En passant

Mémorandum de l’ AWF

REJOIGNEZ L‘ALLIANCE WALLONIE FRANCE !

Mouvement de citoyens libres et informés        

                  La démocratie ne s’arrête pas avec les élections                          

C A P   2 0 15

En Belgique, durant la dernière campagne électorale, jamais l’hypothèse du rattachement de la Wallonie à la France n’a été évoquée par les partis politiques traditionnels. Il faudra attendre que les centres d’études des partis de pouvoir mesurent l’impasse dans laquelle les a plongés l’option d’une Belgique confédérale pour la Wallonie, spécialement sur le plan budgétaire.

En France non plus, la question « belge » n’est guère évoquée : non-ingérence reste le maître mot de la plupart des responsables politiques français.

En Belgique, le débat est dominé par deux questions :

→ La Flandre va-t-elle poursuivre son chemin vers l’indépendance ?              

OUI ! (toute question traitée au niveau fédéral a un caractère institutionnel : le survol des avions, la construction d’une tour à Ruysbroeck, un stade de foot, les avions militaires…)

→ La Wallonie dispose-t-elle de ressources financières suffisantes suite à la réforme de l’Etat belge de 2013, et pourrait-elle vivre de manière indépendante ?             

NON !

Des analyses de plus en plus précises qui vont dans le sens d’un rattachement de la Région wallonne à la France :

– celles du Professeur Jules GAZON, qui démontrent la non-viabilité économique d’une Wallonie indépendante, mais en revanche la praticabilité financière réelle d’une réunion à la France, scénario qui profiterait aux deux partenaires;

– celles de Monsieur Jules GHEUDE, dans un livre et dans des articles récents  (« Chronique d’une mort annoncée », Le Figaro 4.08.14, L’Echo 12.08.14, L’Echo 9.12.14) qui retracent l’évolution inéluctable de la Wallonie vers la France;

– celles aussi de Monsieur Jacques LENAIN, haut fonctionnaire français, qui a développé et illustré judicieusement le concept d’ « intégration-autonomie » de la Wallonie à la République Française.

Le choix d’une communauté de destin avec la France s’impose comme un choix de raison.

La Wallonie a aussi la chance de partager avec la France une langue internationale présente sur les cinq continents : cette francophonie est porteuse de grands espoirs.

L’Alliance Wallonie France veut un Plan F :

De Namur à Liège, ou de Charleroi à Nivelles, les confidences faites à l’AWF par d’anciens responsables politiques wallons de premier plan restent cachées sous le manteau. Nous voulons que la question du rattachement de la Wallonie ne soit plus soutenue par le seul élan d’émotions, d’états d’âme, ou de sentiments francophiles, mais soutenue par une argumentation objective et claire qui emporte la conviction.

Une « intelligence territoriale », autour des grandes Villes, dans une Europe rééquilibrée :

                                                                               BRUXELLES

DUNKERQUE   LILLE      TOURNAI          VALENCIENNES                 MONS     CHARLEROI                      NAMUR                       LIEGE                    VERVIERS                                                                                                 REIMS                                      LUXEMBOURG                                          METZ                      NANCY

PARIS                                                   STRASBOURG

La Wallonie n’arrivera pas en France les mains vides : elle est riche de son passé, de son présent et de son avenir ! Une Région de France à statut spécial comparable aux autres régions :            

                                                                      Nombre habitants       Superficie (km2)

1.Ile de France (Paris)                                            12                         12.000

2.Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon)                        7,8                        43.000

3.Aquit.-Lim.-Poit.-Char. (Bordeaux)                5,9                       66.000

4.Nord-Pas de Calais-Picardie (Lille)                6                           12.000

5.Langu.-Rous.-Midi-Pyr. (Toulouse)                5,7                       66.000

6.Prov.-Alpes-Côte d’Azur (Marseille)              5                           31.000

7.Als.-Champ.-Ard.-Lor. (Strasbourg?)            5,6                       76.000

8.Pays de Loire (Nantes)                                     3,7                        32.000

9.Normandie (Caen?)                                         3,3                         29.000

10.Bretagne (Rennes)                                         3,3                         27.000

11.Bourgogne-Franche Comté (Dijon)            2,8                         47.000

12.Centre-Val de Loire (Tour)                           2,6                         81.000

+ 13. Corse

(source : Le Figaro 15 avril 2015)

+ Région wallonne (Namur)           3,5                                17.000                 

Région de Bruxelles (Brux.)           1,15                                     162                        

