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2016, année populiste

Par Georges Régibeau

Au rayon des mots de l’année 2016, de ceux qui révèlent une évolution, une inflexion, une inquiétude, il y a bien sûr le mot « populisme », dont l’usage répété tendrait à faire penser qu’en dehors de la politique actuelle, il n’y a point de salut. Car populisme est un mot chargé comme un nuage annonçant l’orage. On en viendrait presqu’à regretter le suffrage universel. Le populisme est dénoncé comme la face obscure de la démocratie, il puiserait sa force dans les émotions primaires, alors qu’une saine culture démocratique exigerait de chacun qu’il soit guidé par la raison, qu’il soit inspiré par des valeurs humanistes, et qu’il se sente personnellement et collectivement responsable de l’état du monde.

Face aux nuages les plus sombres, il y aurait donc le grand ciel bleu de la mondialisation voulue par ceux qui sont à la manœuvre. Une telle opposition serait pertinente si l’idéal démocratique était le véritable enjeu. Mais on ne voit pas les gouvernements contrarier la recherche effrénée du plus grand profit. Normal, dira-t-on, ce serait du populisme. Ou pas. La vérité démocratique est peut-être ailleurs. Dans ce monde qui se resserre, il est permis de se demander quelle place est laissée à l’engagement citoyen, quelle légitimité est laissée à l’exercice de la souveraineté populaire ou nationale et, plus largement, quelle liberté est laissée aux gens de corriger le modèle actuel. Celui-ci vise à imposer partout la logique du marché. Or, si le populisme se définit par le rejet des élites et la propension à flatter la médiocrité des électeurs, convenons que les lois du marché font souvent de même avec les consommateurs.

Certes, on peut soutenir que le capitalisme enchante la vie et pousse à l’excellence, voire à la réalisation de soi. Mais le gonflement des égos repose avant tout sur un mirage. A chacun sa chance. La téléréalité, c’est plus rentable qu’une leçon de philosophie. A chacun sa culture, il n’y a pas de bon ou de mauvais goût mais seulement plus ou moins d’argent à gagner. Nul besoin de s’encombrer d’une réflexion sur les droits et les devoirs, le tout est d’avoir l’argent. Pour posséder. Pour exister. Pour dominer. Si les jeunes esprits sont façonnés par cet environnement, comment l’école, avec ses prétentions humanistes, avec son « éducation à une citoyenneté responsable », avec ses exigences insupportablement gratuites, comment l’école pourrait-elle être efficace, alors que la politique elle-même a tendance à s’en remettre à la main invisible du marché pour gérer tous les problèmes et répondre aux aspirations des gens/électeurs/consommateurs ?

Si le populisme peut cacher des menaces réelles, il ne faut pas le confondre avec la contestation de la pensée unique. Avec le besoin de retrouver du sens, de la cohésion sociale. Le marché s’identifie au mouvement de la vie, il fonctionne en déséquilibrant les sociétés. Quoi qu’il en soit, la globalisation de l’économie ne fait pas que des heureux, il est donc assez naturel que des oppositions s’expriment. Le libre-échange, étendu au monde entier, renforcerait partout le pouvoir de l’argent. Quand la décision politique est davantage influencée par les puissants que par une majorité de citoyens, on ne peut prétendre incarner les valeurs démocratiques. On s’inscrit dans une logique impériale, avec le marché qui tient le globe et manie à l’occasion le glaive : on peut aisément se cacher derrière un pouvoir invisible, impersonnel, irresponsable.

On a bien entendu le droit de voter pour les émules de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan mais il y a des alternatives à ce choix de société. L’ultralibéralisme est surtout d’inspiration anglo-saxonne et, paradoxalement, c’est en Angleterre et puis aux Etats-Unis que le populisme a triomphé en 2016. Cela fait craindre une montée de la vague populiste en Europe, avec tout ce qu’elle pourrait déverser comme outrance, mais, fondamentalement, cela rebat aussi les cartes. Bienvenue en 2017.

Sur le populisme, sous toutes ses formes, ajoutons cette opinion de Jacques Attali, datée du 19 décembre 2016. Cela renvoie, notamment, aux ambitions de l’école et à ce qu’on nous a présenté comme un « pacte d’excellence ».

Pour une apologie des élites

En cette fin d’année, je voudrais dire ma colère. Tant de sujets la justifient : le milliard de gens qui s’endorment tous les soirs en ayant faim; les deux milliards de personnes qui manquent d’eau; les femmes violées, excisées, battues; les jeunes au chômage, les richesses obscènes, les guerres injustes, les sans-abris, l’incompétence et la mauvaise foi de certains journalistes‎, la médiocrité de tant d’hommes politiques, la procrastination des gouvernants qui ont laissé passer, en particulier en France, tant d’occasions de prendre des décisions courageuses et de réformer leur pays.

Et pourtant, aujourd’hui, j’aimerais concentrer ma colère sur un autre sujet : la dénonciation des élites, tellement à la mode aujourd’hui que le mot lui-même est devenu une insulte, et qu’il est même de bon ton de se défendre d’en faire partie.

J’en ai assez de voir mis dans le même sac les riches, les puissants, les élus, les journalistes, les professeurs, les intellectuels, et tous ceux qui « savent ».

Il est honteux et dangereux de les mêler dans le même opprobre. Qu’on puisse critiquer l’action des riches et des puissants, qu’ils le soient par l’argent ou le mandat, est légitime.

Par contre, qu’on critique ceux qui ne doivent leur statut qu’à leurs diplômes ou à leurs œuvres est inacceptable. Il faudrait au contraire glorifier le savoir et les diplômes, admirer ceux qui les obtiennent et les prendre en modèle. Il faudrait admirer ceux qui font de longues études, applaudir ceux qui créent des œuvres d’art ou des entreprises, les artisans qui façonnent des objets, et qui, sans nuire à personne, ont un impact positif sur le monde. Même si, accessoirement, ils s’enrichissent.

A dénigrer ainsi l’excellence, on n’encourage pas les plus jeunes à étudier, à augmenter leur niveau de savoir. On ne valorise que l’aplomb et le culot. ‎On n’écoute que ceux qui crient fort, qui font scandale. On ne s’intéresse qu’à ceux qui ne dérangent qu’en apparence, et qui n’ont aucun impact sur le monde.

Les pays qui agissent ainsi se condamnent au déclin, face à ceux qui font de la réussite scolaire, de la création, de l’innovation, une obsession. Et qui, en conséquence, mettent en place des moyens pour que tous puissent y avoir accès.

Ceux qui discréditent ainsi les vraies élites sont, pour la plupart, en Occident. Ceux qui idolâtrent les gens qui font tout pour mériter d’en faire partie sont essentiellement en Asie.

En France, particulièrement, on assiste, dans bien des médias et des partis politiques, à un tel dévoiement. Et ceux qui devraient résister, parce qu’ils ont travaillé pour cela, se couchent trop souvent devant cette démagogie. Elle domine sur les réseaux sociaux, où l’apologie de la médiocrité est le corollaire naturel de l’anonymat. Elle triomphe dans les médias. Elle sert de critère de vrai dans bien des partis politiques : plus on a de diplômes, plus on est suspect, accusé de faire partie d’une « élite autoproclamée, cosmopolite et mondialiste », et donc discréditée.

