Résultats complets du sondage organisé par l’AWF pour la présidentielle française

Les trois éditions de la Meuse (Liège – Verviers – Huy-Waremme) ont consacré dans leur version papier une page entière (page 4) à notre opération. Le contenu de cette page se trouve également sur le site  du quotidien sous le titre : La province de Liège vote pour Mélenchon. L’ Alliance Wallonie-France a sondé 1 600 Liégeois sur les intentions de vote pour la présidentielle.

Nous sommes heureux de vous présenter le tableau complet des résultats enregistrés pour un sondage qui aura eu lieu du 09 au 18 avril dans pas moins de 18 localités réparties aux quatre coins de la province de Liège. Nous tenons à préciser dès maintenant que nous reprendrons cette opération pour le second tour des présidentielles.

Noms des candidats    V.P.                V.E.              Total                %

Arthaud N.                        23                   1                    24                  1,5

Asselineau F.                   16                 12                   28                  1,7

Cheminade J.                     9                    0                      9                  0,6

Dupont-Aignan N.      23                   9                    32                  2

Fillon F.                           139                13                 152                  9,5

Hamon B.                         79                 12                    91                  5,7

Lasalle J.                           30                    4                    34                  2,1

Le Pen M.                     337                 16                 353               22,1

Macron E.                     270                 44                 314               19,7

Mélenchon J-L          323                  72                 395               24,7

Poutou P.                         43                     2                    45                  2,8

Nuls                                   51                     7                    58                   3,6
Blancs                               66                    0                     66                  4

Totaux                         1412               185                1597             100

V.P. = vote papier

V.E. = vote électronique

Les lieux sondés ont été : Yvoz-Ramet, La Batte à Liège, Welkenraedt, le campus de l’U.L.G. Sart-Tilman, Chênée, Herstal, Waremme, Verviers, Amay, Hannut, Huy, Visé, Spa, Hamoir, Harzé, Ferrières, Comblain-au-Pont, Bomal

Pour l’AWF,

Paul DURIEUX

J – 4

Mercredi 19 avril   19.54

Madame, Monsieur,

Lors de notre sondage, nous vous annoncions que vous pourriez lire les résultats de votre vote sur notre site le mardi 18 mars en soirée.

Le dépouillement des 1597 votes recueillis a pris plus de temps que prévu. D’autre part, nous devions être correct avec notre partenaire « Sud-Presse » en leur laissant la priorité de cette information.

Celle-ci a été envoyée  à « Sud-Presse » ce mercredi et vous trouverez chiffres et article consacrés à notre sondage-vote dans les différentes éditions de « La Meuse » dès demain.

Vous pourrez dès lors trouver sur ce site les chiffres mais aussi un article consacrés à notre opération.

Merci pour votre compréhension.

Paul DURIEUX

Mélenchon pour sauver l’Europe ?

Lu ce 19 avril sur le site de La Libre :

Une opinion de Pierre Defraigne, directeur exécutif du Centre Madariaga-Collège d’Europe et directeur général honoraire à la Commission européenne.

La Présidentielle française ouvre le débat sur un contrat social européen. L’Europe a deux ans pour se réformer et en proposer les résultats à l’approbation du citoyen.

Avec l’élection présidentielle française, s’ouvre un créneau de deux années qui se fermera en mars 2019 avec la clôture du Brexit, et en juin avec l’élection du Parlement européen qui dorénavant choisira vraiment le prochain président de la Commission. L’Europe a donc deux ans pour se réformer et en livrer les résultats à l’approbation des citoyens. Les élections françaises marquent le coup d’envoi d’une réappropriation citoyenne de l’Europe, à l’échelle cette fois d’un grand pays.

Trois comportements distincts

Se plaint-on assez du déficit démocratique en Europe ! Eh bien voici que la campagne présidentielle énumère de façon vivante et précise les termes de l’équation européenne pour le citoyen de base. Pas moyen d’y échapper ! En gros on identifie trois comportements : d’abord les Dupont-Aignan et le Pen, personnalités au demeurant très différentes et opposées, mais tous deux champions de la fuite hors du système européen dont ils refusent les règles et les rapports de force. C’est l’illusion souverainiste ! Elle ne tient pas la route. Car cette posture archaïque et régressive ne peut séduire que les passéistes ou, à la rigueur, ceux des atlantistes qui préfèrent la tutelle de Washington à la souveraineté partagée de Bruxelles. Le souverainisme est voué à se marginaliser pourvu que l’Europe se réforme.

Viennent ensuite Macron et Fillon qui voient dans le redressement interne de la France la réponse à l’hégémonie allemande sur l’Europe, laquelle est en réalité celle de la droite CDU-CSU. Celle-ci, à travers le PPE – et la Commission -, contrôle en effet la politique économique européenne. Entre-temps, l’un et l’autre font profession d’exemplarité sur l’orthodoxie financière et sur les réformes structurelles : plus de marché, moins d’Etat et davantage de flexibilité pour le travail. Foncièrement, ils sont d’accord avec le modèle allemand actuel dont le caractère insidieusement dual soit leur échappe, soit les indiffère. Bons élèves de l’ordo-libéralisme, ils négocieront avec Berlin une fois qu’ils auront « reconstruit la crédibilité de la France », ce qui n’est pas très gaullien. Le premier est plus ouvert sur la défense commune que le second, enfermé dans une logique strictement intergouvernementale : c’est le Plan Fouchet du général de Gaulle.

Viennent enfin Mélenchon et Hamon, tous deux députés européens de gauche et qui entendent quant à eux changer l’Europe. Ils prennent le contrepied de Dupont-Aignan et Le Pen : Hamon veut remplacer le groupe informel de ministres des Finances qui codirigent l’eurozone, par un Parlement de l’eurozone; Mélenchon pour sa part va d’emblée au bras de fer avec le Dr Schauble : il entend renégocier la gouvernance de déflation larvée et de divergence interne de l’eurozone, sous la menace d’une sortie de l’euro, laquelle serait décidée par référendum. En revanche, si Hamon pense défense commune, Mélenchon se campe en paladin de la dissuasion nucléaire française qui ne saurait être partagée. On notera la posture gaullienne du leader des insoumis.

Les leçons à tirer

Que dégager comme leçons de ce paysage contrasté ? D’abord, que les positions sur l’Europe ne collent pas toujours avec la géographie politique : gauche et droite se recoupent sur plus d’un point. En témoigne l’existence aujourd’hui d’une opinion majoritaire en France qui rejette les politiques d’austérité de l’eurozone soutenues par les gouvernements de centre droit mais d’autres aussi, comme celui de Hollande précisément. L’addition des votes prêtés par les sondages aux Le Pen, Dupont-Aignan, Mélenchon et Hamon ne laisse aucun doute là-dessus. Ensuite, l’hostilité monte contre le dumping social, notamment la fraude à grande échelle dans la directive sur les travailleurs détachés qui est récusée par presque tous les candidats. Enfin le contrôle effectif de l’immigration, indissociable de formes variées de protectionnisme, reste le clivage le plus net entre l’extrême droite et les autres partis. En revanche une grande partie de l’opinion saisit le caractère singulier de la question des réfugiés.

La leçon qui s’impose dès maintenant est celle-ci : si les Français s’affirment, à près des trois quarts, attachés à l’euro, l’austérité budgétaire et salariale est récusée par une majorité disparate mais bien réelle d’entre eux parce qu’elle est absurde. Elle freine la croissance en Europe et elle finira par pousser un des pays périphériques – Italie, Grèce, Espagne, Portugal – hors de l’eurozone. La porte sera alors ouverte à de nouveaux Brexit dans l’UE-27, car c’est l’eurozone qui fournit son centre de gravité à l’Europe.

Or aujourd’hui, le dispositif institutionnel de l’eurozone interdit la révision des politiques d’austérité gravées dans le marbre des traités. Il exclut en effet de facto, voire en droit, les outils du redressement économique de l’eurozone : un budget fédéral, une mutualisation et une restructuration des dettes souveraines en excès, des gains de compétitivité par l’investissement public national et communautaire, une harmonisation de la fiscalité des multinationales et des très grands patrimoines. Cadenasser la gouvernance de l’eurozone comme l’entend à tout prix la CDU du Dr Schauble, c’est donc s’interdire de corriger les divergences entre le noyau et la périphérie de l’eurozone, de lutter contre les inégalités et de rétablir effectivement la justice fiscale entre capital et travail, et entre PME européennes et firmes globales étrangères. Or l’Europe ne doit pas servir à verrouiller et à clicher le régime de distribution de la richesse et du revenu construit par le progrès technologique et la mondialisation. Il en va ici d’une prérogative primordiale de la démocratie européenne.

La réforme de l’eurozone, nécessaire à l’abandon des politiques d’austérité, implique donc en même temps un contrat social européen. Renforcement des institutions et contrat social sont indissociables. C’est l’enseignement principal de la présidentielle française : la Convention qui clôturera les deux années de renégociation des traités, devra donc accoucher d’un compromis historique entre la gauche et la droite, entre les intergouvernementaux et les communautaires pour permettre à l’Europe de se redresser et reprendre sa route.

J – 8

Vous voulez avoir des informations qui concernent notre opération-sondage « Élections Présidentielles Françaises ».

Lisez dès demain le journal gratuit « Dimanche » et lundi ou mardi, procurez-vous « LA MEUSE ».

Je vous rappelle que notre opération se termine le lundi 17 avril à minuit et que le lendemain, mardi 18 avril, nous publierons  en soirée sur ce site  les résultats du vote wallon « Élections Présidentielles Françaises » (vote papier et électronique).

Paul D.

Choisir en connaissance de cause

La course à la présidence est à l’image d’un Paris-Roubaix haletant, avec de la poussière et des pavés, des rebondissements, du suspense. Parmi les candidats à la victoire, ils sont maintenant quatre à se détacher nettement. Mais on ne peut évidemment pas réduire la politique à un spectacle. Il y a un enjeu collectif qui a rarement paru aussi déterminant qu’aujourd’hui, d’autant plus que les visions et les solutions proposées aux citoyens/électeurs sont très contrastées.

Comme le disait Pierre Mendès France, « gouverner c’est choisir », et le choix le plus décisif revient aux électeurs, placés face à des idées anciennes, plus ou moins recyclées, à des recettes nouvelles, plus ou moins crédibles, à des candidats plus ou moins convaincants, rassurants, voire enthousiasmants, selon l’appréciation de chacun. Les grands débats sont toujours des moments importants, mais ils ne permettent pas d’aller loin dans l’analyse des programmes électoraux. Pour y voir plus clair, sans pour autant s’imposer une lecture exhaustive de ce que les candidats proposent, on peut utilement se référer à des sites comme JeVote.info; réalisé par des étudiants de Sciences Po Paris, ce site doit permettre à chaque électeur d’identifier le candidat dont le programme lui correspond le plus. (Le magazine Marianne propose lui aussi un test, conçu différemment.)

Bien entendu, d’autres initiatives sont prises pour clarifier le débat politique, comme cette vidéo publiée sur le site du journal LeMonde :

Voir aussi Les clips de campagne des 11 candidats décryptés sur le site du Figaro.

Notre élection présidentielle

Un article de l’AFP publié aujourd’hui sur le site de La Libre :

Pourquoi les Wallons adorent et suivent de près la présidentielle française

« Tout un pays » sera bientôt suspendu aux résultats d’une élection particulièrement décisive. La France? Non, la Belgique, où la lutte entre Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon ou encore Jean-Luc Mélenchon attise les passions.

L’issue de la présidentielle, qui aura lieu les 23 avril et 7 mai, est attendue par les Belges, en particulier côté francophone, « comme si leur propre sort en dépendait », assure Henri Goldman, le rédacteur en chef de la revue « Politique ».

C’est que l’attrait pour la chose politique française, pour des Belges qui se perdent souvent dans les méandres de leur propre système fédéral, vire parfois à « l’obsession », observe M. Goldman, dont le magazine a publié en mars un numéro spécial sur la France sous le titre « Cette république que nous avons tant aimée ».

