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Plaintes contre le TSCG à la Cour constitutionnelle

Une mise en perspective de Paul Mélot

TSCGBien qu’il ne s’agisse pas du « scoop » de l’année, sa portée et ses conséquences morales, économiques, sociales, méritent un arrêt sur la récente actualité très peu médiatisée, voire occultée: le traité européen dit de « la règle d’or » est attaqué devant la Cour constitutionnelle (Le Soir, 25-11-2014).

Qu’en est-il? Une vingtaine d’associations, soit elles-mêmes, soit en soutien, parmi lesquelles la Ligue des Droits de l’Homme, la Fédération des CPAS de l’Union des villes et communes wallonnes, la CGSP flamande, la CNE, le Collectif Citoyen Constituante… invitent la Cour à invalider la ratification belge du Traité.

Pour rappel, le TSCG ( Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) « imposé » par l’Europe et voté par les 28 Etats et ici, par les SEPT (!) parlements que compte notre beau pays inflige des cures d’austérité à tout pays endetté au-delà des 60 % du PIB, ne permet à moyen terme qu’un déficit public limité à 0,5% au maximum et impose, en plus des sanctions – on y reviendra plus loin- un mécanisme automatique de correction en cas de déviation de la trajectoire budgétaire. Rien moins que cela!

On ne va pas s’attarder sur la raison d’être de ce texte contesté et contestable. Rappelons cependant que l’application de la Règle des 3% engendre en ce moment le délicieux bordel social en Belgique! Rappelons aussi que ces fameux 3% résultent d’une position DOGMATIQUE dont bon nombre d’économistes ont mis à mal la justification (pourquoi 3% et pas 2,5, ou encore 4 ou 4,5%???) Rappelons enfin qu’un plus grand étalement de la dette réduirait d’autant les efforts , justifiés ou pas, imposés à une partie, selon les opposants ou à la totalité de la population, selon ses promoteurs…

Et n’oublions pas que, de surcroît, le pouvoir européen, contre toute attente, s’est déresponsabilisé de l’application des sanctions conférant à ses fonctionnaires des droits régaliens échappant à la responsabilité élective ! Pas peu de choses, à vrai dire !

Tout cela pour quoi faire? Nuts ! Observer que les dettes publiques ne faiblissent pas et que les PIB ne s’améliorent pas. Observer qu’un certain nombre de pays, dont la France, d’une manière répétitive, font fi des injonctions européennes et s’honorent de leur défense des intérêts nationaux.

Venons-en aux arguments développés par les plaignants tout en remettant en mémoire qu’ils ont toujours dénoncé cette duplicité qui tend à faire gober par l’opinion que le budget d’un état se gérerait comme un bon père de famille; rien de plus naïf, d’abord, de plus faux ensuite: du reste si cela avait été le cas un peu partout dans le monde, pas de conquête de la lune, pas de TGV, pas de tunnel sous la Manche, pour ne prendre que quelques petits exemples !

Mais l’argumentation des plaignants a du lourd:

1) La Constitution prévoit que le parlement (ici encore les six autres dans ce magnifique pays) approuve le budget et lui donne prérogative en matière de conception et de développement de la politique budgétaire. Le TSCG viole donc ce principe.

2) Le droit de vote des citoyens est remis en cause dès que le pouvoir des élus de déterminer le budget est réduit: viol de ce principe.

3) Le Roi, en ratifiant ce traité, oblige d’autres autorités que lui-même à l’appliquer. Constitution bafouée également.

4) Subsidiairement, l’autonomie des pouvoirs communaux (accord de coopération Etat/Régions) est niée, entre autres par rapport à la tutelle financière sur les CPAS : la Constitution reconnaît aux citoyens des droits économiques et sociaux – pas de recul de ces droits- bafoués ici par les cures d’austérité induites par le TSCG ( d’où le soutien des CPAS wallons à cette plainte).

On le voit, si la Cour venait à faire droit à ces plaintes, la Belgique, dernière à s’être inclinée, retrouverait de toute évidence une liberté qui lui a été confisquée… avec la complicité de TOUT son personnel politique ! De TOUT son personnel politique, puisque TOUS les partis se retrouvaient d’une manière ou d’une autre dans l’un des parlements ayant adhéré au TSCG …

Cela étant, suivant l’exemple des multiples dépassements budgétaires de la France dont nos gouvernements devraient sans doute s’inspirer, il y a lieu de bien réfléchir. En effet, dès l’instant où les politiques d’austérité en Europe n’engendrent pas la reprise économique escomptée, la raison devrait l’emporter sur le dogme. N’a-t-on pas vu, récemment un économiste tel Bruno COLMANT, ex -patron de la Bourse de Bruxelles et ex-Chef de Cabinet de Didier REYNDERS, alors Ministre des Finances, reconnaître l’incohérence d’une telle politique? Et il n’est pas le seul, loin de là… ( DE GRAUW, DE KEULENAERE, …)

Bien réfléchir implique une suite logique: il n’est pas interdit de penser (pas encore, n’en déplaise à la Flandre!) que si, par exemple, la France, l’Italie, la Grèce, l’Espagne…et la Belgique portaient à l’ordre du jour la révision, voire la suppression du TSCG, des perspectives nouvelles s’ouvriraient à tous les états en difficulté. Les problèmes de l’indexation, de l’âge de la retraite, pour ne prendre en considération que ces domaines les plus largement médiatisés seraient vus sous un autre jour. Et, répétons-le, avec force, apporteraient une certaine pause durable aux chocs sociaux que nous connaissons, partageons ou subissons selon les convictions des uns et des autres.

Puisse 2015 mettre du plomb dans les têtes pensantes élues ici et là !

Sur la réélection d’EDR à la présidence du PS

Une opinion de Willy Burgeon, Président Honoraire du Parlement Wallon et militant socialiste

willy burgeon93,6 % ! C’est le chiffre que va ressasser le PS d’en haut pour fêter (fêtes patronales !) le résultat du candidat unique Elio Di Rupo (EDR) à l’élection de la Présidence du PS ce week-end (A vaincre sans périls, on triomphe sans gloire, n’est-ce pas !). Cela vaudra encore, lors du prochain congrès, à la star du PS, de ces ovations-debouts, «spontanées», qu’il adore.

Il sera moins question de l’absentéisme massif de 72 % des 90.000 affiliés du PS qui ne se sont pas dérangés pour ce suffrage. Dans certains pays, il aurait été annulé. Cela n’empêchera pas les instances du PS de légitimer le grand homme. EDR n’a pas attiré les foules socialistes il y a quatre ans, cette fois-ci non plus. Il existe donc un grave problème de démobilisation.   Entre-temps, le PS a perdu deux élections et j’attends avec impatience le prochain sondage…

Et l’avenir ? Il s’annonce sombre.

Dans le long questionnaire de deux pages remis à chaque votant, les mots « Wallonie » et «croissance» ne sont pas une seule fois cités. Le ton de la nouvelle Présidence est donné dans ce document et dans les interviews d’EDR dans la presse (voir «Le Soir» et «Le Vif» de vendredi dernier).

LE PS sera le dernier défenseur de la Belgique ! Or, le belgicanisme que défend objectivement EDR c’est la famille royale (vestige de la féodalité), le clergé, l’armée, les milieux d’affaires (toutes). Les Flamands, eux, tous partis confondus, savent depuis 1999 où ils veulent aller tandis que le PS va entamer une bataille du passé avec son doyen de Président.

Un congrès des idées ? On en connaît déjà les grandes lignes. On enverra les militants dans les maisons avec un message sans consistance et on balisera la libre expression et la créativité de la base dans ce congrès qui ne sera pas idéologique car il poserait des axes d’action non conformistes et réellement de gauche et constituerait un danger pour la classe dominante. On y oubliera donc que le socialisme c’est d’abord la contestation du capitalisme et de ses systèmes au rang desquels figure justement l’Etat belgicain. Comme actions seront à l’ordre du jour la glorification d’une star vieillissante et les effets de communication blings-blings sans support réellement mobilisateur. (C’est quand j’ai constaté sa légèreté et qu’EDR se servait de notre parti, celui d’Emile Vandervelde, d’André Cools et de Guy Spitaels, à des fins purement personnelles, que je me suis éloigné de lui.)

Pas question d’une croissance originale élaborée par la gauche avec des projets pour les jeunes, on attend que l’embellie économique, comme les alouettes, tombe du ciel. Pour contrer la dépression et la régression ambiante, le socialisme actuel doit se coupler avec le volontarisme pour éliminer le chômage et la pauvreté toujours plus envahissante (∗). Cette évidence ne sied pas à la pensée unique en cours.

Pendant ce temps, la Wallonie s’empêtre dans ses problèmes budgétaires, de modernisation et s’appauvrit car elle n’a pas la masse critique nécessaire. Personne n’ose dire que son salut et celui de ses enfants est ailleurs. Pour moi, il est en France, c’est une conviction que j’ai depuis 1995 !

Le 24 novembre 2014

(∗) Je sais déjà que je serai écarté, comme d’habitude, des centres de réflexion malgré l’élaboration de mon rapport, non contesté, de 18 pages sur « La bataille contre la crise : avec quelles forces, avec quels remèdes ? » à obtenir sur demande. Je continue à me battre pour la vérité.

Faisons péter l’audimat

Un billet d’humeur de Paul Mélot

Tous devant les téléviseurs, dès 18h30 (RTBF) et 19h45 (RTL) pour se rendre compte de l’immense bonheur de posséder un tel Roi…

Si jeune dans la fonction et déjà une légende, un modèle à suivre pour nos descendants. Si prompt sur la balle, si visionnaire, si époux tellement attentionné !

Quel autre pays pourrait-il se flatter d’être aussi fier de son souverain vénéré que le nôtre? Que d’envieux de par le monde. Buana kitoko Philippe.

Oum papa, oum papa !

Merci à nos deux chaînes de télévision de rivaliser de tant d’ardeur pour mettre en scène notre bien-aimé Philippe.

Merci à ELECTRABEL d’avoir veillé à ne pas devoir effectuer des coupures de courant en ce jour béni.

Kroll Philippe 500 joursMerci au peuple flamand, content à 70% d’une telle personnalité à la tête de notre superbe royaume: nous, Wallons, devons donc en toute certitude battre ce record: au moins 95% de Wallons t’honorent, ô beau Philippe.

La réaction de Roland Douhard

Voir une télévision privée, RTL-TVI, assumer son œuvre hagiographique en faveur du sauvetage du régime monarchiste n’est pas étonnant. C’est l’un de ses fonds de commerce, avec les faits divers sans analyse, les séries et la « télé réalité ». Tout un programme pour le bon peuple. Mais constater que le service public, dans le cadre du JT puis d’un reportage, sensés constituer des référents d’information, se lance à son tour dans une opération de communication, non identifiée comme telle, est proprement affligeant. Où est la déontologie et l’éthique de la RTBF lorsqu’elle amalgame volontairement, sans permettre aux téléspectateurs de situer l’origine de son discours, information et communication ? Au-delà des sentiments légitimes monarchiste ou républicain, une telle dérive professionnelle, politique et morale pose véritablement problème.

Un partenariat entre la Wallonie et la France pour stimuler les technologies vertes

Lu sur le site du forum démocratique wallon.

DSC00059Voici une information qui correspond tout à fait à une des demandes de l’AWF : l’activation des accords bilatéraux de coopération signés entre la France et la Wallonie en 2004.

Paul D.

internet@lesoir.be (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga)

GreenWin et Trimatec, les pôles de compétitivité respectivement wallon et français dédiés aux technologies environnementales, doivent signer un accord de partenariat mardi lors de l’ouverture du salon Pollutec à Lyon. L’accord vise à « stimuler les coopérations technologiques et commerciales franco-belges » dans le secteur des technologies propres et de la chimie verte, annoncent les deux pôles dans un communiqué commun. L’accord sera signé entre 10 et 12h00 en présence de Ségolène Royal, ministre française de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et de Fabienne Reuter, la déléguée Wallonie-Bruxelles à Paris. Issu du Plan Marshall 2.vert de la Région wallonne, GreenWin compte plus de 150 membres dont 135 entreprises et cinq universités. Ce pôle cherche à créer des synergies pour favoriser l’innovation technologique verte et durable. Trimatec, son homologue actif dans les régions françaises de Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Rhône-Alpes, fédère 173 adhérents dont une majorité d’entreprises. « Le positionnement des membres de GreenWin et de Trimatec étant complémentaire sur la chaîne de valeur, leur coopération permettra de développer des projets innovants à l’intersection des filières. La collaboration permettra d’améliorer la visibilité européenne des acteurs, de gagner en compétitivité et d’atteindre une ’masse critique’ suffisante pour peser à l’international dans le secteur de la chimie-environnement et des écotechnologies ainsi que de prendre une part active dans les projets innovants européens du secteur », affirme le communiqué. En janvier 2014, GreenWin avait déjà signé un accord de partenariat avec Axelera, le pôle de compétitivité spécialisé dans la Chimie et l’Environnement de la région Rhône-Alpes.

Incendie à Tihange: un 4e réacteur nucléaire hors service en Belgique

paul durieuxCe nouvel incident dans une centrale nucléaire belge rend de plus en plus probable la nécessité de délestages du réseau électrique belge lorsque des températures hivernales basses seront atteintes au moment où les journées seront les plus courtes dans notre hémisphère nord.

Nos amis français, où le parc nucléaire est mieux entretenu, seront peut-être en capacité de nous vendre de l’électricité et de nous éviter des moments où les plus prévoyants, voire les plus aisés auront trouvé un système D.

Il sera assez facile pour la Flandre de faire valoir la logique de ses besoins en électricité supérieurs en fonction de son économie et de la densité de sa population. Attendez-vous, amis wallons, à être en première ligne pour jouir de soirées intimes qui feront bondir le taux de natalité de la Wallonie, encore une chose que nous partageons avec la France dont le taux de natalité est le deuxième des pays de l’UE (union européenne) derrière l’Irlande. N’allez surtout pas chercher un quelconque motif communautaire quant au choix des zones de délestage. Celui-ci répondra bien sûr à des critères objectifs et certains responsables politiques de Wallonie et de Bruxelles, et non des moindres, vous assureront la main sur le cœur que pas plus ici qu’ailleurs, il ne faut voir du communautaire. Nous commençons a en avoir l’habitude, non ?

Le tout sera de voir jusqu’où ira l’aveuglement, la patience ou la bonhomie des Wallons.

Combien de temps aussi les chiffres fournis par le professeur Jules Gazon lors de sa conférence de ce vendredi 28 novembre en la Maison de la laïcité de Verviers pourront-ils être tenus sous le sceau du secret ?

Paul D.

Lu sur le site du « Vif-L’Express » :

TihangeLe réacteur nucléaire de Tihange 3 s’est mis automatiquement à l’arrêt dimanche vers 10h30 à la suite d’un incendie qui s’est déclaré dans un poste de raccordement de la centrale nucléaire au réseau d’Elia. Le feu est depuis éteint, affirme la porte-parole d’Electrabel-GDF-Suez.

« Tout est sous contrôle », a déclaré le bourgmestre de Huy Alexis Housiaux (PS) à l’agence Belga. « L’incendie s’est produit en dehors de la zone nucléaire. » Personne n’a été blessé.

Les procédures de sécurité ont correctement été suivies, relève Electrabel. On ignore encore combien de temps le réacteur, qui a une capacité de 1.048 mégawatt, restera hors service. La société prévoit un redémarrage mardi matin, mais ce planning est très provisoire, insiste la porte-parole. Electrabel analyse actuellement la situation. On devrait en savoir plus sur l’origine de l’incident et sur ses conséquences durant la journée.

Elia assure de son côté que la mise à l’arrêt du réacteur nucléaire Tihange 3 ne créera pas de problème d’approvisionnement en électricité dimanche. La charge du réseau est en effet faible un tel jour, a expliqué Barbara Verhaegen, la porte-parole de la société gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension national. Des coupures ne sont cependant pas exclues si la mise à l’arrêt du réacteur devait perdurer, a-t-elle laissé entendre. « Des analyses sont en cours pour les prochains jours », affirme la société.

Tihange 3 est le 4e réacteur hors service en Belgique. Doel 3 et Tihange 2 sont à l’arrêt à cause des micro-fissures constatées sur leurs cuves, tandis que Doel 4 est fermé à cause d’un acte de sabotage perpétré en août. Chacun de ces réacteurs a une capacité de plus de 1.000 mégawatts.

Les premières analyses font état d’une cause technique

Les premières constatations menées après l’incendie dans un poste haute tension sur le site de la centrale de Tihange 3 n’indiquent aucune interaction humaine mal intentionnée. « Les premiers éléments font état d’une cause technique », a expliqué dimanche la porte-parole d’Electrabel, Geetha Keyaert. Il ne serait dès lors pas question de sabotage, comme dans le cas du réacteur de Doel 4, mis à l’arrêt depuis le mois d’août.

Le feu, qui a touché un transformateur d’intensité, a automatiquement fait cesser l’activité du réacteur de Tihange 3. On ignore encore quand celui-ci pourra redémarrer. Dans un communiqué de presse adressé à l’agence Belga, GDF Suez explique que les mécanismes de sécurité ont arrêté la centrale après la découverte du défaut. « Les processus ont parfaitement fonctionné et l’unité 3 de Tihange est dès lors actuellement à l’arrêt à chaud. »

Electrabel confirme encore que cet incident n’a provoqué « aucun impact sur la sûreté nucléaire et sur la sécurité des collaborateurs et des riverains du site ».

Contrairement à ce qui a été dit dans un premier temps, l’incendie n’avait toujours pas cessé vers 13h30, mais son ampleur est limitée. « Les pompiers sur place n’interviennent en effet pas tant que l’isolation de la haute tension est garantie. » Electrabel confirme également que l’incendie est limité et qu’aucun risque d’extension au-delà de l’équipement n’est à signaler.

Des techniciens ont été dépêchés sur place afin de déterminer l’origine de l’incendie et de préparer les travaux de réparation. Des inspecteurs de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) sont également présents pour vérifier le respect des procédures, a indiqué celle-ci.

L’intérêt wallon du Seine-Nord

canal seine-nordL’AWF se réjouit de voir un ancien projet refaire surface : la liaison fluviale entre le bassin Nord-Seine et le bassin du Rhin qui ne manquerait pas de traverser la Wallonie d’ouest en est. Espérons que cette fois, une priorité particulière sera apportée à la construction de ce canal très important pour l’économie wallonne et pour le développement d’un environnement durable permettant la réduction du trafic routier des poids lourds, arrivé à saturation et grand pollueur de l’air que nous respirons. (Paul D.)

L’Europe avance la possibilité d’investir 300 milliards d’€ dans de grands projets actuellement en souffrance. Pour le 14 novembre, les États membres devaient remettre leurs propositions.

Lu sur le site du quotidien l’Avenir :

Lundi, le député Jean-Luc Crucke (MR) a interrogé le ministre-président wallon Paul Magnette (PS) sur les projets rentrés par la Wallonie dans le cadre de ce très keynésien «plan Juncker». De la réponse de M. Magnette, nous retenons: «Nous avons voulu sélectionner ceux qui sont en phase avec la stratégie 2020 et le cœur des priorités wallonnes et, en particulier, le plan Marshall. […] Il y a également le transport fluvial, dont le projet Seine-Escaut, en complément du projet français et cela tombe bien, puisque les autorités françaises ont inscrit l’autre morceau de ce projet dans leurs priorités également. On y avait veillé. J’ai rencontré l’ambassadeur. En effet, il ne faudrait pas qu’il y ait un morceau et pas l’autre. On a parfois connu cela dans le passé. […] »

Le Seine-Nord avait été expressément abordé par le Premier ministre Charles Michel lors de sa rencontre avec le président français François Hollande, voici quelques jours, à Paris.

97e Congrès des maires et présidents de communautés

Photo salle académique U.L.G.L’AMF (Association des Maires de France) représente un véritable pouvoir en France. Elle est la France que j’aime, celle qui travaille à l’échelon humain, soucieuse du bien-être des citoyens de France. Les nombreux visiteurs étrangers ne s’y trompent pas. Ils apprécient cette douceur de vivre, ce souci de conservation du patrimoine, cette préservation de services publics de qualité qui font de la France la première destination touristique mondiale.

L’AMF vogue loin des joutes politiciennes de l’état français, loin des coups bas que s’échangent les ténors des formations politiques, loin des querelles de personnes dont s’abreuvent les « grands » sur les plateaux de télévision, devant les micros de radio ou dans la presse écrite.

Quelles que soient les sensibilités politiques des maires, l’AMF n’a qu’un seul discours, une seule ligne qui se veut et se vit unie, collective et solidaire. Des maires des plus petits villages aux maires des grandes villes, chacun avance dans le même sens, celui de l’unité dans la combativité, porté par l’invincible espoir dans l’avenir de leur commune.

A l’heure où l’état français est entré dans une phase de réformes de structures qui va toucher les régions et les départements, mon espoir est que le gouvernement ne touche pas à ce joyau qu’est l’AMF, mais au contraire lui donne tous les moyens pour continuer à se développer en harmonie.

Nous savons de quoi nous parlons, nous citoyens de Wallonie, avec les dégâts engendrés par les fusions de communes de 1977 qui ont éloigné le citoyen de l’administration, des décisions qui le concernent et des services publics de proximité.

Paul D.

Lu sur le site du Figaro.fr :

Moment unique du Congrès des maires, hier : la séance plénière dans le grand auditorium a été marquée par un vibrant hommage des maires à Jacques Pélissard. Devant une salle debout et l’applaudissant avec chaleur après son discours, le président sortant de l’AMF a été visiblement aussi ému qu’heureux de cet hommage.

Avant l’intervention de Jacques Pélissard, André Laignel, premier vice-président délégué de l’association, a lui aussi rendu un hommage très appuyé au président sortant. La voix nouée par l’émotion, André Laignel a salué « un vieux compagnonnage », un combat commun mené avec Jacques Pélissard : « Il y a eu des affrontements d’idées, mais toujours avec loyauté, et finalement nous avons appris ensemble ».

Dans son discours, André Laignel a dénoncé les attaques aussi bien contre les élus que contre les fonctionnaires territoriaux, demandant au congrès de rendre hommage aux agents, « sans lesquels nous ne serions pas en mesure d’accomplir nos tâches ». Il est revenu sur la réforme territoriale, dénonçant le seuil de 20 000 habitants pour constituer une intercommunalité (« c’est insuffisant sur certains territoires, et sur d’autres, ruraux, cela n’a aucun sens »). Sur la question des dotations, André Laignel a rappelé qu’il s’agit d’une politique déjà ancienne, notant que pour lui, « le coup le plus dur qui a été porté aux finances locales a été la suppression de la taxe professionnelle » ». Il a enfin souhaité qu’à l’avenir, l’AMF reste ce qu’elle est : fondée sur « l’unité et la combativité », et portée par « un invincible espoir dans l’avenir de nos communes ».

Jacques Pélissard a naturellement évoqué les mêmes thèmes. Après avoir lui aussi chaleureusement salué André Laignel et le travail fait en commun, il a fait un appel à l’unité : unité des associations de maires, d’abord. Il a souhaité que les autres associations « catégorielles » s’engagent « dans un rapprochement avec l’AMF ». « Dans cette période de disette budgétaire, qui peut croire que nous pourrons encore et toujours multiplier les frais d’adhésion de nos communes et EPCI à de multiples associations ? », a demandé Jacques Pélissard, qui a espéré « plus d’unité avec les autres associations, avec des commissions communes et des moyens partagés ».

La volonté d’unité a également été à la base de l’idée non seulement de proposer à François Baroin de lui succéder à la tête de l’AMF, mais de constituer un « ticket » commun avec André Laignel, « une équipe unie aux antipodes des querelles partisanes ». Le président sortant a même été au-delà, en disant que la France gagnerait à ce que cette méthode soit déclinée à l’échelle du pays : « L’alternance pratiquée comme une revanche frontale est à mon sens pénalisante pour la France tout entière », a martelé Jacques Pélissard sous des applaudissements nourris.

Le président sortant s’est ensuite livré à une charge en règle contre la politique du gouvernement : sur les finances, il a dénoncé « la volonté du gouvernement de transférer la charge de l’impôt national vers l’impôt local ». Sur les rythmes scolaires : « La réforme aurait dû être assumée par l’Éducation nationale ». Au lieu cela, c’est « les annonces pour le gouvernement, les ennuis pour les maires ». Sur la réforme territoriale, Jacques Pélissard a répété son refus d’un seuil de 20 000 habitants pour une intercommunalité décidé arbitrairement, et rappelé que l’intercommunalité doit être « un outil au service des communes », et non l’inverse. « Les maires », a martelé Jacques Pélissard, ne sauraient être « ni des supplétifs, ni des sous-traitants ». Il a rappelé qu’il a été à l’origine de la proposition de loi sur les communes nouvelles, en cours d’adoption au Parlement, et appelé les maires à aller « au bout de cette réforme, pour éviter que certaines communes ne se transforment en coquilles vides ». Après un au-revoir à l’assemblée ponctué d’une conclusion forte – « les fantassins de la République que nous sommes ne baisseront jamais les bras » – Jacques Pélissard a passé la parole à François Baroin.

Le sénateur-maire de Troyes a visiblement trouvé les mots qui ont fait mouche et emporté l’adhésion. Il a répété que sa candidature était d’abord et avant tout « un message politique fort pour l’unité ». Unité nécessaire face aux difficultés qui touchent les communes, et en premier lieu financières – François Baroin a qualifié de « dramatique » la baisse des dotations et jugé que l’effort demandé aux communes n’était « pas atteignable ». L’autre « fil d’Ariane » de l’action de l’AMF sera, selon François Baroin, la défense du « rôle irremplaçable des maires », la demande de transformation du fonds d’amorçage pour les nouveaux rythmes scolaires en « fonds de soutien pérenne ». Le maire de Troyes est aussi revenu sur les critiques qui frappent les maires, comme le récent rapport de la Cour des comptes qu’il a jugé « insupportable » : « La Cour n’a pas à porter de jugement d’opportunité sur les choix des élus. Que je sache, les communes sont librement administrées ! Il ne saurait être question de les mettre en coupe réglée ! » Rappelant enfin que les collectivités sont, dans le budget de l’État, « la plus petite source de dépenses » par rapport aux mastodontes que sont les dépenses de santé ou de fonctionnement de l’État, François Baroin a demandé pourquoi, pourtant, c’est à elles que l’on demande « l’effort le plus important ». Très applaudi à la fin de son discours, François Baroin a assuré que, comme sous la présidence de Jacques Pélissard, quelles que soient les sensibilités politiques de chacun, il n’y aura à l’AMF qu’un seul discours et « une seule ligne » : une AMF « unie, collective et solidaire ».

F.L.

Wattitude invente la première compil’ 100 % wallonne

Lu sur le site de la Meuse 04 :

compil wallonneLa Wallonie regorge de talents musicaux. C’est bien simple, il ne se passe pratiquement plus un mois sans qu’un groupe de la région ne défraye la chronique. Désireuse de mettre en valeur ce vivier qui semble inépuisable, Emmanuelle Wegria  a décidé de créer une compilation regroupant une série d’artistes locaux. Une bonne idée de plus pour cette liégeoise qui promeut déjà les spécialités wallonnes dans sa boutique Wattitude de la rue Souverain-Pont.

« Ce projet est né à la demande de mes clients », explique-t-elle fièrement. « Outre les produits de bouche et les éléments de mode et de design issus de la région, je vends aussi des livres et des CD’s d’artistes locaux. De nombreux visiteurs de la boutique m’ont demandé si je n’avais pas une compilation qui en regroupe les meilleurs, histoire de pouvoir se faire une idée de ce qui se fait chez nous au niveau musical. J’ai fait mes recherches et je me suis rendu compte que ce disque n’existait pas encore. J’ai donc décidé de le créer moi-même. »

Un voyage musical entre différents styles

compil wallonne 2Pour ce faire, Emmanuelle Wegria a fait appel à la DJette liégeoise Stef Wunderbar. Cette valeur montante de la scène électro a fait parler son oreille pour sélectionner une série de morceaux qui pourraient figurer sur la compilation. Les deux amies ont ensuite pris contact avec les artistes concernés pour leur demander leur accord. « L’accueil était généralement très enthousiaste », sourit Emmanuelle Wegria. « Nous n’avons en tout cas essuyé aucun refus. L’idée était de mettre en valeur différents styles, en proposant une lente évolution entre le jazz, la chanson française, le pop-rock et une pointe d’électro. Nous ne voulions pas nous cantonner à un genre en particulier, mais au contraire proposer un large aperçu de ce qui se fait en Wallonie en matière de musique, tout en proposant une sélection cohérente et homogène. C’est pour cette raison que nous avons posé nos choix en nous basant sur les morceaux, sans chercher à promouvoir l’un ou l’autre artiste à tout prix. »

Du Greg Houben Trio à Piano Club en passant par Wrap, Benjamin Schoos, Dalton Telegramme, Moladji ou encore MLCD, le disque réunit un panel d’artistes au talent indéniable, proposant tous ensemble un voyage à la fois sinueux et exaltant. De quoi constituer le cadeau idéal pour les fêtes, d’autant qu’un pack collector avec des bières spéciales de la région est également disponible ! Il est vrai qu’en matière de musique comme de cervoise, la Wallonie n’a pas l’habitude de faire dans la petite bière.   

 
compil wallonne 3La compilation « C’est la Watt » est disponible pour 16 euros (55 euros pour le pack collector) dans la boutique Wattitude, 7 rue Souverain-Pont 7 à 4000 Liège.
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www.wattitude.be

Wallonie : l’heure de rentabiliser le RAVel

Nous pourrions dire : il est presque temps. « Avec un potentiel unique en Europe », dixit le ministre wallon du tourisme et « une infrastructure meilleure qu’en France« , dixit François RavelLeruth, responsable du RAVel au SPW (service public de Wallonie), notre région compte développer en 2016 (pourquoi 2016 et non 2015 ?) un outil complètement sous-exploité (lisez inexploité).

Mais François Leruth met judicieusement le doigt sur deux véritables tares bien wallonnes : l’amateurisme et le saupoudrage. Prudent, il ajoute ce qui suit : »Si on réalise une bonne promotion, l’accueil doit suivre, à condition d’éviter l’amateurisme et le saupoudrage. Il faut une structure-chapeau au niveau de la Région, pas une nouvelle structure, mais une coordination. Et un site internet unique, par exemple lawallonieavelo, même si le balisage n’est pas complètement réalisé. »

Si j’avais un conseil à donner à M. Leruth, mais aussi à M. René Collin, ce serait d’activer les accords de coopération signés avec la France en 2004 qui concernent les domaines qu’ils doivent gérer. Ce serait l’assurance de voir les beaux projets déboucher sur la réalité sans éparpillements suscités par les mauvaises habitudes héritées du passé, mais encore trop présentes.

Rappelons ici que la politique de la ville en Communauté française a plus de 10 ans de retard sur celle des villes françaises à dimension semblable.

Paul D.

sur le site du Vif/L’Express :

Le ministre wallon du Tourisme s’empare du potentiel que représentent les 1 300 kilomètres du RAVeL et veut promotionner cet outil unique en Europe. Qui a coûté plus de 100 millions d’euros depuis 2002, sans rapporter grand-chose.

RavelL’année touristique 2016 sera consacrée au vélo, a annoncé René Collin (CDH). Pas trop tôt : la Wallonie figure à peine sur les cartes cyclistes européennes alors qu’elle dispose, avec le RAVeL (Réseau autonome des voies lentes) d’un outil remarquable mais complètement sous-exploité. « J’ai choisi de l’annoncer dès maintenant, explique le nouveau ministre du Tourisme, car nous devons structurer le produit : infrastructures, matériel, cartes, dépliants, site internet, événementiel, appels à projets innovants… Tout est à construire. Il existe déjà un faisceau d’initiatives mais bien trop disparate. Alors que la thématique du vélo recèle un formidable pouvoir d’attractivité. »

En France, le site francevelotourisme.com est la vitrine qui renseigne sur les itinéraires, les hébergements, les locations et les réparateurs, les lieux de visite, les offices du tourisme, les guides, les séjours « clé en main » (location de vélos, hébergement, transport des bagages, topo-guide, etc). Ce site est soutenu par le ministère de l’Economie. Rien d’étonnant : le tourisme à vélo, avec 5,5 millions de séjours par an, engendre près de 2 milliards d’euros de retombées (dont la moitié en hébergement et restauration) et représente 16 500 emplois. L’association compte, d’ici 2015, doubler les chiffres de 2012, créant 10 000 emplois supplémentaires et engrangeant 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en plus…

A une échelle plus comparable avec la Wallonie, la Bretagne (4 millions d’habitants) a aménagé en quelques années 800 kilomètres de voies vertes (halages et anciennes voies ferrées, comme le RAVeL) et 700 kilomètres de « voies partagées ». Elle est traversée par deux itinéraires européens et compte, en cohérence avec le schéma national et le schéma européen, 8 itinéraires régionaux, à proximité desquels 160 hébergements « Accueil vélo » (la marque nationale) sont ouverts. Selon une enquête de 2013, les retombées économiques globales s’élèvent à 37,2 millions d’euros/an et les retombées directes à 24,6 millions (15 000 euros/km de voie). « Et pourtant, il n’y avait là en 2009 que quelques voies vertes, remarque François Leruth, responsable du RAVeL au SPW (Service public de Wallonie). Mais quand, en France, un Comité régional du Tourisme décide de faire du vélo une de ses priorités, on fonce, on fait les travaux nécessaires, on sensibilise le secteur privé. Or, notre infrastructure est de meilleure qualité qu’en France. Si on réalise une bonne promotion, l’accueil doit suivre, à condition d’éviter l’amateurisme et le saupoudrage. Il faut une structure-chapeau au niveau de la Région, pas une nouvelle structure, mais une coordination. Et un site internet unique, par exemple lawallonieavelo, même si le balisage n’est pas complètement réalisé. »