Alors, je veux faire ici l’éloge de cette élite-là. De ceux qui se sentent des êtres humains avides de savoir et de créer avant d’être les produits d’un terroir, qui considèrent que les diplômes acquis, qui les placent dans une élite démocratique, leur donnent le devoir d’être utiles à ceux qui n’ont pu y parvenir. De ceux qui font tout pour « devenir soi », pour se trouver, pour se respecter et trouver ce en quoi ils sont uniques. De ceux qui aident les autres à faire partie de cette élite légitime, en décloisonnant les voies d’accès à l’excellence universitaire, trop souvent réservées aux enfants de cette même élite. Il n’est rien de moins « autoproclamé » que ceux qui ont travaillé dur pour obtenir des diplômes.

J’aimerais tant que notre pays retrouve son rang dans l’élite des nations, élite du savoir, des innovations, de la recherche, de la création, de la mobilité sociale, de la justice. Car, en fin de compte, seul le savoir nous incitera à la tolérance et à l’humilité, et nous protégera peut-être de la barbarie.

Les fumées de Publifin

Par Paul Mélot

Mesurant à juste titre les ravages de ce scandale dans l’opinion publique peu de temps après le lamentable spectacle du rétropédalage PS – CDH – MR à la Région wallonne (décret cumul de mandats à réviser), MM. DI RUPO et LUDGEN conseillent à « leurs » 17 mandataires impliqués de verser les sommes perçues à des œuvres. Au MR, M. CHASTEL dit attendre l’enquête annoncée par le ministre FURLAN avant de se prononcer – et peut-être d’inviter « ses » 7 mandataires concernés à faire de même-.

APPLIQUANT L’ADAGE : « BIEN MAL ACQUIS NE PROFITE JAMAIS », MM. DI RUPO et LUDGEN  SE TROMPENT  et  NOUS  TROMPENT. Pourquoi?

1) Une intercommunale ouvre aux communes des possibilités d’aide auxquelles isolément elles ne pourraient faire face (exemple: soins de santé). Dès lors que l’institution génère des profits, elle les restitue aux communes affiliées sous forme de dividendes.

2) Ces dividendes permettent  théoriquement  à due  concurrence de ne pas devoir augmenter les impôts locaux.

3) Dès lors, les jetons de « présences/absences » versés aux mandataires par PUBLIFIN privent tout aussi théoriquement les communes de ces rentrées.

4) C’est donc bien à PUBLIFIN et pas à des œuvres que Madame DELVAUX (CDH), MM. BOURLET (MR) et EMONTS (PS) devraient reverser les émoluments, déduction des impôts payés sur les montants reçus. On attend par ailleurs les réactions des 21 autres mandataires concernés… puisque seuls les trois cités ont MANIFESTÉ leur intention de se débarrasser d’un cadeau empoisonné.

LES PRESIDENTS DI RUPO et LUDGEN SE TROMPENT ET NOUS TROMPENT. Pourquoi ?

Voyons le cas EMONTS. A perçu 112.000 euros et s’engage à reverser – ordre de DI RUPO-  52.000 euros. Impôt payé (?) 60.000 euros (pas trop mal, tant de contribuables se réjouiraient d’avoir payé cela pour gagner bien plus aussi…)

Le régime fiscal des libéralités permet une déduction de 45%, soit donc de 23.400 euros, pour autant que les dons ne dépassent pas 10% de l’imposable. Rien d’utopique donc, en regard des 46 mandats dont 23 rémunérés des années 2000… et rien d’utopique en regard des 21 rémunérés et 18 non rémunérés de 2006, même si certains d’entre eux donnent lieu à avantages : frais de route, de bouche, de voyages… (sources : Moniteur belge et site CUMULEO.be)

En résumé : 1) je reçois 112.000 euros

                       2) mon impôt: 60.000 euros

                       3) me reste 52.000 euros

                       4) je verse 52.000 euros:

                       5) + 52.000  – 52.000 = 0 euro: rien gagné, rien perdu !

                       6) je déduis fiscalement 23.400 euros

                       7) BINGO ! Je GAGNE  23.400 euros sur de l’argent que je n’ai pas  !!!

23.400 euros que les autres contribuables vont devoir compenser.

LES PRESIDENTS DI RUPO ET LUDGEN SE TROMPENT ET NOUS TROMPENT DONC dès lors qu’ils demandent aux 24 concussionnaires corrompus de verser aux œuvres plutôt qu’à PUBLIFIN !

Accessoirement, il serait de bonne initiative politique qu’ils suggèrent au ministre-président MAGNETTE de désigner un « Cédric Halin » (du nom de celui qui a eu le courage de démonter les combines) dans chaque intercommunale: les pratiques de PUBLIFIN NE SONT PAS ISOLÉES !

LES MORALES DE L’HISTOIRE :

a) Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain : la grande majorité des mandataires restent avant tout des gens soucieux de l’intérêt général.

b) Mettre les intercommunales à l’abri des soupçons en sortant de l’actuelle opacité des rémunérations : au-dessus des trois comités incriminés aujourd’hui dissous se trouvent évidemment ceux qui ont inventé le système alors que les présidents des fédérations des partis concernés (DEMEYER, BACQUELAINE, PIRMOLIN) ont perdu la voix et risquent d’en faire perdre beaucoup plus (!) s’ils ne sortent pas du bois.

c) Refuser que cet épisode ne mette en péril la valeur et la valorisation des intercommunales : une utilité publique incontestable !

d) Réfléchir pour  une meilleure gouvernance à des fusions intelligentes d’intercommunales centrées sur le même secteur d’activité.

e) Inviter MM. CHASTEL, DI RUPO et LUDGEN à agir avant que d’autres, mal intentionnés vis-à-vis de la démocratie politique, ne lancent le bélier de l’anti-politique.

Les caisses de l’AWEX sont vides

Là se situe le problème de la Wallonie qui ne fait que s’aggraver journellement et qui ne fera que s’aggraver plus encore après la prochaine réforme de l’Etat qui mettra progressivement fin à la solidarité financière déjà toute relative aujourd’hui entre la Flandre et la Wallonie.

Avez-vous vu ce reportage où un dirigeant d’entreprise située en Wallonie devait bien reconnaître que les fonds accordés à la Belgique par l’Europe pour l’ industrie aéronautique ne lui serait accordé que si il acceptait de transférer une partie de celles-ci en Flandre ou encore mieux de délocaliser l’ensemble de ses usines en Flandre ? A la question de la journaliste qui lui demandait ce qu’il en pensait, nous aurions pu attendre de ce monsieur un vent de révolte. Hélas, il répondit avec un sourire béat qu’il irait en Flandre…!

22/12/16 à 15:12 – Mise à jour à 15:12

Source: Le Vif

La réforme des aides à l’exportation en Région wallonne, voulue par le ministre Marcourt et mise en oeuvre en janvier dernier, est un grand succès. Un trop grand, même, puisque l’enveloppe de quelque huit millions d’euros prévus cette année est vide depuis la fin de l’été… et que les entreprises qui y ont droit ne percevront leurs subsides que l’an prochain.