En Belgique, le Premier ministre émerge de délicates négociations entre une demi-douzaine de partis, qui peuvent durer des mois, après l’élection du Parlement au scrutin proportionnel. Au contraire de l’élection présidentielle française au suffrage universel direct.

En 2017, les multiples péripéties de la campagne renforcent encore la passion des Belges pour la politique française qui remonte à des décennies.

Election ‘par procuration’

« Les Belges entendent presque autant parler du ‘Penelopegate’ (qui met en cause le candidat conservateur François Fillon et son épouse Penelope) que de l’affaire Publifin », un scandale d’emplois présumés fictifs très complexe qui ébranle la classe politique wallonne depuis le début de l’année, souligne le rédacteur en chef de « Politique ».

Ainsi, lors de ses rassemblements à Paris et Marseille, le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon pouvait compter sur le soutien de la « Wallonie insoumise », dont des membres arboraient fièrement des drapeaux frappés d’un coq rouge sur fond jaune, symbole de la région francophone du sud du pays.

« En Belgique, on a l’impression qu’on ne sait jamais très bien ce qui va ressortir d’une élection. On a plus de mal à y voir clair qu’en France », explique à l’AFP Jean Faniel, directeur général du Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP).

Un intérêt qui pousse les médias belges à organiser leur couverture comme s’il s’agissait d’élections nationales, à grand renfort de directs, de reportages et d’envoyés spéciaux.

« Le public suit la présidentielle française de près, on en parle énormément. Il y a une espèce d’élection par procuration qui se joue », relève le correspondant à Paris de la télévision publique francophone RTBF, Pierre Marlet. (…)

Notre opération « Election présidentielle française »

Au mois de février, nous vous annoncions la préparation d’une grande opération que notre mouvement citoyen pluraliste allait mener. Le moment est arrivé de lever le voile sur celle-ci.

Depuis le 09 et jusqu’au 17 avril, des membres de l’Alliance Wallonie France et des citoyens vont à la rencontre des Wallonnes et des Wallons afin de les sonder sur ce qu’ils pensent de la prochaine  élection présidentielle française. Nous connaissons l’intérêt que porte notre population à la politique française puisque, souvenez-vous, il fut une année où les responsables politiques belges durent déplacer la date de leurs élections législatives  parce que celles-ci tombaient au même moment que les présidentielles françaises.

Nous parcourons nos villes et communes avec le matériel nécessaire (urnes, bulletins de vote, écritoire…) pour que le citoyen puisse exprimer un vote secret. Nous prenons en considération le vote pour un des 11 candidats au 1er tour de la présidentielle, mais aussi les bulletins blancs et les votes nuls (le votant barre son bulletin d’un trait).

Le dépouillement sera réalisé par trois commissaires  le mardi 18 avril et l’annonce des résultats sur ce site apparaîtra en soirée. L’opération sera reconduite pour le second tour. Nous aurons l’occasion de vous en reparler.

Vous pouvez également exprimer votre vote sur un site spécialement créé pour l’occasion : www.participezauxpresidentielles.be .

Dès aujourd’hui, vous pouvez vous rendre sur ce site pour exprimer votre vote et inciter vos contacts à faire de même. Là aussi, nous serons bien entendu présents pour le second tour pour départager les deux candidats que les Français auront choisis lors du 1er tour.

Notre site, mais aussi des médias partenaires vous tiendront informés.

Nous tenons à remercier vivement tous les citoyens wallons qui ont permis à cette opération de vivre.

Nous sommes agréablement surpris de l’accueil qui nous est réservé, même si bien sûr un pourcentage important de la population exprime son désappointement, voire sa colère ou son dégoût envers le monde politique.

Avec l’espoir que notre opération suscitera votre intérêt, nous vous prions, chers concitoyens wallons, d’être assuré de notre parfait dévouement à l’avenir de notre Wallonie.

Les deux responsables de cette opération,

Marcel Dehalu,  6, Rue de la Pêcherie 4570 Vyle Tharoul                0471 671 901

marceldehalu@hotmail.com

Paul Durieux, 8, Rue du Gravier 4051 Chaudfontaine                    

0476 654 329

pauldurieux2003@yahoo.fr

lecoindevue.be

Parmi les chemins qu’emprunte l’internet, il y en a qui s’engagent loin de la fureur et de la futilité dont se nourrit trop souvent l’esprit des hommes. Voici comment notre ami Roland Douhard présente le site qu’il a créé récemment :

« Contraction entre point de vue et coin de vie, le Coin de vue est une perception, un travail subjectif en action. Ne pas prétendre à la vérité, mais parcourir un chemin, du particulier à l’universel. Tourner le dos au vacarme du monde et proposer un dialogue respectueux et serein aux visiteurs du site. »

Homme engagé, Roland Douhard met des mots sur son rapport aux autres et au monde mais aussi sur son expérience intime de la vie telle qu’il l’a parcourue jusqu’à présent :

« A l’heure d’écrire ces lignes, j’ai 61 ans et, banalement, je me retourne. Ce fut enchanteur mais également difficile. La naissance, avec l’argent, est le plus injuste des héritages. Son tempo et son lieu sont une loterie dont on ne se remet pas. Naître est un destin que seule l’éducation peut contourner sans l’effacer, elle-même dépendante des circonstances. Double handicap, pour les uns, chance renforcée pour les autres. Quand ai-je pris conscience de la condition humaine, devrais-je écrire de la comédie humaine ? Ou plutôt, quand ai-je appris à prendre conscience du poker menteur qui se joue entre le hasard et la nécessité ? »

La France et la politique animent cet homme passionné. Quand on voyage à travers son site, on ne tarde pas à découvrir qu’il « marche » avec Emmanuel Macron. Il s’en explique :

« Je suis social-démocrate ou plutôt, c’est plus clair ainsi, social libéral. Mon modèle de société, s’il doit y en avoir un, c’est le modèle des pays nordiques adapté à la révolution numérique et à l’urgence de l’innovation. Ces Etats ont édifié des sociétés modernes, tolérantes, ouvertes sur le monde et solidaires, oui, solidaires. Concilier les impératifs économiques et les exigences sociales, voilà un projet porteur, audacieux et révolutionnaire. Si j’ai rejoint le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron, c’est que ce rassemblement d’hommes et de femmes, de gauche, du centre et de droite, portés par des valeurs humanistes et libérales, rompt avec les vieux conservatismes des uns et des autres et offre de nouvelles solutions aux immenses défis qui s’ouvrent devant nous. »

Et ailleurs, il écrit :

« La révolution, nécessairement, doit être démocratique, citoyenne, basée sur une analyse lucide de l’état de la société ainsi que sur des propositions audacieuses, transgressives et, c’est important, réalistes. Tout discours de repli nationaliste, toute vision complaisante pour une idéologie, de gauche et de droite, toute réduction des dépenses publiques, qui ne visent que les plus faibles et ne touchent pas les plus nantis, toute dépense qui n’est pas financée, toute réforme qui n’est pas tenable, tout cela ne peut engendrer que la régression et l’échec, quelle que soit l’origine de ces velléités ou dérives. La révolution, aujourd’hui, c’est précisément dépasser les vieilles recettes, qui n’ont pas fait leurs preuves, c’est oser le travail en commun de personnes de bonne volonté qui, jusque-là, s’opposaient dans des batailles stériles, et qui, pourtant, partagent le même souci de la bienveillance sociale et de l’intérêt supérieur d’un pays, d’une nation, d’un peuple. La première fois que j’ai mis les pieds au pays d’Hugo, j’avais 5 ans. J’ai pleuré en regardant un paysage du Sud, qui me disait, « Te voilà chez toi ! ». Mes origines françaises, par mon père, coulaient dans mes veines comme sur mon visage. Je n’ai jamais oublié ce moment intime, où le cœur s’enflamme pour une terre comme il peut le faire pour une mère. » 

C’est la voix d’un homme, d’un citoyen, d’un ami : voilà pourquoi nous vous recommandons le site http://www.lecoindevue.be/.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde