Régionalisation des soins de santé

Par Paul MELOT

Il n’est nullement anodin de voir une ministre FEDERALE de l’Intérieur (Annelies Verlinden) quitter ses préoccupations quotidiennes de premier policier du pays pour revendiquer la conclusion de ce qu’elle dit être coulé dans l’encre de l’accord de son propre gouvernement, annonçant par la même occasion que son président de parti (CD&V) s’exprimera sous peu sur ce sujet.

Soit l’accord existe et, théoriquement, il doit être exécuté, soit il n’y a pas d’accord et on n’en parle plus… Un peu facile de dire cela ! Pas d’accord ou l’ignorer, c’est se voiler la face : nous savons déjà qu’il y a une majorité potentielle flamande dans le gouvernement régional flamand, ce qui n’est en rien le cas du gouvernement fédéral… Par contre, au fédéral, les voix du CD&V, de la NVA, liste De Decker et du Belang sont majoritaires dans le camp flamand (55/88) et revendiquer l’adoption de la scission des soins de santé avant 2024, fin de législature, c’est sérieusement lancer une polémique interne à la Flandre, dans laquelle il n’est en rien joué que la minorité, toujours flamande, se mette au diapason de la majorité… flamande, donc !

Avant même de livrer combat – s’ils l’osent…- les partis francophones sont déjà battus ! Pourquoi ?

VERLINDEN déclare que l’on doit scinder avant les élections – cela est tout à fait possible de garder des compétences régionalisées au sein du gouvernement fédéral – et que la discussion sur la scission du budget c’est pour après les élections de 2024, donc dans la toute GRANDE négociation. Ce faisant, elle dévoile les cartes car, il ne faut pas être devin, « si vous ne voulez pas scinder les soins de santé, alors nous revendiquerons la scission totale de la sécurité sociale » (vieux refrain flamand)! Soit la fin du pays.

Penchons-nous un instant sur la scission des soins de santé, donc la scission du budget, donc pour la Wallonie (j’en fais la démonstration quand on veut), 30% au moins de frais supplémentaires en santé pour les Wallons, 30% de moins pour les remboursements, 30% de frais d’hospitalisation en plus (avec en corollaire augmentation « automatique » de l’assurance hospitalisation !). Si on y ajoute l’augmentation des prix de l’énergie et de ce qui y est également relatif – voir à ce sujet le coût des inondations -, la faillite programmée des finances wallonnes ET de la Communauté française, dès 2024, fin programmée elle aussi des transferts N-S (acceptée par les partis wallons en 2014, Loi de financement en échange d’un bol d’oxygène financier pour passer, à courte, très courte vue le cap de la législature), il est bien difficile de penser que les partis francophones demandeurs d’argent pour ne pas avouer leur incapacité à maîtriser la situation financière dans laquelle ils ont plongé notre Wallonie, ne se laisseront pas berner, une fois encore ! Quand on sait également que des dizaines de milliers de Wallons pauvres n’ont pas recours à la médecine pour se soigner, on peut également mesurer l’amplification de cette détresse sociale chez nous.

 A défaut du refus ABSOLU des partis wallons, de tous les partis, de négocier quoi que ce soit en matière de sécurité sociale, tous secteurs confondus, donc de s’interdire de trahir l’électorat wallon, j’affirme que la scission des soins de santé est déjà pliée ! La plus proche actualité me contredira ou pas.

7 réflexions sur « Régionalisation des soins de santé »

  1. La Fédération Wallonie-Bruxelles est condamnée, en outre, si il y a une régionalisation des soins de santé, il y aura automatiquement un rabattage des cartes, les régions vont y gagner en prestige. Je me permets de citer la FGTB : s’il y a régionalisation de l’INAMI, il y aura régionalisation, automatique, des Pensions car celles-ci sont moins déséquilibrées qu’en Flandre et que le financement de son déficit est moindre, même si il devient direct. Qu’elles soient en perte n’y change rien.

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  2. Notre clé de sortie passe justement par « la faillite programmée des finances wallonnes ET de la Communauté française, dès 2024, fin programmée elle aussi des transferts N-S (acceptée par les partis wallons en 2014, Loi de financement en échange d’un bol d’oxygène financier pour passer, à courte, très courte vue le cap de la législature)  » Les partis bruxellois francophones et les partis wallons, éternels demandeurs d’argent, « se laisseront berner une fois encore » parce qu’ils n’ont pas d’autre choix, surtout si la survivance chaotique de la Belgique prime pour eux.
    Par contre, si l’avenir du leurs populations leur importe, ils doivent acter la fin du « Monstre étatique » issu du Congrès de Vienne et des cauchemards de Palmerston.
    Maintenant que nous savons, grâce au professeur Mathias Storrme, de l’université de Gand, que l’Europe n’a aucun pouvoir pour empêcher la disparition de la Belgique, il serait socialement et humainement criminel d’hésiter.
    En un mot comme en cent, découpage en quatre Régions autonomes puis attribution de l’Ostbelgien à l’Allemagne, retour des anciens département wallons à la France, renaissance d’une Confédération Grande-Néerlandaise (Flandre & Pays-Bas) et statut particulier de la Région bruxelloise au sein de cette Confédération Grande-Néerlandaise.
    C’est la sagesse même de régler définitivement les horreurs d’un passé historique vieux de cinq siècles !

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  3. Le port autonome de Liège renoue avec la croissance, sauf pour le trafic de conteneurs

    (IMAGINEZ SON DEVELOPPEMENT SA PUISSANCE ET SA RICHESSE S’ IL DEVENAIT FRANCAIS ET CONNECTE AU HAVRE ET A DUNKERQUE ? )

    Les chiffres de l’année écoulée, en croissance, malgré la pandémie.
    Près de quinze millions de tonnes transbordées et manutentionnées, acheminées par la voie d’eau, voilà le résultat du port autonome de Liège pour l’exercice écoulé. C’est une croissance de 7%. Une hausse moindre est comptabilisée pour le volume traité également par route ou par rail sur la trentaine de zones gérées par cet organisme.

    Un bémol, toutefois : pour la première fois depuis une décennie, le transport par conteneur est en régression. Pas de quoi susciter d’énormes inquiétudes : c’est un problème global. La crise économique qui a suivi la pandémie, a complètement chamboulé les chaînes logistiques au niveau mondial. D’ailleurs, un appel d’offres vient d’être lancé pour un projet d’extension du Trilogiport, cette plate-forme d’échange multimodale, où se croisent les péniches, les camions et même les trains en provenance de diverses localités chinoises. Un agrandissement qui devrait concerner une demi-douzaine d’hectares, dans les prochains mois.

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  4. Chers amis, bonjour , il y a cinquante ans que j’entends les mêmes plaintes , et je me plains aussi de ces commentaires , toujours les mêmes qui ne provoquent aucune réactions des mandataires , soit ils sont sourds soit la situation leur convient. J’en conclu que nous sommes tous dans un imbroglio à l’anglaise et cela nous plaît aussi , soit nous réagissons plus fermement .Mais j’ai un plan et je ne m’arrèterai pas !!!

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    1. Madame, aucun mandataire ne souffre de surdité. La situation leur convient et, comme Monsieur Macron, ils ne rêvent que d’une dilution dans le « Machin Européen ». Ils ne veulent pas se rendre compte que dans l’ombre des instances européennes, les manettes du pouvoirs se trouvent entre les mains de représentants de nations discretes mais efficaces et dominatrices.
      Apparemment seuls les populations romanes, latines et hispaniques se laissent aller à l’abandon de leur personnalité profonde.
      Si dans le sang des Wallons d’aujourd’hui coulait un peu de fierté slave ou magyar , ils se rebelleraient et, peut-être, prendraient leur indépendance. Triste !

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  5. Quelle différence entre autocratie et démocratie ?

    Ne pensez-vous pas que le moment est venu d’interpeller fermement nos pseudo- représentants, pourtant élus au suffrage universel ?

    Voici pourquoi il faut se séparer de la Belgique, maintenant ou en 2024 dernière échéance.

    Moins d’argent européen que prévu pour les Wallons !
    Le gouvernement wallon interpelle l’Union européenne et les entités fédérées.(sic)

    (Stéphane Tassin, Journaliste politique le 04-03-2022 LLB )

    Depuis septembre 2019, et l’installation de la majorité PS-MR-Écolo, la Wallonie va de mauvaise nouvelle en mauvaise nouvelle : Nethys, la crise Covid, les aides aux secteurs, la campagne de vaccination puis les inondations.

    La dette wallonne a explosé.

    Une éclaircie : la mise en place d’un plan de relance à financer par un budget classique, l’emprunt et l’Union européenne.
    En effet, l’Europe a décidé d’octroyer aux États membres des enveloppes leur permettant de remettre la machine économique en route après la pandémie.
    La Belgique aurait dû recevoir 5,9 milliards d’euros.
    Après des négociations intra belges, la Wallonie aurait reçu 1,48 milliard d’euros.
    Mais les indicateurs économiques du pays ( lire : la Flandre ) se sont révélés meilleurs que ceux sur lesquels l’Europe s’était basée pour déterminer le montant des enveloppes.
    La manne a dès lors été revue à la baisse.
    La Belgique recevrait 1,4 milliard de moins qu’annoncé et la Wallonie perdrait 350 millions.

    Tenir compte de la réalité régionale

    C’est pour cette raison que le ministre-Président wallon, Elio Di Rupo (PS), plaide pour que l’Europe tienne compte des paramètres régionaux et pas seulement nationaux. « avec cette logique de prise en compte du seul indicateur national du PIB/habitant, la Wallonie pourrait malgré tout subir la réduction de l’enveloppe budgétaire belge, alors que son économie a été touchée à des degrés plus importants que l’économie des autres régions belges ». (sic)

    La Commission gagnerait à entretenir des relations directes avec les régions afin de mieux prendre en compte leurs besoins réels », a conclu le ministre-président wallon.(sic)

    Le gouvernement wallon travaillerait sur un argumentaire à présenter aux entités fédérées et au gouvernement fédéral afin que soit prise en compte la réalité wallonne (sic).

    La Flandre, Bruxelles et le fédéral pourraient-ils et surtout voudraient-ils compenser la perte subie par la Wallonie ?

    Il n’est pas certain que cette requête soit entendue.

    Je dirais même plus, Monsieur Di Rupo peut toujours REVER.

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    1. L’argent européen, c’est comme la coopération au développement, c’est une catastrophe visant à maintenir en vie des entreprises-cadavres, à empêcher le redressement de l’économie. L’agriculture, la métallurgie doivent être abandonnées. Il faut rattraper notre retard dans la logistique du à l’interdiction du travail de nuit puisque les dépôts sont collés aux frontières. Alléger les conventions barémiques dans les Hypermarchés, condamnés à fermer si nous ne faisons rien car le personnel est surpayé par rapport aux employés des supermarchés travaillant dans le même groupe. Nous n’avons pas besoin d’argent public seules les infrastructures peuvent être entretenues avec de l’argent européen quoi que leur privatisation est envisageable car notre région bolchevique, si elle est en responsabilité de gestion, favorisera la main d’oeuvre impayable de l’Ouest Européen, pas les gestionnaires privés de réseau.

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