Les Provinces wallonnes pourront sans problème « suivre » la réforme des Départements français annoncée pour l’après 2015. Nous souhaitons que la Wallonie, de facto à défaut de l’être de iure, se considère comme « partenaire » privilégié de la France et multiplie les accords de coopération dans tous les domaines : armée, enseignements, stages, accords culturels, échanges francophones, jumelages de communes, échanges touristiques, hôtellerie, monde des affaires, coopération internationale, développement, stages d’étudiants des pays ACP, harmonisation des calendriers des fêtes… Il y a lieu de mettre en application rapidement les décrets signés entre la France, la Wallonie, et la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Notre programme 2015

Nous entendons agir en Wallonie, à Bruxelles, et en France pour qu’apparaisse ce mouvement pluraliste de citoyens porteurs de débats publics transparents sur l’avenir des relations entre la Wallonie et la France. Avec des citoyens, des artistes, des syndicalistes, des économistes, des journalistes, des universités, des grandes écoles…Toute une société qui se met en route pour une société avec plus de justice, plus de fraternité et plus de solidarité. Le concept d’un rattachement de la Région wallonne à la République maintenant pour nos régions une certaine autonomie nous convient. Nous jouirons ensemble d’une plus grande solidarité et nous serons citoyens français tout en restant « Wallons toudi » !   Comme les Bretons, les Basques, les Alsaciens, les Corses ou les Savoyards, il y aura des citoyens français d’identité française, wallonne ou belge, selon les sensibilités de chaque citoyen.                                                    

REJOIGNEZ-NOUS !                                              

Paul Durieux, Président   pauldurieux2003@yahoo.fr   04 263 69 17 ou 0476 654 329   

Secrétaire : Marie Malotaux   marie.malotaux@gmail.com    081 583 743

Trésorière : Renée Decroisson    renee.decroisson@live.be   04 3804063   0499 381 084

Administrateurs :                                                                                                    

Alain Balsat  a.balsat@skynet.be  04 2635418  0496 515045   

Louis Nisse     nisselouis@gmail.com 04 22337780   

Louis Cartilier   cartilouis@yahoo.fr   04 2655944   0476 266 924   

Adrien Lhomme  alh11api@gmail.com  02 325 7015   0497 486 467 

Georges-Henry Simonis ghsimonis@voo.be   071 611274   0485.535 623   

Michel Pierret  pierret.michel@skynet.be  0495 214 370  

Philippe Fery  philoufery@gmail.com  0476 249 840  

Paul Melot  paulmelot1@gmail.com  0497 6O6 094                                  

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Aides de l’Etat belge à la Flandre… au détriment de la Wallonie !

Toujours bon à savoir ou à se rappeler !

