Publifin : débattre ou se débattre

Secoué comme jamais par l’onde de choc Publifin, le PS annonce des mesures radicales pour limiter les mandats et plafonner sévèrement les rémunérations des cumulards. C’est le prix de la confiance à rétablir, mais certains mandataires ont l’impression de payer pour d’autres, et font de la résistance. Après tout, ce sont des hommes et des femmes de leur temps, sensibles à leur ego autant qu’à leur portefeuille, encouragés à s’exprimer sur les réseaux sociaux, sans chichi ni tralala. On avait presqu’oublié les confessions de Jacqueline Galant, et voici que l’émotion rebelle de Julie Fernandez-Fernandez fait résonner le net. Députée fédérale et échevine à Liège, elle se dit « renversée », « bouleversée », « salie » par ce nouveau scandale : renoncer à son salaire d’échevine alors que d’autres, au PS, pourront conserver jusqu’à 150 % de leur indemnité parlementaire. On dit les Liégeois frondeurs, mais ce n’est sans doute pas cette façon de prendre à témoin le monde entier pour réclamer justice, en pleurant (selon ses mots), qui va ramener la culture du débat dans un parti depuis longtemps cadenassé.

Pourtant, un débat sur les tenants et aboutissants de l’affaire Publifin est possible, à en juger par ces deux points de vue exprimés sur le site du Vif/L’Express.

L’enjeu du « scandale » Publifin : assassiner les peuples au nom de la défense de la démocratie

Publié le 28 janvier 2017.

Guy Martin réagit à la carte blanche publiée par Eric Jadot et François Gemenne (voir ci-dessous). Pour lui, « laisser les intercommunales aux mains ‘du privé’ dans un système néolibéral c’est l’histoire d’Arcelor Mital, de Caterpillar… et de bien d’autres entreprises fermées aujourd’hui parce que rentables mais pas suffisamment pour le profit des actionnaires. »

Nous sommes ici, à mon estime, au cœur de la campagne contre Nethys : le conflit entre les partisans d’une thèse des secteurs stratégiques aux mains du public et ceux qui pensent que le privé prend tout ce qui rapporte et laisse aux intercommunales ce qui est d’intérêt public et n’est pas rentable… En discréditant Publifin on pousse les communes et la Province à revendre l’outil.

Or, laisser aux mains « du privé » dans un système néolibéral c’est l’histoire d’Arcelor Mital, cuivre et zinc, de Caterpillar, … et de bien d’autres entreprises fermées aujourd’hui parce que rentables mais pas suffisamment pour le profit des actionnaires.

Si le secteur public n’était pas intervenu il n’y aurait plus d’industrie à Seraing (CMI Cockerill) à Herstal (ex-FN Herstal) et dans bien d’autres villes de Wallonie.

Laisser à Monsanto le monopole des graines, c’est donner le droit aux très riches de couper les vivres lorsque les peuples ne font pas ce que les très riches ont décidé dans leur intérêt exclusif.

Laisser « au privé » le monopole de secteurs stratégiques (l’électricité par exemple ou l’information) c’est offrir aux très riches le droit de couper le robinet parce que les choses ne se passent pas dans leur intérêt. C’est offrir aux très riches le droit de donner aux peuples les informations manipulées dans leur seul intérêt.

Donner « au privé », les activités rentables et ne plus laisser aux intercommunales que ce qui ne peut pas rapporter, c’est donner le droit aux très riches de fournir du travail ou pas aux travailleurs.

C’est soutenir la guerre que les très riches mènent aux peuples (pour reprendre l’expression des sociologues Pinçon et Charlot) pour s’enrichir encore plus.

Dans une société néolibérale débridée le capitalisme public est le seul garant de l’intérêt des peuples.

Quand en plus on diffuse des informations tronquées, (Nethys s’enrichit avec le prix de l’électricité alors que celui-ci est fixé par une instance externe et que Nethys est un des acteurs parmi les moins coûteux de Wallonie, Ethias est mal gérée alors qu’elle dégage en 2016 une marge de 400 millions, ne pas reconnaître que le regroupement des intercommunales dans Publifin a réduit considérablement le nombre d’administrateurs et donc la charge financière, prétendre que la structure est opaque alors qu’il suffit de lire l’Écho de la Bourse depuis 2012 pour avoir toute l’information sur la structuration même si un effort de pédagogie devrait être réalisé par les responsables, parler de salaires hors normes alors que le salaire de PDG « privés » est 20 à 50 fois supérieur et ce n’est pas Nethys qui a inventé le néolibéralisme …).

C’est une erreur et une faute.

Une erreur parce que tôt ou tard le mensonge est toujours découvert.

Mais surtout, c’est une faute. Une faute parce qu’elle nuit gravement à l’initiative industrielle publique dans un contexte néolibéral extrêmement concurrentiel et elle nuit à la démocratie.

C’est à mon estime une faute bien plus grande que celle de quelques membres de comités de secteurs qui ont reçu de l’argent sans travailler. Et ce dernier fait est une faute morale inacceptable, d’autant qu’elle s’inscrit contre les valeurs qui sont défendues.

Voilà, à mon sens, le vrai visage de ce que d’aucuns appellent le « scandale Publifin ». C’est le soutien au néolibéralisme en faisant croire qu’on le combat.

Mais, cela s’inscrit dans la logique du temps, comme le pacte d’excellence dans l’enseignement qui propose de transformer le statut de l’école publique en asbl… structure de droit privé.

Publifin-Nethys : une révolte démocrate pour sortir de l’indécence

Publié le 24 janvier 2017.

Une carte blanche de François Gemenne, chercheur en sciences politiques à l’université de Liège et à Sciences Po Paris, et Eric Jadot, conseiller communal indépendant à Herstal et ex-parlementaire fédéral Ecolo.

Tant qu’il n’y aura pas de commission d’enquête au parlement wallon, tant que les responsables du système resteront en place, tant que les communes actionnaires ne se retourneront pas contre Publifin et Nethys en exigeant des démissions, rien ne bougera.

