti, il joint un autre ADN, celui de la perversité. Puissent les décideurs wallons ne pas être dupes.

Paul D.

Alors que la N-VA prépare, dès à présent, la mise sur pied d’un système confédéral pour 2019 et que Liesbeth Homans, sa ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement flamand, espère la fin de la Belgique pour 2020, le président du CD&V, Wouter Beke, vient de faire savoir que tout cela se fera sans son parti.

Le même Wouter Beke qui, le 23 septembre 2007, dans une interview accordée au journal québécois « Le Devoir », déclarait : Nous voulons une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l’entend. (…) Les Wallons ne tiennent à la Belgique que pour l’argent. (…) Si les francophones n’acceptent pas de lâcher du lest, nous n’aurons pas d’autre choix que l’indépendance.

Le même Wouter Beke, qui, alors que l’encre de la sixième réforme de l’Etat n’était pas encore sèche, précisait (« La Libre Belgique » du 23 juin 2012) : Personne ne niera qu’une 7e réforme viendra un jour. L’approfondissement de la réforme de l’Etat est irréversible. Une série de compétences devront encore être attribuées aux Régions : impôt des sociétés, services d’incendie, police… Nous étions aussi, comme le PS, pour la régionalisation de la Justice. Nous voulons qu’on tienne compte, en matière communautaire, de pensions, de sécurité…, de ce que veulent 57% de la population, donc les Flamands.

Pour des raisons de compétition électorale, les pontes du CD&V tentent donc aujourd’hui de se démarquer de la N-VA. Mais la vérité ne peut être occultée.

L’attitude de la N-VA ne fait que s’inscrire dans la logique de ce que le Parlement flamand a approuvé, en 1999, avec ces fameuses résolutions d’inspiration résolument confédéraliste. A l’époque, la N-VA n’existait pas encore.

C’est d’ailleurs un démocrate-chrétien flamand, Luc Van den Brande, qui, au début des années 90, alors qu’il était ministre-président flamand, a  lancé l’offensive. Le 14 janvier 1993, ne déclarait-il pas au « Soir » : Mes collègues de l’exécutif flamand, socialistes compris, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme.

Voilà donc près de 20 ans que la Flandre a annoncé la couleur : pour elle, le schéma fédéraliste est clairement dépassé. Il a atteint ses limites, pour reprendre le constat de l’ex-Premier ministre démocrate-chrétien flamand, Yves Leterme, celui-là même qui fut l’artisan, en 2004, du cartel avec la N-VA, dont le programme annonçait, sans la moindre ambiguïté, l’émergence d’une République flamande au sein de l’Europe.

Quant à la stratégie des francophones, elle est bien connue : « demandeurs de rien », ils finissent toujours par plier.

Est-il besoin de rappeler comment, en 2001, ils se montrèrent conciliants en échange d’un maigre refinancement de leur enseignement ? Furent ainsi concédées à la Flandre des avantages que l’on se refusait à envisager trois mois plus tôt : surreprésentation de la minorité flamande au Parlement régional bruxellois, présence automatique d’au moins un échevin flamand dans les conseils communaux bruxellois, régionalisation de la loi communale permettant de mettre au pas les francophones de la périphérie. Et, quelques années plus tard, c’était au tour de BHV d’être scindé !

En dépit de compétences régionales qui n’ont cessé de s’étendre depuis 1980, en dépit d’une dizaine de plans de redressement, le sort de la Wallonie reste toujours précaire. Elle n’a toujours pas décollé, reconnaît Philippe Destatte, le directeur de l’Institut Destrée. Qu’attend donc le peuple wallon pour sortir de son apathie et à s’engager pleinement en faveur du redressement de la Région ?

Jules Gheude

Meilleure année 2016

Kroll 2016Comme il est de tradition depuis 2013, j’ai voulu attendre les vœux de Pierre Kroll afin de les partager avec vous. A ses talents de dessinateur qu’il exerce dans plusieurs quotidiens, hebdomadaires ou encore dans le Courrier International, Pierre participe, comme vous le savez, à de nombreuses émissions de radio et de télévision et de façon régulière ou ponctuelle à des illustrations pour des associations. Récemment, il a ajouté à sa palette celle de comédien et est monté sur les planches pour 12 spectacles à travers la Wallonie et Bruxelles.

Malgré tout ce travail, Pierre a bien voulu me réserver son petit cadeau annuel, ce dont je lui suis particulièrement reconnaissant.

Meilleure année 2016, nous souhaite Pierre. En effet, nous ne pouvons pas dire que 2015 fut une année très folichonne avec les nombreux attentats et assassinats à travers le monde. Ceux  perpétrés à Paris nous ont particulièrement fait mal à nous, Wallons et Bruxellois de langue française, mais encore plus peut-être à nous, réunionistes. C’est un lieu commun que de dire que nous devons continuer à vivre pleinement nos vies, mais c’est tellement vrai car il nous est interdit de laisser aux assassins ce qui serait leur plus belle victoire : celle de nous enfermer dans la peur et le repli sur soi.

Paul D. 

Pour 2016, les membres du Conseil Général de l’AWF vous proposent le menu suivant :

  •   Suprême de bonne santé
  •   Cocktail d’amitiés francophiles
  •   Gratinée de prospérité pour notre mouvement-citoyen
  •   Plateau de réussite pour la Wallonie et la France
  •   Salade d’excellentes nouvelles
  •   Bûche de bonheur partagé
  •   Le tout accompagné de bulles d’éclats de rire

Nouvelles et perspectives pour l’AWF en 2016

1. Depuis notre 2e Assemblée Générale, notre mouvement citoyen a voté ses statuts et a élu son Conseil Général organe directeur dont voici la composition :   par ordre alphabétique (Balsat Alain, Burgeon Willy, Cartilier Louis, Decroisson Renée, D’Heur Jean-René, Durieux Paul, Fery Philippe, Lhomme Adrien, Maloteaux Marie, Mélot Paul, Nisse Louis, Pieret Michel, Rogissart Jacques, Simonis Georges-Henry).

2. L’ A.G. a bien voulu me faire l’honneur de me reconduire comme président et le CG a élu le Bureau Exécutif qui gère l’AWF au jour le jour. Celui-ci se compose comme suit : vice-président : Philippe Fery; secrétaire : Marie Maloteaux; trésorière : Renée Decroisson; maître-toile : Georges Régibeau; maître-toile adjoint : Paul Durieux.

Administrateurs : Alain Balsat, Louis Cartilier, Louis Nisse, Adrien Lhomme, Paul Mélot, Michel Pieret, Georges-Henry Simonis.

3. Le C.G. a décidé de s’adjoindre un groupe d’invités permanents, groupe qui ne demande qu’à s’ouvrir dans le futur pour que puissent s’exprimer les talents de membres spécialisés dans leur matière. Il en va ainsi de Henriette Havelange (agriculture), Jules Gazon (économie), Jean-Sébastien Jamart (droit international), André Delval (commerce). D’autres talents discrets sont invités de façon ponctuelle.

4. Le groupe de parrainage de notre mouvement continue à s’étoffer de jour en jour.

5. 2016 a bien commencé pour notre site  qui a battu ses records en ce mois de janvier. Le samedi 16 janvier, il a atteint le total de 2626 visites. Il en est de même pour notre page « Facebook » dont l’appréciation « j’aime » est en progression ainsi qu’en portées de publications et en interactions avec les publications.

6. Nous continuons l’opération « Communes wallonnes pour la langue française » qui pour l’instant se cantonne à la Province de Namur. Nous sommes ici partenaire de l’ AIF de notre ami l’Ambassadeur de France Albert Salon. La promotion de notre langue française ainsi que la bonne santé de la francophonie sont des matières qui nous tiennent à cœur.

7. Deux conférences-débats sont dès à présent à notre programme. L’une se déroulera début mars à une date qui reste à déterminer (nous avons l’accord de principe du professeur Catherine Lanneau de l’ ULG), l’autre aura pour théâtre Louvain-la-Neuve le lundi 21 mars avec pour orateurs Thierry Bodson, secrétaire général de l’interrégionale wallonne de la FGTB, Jules Gazon, professeur HEC de l’ULG ainsi que les députés wallons Jean-Luc Crucke (MR) et Christophe Collignon (PS). Nous ne manquerons pas de vous en dire plus  sur ces deux conférences dans le courant du mois de février.

N.B. : La préparation de ces deux conférences est à l’ordre du jour de notre prochain CG du jeudi 28 janvier.

Devenir membre ou renouveler sa qualité de membre de l’AWF

Ici, il y a du neuf : à la demande de membres, notre CG a décidé de vous proposer deux modes de paiement de votre cotisation.

  1. Soit par un ordre permanent, vous versez 1, 2, …5…,10 €/mois ou plus selon vos moyens sur un de nos deux comptes, ce qui élimine les oublis et les fastidieux rappels de cotisation. Bien sûr, nos n° de compte ne changent pas

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      Cotisation réduite : 12 €/an (allocataires sociaux, étudiants, retraités, membre d’une même famille)

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N.B. n’oubliez pas d’indiquer votre adresse postale en communication de votre versement afin que notre trésorière puisse vous envoyer votre carte de membre et ce qui l’accompagne dans les meilleurs délais.