On le savait peut-être depuis longtemps … mais quand on voit les chiffres, c’est effarant !!!
Michel Quévit, professeur émérite à l’UCL, rappelle les montants des aides de l’Etat à la Flandre, souvent au détriment de la Wallonie : ports, sidérurgie, charbonnages, réseau autoroutier, rail…
EDIFIANT !
sidérurgie wallonneLe nationaliste flamand et populiste Jean-Marie De Decker, qui n’en est pas à une contre-vérité près, a un jour lancé une phrase qui a secoué le milieu politique wallon : « Cela fait 175 ans que nous payons pour la Wallonie, ça ne peut plus durer ! On ne peut plus donner sans cesse du poisson aux pays sous-développés ».
L’homme politique flamand reprenait ainsi à son compte la thèse du professeur Hannes de l’université de Gand : la Flandre paie pour la Wallonie depuis l’indépendance de la Belgique.
Une thèse que ne partage évidemment pas Michel Quévit, professeur émérite à l’UCL dont l’impressionnante formation (licence en science politique, doctorat en sociologie, baccalauréat en philosophie et diplôme complémentaire de la Harvard Business School) lui permet une approche multidisciplinaire du développement régional.
Dans un livre qu’il a publié en 2010,  « Flandre-Wallonie : quelle solidarité ? », Michel Quévit établit plusieurs constats qui indiquent de manière très claire que la Flandre a largement bénéficié des aides de l’Etat belge, au détriment de la Wallonie.
« Parlons d’abord des ports », lance le professeur de l’UCL : « sans la sidérurgie wallonne jamais le port d’Anvers n’aurait été compétitif ». Les Wallons auraient fort bien pu se tourner vers le Nord de la France, une région plus proche, mais ils ont misé sur Anvers, par réflexe de solidarité nationale.
L’État a affranchi l’Escaut pour libérer l’accès à Anvers, on a creusé le Canal de Campine (et le Canal Albert plus tard) pour permettre le trafic entre Liège et Anvers. Ce fut ensuite le tour au canal de Willebroek et au canal de Charleroi, toujours vers le port d’Anvers. Par après, l’Etat s’est penché sur le port de Zeebrugge en lui accordant, dans les années ’70, 115 milliards de francs.
Dans le même temps la Wallonie a reçu des crédits parallèles compensatoires pour un montant de…16 milliards de FB. Rien de comparable évidemment !
Il faut savoir que l’activité portuaire joue un rôle capital dans l’économie flamande : elle représente 20% de son PIB et procure de l’emploi à 110.000 personnes dont 60% au port d’Anvers. Ce n’est pas un hasard si la province d’Anvers est celle qui a reçu le plus d’investissement entre 1959 et 1973 : 21% du montant total.
Venons-en au rail : « Dans ce domaine », poursuit Michel Quévit, « l’État a accordé très tôt la priorité à un axe Bruxelles-Anvers. La ligne de chemin de fer Bruxelles-Malines-Anvers a été électrifiée en 1935. Les Wallons attendront, eux, jusqu’en 1949 avec la ligne Bruxelles-Charleroi ».
En ce qui concerne le réseau autoroutier, c’est en encore plus net : une jonction Bruxelles-littoral a été réalisée dès 1939. Viennent ensuite les connexions entre la Flandre et le réseau européen. La dorsale wallonne, la fameuse autoroute de Wallonie, réclamée par les Wallons depuis 1938, n’a vu le jour qu’en 1972.
Au terme de la construction du réseau autoroutier complet, la Flandre est couverte à hauteur de 60% de son territoire contre 39% pour la Wallonie alors que cette dernière totalise 55% du territoire belge !
Quant aux charbonnages, un secteur jadis capital pour l’économie wallonne, l’aide de l’Etat au sud du pays fut très lente et disproportionnée par rapport au soutien apporté aux charbonnages de Campine. « Les premiers charbonnages wallons ont déjà fermé en 1913 », constate Michel Quévit.
« Ni aide d’État, ni compensations sociales. Ce n’est qu’en 1951 qu’une une aide de 18 milliards est débloquée pour financer les fermetures. Par contre en Flandre, dans les années 60-80, en complément des aides européennes de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier), l’Etat belge ouvrira largement son portefeuille en accordant pas moins de 96 milliards FB, dont 90 % de ce montant aux charbonnages de Campine et seulement 10 % réservés au Roton, le seul survivant wallon en 1960 ».
« Sous l’impulsion du ministre des Affaires économiques, limbourgeois d’origine, Willy Claes, des dizaines de milliards de FB. vont être investis à fonds perdus dans les mines flamandes, sans pour autant réussir à améliorer la compétitivité des charbonnages de Campine qui, pas plus que les mines wallonnes, n’ont échappé à la fermeture définitive entre 1987 et 1992 », signale Michel Quévit.
Dans le domaine de la sidérurgie, essentielle pour la Wallonie, dont l’économie s’écroula avec la disparition des bassins du Hainaut et de Liège, le mépris de l’Etat belge à l’égard de la Wallonie est encore plus grand : au total, 77 % des 264 milliards accordés ont filé vers la Flandre, pour 23 % vers la Wallonie.
Une aide sera apportée à la Flandre pour qu’elle reconvertisse ses anciennes industries dans des secteurs rentables : constructions navales, verre creux…
Dans son ouvrage, Michel Quévit précise qu’entre 1977 et 1980 la Flandre a reçu 87,928 milliards d’aides pour différents secteurs nationaux (verre creux d’emballage, sidérurgie, textile, constructions navales, charbonnages, énergie nucléaire) tandis que, pour les mêmes secteurs, la Wallonie empocha à peine 26,734 milliards.
Le livre de Michel Quévit détaille également la répartition des fonds structurels européens, toujours plus favorables à la Flandre.
Ce travail honnête et remarquable ne laisse subsister aucun doute : depuis plus d’un siècle, la Flandre a profité au maximum de l’Etat belge, dans tous les domaines.
Il était temps de le dire clairement, chiffres à l’appui, sans animosité, histoire de remettre les pendules à l’heure !
 
Michel Quévit, Flandre-Wallonie, quelle solidarité ?
Edition : Couleur livre, Question de société. 
Prix : 19 €

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