Les artistes wallons n’existent pas

Par VALMY

La Fédération Wallonie-Bruxelles et la ministre Greoli ont sélectionné et envoyé un duo de plasticiens FLAMANDS à la biennale de Venise.

Une discrimination et un déni des talents wallons conséquence logique « de l’accord de coopération pour la Culture, établi entre la Communauté flamande et la Communauté française depuis 2013, le projet sélectionné sera le fruit de collaborations témoignant de la vivacité de la création et des synergies en Belgique ». (SIC !)

Un choix plus que discutable avalisé par la ministre Alda Greoli, d’un duo de Flamands (habitant à Brussel) et de leur commissaire Anne-Claire Schmitz, directrice de La Loge, une ASBL subventionnée par de « Flanders State of the Art » et de la » Vlaamse Gemeenschapscommissie ».

Irréalisme politique, soumission collaborationniste (?) la FWB pourrait bien être absente pendant huit ans de la plus prestigieuse des manifestations internationales !

Cette manière d’agir s’inscrit dans une ligne idéologique entraînant l’absence de soutien aux artistes d’une nation, d’une région, ou le refus de leur donner la possibilité d’une visibilité mondiale.

En conséquence le message qu’adresse la ministre Alda Greoli : en Communauté française, il n’y a pas artistes wallons, en Wallonie les institutions culturelles et leurs responsables ne valent rien, les écoles d’art sont inutiles.

La FWB considère sa participation à la biennale de Venise comme épisodique et non comme la pierre angulaire d’une politique culturelle cohérente. Tout le monde connaît L’INCOHERENCE DE LA FWB !

Pourquoi cette biennale ne pourrait-elle pas être une étape importante dans le parcours des artistes wallons ? Pourquoi les opérateurs culturels wallons ne sont-ils jamais sollicités pour produire les projets vénitiens ?

Pourtant, Venise est une opportunité exceptionnelle pour les institutions d’accroître leur visibilité internationale et d’étoffer leurs réseaux professionnels – conditions importantes à l’exécution de leurs missions. La plupart des pays confient la production des expositions vénitiennes à une de leurs institutions, la Flandre aussi.

Seule la FWB s’obstine à faire le contraire. Il s’agit d’une forme de discrimination, pire, d’un déni des talents en Wallonie, qui s’ajoute au manque de soutien à la création et à l’absence d’une véritable politique artistique telle qu’elle existe en Flandre.

Encore une occasion perdue volontairement par la FWB, le « Cheval de Troie » de la belgitude la plus odieuse !

NDLR : l’article peut se lire dans la Libre Belgique du 22 août 2018

7 réflexions sur « Les artistes wallons n’existent pas »

  1. Tout va aller beaucoup mieux Madame la Marquise, Bel RTL REVIENT EN FORCE !

    Bel RTL sous le signe de la ‘Belgattitude’ ( Le Vif 22/08/18 )

    Bel RTL va changer d’identité visuelle à l’occasion de la rentrée. La radio privée se dote ainsi d’un nouveau logo et mise sur la ‘Belgattitude’ pour fidéliser sa base d’auditeurs et en attirer d’autres. L’information sera, quant à elle, la « colonne vertébrale » de la journée.

    L’information sera toujours au rendez-vous. « C’est en fait un nouveau bébé ( ndlr : un vieillard ringard ) et on va l’entendre! »,  » La signature ‘Vivrensemble’ ( ndlr : le slogan du multiculturel mondialiste) résumant l’identité (sic) de la chaîne fait par ailleurs place à ‘Vos meilleurs moments » (sic).
    Quant au logo, il évolue également. Contrairement à l’ancien, le ‘Bel’ devient aussi important que ‘RTL’ sur le nouveau, la radio misant beaucoup sur sa spécificité belge. La traditionnelle montgolfière ne dispose plus d’une base carrée mais bien ronde. « On veut désormais arrondir les angles et être un peu moins carrés, avec un mélange de couleurs (ndlr : toujours le Vivrensemble ) et d’humeurs différentes. L’objectif est de remettre l’auditeur au cœur (ndlr : lequel ?) de la station.

    NDLR : la ‘Belgattitude’ relève depuis la régionalisation de l’ Agitprop ou « Département idéologique ». Le terme « agitprop » est aujourd’hui utilisé à toute forme de « médias de masse » qui vise à influencer l’opinion à des fins politiques, commerciales, etc., et particulièrement s’il tente de les persuader en « agitant » leurs esprits à l’aide d’une rhétorique émotionnelle ( le cœur du Vivrensemble de Bel RTL). Il concerne aussi l’art d’utiliser les « médias de masse » en se faisant remarquer par des actions spectaculaires relevant de la provocation.

    CELA CONCERNE EGALEMENT LA  » RTBF « 

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  2. Alles voor vlaanderen la noiuvelle devise des Wallons (sic)
    La Ministre GREOLI trahit la Wallonie une longue tradition de
    son parti carpeltte de la Flandre
    Quant à la Flandre elle a une longue tradition capter les artistes
    pout les flamandiser Les Frères Van Eyck nés dans la Primcipauté
    de Liège par exemple. Depuis très longtemps les plus grands
    historiens d’art ne parlent plus d’art flamand mais d’art des anciens
    pays bas méridionauix. Feu Paul Fierens précisait quand on parle
    d’art flamand, il faut l’entendre á la manière d’une symecdoque
    figure grammaticale qualifiant le tout par la partie. L’imposture de
    l’art flamand a été dénoncée par Brel le qualifiant d’art italo espagnol

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  3. Vous avez dit culture ? Ce qui suit paraît très intéressant dans l’avenir plus ou moins proche.

    Qu’arriverait-il si les provinces étaient supprimées ? L’avis d’un constitutionnaliste (RTBF 24 août 2018)

    Que va-t-il advenir des provinces ? Interrogé sur La Première, le constitutionnaliste de l’ULiège Christian Behrendt rappelle l’origine de ces subdivisions de l’Etat: « Quand on a créé la Belgique en 1831, il y avait trois niveaux de pouvoir : le niveau communal, le niveau provincial et le niveau central. Nous avons depuis lors quand même ajouté les communautés et les régions et nous avons eu une fusion des communes, donc le paysage institutionnel a évolué et il y a aussi le niveau européen qui s’est ajouté. La question peut donc se poser : faut-il encore ce niveau intermédiaire que le niveau provincial ? Et l’Association des provinces wallonne m’a chargé, avec mes collaborateurs, de réfléchir à cette question sans tabou, c’est-à-dire que nous avions vraiment carte blanche. On a pu travailler en toute indépendance ».
    « Nous avons examiné l’hypothèse d’une disparition des provinces », poursuit-il, « mais il faut bien se rendre compte qu’il y a des difficultés d’ordre pratique pour l’instant et qui résultent de l’existence toujours au sud à la fois de la communauté française et de la Région wallonne. Alors quel est le lien entre la communauté française et la Région wallonne ? D’une part, la coexistence de ces deux-là est la province. La raison est la suivante : vous avez au niveau provincial toute une série d’activités, comme l’enseignement et la culture. L’enseignement provincial c’est un montant de 334 millions d’euros annuels et le budget culturel c’est 97 millions d’euros annuels. Si vous supprimez ce niveau provincial, la question est de savoir qui reprendrait ça. Personne n’imagine que les 10 000 professeurs qui enseignent dans l’enseignement provincial seraient licenciés et que les 100 000 étudiants qui fréquentent l’enseignement provincial soient mis le 1er janvier d’une année à la porte, en disant : ‘Désolé, ne revenez pas après les vacances d’hiver, ne revenez plus, l’école n’existe plus' ».
    Charges financières
    « Il faudrait, si on reprenait ces institutions provinciales par un autre niveau de pouvoir, que celui-ci soit compétent matériellement. Au sud, on a toujours le problème au niveau provincial, lorsqu’il gère des matières communautaires. Si la communauté française devait reprendre ces matières, elle devrait alors reprendre les charges financières afférentes et elle n’a pas l’argent pour cela. Et elle n’en a pas l’argent parce qu’elle n’a pas de capacité fiscale, et donc là la province prélève l’argent auprès des contribuables et on pourrait évidemment très bien dire que le contribuable paie quand même in fine. Si on change le niveau de pouvoir, pourquoi est-ce que le contribuable ne peut alors pas payer les impôts à ce niveau de pouvoir ? Nous avons une institution — c’est le canard boiteux de notre système institutionnel belge — qui, à la communauté française, n’a pas de pouvoir fiscal propre. Et donc, dès lors qu’il s’agit de lui transférer les compétences, c’est là que le bât blesse. En revanche, pour prendre des matières qui sont alors d’ordre régional — le tourisme, l’agriculture, le patrimoine classé — là, la province, on peut la dépouiller de ces matières, on peut très bien l’imaginer, et le gouvernement wallon envisage, et nous l’avons dit dans notre étude également, un transfert de ces matières vers la région » poursuit le juriste.
    Peut-on imaginer une reprise de compétences des provinces par la Région wallonne? « C’est possible parce que la région a un pouvoir fiscal, donc il n’y a pas de problème. Vers les communes, c’est également possible, mais il faut bien se rendre compte qu’il y a un autre problème, qui est celui de l’absence des péréquations, c’est-à-dire que vous avez une commune dans laquelle fortuitement se trouverait un objet anciennement provincial. Je prends un exemple parlant. Vous avez la toute petite commune d’Hélécine, dans le Brabant wallon, quelques milliers d’habitants seulement, et il y a le domaine provincial d’Hélécine. C’est un château assez imposant. Maintenant, imaginez si vous transfériez ça de la province vers la toute petite commune d’Hélécine. Du jour au lendemain, elle se trouverait avec des charges financières très importantes. Un autre exemple : les écoles provinciales. Si vous dites : ‘Transférons cela à la commune qui est celle sur le territoire de laquelle se trouve cette institution provinciale’, du coup, du jour au lendemain, vous avez Liège, Charleroi, les grandes villes dans lesquelles vous avez beaucoup d’institutions provinciales qui seraient, avec leurs citoyens, les seules à financer cela, alors que nous le savons, l’enseignement est gratuit. Donc, ça veut dire qu’en principe, vous pouvez scolariser votre enfant sur le dos du contribuable liégeois, carolo ou autre si vous habitez une commune à côté. Et donc, là il y a tout de même des questions de péréquation qui ne sont pas à sous-estimer. Donc, au niveau des provinces, nous parlons d’un budget d’un milliard d’euros annuel. Nous savons qu’en matière d’enseignement, nous sommes à 334 millions et en culture à 97 millions » dit encore Christian Behrendt.

    NDLR : Conclusion, à moins de n’avoir pas compris Monsieur Behrendt, seule la Région wallonne détient le pouvoir fiscal et la capacité de percevoir les charges provinciales en matière d’enseignement et de culture et de les répartir sur toute la population wallonne.
    EXIT la Communauté F. W. B. ou du moins sa régionalisation pure et simple en ce concerne la Wallonie.
    Par contrecoup Bruxelles devrait régionaliser son enseignement et sa culture. Ce qui lui permettrait de proposer à la riche Flandre la constitution d’un enseignement et d’une culture « bilingue ». Seules les institutions privées dites du Libre (confessionnel et non confessionnel) auraient le choix de l’option : totalement privée, régionalisée ou déménager en Wallonie.
    Quelle bonheur à l’idée de pouvoir déplacer l’ULB à Charleroi et l’y rebaptiser ULC. Cette université qui diplôma durant plus d’un siècle tant de Wallons qui furent captés au seul profit de Bruxelles.

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  4. Le Wallo-Brux ou FWB est un brol créé pour aider les Bruxellois francophones face à la Flandre en créant un lien entre la Wallonie et Bxl tout en laissant Bxl libre. Mais que rapporte la FWB à la Wallonie. Rien !
    Les Bruxellois n’ont que peu d’égards aux Wallons. Au pire de la dernière crise, les Bruxellois disaient tout sauf avec la Wallonie.
    Pire, la FWB coûte cher à la Wallonie et nous crée bien de problèmes, sans compter une ingérence bruxelloise toujours plus forte.
    J’ai été surpris, qu’en début d’année scolaire de 6e primaire, l’école de mes enfants nous a imposé de déjà choisir l’école secondaire, alors que dans ma région, cette précipitation ne se justifie absolument pas.
    Mais voilà, c’est Bruxelles qui via la FWB impose aux Wallons les mêmes règles qu’à Bxl.
    C’est aussi Bxl qui impose, dans les écoles de la communauté française, les livres produits par les éditeurs flamands (ex : De Boek). J’y ai relevé des traductions approximatives parsemés d’erreurs, surtout pour les termes scientifiques et leurs définitions. Et quand on compare avec les définitions qu’on trouve sur les sites français, il y a un gouffre de différence.
    Mais le pire pour nous Wallons, ce sont les médias Bxl (RTBF, RTL, Le Soir, La Libre…) qui nous abreuvent de Bxl, de tout Bxl, de l’ULB de Bxl, de l’esprit bruxellois, du bilinguisme (pas si bilingue que vanté) bxl, du multiculturel bruxellois, du vivre bruxellois, des Bruxellois, de l’aéroport soi-disant bruxellois, mais pourtant bien flamand et dont les emplois de cadre sont quasis exclusivement flamand (Au niveau des cadre et à la tour de contrôle, le français est interdit), et surtout du régionalisme Bxl.
    Des médias Bxl qui non content de nous faire la promotion de Bxl CaPiTale et région capitale, font tout pour étouffer l’identité wallonne.
    Car voilà, les Bruxellois se sentent à l »étroit et la Wallonie a plus d’espace.
    Et pire, les CPAS bruxellois sont complètement submergés au point qu’on suggère aux mandataires sociaux d’aller s’installer en Wallonie.
    Bxl subit une démographie si forte que la Wallonie est désignée comme une extension à prendre !

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  5. Venise pavillon des illusions (une opinion de Jacques Charlier, artiste, LLB 03/09/2018)

    Monsieur Charlier décrit la Biennale de Venise comme un miroir aux alouettes. Soit ! Mais politiquement parlant, comme on peut le penser par simple constatation, « le vrai mal est bien ailleurs et plus profond ».
    « Le désintérêt pour la politique culturelle au sujet des arts plastiques est devenu une tradition en Wallonie. Depuis les années soixante, à Liège, on ne compte plus les manquements et les dramatiques bévues. Par exemple, la dispersion de la collection Fernand Graindorge : la proposition (heureusement avortée) de la revente de la famille Soler et de bien d’autres prévues pour alimenter les caprices de la non politique des musées : la proposition de certains élus d’éradiquer la tour de Schöffer ; la fuite de la collection Vandenhove à l’université de Gand, etc.
    « Pour le Hainaut, restent heureusement le Grand Hornu, BPS 22 et le musée de la photo de Mont-sur-Marchienne. Bref, un dernier carré de ceux qui s’efforcent de perpétuer une programmation capable de rivaliser avec la Flandre et qui n’oseraient pas divulguer ses difficultés réelles avec la monde politique. »
    Amnésie. « Tout cela n’est pas bien nouveau, mais personne n’ose en faire une analyse pertinente sous peine d’être radié et incompris. Dans le manifeste en question, je relève que Jan Hoet aurait déclaré, sans ironie, que les artistes wallons n’existent pas. Suit une démonstration alambiquée qui aurait influencé la brave ministre actuelle. »
    (…) (…) « Faire porter le chapeau du dénigrement à jan Hoet alors qu’il ne voulait que provoquer la torpeur politique légendaire des francophones est ridicule et injuste. » (…) (…)

    ( ndlr : Monsieur Charlier note, « pour les esprits amnésiques francophones (Dieu sait s’ils sont nombreux) » que Jan Hoet l’a toujours défendu, ainsi que d’autres artistes, au moment où les responsables francophones l’ignoraient contrairement aux ministres flamands. Il fit la connaissance, pour la première fois, avec un ministre francophone de la culture en la personne de Fadila Laanan qui défendit « bec et ongles » sa participation à la Biennale de Venise.)

    En conclusion, toute personnelle : La démagogie désigne l’état politique dans lequel les dirigeants manipulent le peuple pour s’attirer ses faveurs en utilisant un discours flatteur ou en appelant à ses frustrations et à ses craintes. En outre, il recourt à la satisfaction immédiate des attentes sans recherche de l’intérêt général dans le seul but de gagner des soutiens. L’argumentation démagogique fait appel à la paresse intellectuelle en proposant des solutions évidentes excluant l’imagination.
    Selon l’étymologie du mot grec, le démagogue éduque et conduit le peuple mais il faut déplorer que le démagogue contemporain s’applique à manipuler les masses en vue de son propre intérêt, au lieu de viser le bien commun.
    Cela nous ramène à l’opinion de Jacques Charlier ci-avant, le monde politique, francophone et wallon, n’éduque plus le peuple !

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