La fin est proche…

Une carte blanche de Jules Gheude publiée aujourd’hui sur le site du journal Le Soir.

Est-ce la fin de la «suédoise»? Si oui, ce pourrait être aussi la fin du pays!

Nul besoin d’être devin pour dire que 2018 se présente mal pour le Premier ministre.

En annonçant que la question énergétique fera l’objet de la campagne électorale en vue du scrutin de 2019, le président de la N-VA, Bart De Wever, vient en fait de toucher l’embarcation suédoise. Il répond ainsi à Charles Michel qui, il y a quelques jours encore, soulignait qu’il ne laisserait personne torpiller le pacte énergétique et que celui-ci devrait être approuvé dès le début 2018.

Nous sommes ici bel et bien confrontés à un casus belli au sein du gouvernement fédéral.

S’il faut en croire L’Echo, tant sur le fond que sur la forme, c’est aujourd’hui le ras-le-bol (quasi) généralisé au MR par rapport à la N-VA.

Le problème, c’est que Charles Michel ne dispose d’aucune marge de manœuvre. Evoquant le dernier baromètre politique (le PS est talonné par le PTB), Paul Magnette a clairement fait savoir que le PS avait tout intérêt à rester dans l’opposition. Une démission du gouvernement ne pourrait donc qu’entraîner des élections législatives anticipées, dont les résultats offriraient l’image d’un pays à deux visages, l’un regardant vers la droite, l’autre vers la gauche.

En 2010, la démission du gouvernement Leterme avait engendré une crise de 541 jours. Aujourd’hui, l’éventualité de ne plus pouvoir mettre sur pied une équipe fédérale est loin de relever de l’utopie. Or, qu’est-ce qu’un Etat sans gouvernement, si ce n’est un Etat qui n’existe plus !

En 1981, soit 25 ans avant le fameux « Bye bye Belgium » de la RTBF, François Perin avait écrit : « Cela fait des années que je pressens ce qui va arriver. (…) Après d’éventuelles élections (…), le malheureux chef de l’Etat se mettra à courir après un gouvernement introuvable : la Belgique peut disparaître par implosion. (…) Qu’est-ce qui empêcherait les Flamands de proclamer unilatéralement leur indépendance et d’affirmer leur nation ? Ils ont créé tous les instruments de leur future légitimité. »

Pas de cohabitation sereine

A l’instar de François Perin, nous n’avons jamais ressenti la Belgique. Depuis sa création artificielle en 1830, elle n’a jamais cessé de se chercher.

Six réformes institutionnelles n’ont pas réussi à engendrer une cohabitation sereine des deux grandes Communautés. Sans doute aucune goutte de sang n’a été versée, mais force est de constater que la complexité extrême de l’organigramme politique est aujourd’hui un facteur majeur de paralysie. La saga du RER et des nuisances sonores au-dessus de l’aéroport de Bruxelles, l’impossibilité de construire un stade « national » sont autant d’éléments qui témoignent d’une profonde déliquescence. Jean Quatremer, le correspondant du journal français Libération à Bruxelles, a parfaitement décrit la situation : « Cinquante ans de luttes communautaires entre Flamands et Wallons (…) ont conduit le royaume dans une voie sans issue : impotence, incompétence, irresponsabilité. »

Entre le Nord et le Sud, le fossé économique est béant : la Wallonie affiche un taux de chômage deux fois supérieur à celui de la Flandre. En 2016, celle-ci a exporté pour 205,7 milliards d’euros, soit près de 5 fois plus que la Wallonie (42,6 milliards). On n’ose imaginer le sort de la Wallonie en 2020, lorsqu’elle sera privée des quelque 6,5 milliards d’euros de transferts financiers en provenance de la Flandre !

Une nation bien réelle

Les partis séparatistes flamands sont aujourd’hui crédités de quelque 40 %. Et l’on commettrait une lourde erreur en pensant que cette mouvance est absente des autres formations politiques. Les déclarations du député CD&V Hendrik Bogaert sont là pour nous le rappeler !

L’ancien éditorialiste du Standaard, Manu Ruys, vient de décéder. Il avait écrit, en 1973, Les Flamands, dont le sous-titre est éloquent : Un peuple en mouvement, une nation en devenir.

Cette nation existe bel et bien aujourd’hui, comme le précise le préambule de la « Charte pour la Flandre », adoptée en 2012 Et rien ne pourra l’empêcher de devenir à terme un Etat !

Les leaders francophones ne prennent pas conscience de cette réalité. Tout se passe pour eux comme si la Belgique était vouée à l’éternité. Les émissions télévisées « Place royale » et « C’est du belge ! » sont là pour entretenir la fibre « patriotique » !

Voilà près de dix ans que j’exhorte les responsables politiques wallons à réfléchir à cette hypothèse de scission de la Belgique, hypothèse dont le sage Xavier Mabille, alors président du CRISP, avait dit en 2006 qu’il ne fallait en aucun cas l’exclure. Une seule solution

Les travaux approfondis que nous avons personnellement menés et qui ont fait l’objet de publications, démontrent que seule une intégration de la Wallonie à la France, avec un statut de large autonomie, pourrait constituer une solution réaliste.

Jacques Lenain, ce haut fonctionnaire français aujourd’hui retraité, a approfondi la question. Il s’en est entretenu avec le constitutionnaliste Didier Maus, lequel confirme : « Il serait parfaitement possible de créer un titre spécial ‘De la Wallonie…’ qui contiendrait une mini-Constitution sur mesure pour la Wallonie. Il en découle que, sur le fondement de cette mini-constitution, il serait parfaitement réalisable de conserver en l’état, au moins pour l’essentiel, et pour une durée à déterminer le droit belge du travail, celui de la sécurité sociale, et certains droits ‘connexes’, des pans du droit fiscal, le droit des affaires, du commerce, etc. La région wallonne, et aussi la région bruxelloise si la question était posée, conserveraient les compétences qui sont aujourd’hui les leurs, y compris le système éducatif, avec l’enseignement supérieur. Ce ne serait pas une difficulté de faire de la sorte puisqu’il en est déjà ainsi, même si c’est avec moins d’ampleur, dans certains territoires français (…). »

Nous avons la chance énorme de relever d’un cadre général que le Wallon André Renard qualifiait lui-même de grand flambeau, de grande lumière de culture. Ne sommes-nous pas, en effet, des Français que les hasards de l’Histoire ont contraints de vivre en dehors de l’Hexagone ?

Evoquant cette intégration de la Wallonie à la France, Jacques Attali, l’ancien conseiller du Président François Mitterrand, a déclaré : « C’est un beau débat. Qu’il commence ! »

16 réflexions sur « La fin est proche… »

  1. ——>On n’ose imaginer le sort de la Wallonie en 2020, lorsqu’elle sera privée des quelque 6,5 milliards d’euros de transferts financiers en provenance de la Flandre !

    Le point de vue de Jules Gheude est *toujours* à charge de la Wallonie, mais il n’évoque jamais tout ce que la Flandre pompe en Wallonie : l’eau et le reste.

    C’est d’ailleurs ce point de vue anti-Wallon, pas si différent de celui des Flamands, qui explique pourquoi il est le seul rattachiste à passer dans la presse flamande;

    Et ce point de vue pourrait parfaitement servir la cause belgicaine. Un belgicain dirait aux arguments de Gheude : eh bien, vous voyez que c’est à cause des méchants fainéants Wallons que les Flamands veulent se séparer.

    Jules Gheude n’aborde jamais les causes structurelles : la CLEF DE RéPARTITION des richesses entre Flandre et Wallonie.

    Même un journaliste de la RTBF (un comble) lui avait rappelé que ce n’était pas la faute des Wallons si le port d’Anvers et l’aéroport de Zaventem étaient en Flandre.

    Il y a aussi une fatalité géographique qui joue contre nous et la Flandre le sait parfaitement, cf. son projet d’isolement ferroviaire de la Wallonie, le Rhin d’acier.

    Au fait, les transferts wallons vers la Flandre pour les pensions, ils seront supprimés aussi en 2020, j’espère…

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    1. LDW vous posez la question lancinante. Pourquoi les politiques wallons ne se remuent-ils pas, ne se révoltent-ils pas comme leurs homologues catalans ?
      En 1945, les Anglo-Saxons et surtout les Américains bridaient la France et lui interdisaient toutes exigences territoriales en matière de réparations de guerre ( ex. : la question du Val d’Aoste). On peut dès lors comprendre que la réunion de la Wallonie devenait un sujet plus que tabou.
      Mais aujourd’hui, l’obstacle de taille vient de l’Union européenne. Cette Union européenne ne vaut pas mieux que son ancêtre viennoise de 1815.
      Pourquoi l’Allemagne, seule, obtient-elle ce qu’elle souhaite ? Même l’Autriche n’a, apparemment, pas le droit de réclamer à l’Italie le retour du Tyrol du Sud.
      Il ne s’agit pas de bouleverser les Etats d’Europe occidentale mais de remettre certains territoires en place selon le critère des langues nationales que des frontières de guerre contrarient.
      Effectivement, personne n’ose rappeler la cessation des transferts en 2020 surtout pas le politique, le syndical et les médias. Cela provoquerait la panique, alors que des échéances électorales se pointent en 2018 et 2019. Toutefois, la NVA pourrait s’en servir comme argument de campagne. A espérer !
      En fait, Jules Gheude suit la réflexion de François Perin. Qui, selon vous, permet à la Flandre, à Bruxelles et aux Pays-Bas de pomper l’eau wallonne à moindre coût ? Les « colonisés » du gouvernement à Namur. Pourquoi ne réclament-ils pas le juste prix ? Qui ou quoi les en empêchent ?
      Bien évidemment, aujourd’hui, les belgicains jouent la carte de la Flandre car ils espèrent survivre même comme ectoplasmes dans une coquille vide. Toutefois, la Flandre ne conservera l’emballage « Belgique » que pour « tromper » l’Europe, le temps d’une reconnaissance des nouveaux Etats nés d’une sécession.
      Qui a accepté la clé de répartition 60/40 ? Toujours les politiques wallons pour sauver la Belgique. Pourquoi, surtout lorsqu’on voit à quoi cela nous mène ?
      La Wallonie n’a pas vraiment besoin d’Anvers et de Zaventem. Avec Charleroi et Liège, elle prouve déjà qu’elle peut s’en passer en grande partie. Qu’attend-elle pour tisser des liens avec les aéroports voisins tels Lille, Dusseldorf, Cologne/Bonn, Maastricht/Aix-La-Chapelle ?
      Qu’attend-elle pour mettre en œuvre avec la France et le soutien financier de l’Europe une politique fluviale à grand gabarit lui ouvrant la route vers Dunkerque et vers le Rhin ( Rotterdam et la Rhénanie) ?
      Le Rhin d’acier ! Mais qui permet à la SNCB d’œuvrer librement au développement du port d’Anvers ? Toujours les mêmes ! Pourquoi et pour qui ? Qu’attend donc la Wallonie pour mettre en œuvre avec la France et le soutien financier de l’Europe une politique ferroviaire indépendante de la Flandre lui ouvrant la route vers Dunkerque, le Havre, vers Rotterdam et la Rhénanie ? Faut-il toujours passer par Bruxelles ?
      Mais les transferts wallons vers la Flandre en matière de pensions ne seront pas supprimés en 2020, pas plus que le robinet d’eau ne se fermera ; cela ne fait partie du prochain « deal » confédéral. La Belgique doit survivre !
      187 années de détention en Belgique a provoqué chez les Wallons un abyssal syndrome de Stockholm.
      Faut-il craindre que son cas relève maintenant plus de la psychiatrie que de la psychanalyse ?
      Qu’observe-t-on chez nos gouvernants « namurois » : de la dépression majeure, des troubles anxieux, un trouble déficitaire de l’attention et une certaine schizophrénie.
      Il est vrai que la psychiatrie utilise une approche bio-psycho-sociale, c’est-à-dire, qui combine une compréhension de la biologie du cerveau, de la psychologie de l’individu et des effets de sa situation sociale….

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  2. Effectivement Jules Gheude sert les interèts flamands voire belgicains
    C’est aux Wallons de prendre en mains leur destin comme le leur
    a dit le General De Gaulle. Helas nous sommes loin d’une prise
    de conscience wallonne.

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    1. Prendre son destin en mains. O.K.! Mais lequel? Ce destin doit d’abord être défini, avec ses avantages, ses inconvénients, à court et moyen termes. Pas question de se jeter, tête baissée ou arrogante, dans un scenario qui ferait la part (les lotissements auxquels on n’est que trop habitués) trop belle à certains! Soit, on a l’ambition ( qui suppose la lucidité ) de rester seuls (mais avec quels moyens, avec quels objectifs?), soit on anticipe et négocie autre chose. Encore faut-il le vouloir. Pas de « n’y a qua » en ces matières!

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  3. Une contre vérite aucune goutte de sang n’a été versée FAUX
    en 1950 la gendarmerie royale belgicaine a assassiné trois Wallons
    a Gràce Berleur et les nervis flamingants ont assassine Georgin
    a Bruxelles. Mais les Wallons ont la mémoire courte. Certains
    parlent encore de leurs amis flamands, Ces amis beuglent dans
    les stades CACAS WALLONS. Vous avez dit Wallons masos
    oui hélas

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  4. La géographie « qui joue contre nous »? C’est vrai – les investissements ferroviaires rendus nécessaires par le relief en sont un bon exemple -, que sait la Flandre, mais elle n’en a rien à cirer: la clé de répartition est coulée dans le marbre venu du nord. Mais pas toujours, comme la proximité avec la nature, et donc le tourisme, ce que sait aussi la Flandre qui exploite résolument les ressources locales, favorisant ainsi l’importation de son idiome au plus profond des forêts ardennaises, mieux accueilli d’ailleurs que le français sur la « vlamse kust »! Une « vlaamse kust » qui annexera demain, 7e réforme de l’état oblige, le plateau continental, et donc aussi les parcs éoliens construits avec de l’argent fédéral. Mais la géographie ne permet jamais que ce que les hommes en font, que ce soit ceux de Septentrion, que ce soit ceux des terres romanes. Faut-il faire de la Flandre la seule responsable des la colonisation du sud du pays? Ne convient-il pas aussi de montrer du doigt celles et ceux qui,depuis les lois de régionalisation des années 1970 (un demi-siècle bientôt, deux générations à l’échelle humaine), ont été incapables d’adopter d’autre stratégie que celle de la méthode Coué et d’autres tactiques que le sous-régionalisme et ses chapelles, avec l’inflation de troncs toujours percés qui va avec?

    C’est pour toutes ces raisons, qui me paraissent suffisantes, sans en exclure aucune, que je ne crois pas à un Wallonie qui gagne dans une Belgique confédérale, le mauvais remake d’une mauvaise pièce, avec de très mauvais acteurs.

    Tous des cabotins, même si plusieurs ont compris qu’ils devaient faire place nette à d’autres, mais biberonnés aux même tétons vergetures.

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  5. Lors des manfestatons des independantstes catalans profusion
    de drapeaux flamingants pas un drapeau au coq ou un drapeau
    du rassemblement wallonie-France oui mùrs pour la colonisation
    les Wallons, Ils envoient d’ailleurs leurs enfants apprendre à aboyer
    flamand. Ils pourront ainsi espérer un emploi de technicien
    de surface chez un Flamand arrogant

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  6. Et pendant ce temps, la RTBF propose ce genre de reportage dans « Questions à la Une » du 10 janvier prochain: https://www.rtbf.be/tv/emission/detail_questions-a-la-une/actualites/article_les-flamands-vont-ils-sauver-la-wallonie?id=9802774&emissionId=10

    Les flamands, sauver la Wallonie??? C’est juste affligeant et désolant de naïveté!!!! Pauvres wallons, avec des politiciens et des médias aussi stupides et ignorants et surtout entêtés comme des ânes avec leur « Royaume de Belgique »!!! Juste pitoyable!!!
    Perso, tout ce dont je rêve pour 2019, c’est une N-VA en tête, un Vlaamsbelang second (les 2 ensembles avec plus de 50% des suffrages) et une Wallonie avec le PTB en tête et le PS qui se maintient… Alors là, avec ce scénario, si la Belgique n’implose pas, c’est à n’y plus rien comprendre!
    Mais ce qui me réjouit le plus actuellement, c’est l’échec dans la saga du stade « national » parce que si même en football, l’unité n’y est plus (à un moment donné il restait le Roi, le foot (les Diables-Rouges) et les frites pour un semblant d’unité) alors ça veut dire qu’on est arrivé tout doucement à un point de non-retour et plus la Belgique se liquéfie et plus notre combat pour une Wallonie région de France prend de la consistance… VIVE LA FRANCE ET VIVE LA WALLONIE FRANCAISE!

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    1. Ah! Monsieur Samuel, le coup du stade, je ne m’y attendais pas. Là, je vous avoue avoir applaudi devant l’écran de télévision. Gaminerie, peut-être, mais « un moment de bonheur » comme on le chante dans tous les médias. S’il ne reste que les frites, en apparence, la lutte fait rage pour qui vendra le plus de pommes de terre. Et là, je parie pour les filiales du Boerenbond ! Quant à la royauté, son sort se jouera au Parlement…

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    2. Légèrement HS mais enfin je me lance. Aujourd’hui, le Standard de Liège vient de déposer plainte contre des supporters flamands (Courtraisiens?) pour racisme avéré. Le plus intéressant, c’est que cette plainte englobe non seulement les gestes et paroles à l’endroit des joueurs africains d’origine mais aussi les slogans « les Wallons, c’est du caca » répétés à longueur d’année dans plusieurs tribunes « belges ».

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  7. A Jean Luc Lefèvre Cher Monsieur Le Géneral De Gaulle a repondu
    Si des dirigeants representatifs du peuple wallon s’adressent a
    la France celle.ci répondra positivement. Voyez la confirmation
    de ces propos dans C’etait De Gaulle par Alain Peyrefitte

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  8. Mes messages ne passent pas. Mais je vous le dis et je vous le répète quand même, en réponse à l’argument de Samuel Bruyère.

    Samuel Bruère dit ——> Perso, tout ce dont je rêve pour 2019, c’est une N-VA en tête, un Vlaamsbelang second (les 2 ensembles avec plus de 50% des suffrages) et une Wallonie avec le PTB en tête et le PS qui se maintient… Alors là, avec ce scénario, si la Belgique n’implose pas, c’est à n’y plus rien comprendre!

    Le PTB et le MR (et aussi le groupuscule Nation.be) constituent une flamandisation du paysage politique de Wallonie.

    Ces partis sont les porte-avions de la Flandre. C’est clair avec le MR; Ce l’est peut-être moins pour le PTB, mais sa base reste flamande.

    Dans l’hypothèse où les élections donneraient gagnants la NVA/VB en Flandre et le PTB/PS en Wallonie, cela ne changera rien.

    Soit le PTB s’aplatira devant la NVA au premier coup de bluff séparatiste, soit le PTB restera dans l’opposition, pour capitaliser sur la rente électorale.

    Plus important encore : quoi qu’il arrive, le PTB appuiera la politique migratoire flamande qui consiste à se débarrasser des migrants en Wallonie. Les médias bruxellois dissimulent cette réalité : la Wallonie accueille beaucoup plus de migrants que la Flandre, alors qu’elle n’en a plus les moyens : CPAS en faillite, etc.

    La Wallonie est prise en étau entre le pillage du néo-libéralisme flamand et l’immigrationnisme des pseudo-communistes du PTB.

    Pour rappel, Hedeboue est royaliste et à Liège, le PTB déploie des écrans géants aux Diables rouges dont on connaît le patriotisme fiscal. Voilà pour le répugnant communisme-à-la-sauce-belge !

    Quelle que soit l’issue des élections, le gouvernement Michel sera reconduit sans problème. Et d’ailleurs, regardez le comportement des Flamands par rapport à la Catalogne. Ont-ils proclamé leur indépendance ? Bien sûr que non…

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      1. @ LDW

        Ni Bruyère, ni Brussel!!! Mais c’est pas grave. Samuel « tout court », ça ira très bien. « B » étant l’initiale de mon nom de famille. Merci bien de votre compréhension. Bien à vous.

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  9. A Fryns

    En un mot et deux lettres, vous avez tout dit: « Si »!

    « Si des dirigeants représentatifs du peuple wallon »… Il faudrait d’abord qu’ils s’adressent à la France, ce qu’ils n’ont jamais envisagé jusqu’ici: plus facile pour eux en effet d’être le coq d’un minable fumier que d’une cour de près de septante millions d’habitants! Quand cela les concerne de près, Ils sont lucides, nos « élus »!

    Il faudrait aussi qu’ils soient représentatifs…De qui? D’eux-mêmes, plus probablement que de leur parti – pris, pris séparément car il n’existe aucun commun dénominateur entre P.S., M.R., Ecolo, CdH…à ce propos. En évoquer l’idée, c’est se bercer de douces et apaisantes opiacées!

    La littérature, même inspirée parce que gaullienne, est une chose, la réalité d’un terrain devenu une fange en est une autre…

    Alors, qu’espérer pour enfin convaincre d’agir?

    J’aime assez le scenario de Samuel parce que nous ne sommes pas encore au fond du trou: provoquons la chute de ce gouvernement fédéral, qui conduira à de nouvelles élections…et à une vraie crise de régime. Alors, on comprendra que di Rupo aura été le dernier d’une trop longue liste de « plombiers » capables de s’octroyer, pour survivre en tant qu’homme politique, avant d’émigrer pour d’autres cieux, un bâton de maréchal en suçant ses concitoyens francophones.

    Tout cela parce que, comme le dit de Coorbyter dans La Libre ce samedi, ce pays est en panne d’émerveillement, parce que l’efficacité immédiate, toute notariale, d’un Francken, est préférée, même en Wallonie, à toute autre conception du long terme.

    Le long terme? Il est désormais, qu’on le veuille ou non, dans un au-delà de cet état dont la N-VA ne veut plus, sinon à son seul avantage, avant de nous jeter comme de vulgaires Kleenex.

    Au-delà de l’état belge, certes, mais pas dans un espace renfrogné, un espace étriqué à ses dimensions régionales, comme le veut la N-VA dans son projet de confédéralisme!

    Tout simplement parce que je refuse d’être, une fois de plus, otage de son projet. Parce que je refuse d’être la marionnette de ce parti qui ne me représente pas: après tout, adhérer à la thèse confédéraliste, ce serait aussi pécher par où on reproche à Charles Michel de pécher trop souvent!

    Que celui qui compte pécher ne jette pas la première pierre! Ce serait l’arroseur arrosé.

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  10. Concernant le stade précisons que la ville de Bruxelles PS et MR
    avaient choisi une firme flamande d’Ypres toujours plus veules
    les partis francophones et le PS de la ville de Bruxelles veut
    réserver une place sur ses listes a un FLAMAND. De plus en
    plus abject

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