Hendrik Bogaert veut maintenir le CD&V sur le chemin communautaire

Dans le magazine flamand « Doorbraak », une interview de Hendrik Bogaert, l’ex-secrétaire d’Etat CD&V à la Fonction publique.

La traduction de cet article est de Jules Gheude.

hendrik_bogaertDoorbraak : Vous êtes, au sein du CD&V, l’un des rares à dire encore quelque chose sur le communautaire.

Bogaert : Je ne me qualifierais pas personnellement de flamingant. Je suis plutôt un Flamand convaincu et un partisan d’une autonomie la plus large possible, surtout au niveau socio-économique. Mais je me distingue des nationalistes flamands et du Vlaamse Volksbeweging sur la manière d’y parvenir. On a émis et on émet encore beaucoup de critiques sur les réformes de l’Etat successives, avec tous leurs compromis complexes et épouvantables. Mais elles constituaient chaque fois un pas en avant. Les Flamands ont leur propre Parlement. Et la Flandre peut maintenant décider elle-même de son enseignement, des travaux publics, de secteurs de prospérité, etc. La sixième réforme de l’Etat ne sera jamais la dernière. Je le dis clairement, comme le dit aussi Wouter Beke. Avec le CD&V, je veux encore progresser sur la voie communautaire.

Doorbraaak : Qu’est-ce que cela peut encore rapporter à la Flandre ?

Bogaert : Davantage de compétences en matière de santé, d’emploi et de réformes-autonomie fiscales.

Doorbraak : Vos coreligionnaires sont-ils toujours aussi motivés ?

Bogaert : Je reste dans le cadre des cinq résolutions flamandes de 1999, qu’une grande partie de la Flandre politique a approuvées. Ceux qui, après la sixième réforme de l’Etat, disent « Stop, c’est fini », ont à s’expliquer. On ne peut tout de même pas dire, en tant que CD&V : nous étions pour les soins de santé, mais nous ne les avons pas obtenus avec la sixième réforme de l’Etat, donc… maintenant nous sommes contre ! Cela vaut aussi pour l’autonomie fiscale. Nous en étions partisans, d’un point de vue démocratique : le niveau politique qui est responsable, doit aussi pouvoir prélever les impôts. Nous devons continuer à nous engager à cet égard.

Doorbraak : Pour vous, le bilan de la sixième réforme de l’Etat est trop maigre ?

Bogaert : Non, certainement pas. Ce fut une avancée importante. Les entités fédérées ont obtenu 20 milliards d’euros supplémentaires. Elles ont aujourd’hui plus de compétences que le niveau fédéral. Quand mon bon collègue Hendrik Vuye (N-VA) twitte aujourd’hui que cette réforme de l’Etat a augmenté les transferts, il se trompe. Sans ces « épouvantables » réformes de l’Etat, les transferts auraient été bien plus élevés.

Doorbraak : Vous vouliez aborder ces transferts via un Fonds de redressement pour la Wallonie. On n’en a guère entendu parler au CD&V…

Bogaert : Quand la Banque nationale parle elle-même de 6 milliards d’euros de transferts, on le sait quand même, non ? Je me souviens encore comment Joëlle Milquet fut dans tous ses états quand la BN a dévoilé ce chiffre. Il s’agit en gros de mille euros par Flamand. C’est donc beaucoup. Trop. Dans ma petite commune de Jabbeke, c’est l’équivalent de notre budget total. C’est pourquoi j’ai lancé, en 2008, l’idée d’un « Fonds de redressement pour la Wallonie ». Donnons à la Wallonie, en une fois, le montant de sept années de transferts et quatre milliards en plus. Comme cela, on est quitte et nous pouvons obtenir une autonomie socio-économique. Tel était mon raisonnement. Si l’on m’avait alors suivi, tout cela serait maintenant réglé…

Doorbraak : Nous sommes aujourd’hui en 2016…

Bogaert : En effet, et ces transferts se poursuivent et ils ne diminuent pas. Vous savez, cela reste un problème pour la Flandre, mais également pour la Wallonie. Ce grand fossé que l’on observe au niveau de l’emploi, ils ne peuvent tout de même pas l’attribuer éternellement à la fermeture des mines de charbon, il y a plus d’un demi-siècle ?…  L’Europe nous impose un taux d’activité de 75%. Et la Wallonie se trouve à 55%.  C’est cette faiblesse que nous finançons donc de manière continue…

Doorbraak : Le problème est bien cerné, mais comment peut-on le résoudre ?