Le Royaume est sauvé

On ne nous l’avait pas dit. Nous ne l’avions pas compris. Cela ressemble à une illumination soudaine. Une étude universitaire, menée il y a un an dans les travées du Parlement, révèle que, dans le secret de leur conscience, la majorité de nos élus souhaiteraient revenir à une Belgique plus unitaire. Il semblerait que leur attachement à la Belgique soit de plus en plus fort.

C’est une exclusivité La Libre Belgique.

Pour de nombreux parlementaires, les Régions et les Communautés ont reçu trop d’autonomie

Parlement

Il s’agit des résultats d’une étude universitaire. Depuis 2011, l’identité belge s’est renforcée dans tous les partis, flamands et francophones, à l’exception de la N-VA et du Vlaams Belang.

De 1970 à 2011, la structure de l’Etat belge a été réformée à six reprises. L’opération a toujours suivi le même cours, accentuant la décentralisation, renforçant sans cesse l’autonomie des Régions et des Communautés. Ce faisant, le pouvoir politique a-t-il été trop loin ? De nombreux parlementaires le pensent, si l’on en croit une enquête universitaire dont les résultats sont publiés ce lundi.

La recherche a été menée par trois professeurs de sciences politiques – Dave Sinardet (VUB), Min Reuchamps (UCL) et Jérémy Dodeigne (ULg). Entre novembre 2014 et février 2015, ils ont soumis un questionnaire à tous les parlementaires du pays, afin de recueillir leur sentiment sur l’identité belge et la structure de l’Etat.

Par le passé, plusieurs enquêtes ont mesuré le degré d’appartenance des citoyens à la Belgique, à l’Europe, à leur commune ou à leur région. L’exercice, en revanche, avait rarement été entrepris auprès des députés eux-mêmes. D’où la valeur de l’étude présente, d’autant plus intéressante qu’elle a été menée de façon anonyme, ce qui garantit en principe la sincérité des réponses.

Une évolution saisissante

Les parlementaires ont été invités à se positionner sur une échelle de 0 à 10. Le chiffre 0 indique le désir d’un effacement total de la Belgique. Le chiffre 10 marque la volonté d’un retour vers l’Etat fédéral de toutes les compétences gérées par les Régions et les Communautés. Le statu quo institutionnel correspond à 5.

Comme attendu, les moyennes les plus basses s’observent au Vlaams Belang (0,4) et à la N-VA (0,6). Suivent le CD&V (4,5) et le FDF, rebaptisé Défi (5). Mais le résultat le plus spectaculaire est ailleurs : les députés de tous les autres partis, sans exception, voudraient une refédéralisation partielle. La tendance s’observe surtout au PTB (8,5), au SP.A et chez Groen (5,8), ainsi qu’au MR (5,7). Même les représentants de l’Open VLD, un parti qui s’est déclaré confédéraliste jusqu’en 2013, se situent à 5,2. Le score est identique parmi les élus PS, qui a jadis été le creuset d’un régionalisme wallon parfois radical.

L’évolution est saisissante si l’on se reporte à la précédente enquête du genre, réalisée en 2011. A l’époque, les députés de tous les partis, francophones et néerlandophones, souhaitaient une autonomie accrue. Avec 4,9 à peine, Groen détenait le plus haut score.

–> La suite de ce dossier est à lire dans La Libre Belgique de ce lundi 25 janvier. 

Lettre ouverte à Benoit Lutgen

Par Jules Gheude, essayiste politique

Jules GheudeMonsieur le Président,

On se fout de ce que dit Bart De Wever ! venez-vous de lâcher, tout en invitant vos homologues francophones à se mettre autour de la table pour mettre au point un projet d’avenir.

Ce projet d’avenir, la Flandre l’a élaboré depuis bien longtemps, mais les élites francophones   se sont toujours refusées à admettre la réalité : d’étape en étape, une conscience collective a fini par se forger au Nord. Une Nation est née, qui tend à se muer en Etat.

L’attitude de la N-VA ne fait que s’inscrire dans la logique de ce que le Parlement flamand a approuvé, en 1999, avec ces fameuses résolutions d’inspiration résolument confédéraliste. A l’époque, la N-VA n’existait pas encore. C’est d’ailleurs un démocrate-chrétien flamand, Luc Van den Brande, qui a, au début des années 90, alors qu’il était ministre-président flamand,  lancé l’offensive. Le 14 janvier 1993, ne déclarait-il pas au « Soir » : Mes collègues de l’exécutif flamand, socialistes compris, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme.

Voilà donc près de 20 ans que la Flandre a annoncé la couleur : pour elle, le schéma fédéraliste est clairement dépassé. Il a atteint ses limites, pour reprendre le constat de l’ex-Premier ministre démocrate-chrétien flamand, Yves Leterme, celui-là même qui fut l’artisan, en 2004, du cartel avec la N-VA, dont le programme annonçait, sans la moindre ambiguïté, l’émergence d’une République flamande au sein de l’Europe.

Monsieur le Président,

Vous commettez l’erreur de penser que le courant nationaliste ne passe que par la seule N-VA. Or, comme l’a fort justement fait remarquer l’ancien ministre CD&V Stefaan De Clerck : La relation entre le nationalisme et la démocratie-chrétienne est profondément ancrée dans l’ADN flamand.

Avec sa légendaire lucidité, François Perin avait bien saisi les choses. Dès 1962, dans « La Belgique au défi », il écrivait : Elle  (la Flandre) est devenue un Etat dans l’Etat. Et il ajoutait que l’éclatement du pays pourrait se solder par des institutions centrales très simples : des délégations des gouvernements wallon, flamand et bruxellois se concertent d’une manière régulière au sein d’un conseil fédéral et passent des conventions entre Etats pour la gestion d’intérêts communs (…). Les trois parties gardent la plénitude de leur souveraineté : seules des conventions entre voisins régleraient les problèmes auxquels ils seraient inévitablement confrontés. C’est une formule de confédération centrifuge.

Les responsables francophones ne cessent de snober l’histoire du Mouvement flamand, qu’ils semblent bien mal connaître.

Le 4 janvier 2008, Philippe Moureaux déclarait ainsi au « Vif/L’Express » : Pouvions-nous imaginer qu’un jour, il y aurait une telle poussée séparatiste au nord du pays ? Quant à Paul Magnette, il lâchait : On croyait que tout cela n’était que du folklore !

Eternels « demandeurs de rien », les politiques francophones ont toujours fini par céder. Leur barricade était en papier mâché, pour reprendre l’expression de Paul-Henry Gendebien.

Faut-il vous rappeler comment, en 2001, Joëlle Milquet a fini par se montrer conciliante en échange de quelques faveurs qui furent accordées à l’enseignement libre ? Furent ainsi concédées à la Flandre des avantages que l’on se refusait à envisager trois mois plus tôt : surreprésentation de la minorité flamande au Parlement régional bruxellois, présence automatique d’au moins un échevin flamand dans les conseils communaux bruxellois, régionalisation de la loi communale permettant de mettre au pas les francophones de la périphérie. Et, quelques années plus tard, c’était au tour de BHV d’être scindé !

En  bon gestionnaire, Bart De Wever ne laisse rien au hasard. Il sait qu’à la fin du premier trimestre 2015, la Belgique a affiché, dans la zone euro, la plus forte hausse du ratio de la dette publique par rapport au PIB : 4,5% pour atteindre 111% (447,8 milliards d’euros). D’où son souci de faire baisser cette dette, de façon à ce que la Flandre, le moment venu, puisse prendre son envol dans les meilleurs conditions possibles. Deux à trois années d’efforts sont encore nécessaires, a-t-il récemment déclaré.

Pour Remi Vermeiren, l’ex-patron de la KBC et l’initiateur, il y a dix ans, du fameux manifeste « De Warande », il conviendrait de scinder la dette selon la clé 55% pour la Flandre, 35% pour la Wallonie et 10% pour Bruxelles.

En 2015, une telle répartition aurait donné 246,29 milliards pour la Flandre (avec un PIB de 234,5 milliards), 156,73 milliards pour la Wallonie (avec un PIB de 90,228 milliards) et 44,78 milliards pour Bruxelles (avec un PIB de 67,278 milliards).

Il est clair qu’avec un ratio dette/PIB dépassant largement les 150%, une Wallonie indépendante serait confrontée à un scénario à la grecque. Et on voit mal les Bruxellois francophones se montrer solidaires d’une telle situation. Ceux qui nourrissent le projet de voir la Fédération Wallonie-Bruxelles se muer en une « Belgique réduite » (n’est-ce pas le cas de Francis Delpérée ?) se leurrent donc profondément.

Dans son interview-testament au « Soir », en août 2011, François Perin déclarait : Le nationalisme flamand est bien ancré. Il ne s’arrête jamais. Pour Bruxelles, il proposait un statut de Ville-Etat. Et il envisageait une Wallonie intégrée à la France, avec un statut particulier.

Ce schéma d’avenir a été sérieusement analysé lors des Etats généraux de Wallonie, démarche citoyenne que j’ai initiée en 2009, ainsi que par les Cahiers du Gewif (Groupe d’Etudes pour la Wallonie intégrée à la France). Tout cela a fait l’objet de publications.

Gouverner, c’est prévoir. Rien n’est plus dramatique que de se retrouver un jour mis devant le fait accompli, contraints de réagir dans l’urgence et la précipitation.

N’est-il pas urgent que les francophones ôtent leurs œillères ? Le Royaume de Belgique n’est pas voué à la vie éternelle.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde