Communes de Wallonie pour la langue française

 

L’ AWF est partenaire de cet appel aux Bourgmestres, Echevins et Conseillers communaux de Wallonie. Dès maintenant, le Conseil communal d’ Ans a répondu positivement à cet appel.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant des noms des Communes wallonnes dont le Conseil communal se sera joint à ce mouvement pour la langue française.

Appel aux Bourgmestres, Echevins et Conseillers communaux

Pour la défense et la promotion de la langue française et de la Francophonie, 32 associations françaises (et 8 associations belges, québécoises…) tentent depuis plus de vingt ans d’amener nos dirigeants et médias à refuser l’anglo-américanisation voulue par une oligarchie financière internationale, apatride.

Elles se heurtent à la difficulté de faire respecter chez nous la volonté populaire, vox populi pourtant exprimée avec clarté et force dans tous les sondages, qui tient à maintenir notre langue maternelle, le français, dans le monde, contre le globish-pour-tous.

Dans l’impossibilité d’obtenir l’organisation d’un referendum sur cette question vitale, nos associations veulent que le peuple puisse s’exprimer par ses collectivités publiques de base, dont la moindre n’est pas la commune.

Elles proposent donc de proposer au plus grand nombre possible de conseils communaux d’adopter le manifeste joint, participant ainsi au mouvement informel « Communes de Wallonie pour la langue française ». Ce mouvement s’étend aux pays de langue maternelle française en une large protestation Contre la pensée unique (Pr. Claude Hagège), et contre la « langue unique » qui la porte, pour conforter la diversité linguistique mondiale et la place légitime du français.

Le manifeste qu’il vous est proposé de soumettre, tel quel ou adapté* par vous, à l’adoption formelle de votre Conseil communal, est un engagement concret pour cette cause populaire. Il a déjà été adopté par des conseils municipaux de diverses régions de France.

Nous vous prions de bien vouloir faire parvenir l’éventuelle délibération du Conseil de votre Commune par la poste à Avenir de la langue française, 34 bis, rue de Picpus, 75012, Paris, tel 01 43 40 16 51, et par courriel à : avenirlf@laposte.net, et – à votre gré – à la presse locale.

Les associations se chargent de la médiatisation nationale des votes favorables obtenus.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de toute notre considération.

Appel signé, et Manifeste présenté, par Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien ambassadeur, commandeur du Mérite, président d’Avenir de la langue française (ALF, coordinateur de réseaux francophones internationaux, médaille Senghor de la Francophonie 2014, remis par M. Abdou diouf le 18/12/2014 au siège de l’OIF.

Site riche et à jour : www.avenir-langue-francaise.fr

* « Le Conseil communal de…. tient à affirmer que son attachement au français, langue de la Wallonie, qui est aussi refus de la voir remplacer par une langue étrangère, n’est pas incompatible – au contraire – avec son attachement à sa langue régionale, le wallon, le picard, le lorrain, le champenois…., qui font partie du patrimoine de la Wallonie.

 

MANIFESTE pour la langue française porté par 40 associations françaises, québécoises et wallonnes :

Langue française et monde multipolaire :

l’urgence d’une stratégie

L’appel, dont nous avons pris l’initiative, lancé par quarante personnalités francophones très diverses, a été publié le 27 juin 2012 par un collectif de quotidiens de plusieurs métropoles francophones : le Devoir de Montréal, l’Orient-Le Jour de Beyrouth, le soleil de Dakar, le Potentiel de Kinshasa, Mutations de Yaoundé et le Soir de Bruxelles

Jean-Louis Roy et Dominique Gallet

Nous envisageons l’avenir de la langue française avec confiance. En dépit des fausses évidences.

Un monde multipolaire émerge sous nos yeux. Il contribue manifestement à rééquilibrer les activités de la famille humaine non seulement dans les domaines économique, financier et politique, mais également dans les domaines culturel et linguistique. Sous toutes les latitudes, de la Chine à la Russie, du Brésil à l’Inde, des politiques linguistiques se décident, de nouveaux espaces linguistiques s’organisent et s’affirment.

Cette nouvelle donne remet en cause l’idée même du monopole d’une langue unique dans la communication mondiale. Les grandes langues internationales qui se maintiendront ou qui surgiront ne le devront pas au simple fait du hasard. Elles le devront en grande partie à la manière dont seront exploités les atouts dont chacune dispose.

Emergente, cette configuration culturelle et linguistique globale est une chance pour l’avenir mondial du français, langue qui dispose de larges atouts.

  1. Par l’Histoire : au fil des siècles, la langue française s’est illustrée en portant très loin les outils critiques d’une pensée libre et singulière et les progrès des sciences. Elle a exprimé les grands principes des Lumières et les a offerts au monde. Successivement, elle a été l’instrument de l’émancipation sociale, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de l’émergence d’institutions pour la communauté des nations.
  2. Par son universalité : la langue française est utilisée sur toute la planète par de très nombreuses nations à l’intérieur d‘elles-mêmes comme dans leurs rapports avec le monde, ainsi que dans les activités scientifiques et technologiques les plus avancées, de la génétique moléculaire à la conquête spatiale.
  3. Par son statut de langue de travail et de langue officielle du système des Nations unies et de nombreuses organisations internationales, continentales et régionales, et par le statut de la France de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
  4. Par la démographie : avec la perspective de plus d’un demi-milliard de locuteurs francophones pour le milieu du siècle, principalement grâce à l’Afrique, mais également à la France qui devrait devenir le pays le plus peuplé du continent européen après la Russie.

Ces atouts sont considérables. Ils constituent des leviers puissants pour que la langue française, dans le respect de la diversité des langues et des cultures des peuples qui composent l’espace francophone, continue à jouer le rôle qui est le sien depuis des siècles. Ces leviers, que d’autres nous envient, doivent être saisis avec détermination et constance.

En priorité, les décideurs des secteurs public et privé du monde francophone doivent quitter le modèle dominant qui a façonné leur existence au siècle dernier et ajuster leurs choix au monde multipolaire tel qu’il advient. La soumission, la démission et la résignation linguistiques constituent les véritables menaces pour l’avenir de notre langue.

Le «tout anglais» constitue une obsession d’un autre temps et d’un autre monde. Il est une impasse d’où il faut au plus vite sortir dans l’intérêt des peuples ayant le français en partage. Notre confiance en l’avenir de la langue française n’est pas naïve. Elle appelle une vigoureuse politique d’affirmation linguistique. Cette politique doit comprendre notamment :

  1. L’application stricte des législations linguistiques nationales quotidiennement bafouées par les intérêts particuliers et le conformisme ambiant, aussi bien dans les secteurs public que privé, notamment pour le français langue du travail.
  2. La diversification de l’enseignement des langues étrangères et des filières bilingues vers plusieurs grandes langues dont celles des pays émergents (arabe, chinois, espagnol, portugais).
  3. L’exigence de la publication en français, et dans d’autres langues si nécessaire, de tous les travaux issus de la recherche médicale et scientifique publique dans l’ensemble des pays francophones.
  4. La circulation facilitée pour les étudiants, les écrivains et les artistes, ainsi que les chercheurs de l’espace francophone tant il est évident qu’il n’y a pas de francophonie si les francophones sont interdits de circulation dans cet espace.
  5. Un appui massif à la numérisation des patrimoines anciens et vivants de l’ensemble des pays francophones afin d’assurer la présence du français et des langues partenaires dans l’espace virtuel devenu un lieu essentiel de communication, de mobilisation et de rassemblement.
  6. Le renforcement de la recherche sur les systèmes de traduction automatique et leurs implications industrielles, afin d’assurer la présence du français parmi les grandes langues pivots qui s’imposeront dans l’intercommunication planétaire.
  7. La priorité d’une politique bilatérale et multilatérale, forte et pérenne, en direction de l’Afrique francophone pour le développement optimal de son système éducatif.
  8. L’utilisation de la langue française par les représentants des pays francophones dans les organismes internationaux.

Il ne s’agit pas pour le monde francophone de se dresser contre la langue anglaise ou contre toute autre langue. Il s’agit d’ouvrir nos yeux sur la réalité nouvelle, et de mettre en œuvre, dans le contexte de la mondialisation multipolaire, une stratégie offensive pour la langue française, qui assurera son avenir en valorisant ses nombreux atouts. Nous appelons les citoyens des pays francophones à exercer leur vigilance individuelle et à développer leur mobilisation collective pour que soit respecté l’usage de notre langue mondiale en partage. Nous appelons fermement nos gouvernements à réviser leur politique et leur pratique linguistiques, à abandonner les discours de circonstance sur la francophonie et à relever le défi de l’affirmation déterminée de la langue française dans la polyphonie du nouveau monde.

Echantillons parmi les 3000 signatures de personnalités recueillies :

Edem Awumey, écrivain Mimi Barthélémy, conteuse Louise Beaudoin, députée de Rosemont Québec Karim Beyekhlef, directeur, centre de recherche en droit public, université de Montréal Marie-Roger Biloa, directrice d’ Africa international Daniel Boyer, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec Jean Charbonnel, ancien minsitre, France Malek Chebel, philosophe Fernand Daoust, ancien président de la Fédération des travailleurs du Québec Pierre Demers, président de la LISULF, Québec Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille, Sénégal et France Bernard Dorin, Ambassadeur de France, président de France-Haïti Denys Ferrando-Durfort, président Le français en partage, France Jean-Sébastien Dupuit, ancien président du Centre national du livre Gabrielle Durana, chroniqueuse économique Charles Durand, professeur, ancien directeur de l’institut francophone d’informatique à Hanoï, France Dominique Gallet, producteur du magazine télévisé Espace francophone, France Yasmine Ghata, écrivain Monique Giroux, animatrice, Radio-Canada Paula Jacques, écrivain et journaliste Marie-France Kenny, présidente, Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada Vénus Khoury-Ghata, écrivain, Liban et France Rachid Koraïchi, plasticien Antonine Maillet, écrivain, Acadie Mona Makki, rédactrice en chef Espace francophone Charles-Étienne Lagasse, inspecteur général à Wallonie-Bruxelles International, vice-président d’Eunic-Bruxelles, professeur de droit public belge et européen Philippe Lorin, illustrateur Jean-Tabi Manga, recteur, Université de Yaoundé, Cameroun Luc Martin-Chauffier, syndicaliste, France Yves Michaud, ancien député, et Délégué général du Québec en France, Québec Mariette Mulaire, présidente, Agence nationale et internationale du Manitoba ; Jean-Benoît Nadeau, écrivain, Québec Dominique Noguez, écrivain, France Gilles Rhéaume, Professeur de philosophie, journaliste, Québec Zachary Richard, auteur, compositeur, interprète Jean-Louis Roy, historien, écrivain, diplomate, responsable de l’Observatoire mondial des droits de l’Homme, Canada Philippe de Saint Robert, écrivain, ancien Haut Commissaire à la langue française Alimata Salembere, ancienne directrice de la culture, Agence internationale de la Francophonie, Burkina Faso Amadou Lamine Sall, poète , Sénégal Albert Salon, ancien Ambassadeur, France Claire Simard, ancienne directrice du Musée de la civilisation, Québec Monique Simard, directrice générale du programme français, Office national du film,  du Canada Gilbert Sinoué, écrivain Gérard Sournia, géographe, France.

 

2 réflexions sur « Communes de Wallonie pour la langue française »

  1. Rappelons que le 20 mars est la journée internationale de la francophonie elle est le point
    d’orgue du mois de la francophonie a Paris événement passé sous silence par la presse
    belgicaine. Voir les breves de la francophonie lettre mensuelle de l’OIF

    Aimé par 1 personne

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