Avant, c’était compliqué. Aujourd’hui, c’est simple. Du coup, tout le monde le fait. Et donc il n’y a plus de sous.

Jusqu’à la fin de 2015, un entrepreneur wallon qui désirait partir à la conquête des marchés étrangers pouvait se faire aider par l’Agence wallonne à l’Exportation. Mais pour cela, il devait choisir parmi une quinzaine d’incitants financiers possibles, rendre un dossier complet, contrôlé du début à la fin de la procédure, et pouvait ensuite, éventuellement, recevoir son écot. Le parcours était fastidieux, et en rebutait manifestement certains. Le ministre régional de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, à qui certains prêtent pourtant l’intention de faire du mal à l’AWEX, a voulu simplifier et faciliter les procédures.

Depuis janvier dernier en effet, d’une part, le versement du subside se fait sur simple déclaration de créance et d’un rapport commercial, et ce n’est qu’a posteriori que l’entreprise peut devoir produire les pièces justificatives, sur demande de l’AWEX.

Et, d’autre part, la quinzaine de catégories d’incitants a été réduite à cinq (l’accompagnement par un spécialiste, les campagnes de communication, la participation à des salons, la prospection en dehors de l’Union européenne, et l’implantation d’un bureau à l’étranger).

Les entreprises wallonnes se sont ruées sur cette nouvelle aubaine. Mais l’enveloppe budgétaire allouée, elle, est restée à la hauteur de l’ancien régime : 8.100.000 euros, qui ont très vite été distribués. « Depuis septembre, je ne sais plus quoi inventer pour faire patienter les entreprises qui y ont droit, et tout le monde ne le prend pas calmement », explique un agent de l’AWEX. « Nous n’avons effectivement plus rien déboursé depuis octobre », confirme-t-on au siège de l’agence, à Bruxelles. Depuis lors, il y en a pour quelque deux millions d’euros d’aides promises, et donc dues, qui n’ont toujours pas été déboursées. « Les années précédentes, lorsque ça arrivait, on trouvait toujours quelque part une ligne budgétaire pour assumer nos engagements. Mais ici, et avec cette ampleur, c’est du jamais-vu », s’énerve le même agent.

Régularisation en janvier

La direction de l’agence, elle, tient à rassurer ses employés comme ses clients : « Nous n’avions pas prévu l’ampleur de ce succès, c’est vrai, mais tout l’arriéré sera résorbé en janvier prochain. Et même si l’enveloppe prévue pour les années suivantes n’a pas été augmentée, la Région a pris conscience du problème, et a déjà prévu des budgets du Plan Marshall pour combler les éventuels dépassements pour les exercices 2017 et 2018. » La Wallonie ne s’arrêtera donc pas de conquérir le monde. Même si ça coûte plus cher que prévu.

Que fait le Sud ?

Par Paul Mélot

Le décès d’Eric DEFOORT (73) ce 17 décembre laisse la N-VA orpheline du plus intelligent de ses idéologues. Flamand rabique et cependant francophile érudit, le sillon qu’il a creusé ne s’arrêtera cependant pas au couvercle de son cercueil…

La parenthèse communautaire promise par sa N-VA  lors de la constitution du gouvernement MICHEL Ier permet à celle-ci de préparer plus qu’activement les échéances électorales de 2018 et 2019; tout en se permettant également d’émailler la vie politique belge de multiples incidents mais aussi de victoires insidieuses ou pas, engrangées en puisant dans le ventre mou des francophones (voir à ce sujet les récentes manipulations budgétaires et statutaires dans le secteur de la recherche et particulièrement le secteur spatial combien porteur pour la Wallonie).

Que fait le SUD ? Rien ! Ou très peu… Sinon des effets d’annonces relativement tapageuses quant au redressement de la Wallonie. Mais, comme pour les contrarier, les prévisions économiques pour 2017 font état d’un gain de P.I.B. de 1.4% pour la Flandre, pour un gain de 1.2 %  pour la Wallonie. Beau redressement donc, celui qui consiste à voir croître l’écart au lieu de le résorber !

Que fait le SUD ? Constater que la pauvreté galope, qu’il n’y a jamais eu autant de « bénéficiaires » du revenu dit d’insertion par la grâce des mesures DI RUPO, d’abord, MICHEL, dans la foulée, rejetant massivement dehors du chômage des dizaines de milliers de personnes qui prennent ensuite le chemin des CPAS wallons et bruxellois: ici aussi, la Flandre est plus que relativement épargnée.

Que fait la SUD ? La timide ouverture presque simultanée faite par les Conseillers régionaux MR CRUCKE et JEHOULET, les PS COLLIGNON, MARTIN et DERMAGNE visant à transférer les compétences de la Communauté française vers la Région wallonne a été mise au pas par les cadors libéraux et socialistes. Il faut dire à ce sujet que se profile en arrière-plan une manoeuvre CDH visant à reconduire l’alliance régionale pour autant que la mathématique électorale le permette, quitte à s’élargir avec ECOLO. Comment feront nos Excellences pour financer le pacte du même nom quand on piochera dans les mesures préconisées pour assurer les moyens visant à rendre notre enseignement meilleur aux yeux du monde, renversant ainsi les catastrophiques résultats des enquêtes PISA ? Pour le MR, pas question de perdre sa première place à Bruxelles et pour le PS, pas question de faire entrer le MR à Namur.

Que font TOUS les partis du SUD ? Bien entendu, semblant d’ignorer le frigo qui se vide quand les effets de la Loi de financement joueront à plein, soit la fin programmée des transferts N-S. Loi votée à l’arraché pour faire éclore au forceps le gouvernement DI RUPO après 541 jours de crise politique. La Wallonie va joyeusement dans le mur que nos partis contribuent à rendre invisible en désinformant la population.

Pour l’ALLIANCE WALLONIE FRANCE, il est plus que temps que les Wallons se réveillent et exigent des comptes de leurs responsables politiques.

Pour l’ALLIANCE WALLONIE FRANCE, les travaux de Jacques LENAIN en matière constitutionnelle approuvés par Didier MAUS, Président des constitutionnalistes européens, ouvrent la voie d’une Wallonie française. Il en va de même des travaux de Jules GAZON pour ce qui relève des matières économiques et budgétaires qui montrent l’absolue nécessité de porter toute notre attention vers la France.

Pourtant, ici encore, alors que la Wallonie possède la latitude légale de conventionner avec les pays extérieurs, aucune collaboration accrue ne voit le jour. Le SUD ne bouge pas, malgré les programmes  des partis, avant les dernières opérations électorales régionales…

Ahurissant, alors que l’on sait qu’en Flandre, de plus en plus de voix éminentes réfléchissent à la répartition régionale de la dette belge faisant porter à la Wallonie la responsabilité de son augmentation puisque dans l’impossibilité de survivre seule. Donc de devoir compter sur l’argent flamand…

Dans le même ordre d’idée, il convient de suivre avec attention le devenir d’ETHIAS, sommé de nettoyer ses bilans et qui pourrait bien faire les frais d’un marchandage visant à remettre de l’argent dans les poches des coopérateurs chrétiens flamands ayant naufragé des sommes plus que rondelettes.

Inconscient, notre monde politique ! Les prévisions budgétaires du Bureau du Plan  sont pourtant publiées et nul responsable politique ne peut les ignorer. Résultat: rien ne bouge, évidemment…

Dès lors, le citoyen wallon ne peut être réveillé que par lui-même avec une conséquence boomerang pour le monde politique (Brexit, primaire de la droite en France, Trump, vote constitutionnel en Italie, etc…).

Est-ce cela que veulent réellement nos partis ?

Natacha Polony : «Le système de la globalisation néolibérale craque de toute part»

Publié sur le site du Figaro le 25 novembre 2016 :

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – A l’occasion de la sortie de l’essai collectif du Comité Orwell, Bienvenue dans le pire des mondes, sa présidente, Natacha Polony a accordé un entretien fleuve au FigaroVox. Pour l’éditorialiste et essayiste, il existe aujourd’hui une forme de totalitarisme soft.


Le Comité Orwell est un collectif de journalistes, présidé par Natacha Polony, pour la défense du pluralisme des idées et de la souveraineté populaire. Il vient de publier Bienvenue dans le pire des mondes (éd. Plon, 2016) avec la participation de Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint, Guillaume Bigot, Eric Delbecque, Franck Dedieu, Benjamin Masse-Stamberger, Alexandre Devecchio, Emmanuel Lévy et Gérald Andrieu.


FIGAROVOX. – Vous publiez avec le Comité Orwell que vous présidez l’essaiBienvenue dans le pire des mondes. On pensait après 1991 être débarrassé des totalitarismes idéologiques. Sommes-nous plongés de nouveau dans les mondes de George Orwell et d’Aldous Huxley?

Natacha POLONY. – Les concepts qu’ont mis en place Orwell et Huxley permettent de penser un monde qui en apparence est totalement différent. Evidemment, notre monde n’a rien à voir avec celui de 1984. A la limite, avec toutes les manipulations de l’être humain permises par les avancées scientifiques, il a peut-être plus à voir avec celui d’Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes. En revanche, nous sommes bien dans des concepts forgés par Orwell utilisés à l’époque dans des contextes différents. Il ne s’agit pas de dire que le totalitarisme que nous vivons serait aussi violent et comparable aux véritables totalitarismes soviétique, maoïste ou nazi, bien sûr que non. C’est justement ce que nous appelons dans le livre le soft totalitarisme parce qu’il ne repose pas sur la coercition. Pour autant, il est tout aussi aliénant par certains côtés. Il faut absolument remettre en vigueur ces concepts marxistes d’aliénation et d’émancipation. Le système auquel nous faisons face remet en cause l’émancipation des peuples et des individus.

Quel est ce système dont vous parlez?

Nous avons cru être débarrassés des idéologies, mais nous avons aujourd’hui à l’œuvre quelque chose qui se présente sous les habits de l’évidence, parfois de la science économique, en tout cas du pragmatisme, mais qui relève bel et bien de l’idéologie. C’est celle du libre-échangisme qui s’est développée à partir des années 1970 et qui a remis en cause petit à petit tous les acquis sociaux non seulement des classes populaires mais aussi des classes moyennes, notamment en France les acquis sociaux du Conseil national de la résistance. Cette idéologie s’est mise en place à partir de Reagan et Thatcher mais elle a vécu son ère de toute-puissance lorsque des sociaux-démocrates sont arrivés au pouvoir, aux Etats-Unis avec Bill Clinton, en Angleterre avec Tony Blair, des élus qui ont libéralisé les flux de capitaux, ont remis en cause la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement, toutes ces mesures qui permettaient de protéger les citoyens contre le capitalisme prédateur.

Le capitalisme est-il forcément prédateur?

Pour le dire simplement, tout au long du 20e siècle, le capitalisme a été contenu par le fait qu’il avait un ennemi  : le communisme. Il fallait alors que les classes dominantes nouent un contrat avec les classes populaires, c’est-à-dire qu’elles abandonnent une part de leur domination – ascenseur social, règles de protection, bref, modèles sociaux qui étaient ceux des pays occidentaux – pour que ces classes moyennes adhèrent à la démocratie libérale. A partir du moment où le capitalisme n’a plus eu d’ennemi quand le mur de Berlin est tombé en 1989, on a vu réapparaître le vrai visage d’un capitalisme déconnecté de l’économie réelle, qui n’existe plus que pour lui-même. Il ne sert plus à financer l’économie, mais il sert seulement à produire encore plus de capital. Ce système a abouti finalement à la crise de 2008. Avec le comité Orwell, nous disons qu’il s’agit d’un soft totalitarisme car il s’impose contre la volonté des peuples, tout en gardant les apparences de la démocratie. Nous rappelons dans le livre la phrase de David Rockefeller, fondateur du groupe Bilderberg et président de la Commission Trilatérale, deux groupes d’influences au service des multinationales, dans Newsweek en 1999: «Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’identité adéquate pour le faire.»

On peut comprendre la logique d’un «capitaliste» à préserver un tel système… mais qu’est-ce qui fait que les citoyens l’acceptent bon gré mal gré? Pour reprendre le langage d’Huxley, quel est le somma qui peut endormir les citoyens?

Il y a d’abord la société de consommation et son pendant, la société du bien-être. Elle agit à travers une idéologie du progrès qui est totalement détachée de l’idée de progrès moral de l’humanité, de progrès de la liberté, de progrès de l’émancipation. Cette idéologie s’est entièrement consacrée au progrès du bien-être. C’est ce droit des peuples à disposer d’un écran plat et d’un iPad qui permet l’assentiment.

Et y a-t-il une novlangue?

Oui, elle est efficace parce qu’à travers une forme de manipulation du langage, tout ceci est présenté sous les aspects de l’objectivité pure et s’est détaché de tous les attributs habituels de l’idéologie. Il suffit d’ailleurs de regarder comment sont présentés les débats idéologiques dans les médias. On ne dit pas libre-échange contre protection. On dit ouverture contre fermeture. Qui serait contre l’ouverture ? Evidemment, dit ainsi, l’ouverture, c’est bien, la fermeture, c’est mal. Tout le langage est manipulé pour essayer de faire croire que les tenants de régulation de ce système veulent revenir à la nation, au renfermement des peuples sur eux-mêmes. Ils n’aimeraient pas l’Autre parce que – grande manipulation suprême – tout ça se fait finalement au nom de l’Autre, au nom du sympathique migrant. C’est une instrumentalisation du sort de malheureux qui fuient la misère, mais qui permet d’imposer aux classes moyennes et populaires des pays développés un système qui creusent les inégalités. Il suffit de voir comment a été reçu notre livre. Immédiatement, on nous a accolé des adjectifs comme «identitaire», «populiste» et même «complotiste»…

Quel est le rôle des médias dans la transmission de cette novlangue? Dans les salles de rédaction, il n’y a pas de grand marionnettiste qui tire les ficelles et impose ce système libre-échangiste à tendance softement totalitaire!

Il y a ce qui relève de ce que Pierre Bourdieu appelait un «procès sans sujet», c’est-à-dire que personne n’est coupable immédiatement. Chacun de leur côté, les journalistes tentent de faire leur travail au mieux, mais il se trouve que chacun, malgré lui, participe à ce processus sans sujet. Nous avons fondé le comité Orwell avec Jean-Michel Quatrepoint, Alexandre Devecchio, Emmanuel Lévy, Gérald Andrieu, des journalistes qui venons de différents médias et qui n’avons pas les mêmes opinions politiques et venons d’horizons différents (Le Monde, Marianne, Le Figaro, Causeur). Mais nous l’avons fondé parce qu’il nous semblait que certains sujets n’étaient jamais traités dans les médias ou étaient totalement sous-traités ou seulement selon un prisme qui était au service de cette seule idéologie libre-échangiste et qui ne laissait jamais apparaître les problématiques à l’œuvre en profondeur. Là aussi, revenons-en à Marx et à la différence qu’il établit entre infrastructure et superstructure. On nous vend toujours un débat quasiment moral, sur l’immigration, sur l’ouverture, sur le protectionnisme, et on ne va jamais voir les infrastructures, c’est-à-dire les questions économiques qui fâchent: à qui profite ce système? Le système profite évidemment aux grandes multinationales qui ont confisqué l’économie à leur seul profit, multinationales qui sont en grande majorité anglo-saxonnes et même américaines, en particulier ce que l’on appelle les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) dont la capitalisation boursière atteint les 600 milliards de dollars. Google dispose aujourd’hui d’à peu près 250 milliards de dollars en cash dans des paradis fiscaux.

Ces problèmes ne sont absolument pas abordés dans les médias parce qu’il y a aujourd’hui une concentration des médias dans les mains de groupes capitalistes qui achètent de l’influence. Les journalistes sont aujourd’hui soumis à un pouvoir économique. Ils subissent une pression pour traiter leurs sujets trop rapidement, selon un rythme qui est celui des chaines d’information en continu, qui ne leur permet pas d’adopter un point de vue éclairé. On pourrait d’ailleurs multiplier les analyses sur le monde médiatique, parler ainsi de la déstructuration dans beaucoup de journaux des différents services. Auparavant, les journalistes étaient des spécialistes de leurs sujets, ils pouvaient parler d’égal à égal avec leurs interlocuteurs et avec leurs sources. Tout ceci a été démantelé au profit d’un journalisme qu’on a voulu axé dans les années 1990 vers ce que l’on appelle l’investigation, avec un roulement dans les services qui les empêche d’acquérir un recul historique.

Traditionnellement, dans les totalitarismes, la propagande, les médias, sont importants, mais il y a aussi un autre levier qui est celui de l’éducation. Comment l’Education nationale par exemple, qui est encore un organisme étatique, peut-elle être imprégnée par cette globalisation idéologique libre-échangiste?

On nous présente l’éducation comme l’un des derniers domaines régaliens, ce qui signifierait d’ailleurs que l’échec absolu de l’école française relèverait finalement de la défaillance de notre système étatique trop élitiste. C’est une idée fausse. Il y a depuis trente ans un mouvement d’uniformisation des systèmes éducatifs sous les conseils des grandes instances internationales qu’il s’agisse de l’Union européenne ou de l’OCDE, à travers notamment les textes qui accompagnent les fameuses études PISA. Ces textes dictent aux différents pays ce que devrait être un bon système éducatif. Ces recommandations vont toujours dans le sens d’un utilitarisme qui ferait de l’éducation – pour reprendre d’ailleurs une phrase d’un lobby européen – un «service rendu aux entreprises». On veut faire des élèves de futurs salariés, employables à volonté et pour cela adaptables. On oublie totalement la dimension culturelle, patrimoniale, civilisationnelle de l’éducation. Et évidemment la dimension essentielle de l’éducation qui est l’émancipation des individus. Les connaissances, le savoir sont vus dans cette idéologie seulement comme un capital que chaque individu va pouvoir faire fructifier pour participer à la croissance globale. On ne se rend pas compte qu’on détruit ainsi ce qui fait la richesse de l’école, sa capacité à transmettre des savoirs universels qui donnent cette capacité aux individus de lire le monde. C’est ce qui a fait autrefois la grandeur de l’école française et qui a permis de perpétuer l’histoire des nations, une certaine idée de la France, comme il y avait une certaine idée de l’Angleterre ou une certaine idée de l’Allemagne. Il y a bien une globalisation à l’œuvre dans l’éducation, au service de ce système économique.

Qu’en est-il de l’hyperindividualisme? A la fin de l’ouvrage, la victoire du «minoritarisme» est évoquée. Comment cette propension à accorder des droits individuels participe à alimenter ce totalitarisme soft?

Il ne s’agit évidemment pas de nier les avancées nécessaires des droits telles qu’on les a connues depuis la Révolution française. Nous sommes bien d’accord que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est une avancée majeure dans l’humanité – encore ne faut-il pas oublier le terme de citoyen… Mai 1968 a apporté des droits absolument fondamentaux pour les êtres humains. Il était nécessaire que cette avancée se fasse dans certains domaines, notamment en matière d’égalité homme-femme. Mais ce que l’on observe aujourd’hui est différent. C’est l’idée que la démocratie se réduirait au progrès indéfini des droits individuels. Se faisant, on détourne la démocratie de son véritable rôle qui est de permettre l’expression de la souveraineté des peuples et, à travers cela, de la souveraineté de chaque individu en tant que citoyen, qui permet à ceux-ci de décider en commun de leur destin. Cette avancée des droits individuels se fait sous l’apparence du beau, du bien et du bon. Là encore, qui serait contre accorder davantage de droits? Si on le présente ainsi, bien sûr que ce processus apparaît comme la victoire du camp du bien. Sauf que là encore, c’est une façon très particulière de présenter les choses puisqu’il s’agit avant tout de découper la communauté nationale de chaque pays en tranches d’individus ou de petites communautés qui vont être traités comme un cœur de cible marketing. Les individus sont ainsi empêchés de se forger une volonté citoyenne nécessaire à la lutte contre les grands intérêts privés. En démantelant la pensée majoritaire qui est l’essence même de la démocratie, on tue la capacité à lutter contre l’appropriation de l’espace public par des intérêts privés.

Donald Trump aux Etats-Unis, Brexit au Royaume-Uni, explosion des différents «populismes» en Europe… Ce monde du totalitarisme soft que vous décrivez n’est-il pas gravement secoué? N’y a-t-il pas dans tous ces phénomènes politiques récents un même rejet d’une globalisation néolibérale qui augmente les inégalités socio-économiques et qui uniformise culturellement le monde?

Bien sûr! Il y a dans ces insurrections par le vote quelque chose qui ressemble à une fronde contre un système dont les citoyens de tous les pays occidentaux voient bien qu’on le leur a imposé. Ce n’est pas forcément pour le meilleur d’ailleurs… Car personne ne peut trouver formidable Donald Trump avec ses excès, avec tout ce qu’il peut dire d’absolument consternant. Mais justement, sortons des fausses alternatives! De même que ce n’est pas parce que nous sommes attaqués par un totalitarisme bien plus dangereux, frontal et brutal qu’est le totalitarisme islamiste qu’il faut refuser de voir ce soft totalitarisme dont nous parlons. Ne serait-ce que parce que ce soft totalitarisme fait le lit du totalitarisme islamiste. D’abord parce qu’il déstabilise les Etats-nations, ensuite parce qu’il détruit tous les anticorps des individus qui permettent de lutter contre la radicalisation. Encore parce que cette mondialisation financière et néolibérale s’appuie sur le consumérisme, sur l’abrutissement généralisé des populations et finalement sur leur enfermement dans la simple consommation et dans une misère sociale de plus en plus grande. Sous prétexte qu’il y a un danger islamiste, il ne faut pas refuser de remettre en cause le système tel qu’il est. C’est la raison pour laquelle l’insurrection par le vote que l’on observe un peu partout est une des formes de la colère des peuples. Il faudrait mieux que l’on prenne en compte cette colère, qu’on la comprenne et qu’on y réponde, plutôt que de laisser bouillir la marmite. Au lieu de cela, la réaction depuis quelques années consiste à transformer petit à petit nos institutions pour tenter de verrouiller le système démocratique. On voit très bien comment le système a exclu Bernie Sanders, comment l’establishment démocrate a d’ailleurs ouvertement triché pour favoriser Hillary Clinton. Ça leur a évidemment explosé à la figure, mais pour autant il y a bien là une forme de confiscation de la démocratie. De même en France, on voit comment le mécanisme des primaires essaie de contenir tout ce qui pourrait remettre en cause le système.

N’y a-t-il pas lieu d’être optimiste puisque François Fillon par exemple n’était pas le candidat de l’establishment et a fait mentir les prévisions tant politico-médiatiques que sondagières?

Oui, effectivement, on a François Fillon d’un côté. On a de l’autre Jean-Luc Mélenchon qui refuse d’entrer dans le cadre des primaires. On voit bien que ce système ne marche pas et qu’il craque de tous les côtés. Mais le tout est de savoir si l’on arrivera à remettre en cause ce qui est la base de ce soft totalitarisme, à savoir le pouvoir des multinationales à travers l’idéologie libre-échangiste.

Les peuples peuvent s’exprimer par leur vote, mais encore faut-il ensuite que les élus puissent agir conformément à leur mandat. Dans un monde de plus en plus complexe, global, rapide, interconnecté, n’y a-t-il pas une impuissance naturelle du politique? Est-ce à l’échelon national que le politique peut être vraiment en prise avec le réel?

Ce n’est pas à l’échelon national que les problèmes se règleront, mais l’échelon national sert prioritairement à exprimer la volonté des peuples. Pour le reste, nous avons laissé faire cette impuissance politique, elle a été organisée. Notre rôle de citoyen est d’imposer à nos politiques une obligation de puissance. Il s’agit pour nous de choisir les politiques qui auront la volonté de lutter contre ce système. Ça s’appelle la souveraineté. Lutter contre cette globalisation qui privatise la démocratie, cela peut se faire grâce à des politiques qui sauront refuser ce qui leur semble inacceptable, par exemple refuser les traités de libre-échange dans la mesure où ceux-ci sont une renonciation totale au modèle civilisationnel européen. Et pardon, ce n’est pas si compliqué de le refuser! J’ai le souvenir des propos du Général de Gaulle cité par Alain Peyrefitte dans C’était De Gaulle. Ce dernier lui parlait du traité de Rome et lui faisait remarquer que rien n’était prévu pour en sortir. De Gaulle répondait en substance: «C’est de la foutaise. Avez-vous déjà vu un grand pays être couillonné sous prétexte qu’il n’y a rien de prévu pour qu’il arrête d’être couillonné?». Il continuait en disant: «Quand on est couillonné, on dit «je suis couillonné, je m’en vais. C’est tout». C’est une question de volonté. Ça ne veut pas dire de se renfermer dans ses frontières comme on veut nous le faire dire. Mais ça veut dire réguler ce système. Il s’agit d’une juste régulation pour préserver les intérêts des citoyens.

Votre ouvrage se conclut par un appel à passer d’une gestion globale des choses à une gestion locale. Le Small is beautiful publié en 1979 par l’économiste Ernst Schumacher est-il encore vraiment possible à l’heure des grandes ruptures technologiques que nous connaissons? N’est-ce pas utopique?

C’est non seulement pas utopique, mais ce sont même les nouvelles technologies dans ce qu’elles ont de positif qui peuvent nous aider. C’est par là qu’on peut retrouver une pleine souveraineté sur notre façon de vivre, de consommer, de nous mouvoir, etc. Tout achat est un acte politique. Par ces choix de consommation, on choisit de soutenir un système ou un autre. C’est par le retour à une échelle locale que nous allons de nouveau pouvoir maitriser les flux économiques et retrouver un poids qui nous permettra de décider de notre avenir, de faire face à ce qui jusqu’à présent n’est qu’une concurrence déloyale. Reprendre une échelle locale permettra au citoyen d’avoir une prise et de répondre ensuite aux grands enjeux internationaux. Le système craque et l’on voit tout à coup l’Europe imposer à Apple une amende de 13 milliards d’euros pour tout ce dont elle a bénéficié comme largesses fiscales de la part de l’Irlande. Ça ne s’est fait que pour une raison: parce qu’il y a eu le Brexit et parce qu’il y a eu la remise en cause populaire des traités de libre-échange. C’est la voix des peuples qui a permis à l’Europe de retrouver son rôle. Il faut que l’Europe retrouve ce pour quoi elle a été fondée, à savoir la préférence communautaire. Au départ, il s’agissait de créer un marché intérieur, d’échanger entre pays qui auraient les mêmes conditions et qui œuvreraient ensemble parce qu’ils auraient la même vision et la même culture de ce que seraient les droits sociaux. Ceci a été complètement brisé en élargissant l’Europe de façon folle, en ouvrant les frontières au nom d’une idéologie libre-échangiste que ne pratiquent pas les autres grands ensembles du monde. Avec le Comité Orwell, nous avons voulu mettre des mots sur ce que les citoyens ressentent, parce qu’ils savent qu’on est en train de leur confisquer leur liberté, leur voix, leur souveraineté.

Le pacte d’excellence, c’est la mort de l’enseignement technique

Pierre Hazette, homme sage et de bon sens qui fut Ministre de l’enseignement, partage l’article suivant que publie « Le Vif ». Nous tenons à le féliciter pour sa défense de l’enseignement technique.

Guy Martin
Guy Martin
Directeur général honoraire de l’enseignement et la formation de la Province de LIEGE

OPINION

07/06/16 à 10:25 – Mise à jour à 10:24

Au nom d’un enseignement commun (le mythe égalitaire du modèle Condorcet comme disent les spécialistes) les options techniques sont progressivement vidées de leur substance.

Le « Pacte d’excellence » pour l’enseignement est à l’ordre du jour. Apportera-t-il plus de démocratie ?

Non !

Pourquoi ?

Le pacte d’excellence propose un tronc commun jusque 15 ans pour développer l’école orientante fondée sur le modèle de CONDORCET . Le modèle de Condorcet (la même école pour tous) n’est pas un modèle égalitaire. Bien au contraire.