Depuis les révélations de l’affaire Publifin, beaucoup à Liège tentent de temporiser : Nethys représenterait 3.000 emplois dans le bassin liégeois, parler de système de type mafieux abîme l’image de Liège, il faut se garder d’être excessif, car il n’y a pas mort d’homme, et on risque d’abîmer l’outil – comme si nous sabotions des conduites de gaz. Et ceux qui lancent l’alerte seraient inconscients des réalités économiques, ou les complices d’un complot dirigé contre Liège – passons sur le fait que nous sommes tous deux Liégeois.

Et c’est précisément parce que nous sommes mus par l’intérêt des Liégeoises et des Liégeois que nous pointons les pratiques de type mafieuses de Publifin et Nethys. Et c’est précisément parce que nous avons à cœur le développement économique de la ville et de sa région que nous souhaitons contribuer à la réforme de ce système de fond en comble. Plus d’un mois après les premières révélations, malgré le concours de bonnes intentions auquel se livrent les uns et les autres, ni Stéphane Moreau (PS), ni André Gilles (PS), ni Georges Pire (MR) n’envisagent de démissionner des différentes sociétés à capitaux publics qu’ils pilotent. Seule la position du ministre Furlan paraît aujourd’hui difficilement tenable.

Des motions communales exigeant des têtes

Nous le disons avec force : tant qu’il n’y aura pas de commission d’enquête au parlement wallon, tant que les responsables du système resteront en place, tant que les communes actionnaires ne se retourneront pas contre Publifin et Nethys en exigeant des démissions, rien ne bougera : aucune réforme profonde du rôle des intercommunales, ni du mode de rémunération des mandataires publics, ne pourra avoir lieu. Et cela nous est insupportable. Une motion dans ce sens sera déposée par le second signataire de la présente au prochain conseil communal d’Herstal. Puissent beaucoup d’autres communes faire de même.

On nous a reproché de ne pas penser aux quelque 3.000 travailleurs de Nethys. C’est indécent. C’est indécent, parce que cela sous-entend que ces emplois sont le fait de malversations, et que ces malversations sont nécessaires au maintien de l’emploi. C’est une insulte pour tous les travailleurs de Nethys et ses filiales. Et leurs emplois existent non pas grâce à Nethys, mais parce qu’ils remplissent une mission de service public : en premier lieu, la distribution de gaz et d’électricité. Faire croire que Nethys est une réussite « exceptionnelle » est indigne : Nethys assure avant tout une série de services publics (distribution de gaz, d’électricité, de services de télécommunication, etc.), et les bénéfices engrangés le sont avec les redevances payées par les contribuables.

Nethys étouffe l’initiative privée

On nous a reproché de vouloir mettre à mal tout projet industriel public en région liégeoise. Nous disons simplement que les intercommunales n’ont pas pour mission d’investir l’argent des contribuables dans des investissements à risque. Les intercommunales n’ont pas pour vocation de concurrencer le secteur privé. Et Nethys se comporte comme une entreprise 100% privée : c’est un détournement de son objet social, et une privatisation de l’argent public. Et le développement de Nethys s’est souvent fait au détriment de l’initiative privée : depuis une semaine, nous recevons des dizaines de témoignages d’entrepreneurs ou d’acteurs du monde associatif ou économique qui ont été victimes de menaces, de pressions ou d’extorsions parce que leur projet contrariait les intérêts de Nethys.

On nous a reproché de faire le lit du populisme, en accréditant la thèse du « tous pourris ». C’est le monde à l’envers. Et c’est une insulte envers tous les militants socialistes, libéraux, et chrétiens-humanistes qui partagent notre indignation. Ce qui fait le lit du populisme, ce sont précisément les agissements des mandataires de Publifin, et le déni de réalité dans lequel beaucoup – mais de moins en moins, espérons-le – s’enferment aujourd’hui. Ce sont eux qui cassent la démocratie, pas nous.

Pouvoir d’intimidation

Enfin, on nous a reproché d’exagérer en qualifiant le système Publifin de type « mafieux », de tenir des propos non scientifiques, non étayés par des preuves. L’article 416 bis §3 du code pénal italien définit une association de type mafieux comme « une association dont les membres utilisent le pouvoir d’intimidation tiré des liens d’appartenance et l’atmosphère de coercition et de conspiration du silence qui en résultent pour commettre des infractions, pour acquérir le contrôle direct ou indirect d’activités économiques, (…) ou recueillir des bénéfices ou des avantages injustifiés pour eux-mêmes ou pour autrui. » C’est exactement de cela qu’il s’agit. Et c’est cela qui doit cesser. Pour la démocratie, et pour le développement économique du bassin liégeois.

Tartuffe préside-t-il à nos destinées ?

Par Jean-Luc Lefèvre

Du cabinet fantôme, à la sauce Milquet,  aux enrichissements personnels des caciques de Publifin, du fédéral au régional, un même argumentaire : rien d’illégal, des affaires exclusivement éthiques, et donc soumises à appréciation de chacun !

Comme si la légalité n’était pas, d’abord, l’affaire de ces rebelles à l’éthique, qui en décidaient à leur seul profit?

Comme si l’éthique, jamais, ne s’appliquait à la classe politique acquise depuis toujours, même chez nous, aux vertus du trumpisme ?

Comme si, définitivement, une pratique politique gravée dans le marbre depuis toujours, jamais, ne devait ni même ne pouvait être remise en question ?

Comme si, surtout, la Justice devait se taire ???

Comme si…Tartuffe, toujours, présidait à nos destinées !

Et l’éthique dans le privé…?

Je suis avec un certain désintérêt je l’avoue, cette nouvelle saga. Le Kasakhgate me paraît autrement plus important.

Nos colonnes sont inondées de bashing facile et les journaux bruxellois d’expression française s’en donnent à cœur joie.

Bien sûr, je ne trouve pas les dérives de ce montage juridico-politique normales mais ce montage a été expliqué, dans la même presse, voici au moins deux ans, y compris les rémunérations des intervenants principaux.

 Que les « arrangements » du CA de Publifin soient condamnables, bien sûr si ce que je lis est avéré, mais ceux qui s’émeuvent le plus de cette situation n’ont sans doute  jamais travaillé dans le privé.

