Tous les articles par alliancewalloniefrance

Quand la dissimulation est à sens unique

Par Jean-Luc Lefèvre

On ne compte plus les emplois publics fictifs dans les cénacles politiques trop souvent acquis au népotisme familial, on ne compte plus les appointements et autres émoluments cachés des notables de tous poils. C’est même devenu une pratique courante, une sorte de seconde nature.

En Europe, on feint de s’étonner du népotisme de celui qui est devenu président des U.S.A. (son gendre propulsé aux affaires de l’État !), on se complaît à dénoncer son refus de publier sa fortune… L’hypocrisie est devenue la norme éditoriale. Au mépris de toutes les réalités que l’on ne voit plus, ou trop tard,  tant elles sont devenues aveuglantes sur le vieux continent.

En France aussi, FILLON et LE PEN sont empêtrés dans la même gadoue, ce dont s’amuse notre RTBF à longueur de journaux télévisés. Et les terres romanes de Belgique ne sont pas en reste : nombreux sont nos chers élus à être aussi accompagnés, de près ou de loin sur leur lieu de travail, par leur Pénélope qui n’a plus la patience d’attendre son Ulysse au soir de la bataille ! Les cabinets fantôm(atiqu)es, les comités de secteur au périmètre incertain, mais à l’opulence certifiée à défaut de réelles compétences désintéressées, partout, se sont multipliés. Chez nous, ce n’est pas un clan familial, déjà riche, qui a mis le grappin sur le pays, c’est un clan de parvenus, une cour particratique qui aspire à davantage de richesse sur le dos des contribuables. « Toujours plus », disait François de CLOSETS

Les nouveaux maîtres ne hantent plus les châteaux, ils ne sont plus protégés de leurs laquais : ils hantent désormais les corridors des officines publiques, bien à l’abri de montages juridiques, ils rasent les murs, qui ont des oreilles, et leur devise n’a pas changé : « L’État, c’est moi ».

Leurs « recettes » (!) n’ont pas changé : les « offices » sont devenus des « mandats » concédés par le Prince toujours soucieux de paix sociale quand il s’agit de l’élite de la société, sa nouvelle aristocratie, ses nouveaux baronnets.

Au bas de l’échelle, depuis 2008, la transparence est devenue la règle. Plus de titres au porteur, échange automatique des informations bancaires, limitation des paiements en espèces, « black box » pour le secteur Horeca, taxe kilométrique, redevance photo-voltaïque des prosumers…

Une telle schizophrénie ne peut plus durer. Les Roumains montrent le chemin !

Publifin, Publisuite…

Par Georges-Henry Simonis

Les problèmes des intercommunales liégeoises donnent lieu à des réactions nécessaires et salutaires. Mais celles-ci règlent-elles les deux problèmes dont souffre la Wallonie depuis longtemps : l’hypertrophie politique et administrative, et la politisation abusive des services publics ?

Certes, il faut agir vite. Mais la précipitation peut être mauvaise conseillère à défaut d’une vision claire et du sens d’un long terme institutionnel.

Ainsi, je m’inquiète quand je lis que le conseil d’administration de Publifin passerait de 28 à 10 membres, « six pour la Province de Liège, et quatre pour les commune associées »; « deux PS, deux MR,  un CDH, un écolo » pour la Province, « deux PS, deux MR, un CDH » pour les communes… (Le soir du 1/2/17). Voilà que réapparaissent les comptes d’apothicaires au mépris du choix de personnes choisies d’abord pour leurs compétences et leur honorabilité personnelle !

Je note que les réformes en cours n’ont pas été précédées d’une évaluation pourtant nécessaire du rôle des provinces au sein d’un système fédéral, ni d’une réflexion sur la place des intercommunales entre les pouvoirs locaux que sont les communes et la Région. Faut-il encore qu’existent ces échelons intermédiaires qui contribuent à la complexité institutionnelle de la Wallonie ? Quelle est la nécessité actuelle de toutes ces intercommunales héritées du passé, qu’il s’agisse d’eau, de gaz, d’électricité, de médias, ou encore d’hôpitaux… ?

Faut-il que se créent à travers la Région des espèces de holding économico-financiers, semi-publics, semi-privés (?), censés contribuer aux finances communales déficitaires ?

Autre question : faut-il vraiment que chaque province wallonne dispose d’un département « agriculture », coincé entre le ministre régional, et le ministre fédéral… ?

Dans une région de 3.500.000 habitants, la charge administrative est lourde, de même qu’est fragile  la productivité de tous ces organes dispendieux.

A défaut d’analyses détaillées qui demandent réflexion, et qui peuvent prendre un certain temps, on risque de bâtir sur du sable…

En même temps, il faut régler pour de bon ce problème qui devient lancinant de la Fédération Wallonie-Bruxelles (enseignement, culture), et des matières toujours fédérales qui seraient mieux gérées au niveau régional. Par exemple, en matière de justice, il devient de plus en plus évident de penser régionalisation ! On n’a pas le même sens de la justice au nord et au sud du pays… Et de nombreuses matières ont déjà glissé vers la Région (aide à la jeunesse, aide aux détenus et aux victimes, sécurité routière…).