Bogaert : Il y en a qui croient que cela peut se régler par une politique socio-économique forte au niveau fédéral. Les transferts disparaîtraient ainsi d’eux-mêmes. Hélas, ça ne marchera jamais. C’est pourquoi je continue à plaider pour une réforme de ce pays, pour une « union personnelle » d’entités fédérées (de préférence deux). Je continuerai à porter le débat à l’intérieur et à l’extérieur du parti.

Doorbraak : Le Flamands devront avoir beaucoup de patience.

Bogaert : Notre autonomie est comparable à celle de la Catalogne, y compris en ce qui concerne le flux d’argent. Dans le contexte espagnol, les Catalans paient encore plus de transferts. Eux aussi sont en quête d’autonomie, avec des hauts et des bas. Et quant au tempo sur lequel nous progressons, nous pouvons discuter. Les Catalans peuvent faire descendre deux millions de personnes dans la rue. Et les Flamands ? Dix mille peut-être. Voilà la situation. De Wever tient le même langage.

Doorbraak : Avancer pas à pas plutôt que de rêver à un grand saut ?

Bogaert : Regardez, la scission de BHV fut aussi un travail de longue haleine. Je sais, nous avons payé beaucoup, peut-être trop. Et cela n’a pu stopper la francisation. Ce ne fut pas un projet parfait, mais je l’ai défendu, car cela représentait une délimitation importante de notre territoire. Et Wouter Beke s’est battu très fort pour cela. Je sais qu’à un certain moment, divers présidents de parti francophones se trouvaient autour de lui et disaient : « Tu vas plier. » Beke a répondu : « Je ne plie pas… » BHV est aujourd’hui scindé.

Doorbraak : Quelle est la force de la tendance flamingante au sein du CD&V ?

Bogaert : Le courant sous-jacent reste flamingant, même s’il faut pour cela se bagarrer. Au SP.A et à l’Open VLD, le parti qui redevient plutôt le PVV, il n’en est pas question. Au sein du CD&V, il y a des tendances, comme au sein du Vlaamse Beweging (il rit).

Doorbraak : Votre préférence va-t-elle, dans un proche avenir, à une coopération avec la N-VA ?

Bogaert : Pas nécessairement. J’ai été l’un des derniers partisans du cartel CD&V / N-VA. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La N-VA n’est pas toujours le parti le plus empathique. Le cartel appartient à l’histoire, il ne se reproduira pas. Pour moi, le tournant a été le « virage de Bracke » (Ndlr. : même le confédéralisme était relégué à l’arrière-plan et pour la N-VA, un programme socio-économique de droite devenait la priorité). Se distancier aussi explicitement du noyau du programme, cela m’a effrayé. Et l’explication – le PS sera lui-même demandeur d’une nouvelle réforme de l’Etat – n’était pas crédible. Que voyons-nous aujourd’hui ? Le PS n’est absolument demandeur de rien.

Doorbraak : Le débat communautaire reviendra certainement lors des prochaines élections. Où se situe la différence en la matière entre le CD&V et la N-VA ?

Bogaert : Il  y a une grande différence : on me dit – venant de la N-VA – que le but véritable de l’initiative de Hendrik Vuye et de Veerle Wouters est de faire voter par le Parlement flamand une motion pour proclamer l’indépendance de la Flandre. De Wever en aurait assez. Tout cela est bien beau. Mais que se passera-t-il ensuite ? Quelles seront les conséquences nationales et internationales ? Plus de questions que de réponses, je pense… Nous croyons qu’on ne peut progresser qu’en poursuivant la réforme de ce pays. Si nous réussissons encore une ou deux fois à obtenir une réforme de l’Etat raisonnablement substantielle, alors nous serons très proches de l’autonomie socio-économique pour les entités fédérées. Et pour moi, c’est ce qu’il faut faire.

Doorbraak : Hugo Schiltz (Volksunie) avait pourtant également dit que le Parlement flamand pouvait décider en définitive.

Bogaert : C’est tout de même un fameux saut à faire du bateau au quai : très risqué, car vous pouvez tomber à l’eau. Je ne conseillerais pas à la N-VA de tenter cela.

Doorbraak : Voulez-vous que votre parti aille aussi loin que vous ?

Bogaert : Ce que je dis, c’est le courant principal au sein du parti et il faut que cela le devienne encore davantage. Le CD&V a toujours compté beaucoup de Flamands convaincus dans ses rangs… En outre, je ferais attention au rôle du « ah oui, il y a encore Hendrik Bogaert »… Je m’investis pour faire passer mes idées. Une chose est sûre : la Wallonie n’ira pas mieux en maintenant mordicus la structure belge. Le problème n’est pas écarté. Donc, le débat reviendra. C’est ce qui s’est passé lors de la dernière réforme de l’Etat : sous la pression de la N-VA et d’une grande part du CD&V, Di Rupo n’a pu y échapper. Cela se reproduira encore.

19 réflexions sur « Hendrik Bogaert veut maintenir le CD&V sur le chemin communautaire »

  1. Les Tchécoslovaques rechignaient aussi à se séparer et il fallut la décision brutale de deux hommes politiques pour provoquer le divorce dont nous connaissons aujourd’hui les résultats honorables.
    Chez nous, il faudrait trouver un duo de décideurs flamand-wallon emblématiques en chaque région. Problème: il n’y en a pas. Mais il existe trois parlements capables d’avancer ( VL, WL et Région allemande) et il semblerait que l’idée d’une Belgique à quatre régions autonomes murit…pour une Belgique plus forte naturellement,cela va sans dire.
    En tenant compte des mentalités régionales existantes, cela semblerait la bonne solution car tant qu’il existe l’ombre d’un lien ancien personne n’osera sauter le pas.
    Donner quatre régions autonomes signifierait dépecer réellement le fédéral sans effrayer les populations avant la fin de la manœuvre.

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    1. Non seulement il ne faut donc pas consulter la population, il ne faut même pas l’effrayer? Au Québec, en Ecosse, en Catalogne, au Monténégro, même en Soudan ceux qui souhaitent une sécession ont au moins le courage de prôner un référendum.

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      1. Ah! Un référendum serait la méthode la plus honnête et la plus logique afin de connaître l’avis des différents peuples composant l’Etat belge. Toutefois, en admettant que les Flamands (bien motivés par leurs partis politiques) et les Allemands (déjà décidés à se séparer de la Wallonie) votent le divorce mais que les Wallons veulent jouer les cocus magnifiques implorant mère Flandre de rester à la maison, ne serait-ce pas déplorable et ridicule.

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  2. Je sais que l’idée d’une consultation populaire vous fâche pour des raisons évidentes, mais essayez quand même de garder votre sang-froid. Probablement vous êtes un de ces francolâtres unilingues qui a eu des mauvais points à l’école sur examens de néerlandais ou d’allemand. Je peux vous consulter quelques bons psychiatres. Vous en aurez besoin, car cette Belgique splendide nous survivra tous. Alphonse DESALME

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    1. Rassurez-vous, M. Desalme. Nous comptons en nos membres de nombreux germanistes et moi-même qui vous écris ai mon diplôme de maître en néerlandais.En fait de psychiatre, je peux vous indiquer d’excellentes adresses. Je vous conseillerai aussi de perfectionner votre langue française si toutefois celle-ci est votre langue maternelle. Votre phrase « vous êtes un de ces francolâtres unilingues qui a eu des mauvais points à l’école sur examens de néerlandais ou d’allemand » est bancale. Par contre, si votre langue maternelle est le néerlandais ou l’allemand, je tiens à vous féliciter.