S’ils savaient les arrangements, petits et grands,… et je ne parle pas de paradis fiscaux lointains mais du quotidien.

Il est un autre aspect qui me gêne. Nethys/Voo et leur constellation sont une initiative économique d’envergure mais publique et d‘origine régionale wallonne. Ce type d’initiative qui avait le vent en poupe il y a bien longtemps n’est pas/plus appréciée dans le monde politique.

Mais est-ce différent de la situation de Belgacom/Proximus dans lequel l’Etat belge est actionnaire ? Etat belge aujourd’hui, c’est la Flandre.

Mais c’est aussi une guerre commerciale entre Voo et Proximus. Même si ce dernier n’est pas nécessairement à l’origine directe de l’information, il est de bonne guerre qu’ils actionnent leurs relais pour faire mousser. Le lobbying n’existe pas qu’à la Commission européenne.

Donc opération de Proximus pour affaiblir la concurrence et/ou Etat belge contre Région wallonne ? ou un peu/ beaucoup des deux ?

On me dit que je vois le « mal » partout mais on me reconnaît aussi de voir clair dans les causes et motivations des faits.

 Michel Pieret

Publifin : suite mais pas fin

« La tension monte à la veille des bureaux de partis… », écrit Le Vif.

Une chose est certaine : entre ceux qui, sans le dire explicitement, comme au P.S., visent MOREAU et les porosités entre intérêts publics et très privés (des dérives toutes personnelles, donc, comme, récemment encore, autour du Grand Prix cycliste SAMYN) et tous les autres qui souhaitent, enfin, après avoir beaucoup péché (c’est pourquoi il convient de leur pardonner, comme à la Samaritaine), qui aspirent, enfin, à une purification de certaines mœurs politiques auxquelles ils avaient eux aussi succombé à des degrés divers, le fossé est béant. Ou bien l’on se contente, une fois encore, une fois de plus, d‘un rafistolage indigne d’une démocratie, d’une restauration de façade, conforme à l’esthétique contemporaine du politiquement correct (cumuls et rétributions des mandats), aussi sexy soit-elle, ou bien, enfin, l’on accepte de ravaler tout un édifice politique wallon aujourd’hui  ébranlé dont la Flandre se gausse à juste titre.

Ce qui est sûr aussi : les intercommunales sont l’affaire des citoyens en tant que contribuables. Nul populisme là-dedans, nul poujadisme non plus à le rappeler!

Au sein de leurs assemblées, sans trahir la démocratie représentative, il convient de leur accorder un statut d’observateurs, à défaut d’acteurs. La quasi suppression des cours d’assises constitue déjà une régression suffisante. Ignorer cette revendication témoignerait d’un mépris total de l’électeur entre deux scrutins.

 Bons caucus ce lundi !

Jean-Luc Lefèvre, Emptinne

Vœux pour 2017

Par Paul Durieux, président de l’AWF

Chères Amies, chers Amis, chers Sympathisants et Citoyens wallons,

La période des vœux est un moment propice pour penser à celles et ceux que l’on aime. Comme il est de tradition, j’ai voulu attendre les kroll-2017vœux de  Pierre Kroll afin de les partager avec vous. Il est vrai que si les djihadistes décidaient à travers le monde de finir en beauté en se transformant en feu d’artifice seuls dans leur petit coin pour aller rejoindre les mille vierges qui les attendent, ils se feraient un bien beau cadeau.

Ils nous éviteraient de revivre les heures sombres de 2015 et 2016 qui restent bien en nos mémoires tant en France que chez nous.

J’y ajouterai la santé, notre bien le plus précieux. Sans elle, nous nous sentons bien dépourvus. A ce niveau, l’année 2016 se sera acharnée sur plusieurs membres de notre Conseil Général et en écrivant ces lignes, je pense bien à elles et à eux.

J’y ajouterai notre volonté de voir en 2017 la société wallonne exiger de ses dirigeants  d’adopter des lois qui les contraignent à gouverner avec une éthique d’acier. Dès la création de notre mouvement, nous nous élevions contre la particratie et l’hypertrophie politico-administrative du monde politique wallon. Aujourd’hui, avec les affaires « kazakhgate » et « publifin », nous avons atteint des sommets tant au niveau fédéral que régional. 2017 doit voir s’évanouir des pratiques qui éloignent de jour en jour le politique du citoyen tout en ouvrant la porte à des partis extrémistes.  Il en va de même pour les grandes multinationales qui continuent à éluder un impôt juste grâce aux paradis fiscaux et aux innombrables niches qui s’offrent à leur cupidité.

Il est inacceptable que le fossé entre classes moyennes ou pauvres et quelques centaines  de milliardaires ne fasse que se creuser. Je vous souhaite pour 2017 de vivre dans un monde plus juste, apaisé et  humain.

Enfin, je formule le vœu que 2017 voie la Wallonie maîtresse de son destin et puisse étudier le projet d’intégration-autonomie dans la République française. Il appartiendra à tous les décideurs wallons, politiques, économiques, sociétaux et environnementaux, mais aussi à chaque citoyen, de prendre le dossier de notre avenir sans a priori.

L’année nouvelle est aussi propice au bilan de l’année écoulée et aux perspectives pour l’année qui vient.

Bilan de l’année 2016

Malgré les difficultés rencontrées (voir ci-dessus), notre mouvement citoyen présente un bilan plus que positif. Les chiffres suivants en témoignent.

1) Notre site bat ses records avec 68 756 visites (55 352 en 2015), 105 blogs qui nous suivent (92 en 2015).

2) Notre page « Facebook » progresse également avec 703 mentions « J’aime votre page » (647 en 2015).

3) Notre nombre de membres progresse  aussi  bien dans le groupe « membres déclarés » que dans le groupe « membres désirant la confidentialité ». Merci aux nouveaux membres, mais aussi à celles et ceux qui nous ont renouvelé leur confiance en 2016.

Outre ces chiffres, 2016 a vu les activités suivantes :

a) Le 21 mars, sous l’égide de Paul Mélot, conférence-débat à l’université de Louvain-la-Neuve avec le thème : « Suppression de la Communauté française : un pas vers la France ? »

Nous avions été interpellés par les déclarations régionalistes des députés wallons Jean-Luc Crucke, Jean-Yves Jeholet, Christophe Collignon, Pierre-Yves Dermagne, Nicolas Martin, propos relayés par Thierry Bodson, secrétaire de l’interrégionale wallonne de la FGTB.

Nous invitions dès lors Ms Crucke, Collignon et Bodson à venir développer leurs idées dans un terrain où nous n’avions jamais mis les pieds : l’U.C.L. ! Nous lancions également l’invitation à M. Jules Gazon pour le volet économique et au journaliste Robert Neys comme modérateur.

Résultat : déception car les deux députés wallons et le syndicaliste s’en tinrent à employer la méthode Coué pour exprimer tout le bien qu’ils pensaient de la disparition de la Communauté française, les compétences de celle-ci passant à la Région. Ils zappèrent complètement l’aspect « un pas vers la France ». Heureusement, l’économiste Jules Gazon fut là pour étayer une véritable analyse et Pierre Hazette, présent dans la salle, put dire à M. Crucke tout le mal qu’il pensait d’une attitude où on se voilait la face devant la position hégémonique durable de la Flandre. Depuis cette conférence, nos régionalistes ont adopté le silence radio après ce qui n’aura été qu’effet d’annonce sans lendemain…

b) 3 mai 2016 : conférence de Madame Catherine Lanneau, historienne chargée de cours à l’ULG sur le thème : « La réunion à la France – histoire et actualité ».

Madame Lanneau fut brillante dans son exposé. Un seul regret : vu les problèmes que nous connaissions avec l’avalanche de malades, les membres de l’AWF n’avaient pas été invités à cette conférence, ce qui explique que le nombre de participants ne fut pas à la hauteur de nos espérances et des efforts de Louis Nisse qui avait été l’organisateur principal.

c) 4 juin 2016 : conseil général extraordinaire au Palais des Congrès de Liège : l’AWF recevait Jacques Lenain.

Celui-ci nous rendait compte des rencontres qu’il avait eues avec le constitutionnaliste Didier Maus. Ce dernier avalisait le projet d’autonomie-intégration. Il exposait d’autre part les réponses qu’avait obtenues des centres d’études des partis de pouvoir, un étudiant dont le mémoire de fin d’études envisageait le degré d’intégration possible de la Wallonie dans la République française. Ce conseil général se termina par un vote à l’unanimité moins une voix par lequel l’AWF s’inscrivait dans le projet d’intégration-autonomie amené à renforcer ET la France ET la Wallonie.

d) 5 octobre : conférence-débat à Lodelinsart sous l’égide de Georges-Henry Simonis,  précédée par une conférence de presse à la Maison de la Presse de Charleroi. Les invités en étaient Veerle Wouters et Hendrik Vuye, co-présidents du centre d’études N-VA sur le confédéralisme « Objectief V ». Sonder leurs objectifs, mais surtout pousser les deux députés dans leurs retranchements étaient l’objectif de l’AWF. Malheureusement, Wouters et Vuye entrèrent en conflit avec la direction de leur parti et le projet de conférence-débat ainsi que la conférence de presse avortèrent.

e) 20 novembre 2016 à Namur : après débat, vote à l’unanimité moins une voix d’une opération en rapport avec l’élection présidentielle française de 2017. Nous aurons l’occasion de vous en reparler dans le courant du mois de février.

Perspectives pour l’année 2017

a) Edition d’un nouveau dépliant de huit pages auquel nous sommes en train de travailler. Sa sortie est programmée pour fin mars.

b) Opération en rapport avec l’élection présidentielle française.

c) En collaboration avec Jacques Lenain, faire connaître à des membres de centres d’études de parti dans un premier temps, puis aux responsables sociétaux et au citoyen wallon dans un second temps, en quoi consiste l’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française.

d) Réalisation de vidéos que nous mettrons sur Youtube. Celles-ci nous permettront de vulgariser notre projet et d’atteindre un public plus large.

e) Préparation de notre Assemblée Générale Ouverte qui se déroulera le samedi 21 octobre 2017 au Palais des Congrès de Liège, soit 72 ans, jour pour jour après le Congrès wallon de 1945 dont nous sommes les héritiers. En concordance avec nos statuts, élection de la présidence et des membres du Conseil Général. Nous aurons bien sûr l’occasion de vous en reparler dès après l’élection présidentielle française.

Renouvellement de votre adhésion à notre mouvement citoyen

Devenir membre ou renouveler sa qualité de membre de l’AWF

 A la demande de membres, notre CG a décidé de vous proposer deux modes de cotisation.

1. Soit par un ordre permanent, vous versez 1, 2, …5…, 10 €/mois ou plus selon vos moyens sur un de nos deux comptes, ce qui élimine les oublis et les fastidieux rappels de cotisation. Bien sûr, nos n° de compte ne changent pas. (Dans ce cas, veuillez indiquer O.P. en communication.)

Pour rappel le n° de compte IBAN de l’AWF est : BE26068244993129 – BIC : GKCCBEBB, 22, Rue Fêchereux à 4130 Esneux.

Soutenir l’AWF de façon anonyme subsiste au n° BE55088240700744 -BIC : GKCCBEBB, 22, Rue Fêchereux à 4130 Esneux. Vous pouvez être certain que la confidentialité de votre versement sera respectée.

2. Soit en versant comme par le passé votre cotisation pour l’année.

Cotisation ordinaire : 24 €/an.

Cotisation réduite : 12 €/an (allocataires sociaux, étudiants, retraités, membres d’une même famille).

Cotisation de soutien : à partir de 30 €/an.

Nous espérons que vous continuerez à nous faire l’honneur de votre confiance en 2017. Quant à vous qui êtes sympathisant, vous nous feriez un merveilleux cadeau en devenant membre de notre mouvement citoyen. Quant à vous qui avez déjà versé votre cotisation (N.B. : un versement en décembre 2016 est considéré comme versement pour l’année 2017), soyez tout simplement remercié.

N.B. : n’oubliez pas d’indiquer votre adresse postale en communication de votre versement afin que notre trésorière puisse vous envoyer votre carte de membre et ce qui l’accompagne dans les meilleurs délais.

WALLONS TOUDI : on avance!

Par Georges-Henry Simonis

Transparence et bonne gouvernance

Comme une truite qui remonte sa rivière et se heurte à une échelle à poissons, avec PUBLIFIN, la Région Wallonie se confronte à un obstacle de taille : les affres de la bonne gouvernance wallonne.

Ce n’est pas neuf : au sein de l’Alliance Wallonie France, il y a belle lurette que nous dénonçons, avec Jules GAZON, l’hypertrophie administrative de la Wallonie, et, avec le GERFA,  sa consœur bien belge qu’est la « politisation- politicienne » plus ou moins occulte.

Ce qui nous apparaît en pleine lumière à propos de la galaxie des Intercommunales liégeoises nous ouvre les yeux  plus encore qu’ils ne l’étaient.

Toutefois, on peut penser que ce dévoilement pourrait avoir des effets positifs pour l’avenir de la Wallonie. Elle est consciente du problème depuis des mois, et ce qui se passe peut devenir un accélérateur de réformes bien nécessaires.

Aussi, je ne voudrais pas tomber dans la caricature de « Sois belge et tais-toi ! », titre du bel article que vient de publier Jean-Luc LEFEVRE sur le site de l’AWF : il parle du « marigot malodorant de la scène politique francophone », traitant ceux qui gouvernent de paons ou de cabotins… Je ne partage pas toujours non plus les réquisitoires enflammés de Paul MELOT qui s’en prend à quelques têtes de turc bien ciblées illustrant les forfaitures d’une gauche affairiste ayant perdu son souffle et parfois même son honneur… La situation des autres partis n’est guère plus glorieuse : que l’on pense au moins à KUBLA, au bel Armand DEDEKER, aux amis de Georges FOREST qui pillent le Congo comme au bon vieux temps…

Il faut faire un bien d’un mal.

Comme l’a écrit dernièrement Philippe DESTATTE, « il est des occasions formidables pour agir collectivement » : on peut, me semble-t-il, aller de l’avant pour régler une fois pour toutes ce malaise de mauvaise gouvernance que nous subissons aujourd’hui, et considérer sa réforme comme une étape indispensable, à côté des autre défis, pour le redressement de la Wallonie.

La Commission du Renouveau Démocratique, installée il y a plus d’un an, sur initiative d’ECOLO (rendons à César…), indiquait le chemin.

Il serait utile de la relancer en lui donnant les moyens nécessaires.

En attendant, on peut penser que, bientôt, la Justice aura fait son travail, de même que le Gouvernement Régional qui m’a l’air d’être à la hauteur des enjeux.

Face à un système qui était devenu tellement tentaculaire, une chasse aux sorcières n’est pas une réponse suffisante.

Je voudrais positiver en citant à nouveau Philippe DESTATTE :

« Nous devons disposer d’outils concrets et de conditions opérationnelles permettant de restaurer la confiance des citoyens et de renforcer leur participation et celle des acteurs de terrain à l’ensemble des politiques publiques portées par la Région. »

Plutôt que de brocarder celles et ceux qui gèrent les choses, je préfère que nous, individus, ou « acteur de terrain » comme l’est l’AWF, tentions de continuer d’œuvrer comme nous le pouvons au redressement politico-administratif de la Wallonie.

Ne nous faisons pas inutilement des ennemis.

Quand l’assainissement sera fait, nous serions mieux à même de devenir une Région de France, puisque telle est notre raison d’être.

La Wallonie sera encore plus séduisante et plus  jolie !

« Sois belge et tais-toi »

Par Jean-Luc Lefèvre

Jamais le spectacle devenu une tradition en terres romanes de Belgique, un spectacle qui met en scène, pour leur plus grand bonheur, les paons qui nous gouvernent, n’aura autant mérité son nom que ce mercredi au Parlement de Wallonie appelé à débattre de Publifin !

Quel spectacle en effet ! Un scenario bien huilé (d’avance), une intrigue convenue, des acteurs maîtres de leur livret – un jeu de rôles, en quelque sorte – et, surtout, une chute improbable pour les seuls naïfs.

Tous responsables, dès lors pas coupables ! Tant pis pour le M.R., tant pis pour Ecolo dans leur folle prétention à se débarrasser d’un ministre rendu mielleux par le metteur en scène : ils avaient oublié (où était le souffleur ?) qu’eux aussi avaient joué dans la mauvaise pièce ! Pauvre P.T.B. qui, lui, s’illusionne encore faute d’avoir, jusqu’ici,  trempé dans le marigot malodorant de la scène politique francophone.

En face, un chœur à l’unisson : tournons la page au plus vite, sautons comme des cabris pour en sortir par le haut, tous enfin réunis autour de la commission de renouveau démocratique appelée à renaître de ses cendres, nouveau phénix des aigles qui nous gouvernent.

Côté cour, la faute est celle d’un système (le parti pris de l’opacité affairiste pour les uns, de la collusion organisée pour s’enrichir entre secteurs public et privé).  Côté jardin, celui d’une rose au poing devenue caviar, la faute de quelques-uns, des voyous qui discréditent la classe politique comme les stalinistes, hier, ont sali le marxisme…

Aujourd’hui, Publifin n’est plus à l’affiche du théâtre wallon, mais les acteurs trônent toujours en haut de l’affiche où ils s’accrochent, en bons cabotins.

Des cabotins qui ne savent même plus que le public fait aussi la qualité d’un spectacle. Mercredi, la salle était vide. Ces gens-là jouent seuls, pour eux. Ils se regardent jouer. Ils sont déjà morts.

Publifin : le début d’une révolution ?

Par Paul Mélot

Suite à mes billets d’humeur, un de mes amis a récemment publié des commentaires tentant à démontrer qu’existe un grand complot contre PUBLIFIN… et que, tout en reconnaissant du bout de la langue les exagérations relatives aux jetons de présence-absence, il trouvait mes termes  excessifs. J’ai, et je maintiens mes propos, qualifié certains mandataires de concussionnaires corrompus !