On parle beaucoup, et c’est heureux, de renouveau démocratique.

En Wallonie, nous vivons une étape importante : la conjoncture actuelle permet d’espérer une vraie redéfinition institutionnelle à long terme. C’est l’une des clés de l’avenir de la Région.              

Faudrait-il un nouveau Congrès régional wallon ? A défaut d’élections à la française qui donnent vraiment la parole aux citoyens, pourquoi pas ?

Le manque de jugeote du PS

Par Paul Mélot

Refus d’une création d’enquête mais création d’une commission d’enquête « ad hoc » à la Région wallonne: victoire à la Pyrrhus ?

La majorité PS – CDH refuse donc la motion déposée par l’opposition MR-ECOLO au motif qu’il n’y a pas – encore ? – d’inculpation(s), contrairement au fédéral qui, après bien des difficultés, en a créé une sur le Kazakhgate.

Total manque de jugeote de la part du personnel politique.

Total décalage face à l’opinion wallonne.

Total décalage face à la presse libre.

Pourquoi?

a) Si demain, inculpation(s) ou développements nouveaux à prévoir survenaient, la vraie commission s’imposerait d’office. Ceux qui ont tergiversé à faire démissionner quelques premières lames, seraient ciblés pour ne pas avoir voulu rechercher TOUTE la vérité. Donc, se discréditer davantage aux yeux des Wallons, des Bruxellois… mais aussi des Flamands !

b) L’opinion et la minorité politique wallonne ne vont pas tarder à faire le parallèle entre le PS, dans l’opposition au fédéral, poussant à la commission d’enquête et le PS wallon, dans la majorité wallonne, qui la refuse .

c) Du reste, dans des matières aussi importantes, tant sur le plan financier que sur le plan éthique, n’y aurait-il pas matière à  décréter qu’une et une seule commission soit prévue pour corriger le tir des erreurs ou malversations quand elles surviennent ? 

d) À peine arrivé, le nouveau ministre DERMAGNE, déjà épinglé pour son manque de transparence dans le non-respect de déclaration de mandats et de patrimoine, à l’époque, va être au four et au moulin pour dépêtrer les scandaleux montages des « cinq Liégeois ».

A qui tout cela profite-t-il ?

Au MR et à ECOLO, bien entendu, au PTB, à l’évidence aussi. Si la dernière livraison du sondage RTL-LE SOIR pointait déjà la chute ininterrompue du PS de DI RUPO (alors que l’on ne faisait que commencer à parler de PUBLIFIN…), attendons la prochaine rafale du sondage RTBF – LA LIBRE…

Ceci permet de penser, d’où l’erreur fondamentale de jugeote du PS, que le CDH pourrait bien, lui également, tirer positivement les marrons du feu.

Pourquoi ? LE SOIR, en une phrase (« Tout le monde va y passer, si cela continue ») résume une déclaration présumée venant du plus haut du CDH, des pressions et menaces de LUTGEN sur EDR et sur le maintien de la coalition wallonne PS – CDH… ET une possible coalition MR – CDH – ECOLO.

Erreur de jugeote + refus d’une commission « pure » +  discrédit de l’opinion + suite des révélations (ECETIA, la nébuleuse NETHYS …)  = fin d’alliance .

On peut rêver au MR d’occuper le pouvoir au fédéral et à la Région wallonne.

On peut rêver au CDH de s’élever au fédéral en y permettant moins l’isolement du MR. 

On peut rêver, chez ECOLO, de revenir à la Région wallonne.

On peut rêver, au PTB, de démontrer qu’il lave plus blanc que le PS.

On peut rêver que l’ultime présidence de DI RUPO aura été celle de la décadence.

Rêve ou réalité ?

Publifin : débattre ou se débattre

Secoué comme jamais par l’onde de choc Publifin, le PS annonce des mesures radicales pour limiter les mandats et plafonner sévèrement les rémunérations des cumulards. C’est le prix de la confiance à rétablir, mais certains mandataires ont l’impression de payer pour d’autres, et font de la résistance. Après tout, ce sont des hommes et des femmes de leur temps, sensibles à leur ego autant qu’à leur portefeuille, encouragés à s’exprimer sur les réseaux sociaux, sans chichi ni tralala. On avait presqu’oublié les confessions de Jacqueline Galant, et voici que l’émotion rebelle de Julie Fernandez-Fernandez fait résonner le net. Députée fédérale et échevine à Liège, elle se dit « renversée », « bouleversée », « salie » par ce nouveau scandale : renoncer à son salaire d’échevine alors que d’autres, au PS, pourront conserver jusqu’à 150 % de leur indemnité parlementaire. On dit les Liégeois frondeurs, mais ce n’est sans doute pas cette façon de prendre à témoin le monde entier pour réclamer justice, en pleurant (selon ses mots), qui va ramener la culture du débat dans un parti depuis longtemps cadenassé.