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      1. Monsieur le rédacteur,

        J’ai lu avec attention votre réaction contre M. Desalme. Je n’ai pas l’honneur de le connaître. Certes, il écrit de manière fort bancale, mais nous ne sommes pas ici pour écrire un dictée. En focalisant sur sa langue vous semblez lui donner déjà … raison.
        Selon moi, il a cru devoir réagir contre les revendications exorbirantes d’un certain séparatisme au goût amer, d’autant plus risible qu’il se tente fatalement, bon gré mal gré, de gallophilie risquant ainsi entraîner dans l’orbite de cette soi-disant Grande Patrie le proverbial bon sense belge. Libre à vous de choisir cette voie qui n’est toutefois pas la mienne. Tant M. Desalme, M. Valmy que vous semblent ignorer la langue de la courtoisie. Ceci étant dit, vous n’avez pas répondu à sa question, pourtant très légitime, concernant un référendum.

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    2. « Belgique splendide »!!! Merci pour cet instant de franche rigolade!!!!
      Si toutes les régions sont complétement autonomes et n’ont absolument plus rien en commun, que restera-t-il de votre « splendide Belgique » hein??? Alors dans ce cas, à quoi ça sert de rester ensemble sous un même nom (même celui de « Belgique »). Absurde!!!! Autant que chacun prenne une autre voie et puis c’est tout! Et la seule voie valable pour la Wallonie, c’est de devenir une Région de France.

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      1. Monsieur,

        Vous riez, mais n’avez-vous pas honte ?

        Nous sommes TOUS Belges, rien que des Belges, résolus désormais à fortifier encore notre génie national. Un jour vous verrez encore se réaliser, dans une communion d’esprits plus intime, cette formule idéale de notre grand poète A. Clesse:  »Flamands, Wallons ne sont que des prénoms. Belge est notre nom de Famille ». L’astre brilliant des Belges qui est toujours invaincu aura raison du nationalisme rétrograde. Ce courant a divisé insidieusement nos braves compatriotes.

        Cette Belgique dont M. Desalme parlait si admirablement est une nation, une communauté séculaire, la pierre angulaire d’une nouvelle Europe. Que Dieu la protège.

        Souvenez-vous de tous ceux qui ont offert leur vie et sacrifié leur liberté au cours du dernier siècle et aussi de tous ceux qui se sont dévoués au cours de son Histoire pour défendre notre Patrie, son territoire, son intégrité, sa civilisation, ses moeurs, ses droits, ses libertés, ses traditions et son avenir.

        Vive la Belgique une et indivisible!

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      2. Des français aussi ont offert leurs vies et sacrifié leurs liberté et ce, également sur le territoire belge. Je renierai jamais les personnes qui sont mortes pour la liberté quelque soit leurs nationalités d’ailleurs (merci aussi aux américains, au passage…).
        Mais tout ça ne m’empêche pas de penser que la Belgique n’a jamais vraiment été une patrie mais un « assemblage » de deux entités, de deux communautés que certains en haut lieu ont défini et organisé, en dépit du bon sens en se disant « bah on verra bien, on va essayer comme ça et puis c’est tout »!!! Ca n’a en fait jamais vraiment fonctionné! Et maintenant, on arrive au bout…
        D’ailleurs, à part le fait de vouloir débattre et émettre une certaine contradiction ou opposition, je vois pas bien ce que vous venez faire sur site « rattachiste » si vous n’avez pas vous-mêmes une certaine conviction sur le sujet???
        Mais enfin, soit, libre à vous, après tout. Le débat est toujours préférable…
        Vive la Wallonie, vive la France!!!

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  3. …mais ce que je craint, c’est que, finalement, les flamands se contentent d’une Belgique « coquille vide » sans prendre l’indépendance totale… Il faudra alors une classe politique wallonne assez intelligente (est-ce possible???) pour se prendre en main (ou par la main sur le chemin de Paris) et se tourner vers l’Hexagone!!!

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  4. Veuillez me pardonner, Monsieur Bataille, mais dans quel royaume vivez-vous ? Lisez-vous la presse, écoutez-vous la radio, regardez-vous la télévision ? La « Belgique de papa est morte » depuis le discours du Premier Ministre Gaston Eyskens, en date du 18/02/1970. Si le Premier Ministre ne prononça pas le verdict en ces mots, il déclara devant le Parlement que « la Belgique unitaire était dépassée par les faits ». Je ne l’invente pas et comme beaucoup de Wallons, afin de « gagner ma croûte », j’ai dû me farcir l’obligation « patriotique » du bilinguisme français – néerlandais. Pour vos enfants et petits-enfants, de grâce, ouvrez les yeux.

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    1. Monsieur Valmy, il est notoire que les belgicains ne brillent jamais par la pertinence de leurs analyses, mais ici, avec la dernière livraison de M. Bataille, nous sommes en plein délire, au point même qu’on est en droit de se demander si de tels propos ne sont pas les symptômes inquiétants d’un dérangement mental qui relèverait de la psychiatrie. A moins qu’il ne faille lire ce message au second degré, et n’y voir qu’une sorte de dérision ou une provocation, histoire de nous faire réagir. Non ?

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      1. Merci, Monsieur, j’espère qu’il s’agissait d’une provocation sinon comme vous le suggérez clairement la Belgique fut et reste la « Colonie » pénitentiaire de Kafka d’où l’on ne pouvait sortir que fou ou les pieds devant.

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  5. @M. Guillaume Bataille

    oui, effectivement, l’expression « Belgique splendide » m’a bien fait rire!!!!! LOL
    Vous pouvez, bien évidemment, avoir votre opinion sur le sujet et en débattre…
    Je suis né belge (en 1972) et je ne suis pas venu au monde avec des idées rattachistes!
    Mais force est de constater que la « Belgique de papa » comme Valmy le dit, n’existe plus! Faut se faire une raison.
    Combien de wallons regardent la VRT ou les programmes des télés flamandes??? La majorité des wallons ne les regardent pas. On regarde RTBF, RTL, TF1, France2, France3, ARTE, etc… Qu’avons-nous encore en commun: le Roi, Bruxelles comme capitale, les Diables-Rouges, les frites??? Et puis…et puis c’est tout! La Flandre vote à droite voir à l’extrême-droite pendant que la Wallonie vote à gauche et au centre (si on considère le CDH comme un parti du centre). La quasi totalité des Fédérations sportives sont régionalisées, le chemin de fer, les routes et autoroutes n’ont pas les mêmes moyens suivant de quel côté de la frontière linguistique on se trouve, les flamands ne paient plus la redevance TV alors que nous, Wallons, on doit encore la payer…et j’en passe!!! Imaginez un instant un Lorrain qui devrait payer une taxe télé pendant que le Breton en serait exonéré!!! Impensable en France! En France, je pourrais postuler à la SNCF sans qu’on m’impose de parler le néerlandais!!!
    Voilà pour toutes ces raisons, entre autres, que l’idée de devenir français a fait son chemin dans mon esprit, depuis à peu près 2010-2011 et la crise gouvernementale (+ de 500 jours sans gouvernement). Mais l’amour de la France, je l’avais sûrement déjà avant (vacances, ma mère y a vécu 7 ans avant que je sois conçu, j’ai beaucoup d’amis et de connaissances en France, depuis 2012 j’ai épousé une française, ma belle-famille est en France…) sauf que maintenant, je suis absolument convaincu par le projet réunioniste!!! J’en suis même arrivé à ce que je me sens mieux quand je suis à Bray-Dunes (département du Nord) qu’à La Panne (que pourtant seuls quelques kilomètres séparent). Je m’y sens plus « chez moi », c’est comme ça!!!
    Et je dis même qu’il est grand temps que ce cirque s’arrête et que chacune des régions prennent leurs envol hors Royaume de Belgique! Ca serait bien mieux pour tout le monde.

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  6. Valmy et Jemappes, deux messieurs dont les noms se réfèrent à des batailles qui se sont déroulés pendant le 18ième siècle nous expliquent ce qu’il faut faire à l’avenir. Ce n’est sans doute pas Kafka…

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  7. La Belgique romane a fait partie environ mille années de l’Empire Germanique (excepté l’ouest du pays). Voilà la vérité. Nous n’avons rien du tout en commun avec cette France arrogante et impérialiste qui a envahi 200 fois nos contrées dans son histoire et qui a annexé des territoires appartenant aux Pays-Bas bourguignons, puis espagnols, puis autrichiens. Un lecteur attentif de ce site remarque que les francolâtres sont des frustrés, incapables de comprendre le néerlandais. J’irais plus loin. Il s’agit de retardés mentaux adorant aveuglement l’Hexagone et sa langue qui est devenu l’idiome principal du … Tiers Monde. Mais bon, certains tristes sires francophiles ne savent plus à quel saint se vouer. C’est pourquoi ils compensent leur haine vis à vis des Flamands par une idolatrie néo-bonapartiste qui témoigne dans le meilleur des cas d’une sottise et dans le pire des cas d’un fanatisme que l’on retrouve partout parmi les collabos.

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    1. On va se calmer Monsieur!!! On a l’droit d’aimer le français, la France et être francophone et francophile sans se faire traiter de: « frustrés, retardés mentaux, tristes sires, sot, fanatique et collabos »!!!!!!! Rien que ça!!!!!!!! Si vous aimez tant la Flandre (et le néerlandais), allez y vivre et personne vous oblige à aller vers la France! Mais restez courtois et poli SVP!!!! Vous pouvez aussi continuer à croire « bêtement » à cette Belgique qui n’est même plus un pays!!! Allez, sur ce: VIVE LA FRANCE!!!

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      1. Si vous aimez tant la France, vous devez donc également – selon votre logique – allez y habiter.

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      2. @Guillaume Bataille

        ben oui, j’aime la France, j’y ai des amis et depuis 4 ans ma belle-famille (ma femme est originaire des « Hauts de France »). J’y ai souvent passé mes vacances (en famille, camp de jeunes, colonies…), ma mère y a vécu 7 ans (avant ma conception), et quand j’vois où en est la Belgique (et surtout l’état de la Wallonie), enfin, ce qu’il en reste, je me dis que ça peut pas être pire en France. Même dans la conjoncture actuelle!!! Mon épouse a pu s’apercevoir, assez vite, de la différence du niveau de vie, du panier de la ménagère, des taxes, des aides au logement (qu’on n’a pas ici) et j’en passe…
        Je voudrais bien aller y habiter, ceci dit, mais pas tout de suite. J’attends que nos enfants soient grands, indépendants, et après j’ai dit à mon épouse, que comme elle avait accepté de venir en Belgique pour moi, je ferais bien le chemin inverse, à partir du moment où on ne sera plus que deux…Une fois sur le territoire français, j’attendrai alors le délai légal pour pouvoir demander ma nationalité française (si c’est pas déjà fait avant avec la Wallonie), ce qui serait encore mieux…
        Et puis, on est sur un site rattachiste (au cas où…) donc, forcément!!! Vous me faites penser à un supporter du Standard de Liège qui irait sur un site de supporter d’Anderlecht…
        Enfin, chacun son truc, après tout! Le débat ne me dérange jamais (bien au contraire même), mais les insultes gratuites, oui!!!

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