Un nouveau démissionnaire, après EMONTS, MANZATO…, Claude PARMENTIER, qui n’est en rien un second couteau comme les autres, vient de faire un « aveu » qui sent la bombe à fragmentation à retardement à plein nez… MANZATO était le président de la Fédération PS Huy-Waremme. D’autres présidents de fédérations devraient commencer à s’inquiéter…

Explications : pour rappel, revenons à l’existence du décret wallon anti-cumuls que PS, CDH, MR entendaient revoir il y a vraiment peu de temps mais qui a subi depuis un rétropédalage extraordinaire de la part des mêmes qui se rendaient compte des dégâts qu’ils allaient faire dans l’opinion publique, pas seulement wallonne (ouille DE WEVER …). Cette existence, donc, dérangeait au plus haut point un certain nombre de mandataires de tous niveaux. Pourquoi ?

L’instauration d’incompatibilité de mandats de directeur d’intercommunale avec celui de bourgmestre ou d’échevin pour éviter tout conflit d’intérêt (les mêmes s’auto-contrôlant) mettait en grande difficulté le bourgmestre d’Ans et directeur chez TECTEO, pour faire bref.

Un grand écart fut trouvé par les stratèges et approuvé par les responsables liégeois du CDH, du PS et du MR, il faut bien le rappeler. L’ex ALE-ALG, TECTEO, VOO, etc…, intercommunale pure, fut divisée en plusieurs morceaux : 1) création de PUBLIFIN, restant intercommunale pure; 2) création de FINANPART, structure intermédiaire à laquelle 3) NETHYS, société PRIVEE, devait rendre des comptes.

Tout cela en faisant main basse sur des fonds de pensions publics… Opération dénoncée à juste titre, en son temps, par les syndicats.

Donc, au départ d’une intercommunale PURE, on créait des entités nouvelles, dont l’une, purement privée (Nethys), permettait à une personne de contourner le décret, puisque devenant  chef d’entreprise privée… Ceci allait permettre, entre autres, par après, de racheter consécutivement les Editions de l’Avenir – qui furent précédemment propriété de l’Evêché de Namur – et de racheter également le journal NICE MATIN. On voit tout de suite l’exceptionnel rapport entre l’économie wallonne et un journal méridional ! Et la plus-value que pouvait bien rapporter cette gazette éloignée de plus de mille kilomètres ! Je peux blaguer, tout de même !

Il faut bien encore une fois rappeler l’exceptionnelle récolte que faisaient les partis liégeois PS, MR, CDH : chacun y trouvait son compte, voyons ! Je te tiens tu me tiens par la barbichette, air connu. Donc, chacun y plaçait ses mandataires. Avec la bénédiction, si l’on peut dire, des présidents de partis, tant fédéraux (DEMEYER, BACQUELAINE, PIRMOLIN) que « nationaux » (DI RUPO, LUTGEN…).

Ainsi a-t-on créé et multiplié des comités aussi inutiles que non-décisionnels pour lesquels les heureux participants récoltaient des  royalties … sans être présents… Ceci est la très récente actualité. 

Mais avec la démission dudit PARMENTIER, un nouvel étage à la fusée intersidérale vient de voir le jour.

Explication : la Loi belge ( celle du parlement, pas celle des baronies locales) limite à tout mandataire local, régional, fédéral et aux grands commis de l’Etat, le plafond de gains publics à une fois et demie l’indemnité parlementaire.  PARMENTIER vient de faire une démonstration extraordinaire de l’ingénierie politique. Sa justification : sa participation dans NETHYS est PRIVEE. Donc n’entre pas dans le compte de la Loi… (exactement comme un bourgmestre,vétérinaire ou un échevin, avocat, ou un président de CPAS, enseignant, à titre privé ne relèvent  pas, à juste titre, de ce cas).

Comprend-on la chose:

1) je suis membre d’une intercommunale, mandaté par ma commune, mon CPAS ou ma province.

2) cette intercommunale me balance dans « sa » société privée.

3) jackpot ! 

4) banco: avec l’argent public, je joue privé.

H O R R I B L E  !

Donc, PARMENTIER,  par ailleurs chef de cabinet-adjoint démissionnaire du ministre FURLAN est le fusible qui saute. Y aura de la joie, demain mercredi, au parlement wallon, où le MR va réclamer la démission du ministre socialiste, alors que son propre parti a admis et profité de la combine.  FURLAN  sera évidemment soutenu, majorité wallonne oblige, par le CDH qui lui-même a admis et profité de la même combine. Pas  un peu hypocrite, l’affaire ?????

Que faut-il déduire de tout cela? D’abord que les partis qui dénoncent le populisme sont évidemment ceux qui le construisent. Dégâts (irréversibles?) dans l’opinion publique…

Que les grands chefs (DI RUPO,…), sous peine de se discréditer complètement, doivent mettre les mains dans le cambouis : comment? Faire démissionner tous les corrompus, à tous niveaux et rembourser les sommes de la corruption à l’intercommunale. Ne pas leur permettre de se représenter aux prochaines élections. Obliger les présidents des fédérations concernées (DEMEYER, BACQUELAINE, PIRMOLIN) à faire modifier les statuts pour empêcher toute récidive  et faire en sorte que NETHYS, extirpant les scories (Avenir, NICE MATIN, etc…) retrouve un statut PUBLIC, sans quoi ils s’exposent eux-mêmes directement à la démission (rappel : ils ont « couvert » toutes les opérations, rien ne s’est fait sans leur accord).

Si les grands chefs (DI RUPO…) ne procèdent pas de la sorte, ils seront inévitablement assimilés aux autres concussionnaires corrompus! C’est le prix à payer pour que l’opinion publique maintienne sa confiance dans les pouvoirs publics.

Que faut-il faire en sus ? Réexpliquer le rôle essentiel des intercommunales dans lesquelles il faut investir pour les services que le citoyen a le droit d’obtenir. C’est tout le contraire d’une attaque du système que les poujadistes vont faire sans aucun doute. Heureusement que le front national n’existe pas ici ! On voit d’ici tout le parti qu’il en tirerait…

Encore une chose: j’agis en homme LIBRE, en conscience, dénonçant la gabegie et l’hypertrophie d’une CERTAINE administration, au sens large. La Wallonie vaut mieux que tout cela! J’y crois! Je ne roule pour personne, je ne roule contre personne. Simplement, pour le respect de la démocratie.

2037

Par Georges-Henry SIMONIS

L’association du Grand Liège fête ce samedi 21 janvier 2017 ses 80 ans en choisissant de tenir au Palais des Congrès une journée de réflexion prospective sur ce que sera Liège dans vingt ans.

C’est assurément chose salutaire, même si les enjeux concerneront nos enfants et petits-enfants : vingt ans, c’est vite passé !

Je souhaite donc bon anniversaire à LIEGE, en souhaitant qu’il reste le plus « grand » possible en tant que métropole de l’est de la Wallonie.

Dans mon petit livre sur l’avenir de la Belgique *, je livre une réflexion sur les grandes métropoles émergentes, ces capitales régionales qui formeront l’Europe de demain. Liège en fait assurément partie.

Et je ne peux m’empêcher de penser que, plus à l’ouest, CHARLEROI a aussi sa place comme autre métropole wallonne.  Ce serait un risque et une erreur d’opposer ces deux bassins qui partagent une culture historique commune très ancienne, bien antérieure à Cockerill-Sambre et à l’époque des charbonnages du sillon Sambre et Meuse…

Certes, de manière coupable, l’état belge a incroyablement tardé à réunir les deux métropoles de Wallonie par cette autoroute Liège-Charleroi maintenant prolongée de Verviers à Tournai, ossature routière de la Wallonie, comme devrait le redevenir un chemin de fer moderne et européen entre Cologne et Paris !

Il n’est pas sans intérêt de rappeler que depuis le Traité de Verdun  de 843 qui partageait  l’empire de Charlemagne, les racines de Charleroi sont profondément ancrées en terres principautaires : Marchienne, Marcinelle, Châtelet, Thuin, Lobbes, Jamioulx, Philippeville, Mariembourg, Couvin… Toutes ces communes faisaient partie de la principauté de Liège.

Aussi, constatons que l’avenir de Liège, c’est aussi l’avenir de la Wallonie toute entière.

L’économie wallonne continue de se renforcer peu à peu, comme vient de l’écrire tout récemment l’économiste Philippe Defeyt (Le Vif du 16.1.17), au prix d’assainissements nécessaires (les intercommunales…) et de réformes institutionnelles indispensables  (le mille-feuille institutionnel, les provinces, le sénat…).

Le soleil se lèvera t’il sur la Wallonie ? Espérons avant 2037 !

J’ai en tout cas l’espoir que « le grand Liège » soit un signal positif de plus pour cette Wallonie que nous aimons et pour laquelle nous avons quelques projets… Restons assoiffés d’azur…

Bon anniversaire au « Grand Liège », et à toute la Wallonie !

* « L’après-confédéralisme belge », préfacé par Pierre Hazette, ancien ministre, sur l’avenir du Mouvement flamand et sur la Belgique de demain. Disponible à la librairie Molière à Charleroi ou chez l’auteur : simonisgh@gmail.com (60 pages, 8€ ou 10 si envoi postal à l’adresse indiquée).

La France étonnante

Lu sur le site BuzzFeed et daté du 18 mai 2016 :

45 faits étonnants sur la France, que vous ignoriez peut-être ?

1. Le mot «France» vient des Francs, peuple germanique dont le nom est lui-même tiré du francique «frank», qui signifie «libre».

2. La France est le pays qui a le plus grand nombre de fuseaux horaires au monde, grâce à ses territoires d’outre-mer (12 fuseaux horaires différents,  contre 10 pour les États-Unis et 9 pour la Russie).

3. Les deux plus vieilles villes de France seraient Marseille et Béziers, bâties toutes deux par les Grecs au VIe siècle avant J.-C.

4. En France, les œufs sont marrons, mais dans la plupart des autres pays (comme les États-Unis ou l’Allemagne), ils sont majoritairement blancs. C’est tout simplement parce que les races de poules pondeuses utilisées sont différentes. 

5. La France est le pays qui compte le plus de prix Nobel de littérature, avec 15 lauréats (suivi par les États-Unis avec 11 lauréats et le Royaume-Uni avec 10 lauréats).

6. Dans La Marseillaise, l’expression «sang impur» ne fait pas référence aux ennemis de la France , mais aux révolutionnaires, qui se définissaient comme «impurs» par opposition au sang pur des nobles. La strophe «Qu’un sang impur abreuve nos sillons» signifie donc que le peuple est prêt à verser son sang pour défendre la patrie.

7. Jusqu’en 2012, on ne trouvait qu’un seul panneau «STOP» dans tout Paris. Ce panneau était situé à la sortie d’une entreprise de matériaux de construction, quai Saint-Exupéry dans le XVIe arrondissement. Aujourd’hui,  ce panneau a été retiré.

8. En France, la plupart des plaques d’égout comportent l’inscription «Pont-à-Mousson» ou «PAM». Cette inscription fait référence à la ville où sont fabriquées ces plaques, dans la fonderie de Saint-Gobain.

9. De nos jours, il règne encore plusieurs rois en France. En effet, Wallis et Futuna, territoire d’outre-mer, compte trois rois (un à Wallis et deux à Futuna). Ces monarques sont rémunérés par l’État et ils ont autorité sur leurs territoires respectifs.

10. L’armée française est la seule d’Europe à compter encore des pigeons voyageurs dans ses rangs. Entretenus au mont Valérien près de Paris, ces pigeons peuvent être utilisés  pour effectuer des transmissions en cas de catastrophe majeure

11. Rapporté au nombre d’habitants, la France est de loin le pays le plus nucléarisé au monde (58 réacteurs pour 66 millions d’habitants), suivi par le Japon (54 réacteurs pour 127 millions d’habitants) et les États-Unis (104 réacteurs pour 319 millions d’habitants).