Pourtant, un débat sur les tenants et aboutissants de l’affaire Publifin est possible, à en juger par ces deux points de vue exprimés sur le site du Vif/L’Express.

L’enjeu du « scandale » Publifin : assassiner les peuples au nom de la défense de la démocratie

Publié le 28 janvier 2017.

Guy Martin réagit à la carte blanche publiée par Eric Jadot et François Gemenne (voir ci-dessous). Pour lui, « laisser les intercommunales aux mains ‘du privé’ dans un système néolibéral c’est l’histoire d’Arcelor Mital, de Caterpillar… et de bien d’autres entreprises fermées aujourd’hui parce que rentables mais pas suffisamment pour le profit des actionnaires. »

Nous sommes ici, à mon estime, au cœur de la campagne contre Nethys : le conflit entre les partisans d’une thèse des secteurs stratégiques aux mains du public et ceux qui pensent que le privé prend tout ce qui rapporte et laisse aux intercommunales ce qui est d’intérêt public et n’est pas rentable… En discréditant Publifin on pousse les communes et la Province à revendre l’outil.

Or, laisser aux mains « du privé » dans un système néolibéral c’est l’histoire d’Arcelor Mital, cuivre et zinc, de Caterpillar, … et de bien d’autres entreprises fermées aujourd’hui parce que rentables mais pas suffisamment pour le profit des actionnaires.

Si le secteur public n’était pas intervenu il n’y aurait plus d’industrie à Seraing (CMI Cockerill) à Herstal (ex-FN Herstal) et dans bien d’autres villes de Wallonie.

Laisser à Monsanto le monopole des graines, c’est donner le droit aux très riches de couper les vivres lorsque les peuples ne font pas ce que les très riches ont décidé dans leur intérêt exclusif.

Laisser « au privé » le monopole de secteurs stratégiques (l’électricité par exemple ou l’information) c’est offrir aux très riches le droit de couper le robinet parce que les choses ne se passent pas dans leur intérêt. C’est offrir aux très riches le droit de donner aux peuples les informations manipulées dans leur seul intérêt.

Donner « au privé », les activités rentables et ne plus laisser aux intercommunales que ce qui ne peut pas rapporter, c’est donner le droit aux très riches de fournir du travail ou pas aux travailleurs.

C’est soutenir la guerre que les très riches mènent aux peuples (pour reprendre l’expression des sociologues Pinçon et Charlot) pour s’enrichir encore plus.

Dans une société néolibérale débridée le capitalisme public est le seul garant de l’intérêt des peuples.

Quand en plus on diffuse des informations tronquées, (Nethys s’enrichit avec le prix de l’électricité alors que celui-ci est fixé par une instance externe et que Nethys est un des acteurs parmi les moins coûteux de Wallonie, Ethias est mal gérée alors qu’elle dégage en 2016 une marge de 400 millions, ne pas reconnaître que le regroupement des intercommunales dans Publifin a réduit considérablement le nombre d’administrateurs et donc la charge financière, prétendre que la structure est opaque alors qu’il suffit de lire l’Écho de la Bourse depuis 2012 pour avoir toute l’information sur la structuration même si un effort de pédagogie devrait être réalisé par les responsables, parler de salaires hors normes alors que le salaire de PDG « privés » est 20 à 50 fois supérieur et ce n’est pas Nethys qui a inventé le néolibéralisme …).

C’est une erreur et une faute.

Une erreur parce que tôt ou tard le mensonge est toujours découvert.

Mais surtout, c’est une faute. Une faute parce qu’elle nuit gravement à l’initiative industrielle publique dans un contexte néolibéral extrêmement concurrentiel et elle nuit à la démocratie.

C’est à mon estime une faute bien plus grande que celle de quelques membres de comités de secteurs qui ont reçu de l’argent sans travailler. Et ce dernier fait est une faute morale inacceptable, d’autant qu’elle s’inscrit contre les valeurs qui sont défendues.

Voilà, à mon sens, le vrai visage de ce que d’aucuns appellent le « scandale Publifin ». C’est le soutien au néolibéralisme en faisant croire qu’on le combat.

Mais, cela s’inscrit dans la logique du temps, comme le pacte d’excellence dans l’enseignement qui propose de transformer le statut de l’école publique en asbl… structure de droit privé.

Publifin-Nethys : une révolte démocrate pour sortir de l’indécence

Publié le 24 janvier 2017.

Une carte blanche de François Gemenne, chercheur en sciences politiques à l’université de Liège et à Sciences Po Paris, et Eric Jadot, conseiller communal indépendant à Herstal et ex-parlementaire fédéral Ecolo.

Tant qu’il n’y aura pas de commission d’enquête au parlement wallon, tant que les responsables du système resteront en place, tant que les communes actionnaires ne se retourneront pas contre Publifin et Nethys en exigeant des démissions, rien ne bougera.

Depuis les révélations de l’affaire Publifin, beaucoup à Liège tentent de temporiser : Nethys représenterait 3.000 emplois dans le bassin liégeois, parler de système de type mafieux abîme l’image de Liège, il faut se garder d’être excessif, car il n’y a pas mort d’homme, et on risque d’abîmer l’outil – comme si nous sabotions des conduites de gaz. Et ceux qui lancent l’alerte seraient inconscients des réalités économiques, ou les complices d’un complot dirigé contre Liège – passons sur le fait que nous sommes tous deux Liégeois.

Et c’est précisément parce que nous sommes mus par l’intérêt des Liégeoises et des Liégeois que nous pointons les pratiques de type mafieuses de Publifin et Nethys. Et c’est précisément parce que nous avons à cœur le développement économique de la ville et de sa région que nous souhaitons contribuer à la réforme de ce système de fond en comble. Plus d’un mois après les premières révélations, malgré le concours de bonnes intentions auquel se livrent les uns et les autres, ni Stéphane Moreau (PS), ni André Gilles (PS), ni Georges Pire (MR) n’envisagent de démissionner des différentes sociétés à capitaux publics qu’ils pilotent. Seule la position du ministre Furlan paraît aujourd’hui difficilement tenable.

Des motions communales exigeant des têtes

Nous le disons avec force : tant qu’il n’y aura pas de commission d’enquête au parlement wallon, tant que les responsables du système resteront en place, tant que les communes actionnaires ne se retourneront pas contre Publifin et Nethys en exigeant des démissions, rien ne bougera : aucune réforme profonde du rôle des intercommunales, ni du mode de rémunération des mandataires publics, ne pourra avoir lieu. Et cela nous est insupportable. Une motion dans ce sens sera déposée par le second signataire de la présente au prochain conseil communal d’Herstal. Puissent beaucoup d’autres communes faire de même.

On nous a reproché de ne pas penser aux quelque 3.000 travailleurs de Nethys. C’est indécent. C’est indécent, parce que cela sous-entend que ces emplois sont le fait de malversations, et que ces malversations sont nécessaires au maintien de l’emploi. C’est une insulte pour tous les travailleurs de Nethys et ses filiales. Et leurs emplois existent non pas grâce à Nethys, mais parce qu’ils remplissent une mission de service public : en premier lieu, la distribution de gaz et d’électricité. Faire croire que Nethys est une réussite « exceptionnelle » est indigne : Nethys assure avant tout une série de services publics (distribution de gaz, d’électricité, de services de télécommunication, etc.), et les bénéfices engrangés le sont avec les redevances payées par les contribuables.

Nethys étouffe l’initiative privée

On nous a reproché de vouloir mettre à mal tout projet industriel public en région liégeoise. Nous disons simplement que les intercommunales n’ont pas pour mission d’investir l’argent des contribuables dans des investissements à risque. Les intercommunales n’ont pas pour vocation de concurrencer le secteur privé. Et Nethys se comporte comme une entreprise 100% privée : c’est un détournement de son objet social, et une privatisation de l’argent public. Et le développement de Nethys s’est souvent fait au détriment de l’initiative privée : depuis une semaine, nous recevons des dizaines de témoignages d’entrepreneurs ou d’acteurs du monde associatif ou économique qui ont été victimes de menaces, de pressions ou d’extorsions parce que leur projet contrariait les intérêts de Nethys.

On nous a reproché de faire le lit du populisme, en accréditant la thèse du « tous pourris ». C’est le monde à l’envers. Et c’est une insulte envers tous les militants socialistes, libéraux, et chrétiens-humanistes qui partagent notre indignation. Ce qui fait le lit du populisme, ce sont précisément les agissements des mandataires de Publifin, et le déni de réalité dans lequel beaucoup – mais de moins en moins, espérons-le – s’enferment aujourd’hui. Ce sont eux qui cassent la démocratie, pas nous.

Pouvoir d’intimidation

Enfin, on nous a reproché d’exagérer en qualifiant le système Publifin de type « mafieux », de tenir des propos non scientifiques, non étayés par des preuves. L’article 416 bis §3 du code pénal italien définit une association de type mafieux comme « une association dont les membres utilisent le pouvoir d’intimidation tiré des liens d’appartenance et l’atmosphère de coercition et de conspiration du silence qui en résultent pour commettre des infractions, pour acquérir le contrôle direct ou indirect d’activités économiques, (…) ou recueillir des bénéfices ou des avantages injustifiés pour eux-mêmes ou pour autrui. » C’est exactement de cela qu’il s’agit. Et c’est cela qui doit cesser. Pour la démocratie, et pour le développement économique du bassin liégeois.

Tartuffe préside-t-il à nos destinées ?

Par Jean-Luc Lefèvre

Du cabinet fantôme, à la sauce Milquet,  aux enrichissements personnels des caciques de Publifin, du fédéral au régional, un même argumentaire : rien d’illégal, des affaires exclusivement éthiques, et donc soumises à appréciation de chacun !

Comme si la légalité n’était pas, d’abord, l’affaire de ces rebelles à l’éthique, qui en décidaient à leur seul profit?

Comme si l’éthique, jamais, ne s’appliquait à la classe politique acquise depuis toujours, même chez nous, aux vertus du trumpisme ?

Comme si, définitivement, une pratique politique gravée dans le marbre depuis toujours, jamais, ne devait ni même ne pouvait être remise en question ?

Comme si, surtout, la Justice devait se taire ???

Comme si…Tartuffe, toujours, présidait à nos destinées !

Et l’éthique dans le privé…?

Je suis avec un certain désintérêt je l’avoue, cette nouvelle saga. Le Kasakhgate me paraît autrement plus important.

Nos colonnes sont inondées de bashing facile et les journaux bruxellois d’expression française s’en donnent à cœur joie.

Bien sûr, je ne trouve pas les dérives de ce montage juridico-politique normales mais ce montage a été expliqué, dans la même presse, voici au moins deux ans, y compris les rémunérations des intervenants principaux.

 Que les « arrangements » du CA de Publifin soient condamnables, bien sûr si ce que je lis est avéré, mais ceux qui s’émeuvent le plus de cette situation n’ont sans doute  jamais travaillé dans le privé.

S’ils savaient les arrangements, petits et grands,… et je ne parle pas de paradis fiscaux lointains mais du quotidien.

Il est un autre aspect qui me gêne. Nethys/Voo et leur constellation sont une initiative économique d’envergure mais publique et d‘origine régionale wallonne. Ce type d’initiative qui avait le vent en poupe il y a bien longtemps n’est pas/plus appréciée dans le monde politique.

Mais est-ce différent de la situation de Belgacom/Proximus dans lequel l’Etat belge est actionnaire ? Etat belge aujourd’hui, c’est la Flandre.

Mais c’est aussi une guerre commerciale entre Voo et Proximus. Même si ce dernier n’est pas nécessairement à l’origine directe de l’information, il est de bonne guerre qu’ils actionnent leurs relais pour faire mousser. Le lobbying n’existe pas qu’à la Commission européenne.

Donc opération de Proximus pour affaiblir la concurrence et/ou Etat belge contre Région wallonne ? ou un peu/ beaucoup des deux ?

On me dit que je vois le « mal » partout mais on me reconnaît aussi de voir clair dans les causes et motivations des faits.

 Michel Pieret

Publifin : suite mais pas fin

« La tension monte à la veille des bureaux de partis… », écrit Le Vif.

Une chose est certaine : entre ceux qui, sans le dire explicitement, comme au P.S., visent MOREAU et les porosités entre intérêts publics et très privés (des dérives toutes personnelles, donc, comme, récemment encore, autour du Grand Prix cycliste SAMYN) et tous les autres qui souhaitent, enfin, après avoir beaucoup péché (c’est pourquoi il convient de leur pardonner, comme à la Samaritaine), qui aspirent, enfin, à une purification de certaines mœurs politiques auxquelles ils avaient eux aussi succombé à des degrés divers, le fossé est béant. Ou bien l’on se contente, une fois encore, une fois de plus, d‘un rafistolage indigne d’une démocratie, d’une restauration de façade, conforme à l’esthétique contemporaine du politiquement correct (cumuls et rétributions des mandats), aussi sexy soit-elle, ou bien, enfin, l’on accepte de ravaler tout un édifice politique wallon aujourd’hui  ébranlé dont la Flandre se gausse à juste titre.

Ce qui est sûr aussi : les intercommunales sont l’affaire des citoyens en tant que contribuables. Nul populisme là-dedans, nul poujadisme non plus à le rappeler!

Au sein de leurs assemblées, sans trahir la démocratie représentative, il convient de leur accorder un statut d’observateurs, à défaut d’acteurs. La quasi suppression des cours d’assises constitue déjà une régression suffisante. Ignorer cette revendication témoignerait d’un mépris total de l’électeur entre deux scrutins.

 Bons caucus ce lundi !

Jean-Luc Lefèvre, Emptinne

Vœux pour 2017

Par Paul Durieux, président de l’AWF

Chères Amies, chers Amis, chers Sympathisants et Citoyens wallons,

La période des vœux est un moment propice pour penser à celles et ceux que l’on aime. Comme il est de tradition, j’ai voulu attendre les kroll-2017vœux de  Pierre Kroll afin de les partager avec vous. Il est vrai que si les djihadistes décidaient à travers le monde de finir en beauté en se transformant en feu d’artifice seuls dans leur petit coin pour aller rejoindre les mille vierges qui les attendent, ils se feraient un bien beau cadeau.

Ils nous éviteraient de revivre les heures sombres de 2015 et 2016 qui restent bien en nos mémoires tant en France que chez nous.

J’y ajouterai la santé, notre bien le plus précieux. Sans elle, nous nous sentons bien dépourvus. A ce niveau, l’année 2016 se sera acharnée sur plusieurs membres de notre Conseil Général et en écrivant ces lignes, je pense bien à elles et à eux.

J’y ajouterai notre volonté de voir en 2017 la société wallonne exiger de ses dirigeants  d’adopter des lois qui les contraignent à gouverner avec une éthique d’acier. Dès la création de notre mouvement, nous nous élevions contre la particratie et l’hypertrophie politico-administrative du monde politique wallon. Aujourd’hui, avec les affaires « kazakhgate » et « publifin », nous avons atteint des sommets tant au niveau fédéral que régional. 2017 doit voir s’évanouir des pratiques qui éloignent de jour en jour le politique du citoyen tout en ouvrant la porte à des partis extrémistes.  Il en va de même pour les grandes multinationales qui continuent à éluder un impôt juste grâce aux paradis fiscaux et aux innombrables niches qui s’offrent à leur cupidité.

Il est inacceptable que le fossé entre classes moyennes ou pauvres et quelques centaines  de milliardaires ne fasse que se creuser. Je vous souhaite pour 2017 de vivre dans un monde plus juste, apaisé et  humain.

Enfin, je formule le vœu que 2017 voie la Wallonie maîtresse de son destin et puisse étudier le projet d’intégration-autonomie dans la République française. Il appartiendra à tous les décideurs wallons, politiques, économiques, sociétaux et environnementaux, mais aussi à chaque citoyen, de prendre le dossier de notre avenir sans a priori.

L’année nouvelle est aussi propice au bilan de l’année écoulée et aux perspectives pour l’année qui vient.

Bilan de l’année 2016

Malgré les difficultés rencontrées (voir ci-dessus), notre mouvement citoyen présente un bilan plus que positif. Les chiffres suivants en témoignent.

1) Notre site bat ses records avec 68 756 visites (55 352 en 2015), 105 blogs qui nous suivent (92 en 2015).

2) Notre page « Facebook » progresse également avec 703 mentions « J’aime votre page » (647 en 2015).

3) Notre nombre de membres progresse  aussi  bien dans le groupe « membres déclarés » que dans le groupe « membres désirant la confidentialité ». Merci aux nouveaux membres, mais aussi à celles et ceux qui nous ont renouvelé leur confiance en 2016.

Outre ces chiffres, 2016 a vu les activités suivantes :

a) Le 21 mars, sous l’égide de Paul Mélot, conférence-débat à l’université de Louvain-la-Neuve avec le thème : « Suppression de la Communauté française : un pas vers la France ? »

Nous avions été interpellés par les déclarations régionalistes des députés wallons Jean-Luc Crucke, Jean-Yves Jeholet, Christophe Collignon, Pierre-Yves Dermagne, Nicolas Martin, propos relayés par Thierry Bodson, secrétaire de l’interrégionale wallonne de la FGTB.

Nous invitions dès lors Ms Crucke, Collignon et Bodson à venir développer leurs idées dans un terrain où nous n’avions jamais mis les pieds : l’U.C.L. ! Nous lancions également l’invitation à M. Jules Gazon pour le volet économique et au journaliste Robert Neys comme modérateur.

Résultat : déception car les deux députés wallons et le syndicaliste s’en tinrent à employer la méthode Coué pour exprimer tout le bien qu’ils pensaient de la disparition de la Communauté française, les compétences de celle-ci passant à la Région. Ils zappèrent complètement l’aspect « un pas vers la France ». Heureusement, l’économiste Jules Gazon fut là pour étayer une véritable analyse et Pierre Hazette, présent dans la salle, put dire à M. Crucke tout le mal qu’il pensait d’une attitude où on se voilait la face devant la position hégémonique durable de la Flandre. Depuis cette conférence, nos régionalistes ont adopté le silence radio après ce qui n’aura été qu’effet d’annonce sans lendemain…

b) 3 mai 2016 : conférence de Madame Catherine Lanneau, historienne chargée de cours à l’ULG sur le thème : « La réunion à la France – histoire et actualité ».

Madame Lanneau fut brillante dans son exposé. Un seul regret : vu les problèmes que nous connaissions avec l’avalanche de malades, les membres de l’AWF n’avaient pas été invités à cette conférence, ce qui explique que le nombre de participants ne fut pas à la hauteur de nos espérances et des efforts de Louis Nisse qui avait été l’organisateur principal.

c) 4 juin 2016 : conseil général extraordinaire au Palais des Congrès de Liège : l’AWF recevait Jacques Lenain.

Celui-ci nous rendait compte des rencontres qu’il avait eues avec le constitutionnaliste Didier Maus. Ce dernier avalisait le projet d’autonomie-intégration. Il exposait d’autre part les réponses qu’avait obtenues des centres d’études des partis de pouvoir, un étudiant dont le mémoire de fin d’études envisageait le degré d’intégration possible de la Wallonie dans la République française. Ce conseil général se termina par un vote à l’unanimité moins une voix par lequel l’AWF s’inscrivait dans le projet d’intégration-autonomie amené à renforcer ET la France ET la Wallonie.

d) 5 octobre : conférence-débat à Lodelinsart sous l’égide de Georges-Henry Simonis,  précédée par une conférence de presse à la Maison de la Presse de Charleroi. Les invités en étaient Veerle Wouters et Hendrik Vuye, co-présidents du centre d’études N-VA sur le confédéralisme « Objectief V ». Sonder leurs objectifs, mais surtout pousser les deux députés dans leurs retranchements étaient l’objectif de l’AWF. Malheureusement, Wouters et Vuye entrèrent en conflit avec la direction de leur parti et le projet de conférence-débat ainsi que la conférence de presse avortèrent.

e) 20 novembre 2016 à Namur : après débat, vote à l’unanimité moins une voix d’une opération en rapport avec l’élection présidentielle française de 2017. Nous aurons l’occasion de vous en reparler dans le courant du mois de février.

Perspectives pour l’année 2017

a) Edition d’un nouveau dépliant de huit pages auquel nous sommes en train de travailler. Sa sortie est programmée pour fin mars.

b) Opération en rapport avec l’élection présidentielle française.

c) En collaboration avec Jacques Lenain, faire connaître à des membres de centres d’études de parti dans un premier temps, puis aux responsables sociétaux et au citoyen wallon dans un second temps, en quoi consiste l’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française.

d) Réalisation de vidéos que nous mettrons sur Youtube. Celles-ci nous permettront de vulgariser notre projet et d’atteindre un public plus large.

e) Préparation de notre Assemblée Générale Ouverte qui se déroulera le samedi 21 octobre 2017 au Palais des Congrès de Liège, soit 72 ans, jour pour jour après le Congrès wallon de 1945 dont nous sommes les héritiers. En concordance avec nos statuts, élection de la présidence et des membres du Conseil Général. Nous aurons bien sûr l’occasion de vous en reparler dès après l’élection présidentielle française.

Renouvellement de votre adhésion à notre mouvement citoyen

Devenir membre ou renouveler sa qualité de membre de l’AWF

 A la demande de membres, notre CG a décidé de vous proposer deux modes de cotisation.

1. Soit par un ordre permanent, vous versez 1, 2, …5…, 10 €/mois ou plus selon vos moyens sur un de nos deux comptes, ce qui élimine les oublis et les fastidieux rappels de cotisation. Bien sûr, nos n° de compte ne changent pas. (Dans ce cas, veuillez indiquer O.P. en communication.)

Pour rappel le n° de compte IBAN de l’AWF est : BE26068244993129 – BIC : GKCCBEBB, 22, Rue Fêchereux à 4130 Esneux.

Soutenir l’AWF de façon anonyme subsiste au n° BE55088240700744 -BIC : GKCCBEBB, 22, Rue Fêchereux à 4130 Esneux. Vous pouvez être certain que la confidentialité de votre versement sera respectée.

2. Soit en versant comme par le passé votre cotisation pour l’année.

Cotisation ordinaire : 24 €/an.

Cotisation réduite : 12 €/an (allocataires sociaux, étudiants, retraités, membres d’une même famille).

Cotisation de soutien : à partir de 30 €/an.

Nous espérons que vous continuerez à nous faire l’honneur de votre confiance en 2017. Quant à vous qui êtes sympathisant, vous nous feriez un merveilleux cadeau en devenant membre de notre mouvement citoyen. Quant à vous qui avez déjà versé votre cotisation (N.B. : un versement en décembre 2016 est considéré comme versement pour l’année 2017), soyez tout simplement remercié.

N.B. : n’oubliez pas d’indiquer votre adresse postale en communication de votre versement afin que notre trésorière puisse vous envoyer votre carte de membre et ce qui l’accompagne dans les meilleurs délais.

WALLONS TOUDI : on avance!

Par Georges-Henry Simonis

Transparence et bonne gouvernance

Comme une truite qui remonte sa rivière et se heurte à une échelle à poissons, avec PUBLIFIN, la Région Wallonie se confronte à un obstacle de taille : les affres de la bonne gouvernance wallonne.

Ce n’est pas neuf : au sein de l’Alliance Wallonie France, il y a belle lurette que nous dénonçons, avec Jules GAZON, l’hypertrophie administrative de la Wallonie, et, avec le GERFA,  sa consœur bien belge qu’est la « politisation- politicienne » plus ou moins occulte.

Ce qui nous apparaît en pleine lumière à propos de la galaxie des Intercommunales liégeoises nous ouvre les yeux  plus encore qu’ils ne l’étaient.

Toutefois, on peut penser que ce dévoilement pourrait avoir des effets positifs pour l’avenir de la Wallonie. Elle est consciente du problème depuis des mois, et ce qui se passe peut devenir un accélérateur de réformes bien nécessaires.

Aussi, je ne voudrais pas tomber dans la caricature de « Sois belge et tais-toi ! », titre du bel article que vient de publier Jean-Luc LEFEVRE sur le site de l’AWF : il parle du « marigot malodorant de la scène politique francophone », traitant ceux qui gouvernent de paons ou de cabotins… Je ne partage pas toujours non plus les réquisitoires enflammés de Paul MELOT qui s’en prend à quelques têtes de turc bien ciblées illustrant les forfaitures d’une gauche affairiste ayant perdu son souffle et parfois même son honneur… La situation des autres partis n’est guère plus glorieuse : que l’on pense au moins à KUBLA, au bel Armand DEDEKER, aux amis de Georges FOREST qui pillent le Congo comme au bon vieux temps…

Il faut faire un bien d’un mal.

Comme l’a écrit dernièrement Philippe DESTATTE, « il est des occasions formidables pour agir collectivement » : on peut, me semble-t-il, aller de l’avant pour régler une fois pour toutes ce malaise de mauvaise gouvernance que nous subissons aujourd’hui, et considérer sa réforme comme une étape indispensable, à côté des autre défis, pour le redressement de la Wallonie.

La Commission du Renouveau Démocratique, installée il y a plus d’un an, sur initiative d’ECOLO (rendons à César…), indiquait le chemin.

Il serait utile de la relancer en lui donnant les moyens nécessaires.

En attendant, on peut penser que, bientôt, la Justice aura fait son travail, de même que le Gouvernement Régional qui m’a l’air d’être à la hauteur des enjeux.

Face à un système qui était devenu tellement tentaculaire, une chasse aux sorcières n’est pas une réponse suffisante.

Je voudrais positiver en citant à nouveau Philippe DESTATTE :

« Nous devons disposer d’outils concrets et de conditions opérationnelles permettant de restaurer la confiance des citoyens et de renforcer leur participation et celle des acteurs de terrain à l’ensemble des politiques publiques portées par la Région. »

Plutôt que de brocarder celles et ceux qui gèrent les choses, je préfère que nous, individus, ou « acteur de terrain » comme l’est l’AWF, tentions de continuer d’œuvrer comme nous le pouvons au redressement politico-administratif de la Wallonie.

Ne nous faisons pas inutilement des ennemis.

Quand l’assainissement sera fait, nous serions mieux à même de devenir une Région de France, puisque telle est notre raison d’être.

La Wallonie sera encore plus séduisante et plus  jolie !

« Sois belge et tais-toi »

Par Jean-Luc Lefèvre

Jamais le spectacle devenu une tradition en terres romanes de Belgique, un spectacle qui met en scène, pour leur plus grand bonheur, les paons qui nous gouvernent, n’aura autant mérité son nom que ce mercredi au Parlement de Wallonie appelé à débattre de Publifin !

Quel spectacle en effet ! Un scenario bien huilé (d’avance), une intrigue convenue, des acteurs maîtres de leur livret – un jeu de rôles, en quelque sorte – et, surtout, une chute improbable pour les seuls naïfs.

Tous responsables, dès lors pas coupables ! Tant pis pour le M.R., tant pis pour Ecolo dans leur folle prétention à se débarrasser d’un ministre rendu mielleux par le metteur en scène : ils avaient oublié (où était le souffleur ?) qu’eux aussi avaient joué dans la mauvaise pièce ! Pauvre P.T.B. qui, lui, s’illusionne encore faute d’avoir, jusqu’ici,  trempé dans le marigot malodorant de la scène politique francophone.

En face, un chœur à l’unisson : tournons la page au plus vite, sautons comme des cabris pour en sortir par le haut, tous enfin réunis autour de la commission de renouveau démocratique appelée à renaître de ses cendres, nouveau phénix des aigles qui nous gouvernent.

Côté cour, la faute est celle d’un système (le parti pris de l’opacité affairiste pour les uns, de la collusion organisée pour s’enrichir entre secteurs public et privé).  Côté jardin, celui d’une rose au poing devenue caviar, la faute de quelques-uns, des voyous qui discréditent la classe politique comme les stalinistes, hier, ont sali le marxisme…

Aujourd’hui, Publifin n’est plus à l’affiche du théâtre wallon, mais les acteurs trônent toujours en haut de l’affiche où ils s’accrochent, en bons cabotins.

Des cabotins qui ne savent même plus que le public fait aussi la qualité d’un spectacle. Mercredi, la salle était vide. Ces gens-là jouent seuls, pour eux. Ils se regardent jouer. Ils sont déjà morts.