Quatre régions

Par VALMY

Monsieur Elio Di Rupo, Président de la Wallonie, vient d’ouvrir sa boîte à idées, « Get Up Wallonia ».

Le Président recherche même des influenceurs et des influenceuses car cela fait « mode ».

Il peut, depuis dimanche 13 décembre 2020, arrêter de jeter de l’argent par les fenêtres.

Monsieur Paul Magnette, le Président du PS, vient de « sortir du placard » en annonçant publiquement une opinion personnelle tenue secrète jusque-là car en contradiction flagrante avec l’unitarisme d’acier du Président Di Rupo.

Paul Magnette, sur les plateaux de la VRT et de BEL RTL, vient de signifier (!) que la Belgique devait se reposer sur ses régions.

Une Belgique à QUATRE régions, proposition déjà formulée par le MR. Voilà de quoi provoquer une crise cardiaque au Président Di Rupo. Bruxelles Région de type « Ville-Etat » qui se débarrasserait de la dispendieuse et inefficace Communauté française-Wallonie-Bruxelles. Monsieur Magnette n’avoue pas encore que les Wallons, à l’horizon 2024, désiraient ardemment sceller pour des siècles et des siècles ce tonneau des Danaïdes belgo-brusseleir, fardeau financier à la charge exclusive de la Wallonie.

Apparemment, excepté le CD&V, la proposition de Monsieur Magnette n’a pas été rejetée avec perte et fracas.

De fait, une évolution régionaliste apparait au sein de la société bruxelloise tant chez les francophones que chez les néerlandophones.

De plus, la multilingue Bruxelles (104 langues et autant de communautés) a perdu au cours des décennies sa particularité « belgo-belge », au point que certains politiques en Flandre souhaiteraient se débarrasser de cette agglomération.

La Belgique en quatre régions empêcherait-elle la sécession de la Flandre ou de la Wallonie ou de l’Ost Belgien ? NON ! Bien au contraire.

Les limites régionales en Belgique deviendraient les pointillés des frontières incontestables et incontestées d’Etats, comme prévu dans le Droit international actuel.

En fait, si cela se réalisait, la Constitution belge faciliterait le travail de découpe. Génial !

De toute façon, même Ville-Etat, Bruxelles demeurerait en Brabant (flamand) dont elle fait partie historiquement, géographiquement et humainement.

Ainsi, Bruxelles reprendrait au sein de la Flandre la place de Cité mercantile, égocentrique et égoïste telle qu’elle apparut au milieu du 14e siècle quand elle supplanta Leuven dans le Duché de Brabant.

Bruxelles cosmopolite, totalement étrangère à la Wallonie, ne date pas d’hier.

Depuis, les Ducs de Bourgogne et sous Charles Quint, Bruxelles présentait déjà cet aspect que les historiens ne devraient pas contester.

Seul le centralisme belge et la volonté des fransquillons du nord d’imposer la langue française, afin d’éradiquer le thiois, effaça la « Brussel Babeleer ».

Retour de l’Histoire, « Brussel Babeleer » renaît par la « grâce » de l’Union européenne et de l’immigration extra-européenne.

La Flandre ne doit pas s’énerver, elle tient ferment la Région bruxelloise en ses bras.

Elle peut lâcher l’institution Vlaamse Gemeenschap puisque l’Union européenne permet la libre circulation, des biens, des personnes et des capitaux. D’autant que les Flamands de Flandre et de Bruxelles appartiennent à UN SEUL PEUPLE !

3 réflexions sur « Quatre régions »

  1. L’avenir culturel et économique de la Wallonie passe par la disparition de la belgique !
    Je pense que Laurette,( dont je ne suis pas fan) est une des seules qui se rend un tout petit peu de la situation : la Flandre veut son indépendance .

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  2. Choisir l’anglais à Brussel relèverait du pragmatisme

    Des bourses de « BeTalky » prévues pour des projets de multilinguisme néerlandais, français et anglais à Bruxelles; ( lu sur Doorbraak , 27/11/2020, Christophe Degreef )

    Christophe Degreef signale qu’ avec « BeTalky », le ministre bruxellois du Multilinguisme Sven Gatz (Open Vld) débloquerait des subventions pour promouvoir la diversité ( ndlr: le mot à la mode ) linguistique avec pour condition que les habitants de Bruxelles prennent l’ initiative d’apprendre au moins deux langues. L’une d’entre elles devrait être le néerlandais, le français ou l’anglais.
    Cela signifie-t-il que l’anglais se rapprocherait du statut de langue officielle de Bruxelles ? (ndlr: cela se pourrait bien) Christophe Degreef le pense sérieusement et tance « BeTalky » qui devrait avant tout améliorer la position du néerlandais à Brussel.

    NDLR: Rien ne va plus à Bruxelles / Brussel, si Saint Michel / Heilige Michel se veut transgenre linguistique  » Holy Michael ». Olle, Olle !

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  3. La Wallonie doit se libérer du brol communauté bruxello dite française.
    La Wallonie, à cause de cette communauté et de ses mécanismes, s’endette pour soutenir Bxl, ses institutions, son enseignement.
    En retour, nous, Wallons, subissons une domination bruxelloise médiatique (RTbrux, Le Soir, La Libre…) qui gomme notre identité, remplacée par celle de « francophones non définis », gomme notre région, devenue une « zone au sud de Bxl » ceci afin de nous lier mentalement à Bxl, le centre de la Belgïe, le centre de l’Europe, bref, le nombril de tout.
    Il faut voir ces journalistes bruseleer que nous finançons, s’attaquer aux régionalistes wallons, au nom de la solidarité obligatoire envers Bxl. Ou encore s’attaquer et reprocher aux Wallons de ne pas être assez bilingues aux yeux de leurs amis Flamands, ou pas assez multiculturels ou d’avoir des aéroports qui font de l’ombre au flamand Zaventem ou d’avoir une fabrique d’armes qui ne plaît pas à la Flandre (qui elle aussi fait de l’armement, mais là, nos bruxello évitent d’en parler).
    Et quand les Wallons réussissent, ça gène et ça jase. Alors, on n’en parle pas ou peu, ou on recadre en gommant l’identité wallonne par francophone ou belge, afin d’y inclure Bxl et d’exclure toute fierté wallonne.
    L’influence Bruseleer se vit aussi dans l’enseignement. Elle nous impose des syllabus, mal traduits en français, avec du vocabulaire dont l’approximation est une catastrophe pour les cours de science. Quant au cours d’histoire, il omet carrément le passé industriel glorieux de la Wallonie.
    Enfin, on le voit bien dans la volonté de Bxl de taxer les automobilistes navetteurs, dont un grand nombre de Wallons, que la solidarité exigée par les Bruseleers, de la Wallonie vers Bxl, ne fonctionne qu’à sens unique.
    Alors oui, vivement la fin du brol machin communauté bruxello française !

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