Nous sommes chacun SINGULIERS. Fort heureusement ! Nous avons des tailles différentes, des poids différents, des têtes différentes et … des aspirations et besoins différents.

C’est aussi la même chose dans l’apprentissage. Imposer un même programme à tous (avec les mêmes contenus et appris de la même manière) c’est refuser de respecter ces différences.

Or, celui qui a besoin pour apprendre de contenus « généraux » et utilisant le verbe n’apprendra pas mieux si on lui impose d’apprendre avec des contenus « techniques » et utilisant la main.

L’inverse est vrai aussi.

Dans l’apprentissage, à chacun selon ses besoins et ses désirs (l’équité) est plus efficace que à chacun la même chose (l’égalité).

Ce qui n’est pas acceptable c’est qu’une origine sociale détermine un mode de scolarité (général ou technique) qui entraîne en retour un destin socio économique. Ce qu’il faut refuser c’est que l’école soit un outil de la reproduction sociale.

Imposer à ceux qui ont besoin d’un enseignement articulé sur des contenus techniques et mis en pratiques avec la main, une forme d’enseignement organisée sur le modèle de l’enseignement général c’est les conduire à l’échec et renforcer aussi la reproduction sociale.

Car imposer un tronc commun jusque 15 ans organisé sur le modèle de l’enseignement général, c’est implicitement dire que l’enseignement technique est moins bon, qu’il ne développe pas autant l’intelligence que l’enseignement général. C’est faire d’une différence une déficience. Différent, c’est pas moins bien.

Il est vrai qu’à force de considérer différemment des personnes qui sont les mêmes elles finissent par devenir différentes, mais rien n’est plus injuste que de traiter de la même façon des personnes qui sont cependant différentes.

Nous voilà donc en Communauté française Wallonie Bruxelles engagés, dans un tronc commun pour tous les élèves jusque 15 ans.

C’est une erreur et une faute.

Une erreur pédagogique parce que tous les élèves n’ont pas les mêmes besoins.

Une faute politique parce que le tronc commun de l’enseignement secondaire sera organisé sur le modèle de l’enseignement général, dévalorisant ainsi la force et la portée de la culture technique essentiellement associée à la culture ouvrière.

Mais cela fait longtemps que cette réforme se prépare. J’exprimais souvent à Arnould Clausse, un des pères de l’enseignement rénové, que cet enseignement, tel qu’il avait été concrétisé, soutenait une « normalisation » des formes d’enseignement voulue par les riches au détriment des pauvres.

Cela fait longtemps en Belgique que dans l’enseignement technique, les cours de l’option groupée (c.-à-d. les cours techniques) sont réduits au profit de la formation commune ( les cours généraux).

Au nom d’un enseignement commun (le mythe égalitaire du modèle Condorcet comme disent les spécialistes) les options techniques sont progressivement vidées de leur substance.

C’est une FAUTE. Politique et pédagogique.

Politique parce qu’elle prive des enfants souvent issus de milieux modestes, mais pas exclusivement, d’une formation qui réponde à leurs besoins. Mais aussi parce que cette formation n’offre plus à la société les qualifications nécessaires.

Pédagogique parce que la recherche pédagogique a montré que nous n’apprenons bien que ce que nous agissons (learning by doing). On apprend autant avec les mains sur des choses techniques qu’avec la tête sur des contenus généraux.

Depuis que l’enseignement technique dépend du ministère de l’enseignement et est dirigé par des responsables issus de l’enseignement général (à quelques exceptions près, des fondamentalistes en quelque sorte qui n’y comprennent rien à l’enseignement technique) celui-ci est progressivement détruit. Pourtant, dans le discours officiel, l’enseignement technique est une priorité …

Double discours ou bêtise ?

Probablement les deux.

Mais cela est dû pour une part à un abus de pouvoir dont souvent notamment des membres du parti socialiste d’aujourd’hui sont complices . Elle se construit sur un processus de mystification dévalorisant.

Un des fondements de l’abus de pouvoir permettant l’exploitation des pauvres par les riches est le processus de mystification. Il comprend plusieurs catégories.

Le processus de mystification dévalorisant est l’arme privilégiée des riches. Cette arme est mise en place avec la complicité d’intellectuels à leur service pour faire croire aux pauvres que les différences sont des déficiences et que la pauvreté est une conséquence de leurs déficiences. Innéité, élite et mérite sont les concepts sur lesquels s’appuie ce processus de mystification dévalorisant. Il est d’autant plus difficile à comprendre et débusquer qu’il est devenu constitutif des structures cognitives de notre civilisation, comme le montre Bourdieu. Cette Représentation du monde va de soi. Elle habite l’ensemble des sujets percevants, fais partie de l’inconscient collectif et devient imperceptible. Elle est devenue évidente. Et comme c’est une évidence il est très difficile de la remettre en question. C’est le cas de tout élément constitutif de ce que Pierre Bourdieu appelle une révolution symbolique réussie. C’est du reste pour cela et par cela qu’il s’autodétruit progressivement. Il devient hégémonique et totalitaire n’est plus capable de s’adapter et est, par la nécessité de l’évolution, contraint de disparaître.

C’est le mythe de l’école commune fondée hélas sur le modèle de l’enseignement général organisée au départ de l’importance du Verbe qui tuera un enseignement d’excellence offrant à certains issus de milieux peu favorisés (mais pas uniquement) un enseignement qui les dévalorise et en fin de compte les pousse vers la révolte à l’égard d’une société qui ne veut d’eux que pour les exploiter.

Est-ce cela, l’école d’excellence que l’on veut, lorsqu’on est démocrate ?

Bye-bye Belgium

Nous sommes le 13 décembre 2006. Il est 19.30. Je regarde le journal télévisé de la RTBF qui est écourté par une édition spéciale réalisée en direct. Soudain, le présentateur lance une véritable bombe : le parlement flamand vient de décréter son indépendance . Les images et les commentaires plus surréalistes les uns que les autres nous montrent une population ébahie et des situations ubuesques.  Aussitôt, mon téléphone sonne et des connaissances surexcitées  me demandent si je suis bien branché sur la télévision de service public.

Incrédule, je passe sur la chaîne privée qui ne relaye pas l’événement. Je comprends dès lors qu’il s’agit d’un reportage-fiction. Il faudra attendre plus d’une demi-heure pour qu’une bande annonce défile sur l’écran et annonce qu’il s’agit d’une parodie, mais le spectacle continue jusqu’à ce que le studio soit plongé dans le noir, l’émission s’arrête. Un générique fin apparaît suivi d’un bêtisier qui laisse apparaître aux téléspectateurs qu’il s’agissait d’une fiction…

J’apprendrai par la suite que le scénario définitif du documentaire-fiction définitif avait été décidé au début du mois de septembre 2006.

C’était le 13 décembre 2006,  il y a 10 ans jour pour jour.

Après des discussions enflammées, la direction de la RTBF avait permis à l’équipe de Philippe Dutilleul  de réaliser ce reportage au vitriol. Le silence avait été bien gardé.

La même année, je rencontrai à Maison-Lafitte ce journaliste iconoclaste qui me dédicaça son livre par ces mots : « Cher Paul, Une bonne lecture pour un ouvrage qui, je l’espère, va vous ouvrir les yeux sur les défis que doit relever la Belgique et sa dimension séparatiste ».

Qu’en est-il 10 ans après ?

Selon mes sources, excédé par l’aveuglement wallon, par l’ego surdimensionné de rattachistes et par le manque de volonté de voir travailler ensemble celles et ceux qui devraient réfléchir à l’avenir de la Wallonie,  Philippe Dutilleul, devenu réunioniste,  a quitté sa Picardie et coule des jours heureux dans le Sud de la France.

Plus que jamais, la Flandre domine la Belgique. Nous pouvons dire que nous vivons en Flandre belge. Les médias de Wallonie, mais surtout de Bruxelles, sont plus que jamais frileux et nous servent du belge à tout moment. La population « francophone » est conditionnée à l’amour de la monarchie et à une Belgique fédérale où tout irait pour le mieux si la terrifiante N-VA ne dictait sa loi.

Quant aux dirigeants Wallons, ils pratiquent la méthode Coué : « la situation s’améliore dans tous les domaines ».

Je voudrais que cela soit vrai, mais Philippe Destatte, Directeur de l’Institut Jules Destrée déclarait le 29 octobre 2015 : « la Wallonie n’a toujours pas décollé ».

De même, Jules Gazon, professeur émérite d’économie de l’ULG  doit bien conclure ses travaux par : « Le hasard des chiffres montre qu’une Wallonie privée des transferts nord-sud (évalués à 6, voire à 14 milliards d’euros par la Flandre selon les domaines envisagés) devrait assumer un déficit public par rapport à son PIB supérieur à celui de la Grèce en 2009. L’effort demandé aux Wallons serait d’une telle ampleur qu’il en résulterait un climat insurrectionnel. »

De son côté, le politologue Pierre Verjans reconnaissait récemment la gravité du moment. Il  nous révélait  que lors de colloques singuliers noués avec de nombreux politiciens wallons sur l’avenir de notre région, l’hypothèse de l’intégration de la Wallonie dans la République française était formulée très fréquemment parmi d’autres solutions.

Dès lors, la sagesse n’est-elle pas d’étudier sérieusement le projet d’ INTEGRATION-AUTONOMIE développé par Jacques Lenain et avalisé par l’éminent constitutionnaliste Didier Maus. Comme l’explique Jules Gazon : « Le PIB de la France ‘augmenté’ de la Wallonie serait égal à 24 fois le PIB wallon. L’amplitude des effets en termes de déficit public et de dette publique par rapport au PIB serait divisée par 24. Elle serait marginale ».

Ce projet d’INTEGRATION-AUTONOMIE PERMETTRAIT A LA WALLONIE D’AVOIR UN ARTICLE QUI LUI SOIT SPECIALEMENT CONSACRE DANS LA CONSTITUTION FRANCAISE pour qu’en sortent renforcées ET la France ET la Wallonie dans le respect de l’héritage wallon.

Qu’attendent les centres d’études des partis politiques de pouvoir pour mettre  ce projet sur la table sans tabou ?

Paul D.

Le bois, une branche d’avenir

Et en Wallonie, pays riche de ses forêts, où en sommes-nous, toute proportion d’échelle gardée bien entendu ?

Voici encore un domaine où l’union de la France et de la Wallonie pourrait à la fois renforcer ET la France ET la Wallonie.

Mais au fait, possède-t-on en Wallonie les chiffres qui nous situent où nous en sommes dans la bonne gestion des forêts wallonnes ?

Nord Pas-de-Calais
Le bois, une branche d'avenir
La France est la quatrième nation forestière de l’Union européenne en superficie.
Avec 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires, l’exploitation de la forêt et les industries du bois constituent un secteur majeur de l’économie française.
Forte de 440 000 emplois directs et indirects, la filière bois est riche d’une diversité de savoir-faire présents sur l’ensemble du territoire et regroupant 60 000 entreprises qui cultivent, coupent, transportent, transforment, commercialisent et recyclent le bois. De la gestion et l’exploitation de la forêt jusqu’à la mise sur le marché des produits issus de la transformation du bois, la création de valeur est constante : sociétale, environnementale et économique.…

Marie-Sophie Lacarrau vous emmène au cœur des forêts françaises. Et vous allez voir leur incroyable potentiel… Cap sur les dernières innovations du secteur, des plus folles aux plus tendances, les solutions alternatives ou comment dépenser moins et mieux, les essences de bois qui valent de l’or ou le grand boom des vacances 100% nature qui séduisent de plus en plus de touristes.

Vous découvrirez ceux et celles qui ont bien compris que le bois français était bel et bien la fibre du futur.

Magazine présenté par Marie-Sophie Lacarrau

Là où bat le cœur de l’économie

À voir également sur internet !

france3.fr

Paul Magnette répond au courrier d’un de nos membres

Le 8 décembre 2016 à 14:04, Paul Magnette <Paul.Magnette@gov.wallonie.be > a écrit :

Cher Monsieur,
 
Votre courriel m’est bien parvenu et n’a pas manqué de retenir mon attention.
 
La thématique que vous évoquez relève du Gouvernement fédéral qui, comme vous le savez sans doute, exerce la compétence en la matière. Je puis néanmoins vous apporter les éléments d’information suivants.
 
La correction des frontières découle des travaux réalisés pour redresser le cours de la Meuse et favoriser sa navigation en aval de Liège. Il avait, en effet, résulté de ceux-ci la formation de petites îles sur les rives de part et d’autre du fleuve. Ainsi, un morceau de territoire belge se trouvait situé sur la berge néerlandaise et, inversement, un morceau de territoire néerlandais se trouvait situé du côté belge des rives.
 
La correction a donc visé à faire re-coïncider la frontière avec la Meuse, ce qui s’est traduit par la cession de quatorze hectares au Pays-Bas et de trois hectares à la Belgique, plus particulièrement à la Wallonie et la commune de Visé.
 
Au-delà d’un retour à la cohérence du tracé, il s’agissait de régler une question de maintien de l’ordre public, notamment en matière de lutte contre le trafic de drogue, par la clarification de la juridiction sur les ilots.
 

Espérant vous avoir éclairé utilement, je vous prie de croire, cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Paul Magnette

Un membre de notre mouvement du groupe « confidentialité » (voir l’onglet CONTACT/DEVENIR MEMBRE) avait écrit ce qui suit :
 
Messieurs les Gouvernants de Wallonie,
Parmi les nombreux accords bilatéraux qui seront signés entre les Pays-Bas et la Belgique figure aussi la cession aux Pays-Bas de 14 hectares de territoire wallon et ce sans contrepartie.
Quel est le représentant politique wallon qui va s’élever contre cette spoliation de notre territoire ?
POURQUOI CE CADEAU GRACIEUX ?
Une question à M. Magnette : la Flandre aurait-elle accepté de céder 11 hectares de son territoire sans concession ? Poser la question est y répondre !!!
De plus, il est à noter que ces 11 hectares sont d’un intérêt scientifique certain au niveau de l’ornithologie, sans parler d’un intérêt touristique certain. Je puis en parler en connaissance de cause ayant habité à Visé durant une dizaine d’années.
 
Paul Durieux

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde