Pacte d’excellence : on nous manipule

Par Jules Jasselette, Echevin de l’Instruction honoraire à la ville de Liège

A la télévision, la ministre a encore martelé que le pacte d’excellence résultait d’une large consultation des enseignants. C’est faux,  mais à force de le répéter et avec la complaisance de la presse écrite, radio et télévision, « on » finit par le croire.

La principale revendication des enseignants (ceux qui sont dans les classes, devant les élèves ; pas ceux qui n’ont plus vu d’élèves depuis longtemps et qui se permettent de parler au nom de ceux qui travaillent ou les pédagogues en chambre) est simplement L’EXIGENCE D’UNE CONSULTATION AVANT LA MISE EN ŒUVRE DE CETTE REFORME QUI CONTRAIREMENT A CE QUE LA PRESSE RAPPORTE VA CREUSER LES INEGALITES ET NON LES CORRIGER.

La presse (radio, TV, écrite) a largement répercuté avec complaisance la journée du « consensus »  du pacte d’excellence organisée par la ministre samedi dernier.

Ainsi un peu plus de 30 % des participants (sur +/- 120, choisis parmi des candidats à participer à cette journée… quelle représentativité!?) ont choisi la grille-horaire n°3 (un peu moins la rejetait mais cela n’a pas d’importance !)

Ce qui a permis à la ministre, aux zélateurs du pacte d’excellence, aux médias de tirer des conclusions :

1/ adhésion au pacte

2/ choix (démocratique bien entendu) de la grille horaire

Ainsi donc 30% de +/- 120 personnes (choisies par le pouvoir parmi des candidats) ont exprimé (démocratiquement ) l’avis de 100.000 enseignants, de 1.000.000 d’élèves, de +/- 2.000.000 de parents.

Une revendication : que l’on n’engage pas une réforme sans s’assurer d’un minimum d’adhésion de celles et ceux qui devront l’appliquer.  Mais pourquoi PS et CDH s’obstinent-ils à refuser de consulter les enseignants ?

Voyez donc la vidéo ci-dessous réalisée par l’asbl « 1 pact » (non au pacte d’excellence) pour vous rendre compte de la manipulation des autorités avec l’aide de la presse :

https://www.facebook.com/asbl1pact/videos/768793999977787/

 

6 réflexions sur « Pacte d’excellence : on nous manipule »

  1. Quand l’impuissance des gouvernants apparaît crûment au peuple, alors commence le matraquage des médias officiels et la désinformation orchestrée par les experts du régime.
    Les candides citoyens pensaient ce temps de leurs grands-parents révolu. Etrange retournement des choses ?

    J'aime

  2. Le pacte ? Six Pack…
    C’est In Bev qui est derrière. (Authentique, entendu chez Vrebos ce dimanche)
    Alcoolisme d’Etat. Comme en URSS. On se rapproche.

    J'aime

  3. Retenez-vous ! La Libre ( Belgique) nous informe ce jour que notre Excellence Flahaut prône l’enseignement de l’Arabe. Excellent, n’est-ce pas ? Il ne s’agit évidemment pas d’un Pacte d’Excellence mais d’un pacte d’une excellence avec le diable !

    J'aime

  4. —> Valmy :
    Pourquoi pas un parti Dhimmi en Wallonie aux prochaines élections ?
    Soyez soumis, votez Dhimmi.
    Ca pourrait le faire… Une alliance avec le PTB ?
    Et Jamar du MR qui servirait des croissants ?
    Oui, je pense qu’il y a de l’idée.

    J'aime

  5. Cet article semble intéressant à présenter aux lecteurs ( navré, étant de la vieille école le masculin l’emporte non sur le féminin mais sur le n’importe quoi). L’auteur de l’article pointe notamment les réactions du Ministre de l’Enseignement en France.

    Enseignement : Prendre le taureau par les cornes
    Jules Gheude, essayiste politique

    Voilà des années que l’univers scolaire subit les mutations issues des « cerveaux pédagogiques ». Le bilan est tout simplement désespérant. Il suffit de voir comment s’expriment et rédigent aujourd’hui ceux et celles qui s’engagent dans les études supérieures pour s’apercevoir de la régression probante. Les enquêtes PISA sont là pour en attester.
    Le terme « rhétoricien » peut-il être encore utilisé, alors que la connaissance des « belles lettres » se réduit de plus en plus à la portion congrue ? On ne peut se contenter de survoler Corneille, Racine, Molière, Montaigne, Voltaire, Diderot, Chateaubriand, Hugo, Lamartine, Baudelaire, Flaubert, Gide, Camus, Sartre ou Yourcenar. Tous ces auteurs – et bien d’autres – ont tant à nous apprendre ! Ils nous révèlent également l’apport essentiel du latin et du grec dans leur propre formation.
    Il est question, depuis bien longtemps, de remplacer les cours de morale et de religion par une approche des grands courants de pensée (religieuse ou philosophique), susceptible d’éveiller l’esprit critique et tolérant. Une chose pourtant bien nécessaire en ces temps où l’obscurantisme refait surface. Mais les responsables de l’enseignement dit « confessionnel » préfèrent traîner les pieds au nom des valeurs particulières qu’ils prétendent véhiculer.
    Le Pacte d’excellence, dont le débat est interminable, envisage d’imposer un tronc commun pour les trois premières années du cycle secondaire. Il ne faut toutefois pas trois ans pour s’apercevoir que tous les élèves ne sont pas coulés dans le même moule. Très vite, la démarche uniforme laisse apparaître des diversités multiples. Pourquoi contraindre un enfant à l’ennui et à la frustration, quand d’autres secteurs pourraient le valoriser et l’épanouir ? La société n’a-t-elle pas autant besoin de mécaniciens, de menuisiers, d’artistes ou de sportifs que d’avocats, de médecins, d’ingénieurs ou de professeurs ?

    Le nouveau pouvoir en place en France a bien compris la nécessité de valoriser l’enseignement technique et professionnel.

    Bien des chantiers nouveaux ont été ouverts au fil des décennies pour transformer l’enseignement, sans que celui-ci s’en trouve amélioré.
    On se souvient ainsi des méthodes audio-visuelles qui étaient censées doper l’apprentissage des langues étrangères. Le professeur devait faire abstraction de la langue maternelle des élèves et s’efforcer, à l’aide d’images et de mimiques, de leur faire comprendre le sens des phrases qu’ils entendaient.
    Les établissements ont dû faire des investissements considérables pour acheter de nouveaux manuels et s’équiper en magnétophones et laboratoires. Opération commerciale avant tout, et largement réussie !
    Mais le postulat de base de ces nouvelles méthodes était faussé. Lorsque nous apprenons notre langue maternelle, nous le faisons d’une manière naturelle, au départ d’un cerveau vierge. Tel n’est pas le cas pour une langue étrangère. Dès l’instant où l’élève cherche intérieurement, dans sa propre langue, ce que peut bien signifier ce qu’il vient d’entendre en anglais ou en néerlandais, la démarche est biaisée.
    La plupart des professeurs de langues en reviennent d’ailleurs aujourd’hui aux listes de mots à apprendre par cœur, avec la traduction fournie.
    Mais, dans un cas comme dans l’autre, force est de constater que les étudiants sont dans l’incapacité d’entretenir une conversation élémentaire dans une langue étrangère au terme de plusieurs années d’apprentissage. Seules les expériences en immersion se révèlent efficaces.

    Il est regrettable que Marie-Martine Schyns, la ministre de l’Enseignement de la Communauté française, n’agisse pas avec la même promptitude que son homologue français. Ce dernier n’hésite pas à prendre les mesures qui s’imposent.

    La réforme de notre enseignement ne porte d’ailleurs pas que sur les aspects pédagogiques.
    Les moyens budgétaires dont disposent les pouvoirs publics ne sont pas illimités. Il convient donc d’en faire le meilleur usage. Une réflexion ne devrait-elle pas porter sur le maintien des structures actuelles ? Feu Robert Deschamps, professeur d’Economie aux Facultés universitaires de Namur, proposait de fusionner les filières d’enseignement de la Communauté française, des provinces et des communes et d’établir avec l’enseignement libre la mise en commun de certaines infrastructures. Les économies substantielles ainsi réalisées permettraient de mieux rémunérer le personnel enseignant et de garantir l’aménagement optimal des bâtiments scolaires.
    La société évolue et impose des adaptations. Mais celles-ci ne peuvent se soustraire au principe de rigueur et d’exigence. Ne jamais céder à la tentation du nivellement par le bas ! La notion d’effort est capitale : on n’obtient rien sans rien.
    La qualité de l’enseignement finlandais est unanimement reconnue. Dans ce pays, il est exclu de parler de bonnes et de moins bonnes écoles. Elles se rejoignent toutes dans l’excellence. A méditer !

    J'aime

  6. En matière d’excellence sportive les Wallons gisent au fond des abysses auprès du Titanic.

    Voici de quoi titiller ( espérons-le) nos  » Excellences » socialistes de la Communauté Wallonie-Bruxelles plutôt portées vers l’enseignement de l’arabe (sic) que de concevoir une politique d’enseignement ou sportive jumelée à la France.

    Le Ministre des Sports dans le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane a prononcé involontairement un plaidoyer pour une association de la Wallonie avec la France, pour le moins en matière de politique sportive. Chacun aura remarqué que la composition de la délégation belge aux Jeux olympiques d’hiver de P’yŏngch’ang ne proposera qu’un seul athlète francophone : le Français naturalisé belge Florent Claude.

    Selon le ministre socialiste, il existe deux raisons à cette pathétique absence wallonne dans la délégation belge : « D’abord, du côté flamand, il y a plus d’infrastructures, des pistes de ski et des patinoires. Ensuite, nos amis flamands [ndr : des amis sans faille, en effet] sont très influencés par ce qui se passe aux Pays-Bas, comme le patinage de vitesse. En outre, il n’y a que deux fédérations reconnues en FW–B qui peuvent envoyer des athlètes aux JO des sports d’hiver, le ski et le patinage artistique ».

    Et Rachid Madrane de révéler en fin d’interview au journal Le Soir : « En arrivant, j’ai découvert un fonds des sports qui était vide. C’est la première fois que l’ADEPS était quasi en cessation de paiement. On a puisé dans ce fonds pendant 10 ans pour financer plic-ploc [resic] un tas d’activités. Sur le terrain, il existe un dramatique problème de manque d’infrastructures. Le gouffre est gigantesque entre la Flandre et la Wallonie, avec 13 patinoires et 2 pistes de ski couvertes pour la première et 3 patinoires (plus 1 à Bruxelles mais réservée au grand public et aux écoles et donc sans club) et 1 piste de ski couverte pour la seconde. Un grand écart qui pourrait encore s’amplifier si un projet de piste de patinage de vitesse de 400 m devait voir le jour à Bruges. »

    « C’est un vrai problème », souligne Christian Pieman, le président de la Fédération francophone de patinage artistique. « Nous avons perdu ces dernières années la patinoire de Forest-National, où les propriétaires ont déposé le bilan, et celle de Jambes, gérée par l’Adeps (ndr : la Fédération Wallonie-Bruxelles est perpétuellement désargentée) et fermée depuis 2012 pour des questions de sécurité et parce qu’elle était trop énergivore.
    Sa transformation/reconstruction que nous espérons pour 2020 ou 2021 pourrait redynamiser notre fédération car cela permettrait d’y organiser un sport-études. Actuellement, les jeunes qui ont envie de s’investir doivent partir à l’étranger et ça coûte un pont aux parents. »

    Ne pas pouvoir compter sur une patinoire gérée par la communauté, comme il y en a en Flandre à Hasselt, Liedekerke et Herentals, est un vrai problème pour la promotion du sport.

    En conclusion, il existe une réelle synergie entre la Flandre et les Pays-Bas dans le domaine des sports d’hiver et de la gestion des infrastructures. Et une politique dynamique d’investissements de la Région flamande. Logique, puisque cela fait partie de son « Kulturkampf » et de la reconnaissance de son identité dans le monde à travers les sports médiatisés.
    Rien de tout cela du côté d’une Wallonie sans ambition. Les responsables wallons continuent la politique de l’autruche, l’œil rivé au fond d’un cul-de-sac (« dead end » en anglais).
    Il est urgent de créer un partenariat fort avec la France dans le domaine de la coopération sportive et de l’utilisation de ses infrastructures de très haut niveau. Dans la foulée, les fédérations wallonnes de sport amateur devraient s’associer étroitement avec leurs puissants équivalents de l’Hexagone, quitte a se transformer en fédérations régionales de la Wallonie, comme c’est le cas de la Bretagne ou de la Bourgogne. Ou de créer une régionale si elle n’existe pas encore en Wallonie.
    Cela sera toujours plus efficace que de rester une sous-région, incarnée par la FW-B sur la paille, dans le cadre belgo-flamand.
    Si la Flandre crée des synergies fructueuses avec les Pays-Bas, il est urgent que la Wallonie fasse de même avec la France !

    Source : Le Soir du 10 février 2018 + RWF

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s