12. La France est le premier pays à avoir instauré un système de transport en commun. Dans les années 1660, les «carrosses à cinq sols»  étaient un système de carrosses circulant  à heure fixe sur des lignes qui reliaient différents quartiers de Paris. Le concept a été développé par Blaise Pascal.

13. Le plus vieil arbre de France connu est situé à Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes. Il s’agit d’un olivier d’une circonférence de 20 mètres, qui aurait environ 2000 ans.

14. La France vit encore sur le fuseau horaire de l’Occupation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut contrainte de s’aligner sur l’heure de Berlin, et ce changement n’a jamais  été annulé. Mais avant la guerre, la France était sur le même fuseau horaire que Londres.

15. En France, les commerçants n’ont aucune obligation de rendre la monnaie. Selon la loi, c’est au client de faire l’appoint.

16. En 1940, la France et le Royaume-Uni ont brièvement envisagé de fusionner en une seule nation pour faire face à l’invasion allemande. Le projet incluait une citoyenneté commune  et un parlement unique.

17. La France est le pays qui compte de loin le plus grand nombre de communes en Europe. On en dénombre près de 36.000, soit 40% des communes européennes. En comparaison,  l’Allemagne n’en compte que 11.000 et l’Espagne 8000.

18. La commune la plus étendue de France est Maripasoula, en Guyane, avec une superficie de plus de 18.000 km² (l’équivalent de deux fois la Corse).

19. En France, les trains roulent à gauche, sauf en Alsace-Moselle car la région était allemande au moment du développement des voies ferrées. 

 20. Avec 11 millions de km², la France possède la deuxième surface  maritime la plus importante derrière les États-Unis. Comme certaines demandes de la France n’ont pas encore  été validées par la Commission des limites du plateau continental, le territoire marin pourrait encore s’étendre d’1 million de km².

21. La France possède le navire de renseignements le plus puissant au monde. Appelé le Monge, il peut repérer une pièce de 2 euros à 800 km. Un jour, il a été capable de détecter une clé  à molette perdue dans l’espace par un astronaute américain. Le navire a surveillé la trajectoire de l’objet, qui était susceptible d’endommager des satellites.

22. L’Ardèche est le seul département français qui n’est pas desservi de façon régulière par des trains de voyageurs SNCF. Il n’existe que deux gares desservies ponctuellement lorsque  les trains de la ligne Lyon-Avignon sont détournés par la rive droite du Rhône.

23. Au cours de l’Histoire, plusieurs départements français ont changé de nom. C’est notamment le cas de la Loire-Inférieure qui est devenue la Loire-Atlantique en 1957, des Basses-Pyrénées qui sont devenues les Pyrénées-Atlantiques en 1969, ou encore des Côtes-du-Nord qui sont devenues les Côtes-d’Armor en 1990. Ces changements ont été effectués  pour supprimer les termes dépréciatifs comme «bas» ou «inférieur».

24. À elle seule, la France détient le record mondial du nombre de carrefours giratoires (« ronds points »). On en dénombre 30.000, soit plus de la moitié des carrefours giratoires existant dans le monde.

25. La commune française au nom le plus court est Y, dans la Somme. Ses habitants sont les Ypsiloniens.

26. La France est le pays le plus rentable pour Mc Donald’s après les États-Unis, avec plus de 1000 restaurants répartis sur tout le territoire.

27. En France, il existe six communes qui ont un maire alors qu’elles ne comptent aucun habitant. Ces villages ont été détruits pendant la Première Guerre mondiale, mais leurs maires sont chargés de continuer d’assurer leur entretien.

28. Grâce à ses territoires d’outre-mer, c’est avec le Brésil que la France partage sa plus longue frontière.

29. En Alsace-Moselle, contrairement au reste de la France, le 26 décembre est un jour férié. C’est également le cas du Vendredi saint pour les communes ayant un temple protestant ou une église mixte.

30. L’Alsace-Moselle est aussi le seul territoire français où l’enseignement religieux est obligatoire, car il était allemand au moment de la loi sur la séparation de l’Église et de l’État en 1905.

31. Le département français le plus peuplé est le Nord.

32. Et le moins peuplé est la Lozère.

33. La plus ancienne construction connue en France est le cairn de Barnenez, dans le Finistère, un édifice mégalithique de 75 mètres de long datant du Ve millénaire avant J.-C.

34. En France, il existe une loi qui interdit d’appeler son cochon Napoléon

35. En 2011, après un petit concert, un piano est resté quelques jours à la gare Montparnasse en attendant d’être remballé. Des passants ont commencé à jouer avec en pensant que l’instrument était en libre service, et face à ce succès imprévu, la SNCF a décidé de placer des pianos dans ses gares.

36. Aujourd’hui, on en compte une centaine à travers toute la France

37. En France, jusqu’en 2012, il était théoriquement illégal pour une femme de porter un pantalon sans autorisation préfectorale.

38. En Alsace-Moselle, l’inscription qui figure sur les monuments aux morts n’est pas «Morts pour la France » mais «À nos morts» ou «La ville de … à ses enfants», car pendant la Première Guerre mondiale, le territoire était encore allemand.

39. En France, la guillotine était le mode d’exécution des condamnés à mort jusqu’à l’abolition de la peine de mort en 1981.

40. Le métro le plus dense au monde est celui de Paris, avec 245 stations sur 14 lignes, pour une surface de moins de 90 km2.

41. Le «repas gastronomique des Français» est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco.

42. La France est le plus grand pays de l’Union européenne en superficie.

43. Il existe des dizaines de communes françaises au nom insolite. On compte notamment Chatte en Isère, Gland dans l’Yonne, Vulvoz dans le Jura, Glaire dans les Ardennes, Mois dans le Loir-et-Cher, Anus dans l’Yonne ou encore Poil dans la Nièvre.

44. Il existe plusieurs «versions» du drapeau français. Le drapeau avec un bleu vif et un rouge clair est très répandu, mais il existe une version avec un rouge vif et un bleu plus sombre, qui est généralement arborée par les mairies et les bâtiments publics.

45. Il existe aussi une version spécifique pour les interventions télévisées du chef de l’État, avec une partie blanche beaucoup plus étroite, pour que le visage du président ne soit pas entouré de blanc en  plan serré.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde