C’est ce qu’indique le dernier baromètre politique réalisé pour la Libre et la RTBF.
Petit bilan
Né dans le courant du mois de mai 2011 avec 57 visites en un mois, notre site a accueilli 993 visites pour 10 jours de vie en ce mois de mai 2012. Cela traduit bien l’évolution de notre mouvement.
En un peu moins d’un an d’existence, nous atteignons 25 082 visites. Que toutes celles et ceux qui nous font l’honneur de nous lire reçoivent ici nos plus vifs remerciements.
Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que le plus grand nombre de nos lecteurs sont en Wallonie, à Bruxelles et en France. Mais notre site est aussi lu en Flandre, en témoigne le courriel que nous avait envoyé Eric Defoort, un des penseurs de la N-VA. Plus étonnant peut-être est l’intérêt qu’il suscite auprès de lecteurs aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
La dernière preuve de l’intérêt que provoque notre site nous est envoyée par notre ami Paul Mélot qui nous écrit que David Coppi cite celui-ci dans un petit article du « Soir » du mardi 08 mars.
» La Belgique vue de France ».
Après leur périple chez nous l’an dernier, Robert Lecou, député UMP de l’Hérault et Jean-Pierre Kucheida, député PS du Nord-Pas de Calais, ont déposé un rapport de 113 pages à la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française: » La situation intérieure de la Belgique ». On peut le lire sur le site internet de l’Alliance Wallonie-France. Kucheida écrit ceci notamment: « Quel avenir peut-on entrevoir pour la Belgique? Mon sentiment est que ça va durer ce que ça va durer… J’ai l’intime conviction que les Flamands ne seront jamais satisfaits dans le cadre actuel de la Belgique. » (D.Ci)
Merci à David Coppi de nous lire et encore mieux de faire référence à notre site.
L’intérêt pour l’ A.W.F. ne se retrouve pas que sur la toile. Notre structure s’affermit de jour en jour, particulièrement à Charleroi et à Liège, avec des citoyens qui apprécient le ton qui est le nôtre et qui, en nous rejoignant, vont nous permettre de concrétiser d’autres formes d’actions. Je tiens à rappeler que nous vivons exclusivement des cotisations et des soutiens versés par nos membres. Grâce à ceux-ci, notre Cellule « Communication » qui se réunissait hier, jeudi 10 mai, va pouvoir faire aboutir plusieurs projets dont j’aurai l’occasion de vous parler prochainement. Qu’ils soient eux aussi remerciés.
Au lendemain des présidentielles
Une fois de plus, les Wallons et les Bruxellois de langue française se sont passionnés pendant des semaines pour l’élection présidentielle française. La nouveauté a été de constater que les médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont adopté la longueur d’onde de leurs populations. Parfois sarcastiques ou dédaigneux en début de campagne, les commentaires de nos journalistes ont évolué au fur et à mesure pour atteindre un sommet avec l’éditorial de Béatrice Delvaux intitulé : « Merci la France ! »
Ce fait ne doit-il pas nous interpeller ? Le Wallon n’est-il pas tout simplement un Français qui s’ignore ? Cet aspect des choses a toujours été occulté par un Etat belge prompt à construire des barrières entre les Wallons et la France. Le communiqué du R.W. de ce jour ne peut que nous réjouir.
Nous citons : « Les Wallons ont acquis la philosophie des Droits de l’Homme à la Révolution française et c’est irréversible. Depuis, séparés par les appétits des despotes d’ancien régime et les aléas des guerres et de l’Histoire, ayant intégré les Valeurs universelles de la République, les Wallons ont toujours été aux côtés de la France malgré les errements et vicissitudes des politiques externes des gouvernements belges. L’élection d’un nouveau Chef d’Etat est toujours un moment d’espoir. Le Président de la République française sera attendu sur sa capacité à redonner foi à la vie en commun -en France- et à réorienter l’Europe. »
Les Français ont choisi leur Président. Tout comme l’a fait, dans la tradition républicaine, Nicolas Sarkozy, l’A.W.F. félicite François Hollande et forme le vœu qu’il soit le Président qu’il a lui-même défini lors du débat du mercredi 2 mai.
De Wever écraserait tout le monde à Anvers
Plus de 500 000 Belges devant le débat Hollande-Sarkozy
Ce fut, hier soir, le programme le plus regardé en Belgique francophone : voir l’info de l’AFP sur le site du Soir.
Comment l’Etat français voit l’évolution de la Belgique
Robert Lecou, député UMP de l’Hérault, et Jean-Pierre Kucheida, député PS du Nord-Pas de Calais, ont déposé un rapport de 113 pages à la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale sur “La situation intérieure de la Belgique”.
Si le diagnostic de ce rapport est très correct et si l’analyse est fouillée, la conclusion, rédigée en 4 §, n’est pas de nature à enflammer les réunionistes wallons : Belgique “conférence de diplomatie permanente”, “démocratie consociative”, “laboratoire de l’Europe” sont des clichés au refrain bien connu. Des mots pour ne pas conclure trop vite à la mort de la Belgique. Il en va de même sur l’estimation à 15 ou 20 % de l’option séparatiste en Flandre en complète contradiction avec les résultats électoraux… Diplomatie oblige !
On aurait tort, pourtant, de ne pas voir, au-delà du devoir de réserve et du souci d’informer, combien la France officielle a intégré l’hypothèse de la fin prochaine de la Belgique. Et combien la France est accueillante. Que les autorités françaises ne forcent pas la main des Wallons, c’est assez normal.
La balle est clairement dans le camp des Wallons. Que l’on en juge par cet échange à l’Assemblée nationale (française) :
Jean-Pierre Kucheida (PS), co-rapporteur
« Quel avenir peut-on entrevoir pour la Belgique ? Mon sentiment est que ça va durer ce que ça va durer… Le principal message de la plupart de nos interlocuteurs était : « on va bien voir ». (…) J’ai l’intime conviction que les Flamands ne seront jamais satisfaits dans le cadre actuel de la Belgique; ils ne pourront être satisfaits que si le cordon belge est coupé ou, tout au moins, largement distendu. J’en veux pour preuve la critique permanente qu’ils adressent aux Wallons, en oubliant que la prospérité passée de la Wallonie a été bénéfique pour la Flandre. »
Jacques Myard (député UMP)
« Ça fait 30 ans que les rapports de fin de mission des ambassadeurs de France en Belgique nous disent que « la Belgique n’existe plus ». La question que l’on doit se poser, c’est : que fera la France ? »
Jean-Pierre Kucheida (PS), co-rapporteur
« La France doit-elle ignorer les difficultés des Wallons ou offrir de les accueillir ? Nous avons posé cette question à nos interlocuteurs wallons, qui n’ont pas exprimé le souhait de rejoindre la France. »
Nous vous invitons à découvrir l’ensemble de ce rapport (facile à consulter) sur le site de l’Assemblée nationale : ici.
Merci la France !
Et c’est Béatrice Delvaux qui l’écrit. Pour un journal flamand. A lire ici.
Après le premier tour des présidentielles
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, il est de tradition que les élections présidentielles françaises suscitent un intérêt certain chez les Wallons et les Bruxellois de langue française.
Cette fois, je pense que nous pouvons parler d’un véritable engouement. Jamais RTL-TVI ni surtout la RTBF n’avaient consacré autant de temps d’antenne à l’événement.
Si comme moi, un coin de France vous tient particulièrement à cœur, je vous invite à voir les sites de « libération.fr » ou de « Le figaro.fr » dont l’infographie est remarquable. Vous y découvrirez ainsi les résultats par départements mais aussi par villes ou villages, si petits soient-ils.
Je me garderai bien d’apporter un commentaire politique quant aux résultats de ce premier tour et encore moins de faire appel à une boule de cristal pour dire dès à présent qui sera le vainqueur du second tour. Je me plais pourtant à constater l’excellent taux de participation (+ de 81 %), gage de la bonne santé de la démocratie française. Je formule le vœu qu’il en soit encore ainsi dans quinze jours. Quel serait le taux de participation en Wallonie aux élections législatives si le vote n’était pas obligatoire ?
Finalement, peu de grosses surprises avec une France de l’est qui vote plus à droite, voire à l’extrême droite au sud-est et au nord-est et plus à gauche dans le centre et à l’ouest. Ma véritable surprise a été de constater que le seul département noir (sur l’infographie) était celui du Gard (mon cœur est à 50 % liégeois et à 50 gardois) mais avec des résultats particulièrement contrastés d’une ville ou d’un village à l’autre. Cette noirceur est due au vote des cités du sud alors que les villages ou gros bourgs du nord affichent une couleur rose-rouge bien affirmée.
Enfin, je ne puis que m’étonner d’entendre le bruit que font les médias autour du résultat de Mme Le Pen. Son score (17,9 %) est en pourcentage inférieur au vote d’extrême droite réalisé par son père en 2002 (à l’époque, il fallait y ajouter le résultat réalisé par le « dissident » Bruno Mégret). Certes, en termes de voix, son résultat est important, mais il est tout simplement proportionnel au fort taux de participation.
Que le 6 mai nous donne un président qui fasse entendre la liberté (pouvoir à l’Etat et pas à la finance, planification écologique), l’égalité (priorité à l’emploi, pas aux profits), la fraternité (agir pour la paix, pour des services publics performants accessibles à tous) et qui fasse entendre la voix de la France en Europe et dans le Monde fait partie de mes espoirs les plus chers.
Paul Durieux
« Si j’étais président de la République… »
A la veille du premier tour des élections présidentielles en France, il n’est pas trop tard pour comparer les programmes des dix candidats. Pour ce faire, le journal Le Monde propose un « visuel interactif » très commode à utiliser : ici.
La Flandre belge, c’est très bientôt fini !
Lu dans « La Libre » de ce 17.04.12 (lien) pour celles et ceux qui refusent de vivre la tête dans le sable…! Nous ne pouvons que répéter qu’il est urgent de se préparer sérieusement à la séparation, qu’on le veuille ou non…!
Paul Durieux
Céline Préaux, docteur en histoire de l’ULB, retrace l’histoire des relations compliquées entre Flamands et francophones.
Les problèmes linguistiques empoisonnent notre pays quasiment depuis sa création. Le problème plus que persistant qui existe entre les deux grandes communautés linguistiques du pays trouve sa source dans une situation flamando-flamande. C’est l’une des choses expliquées par Céline Préaux, docteur en histoire de l’ULB dans un ouvrage qui vient de paraître et qui s’intitule La fin de la Flandre belge, relève la Dernière Heure.
« En Flandre, les Wallons et l’ensemble des francophones sont
pointés du doigt alors qu’au départ, la frustration des Flamands est née à l’égard des francophones de Flandre. Ces francophones de Flandre étaient flamands et par ascension sociale, ils ont adopté le français. Ils mettaient ainsi une barrière avec le reste de la population qui parlait flamand. »
Les conclusions livrées dans son livre par l’historienne sont d’ailleurs assez négatives pour l’avenir : « La Flandre ne fera jamais marche arrière. Il n’y aura jamais de reconnaissance des francophones de Flandre comme minorité. Une homogénéisation linguistique de la Flandre est apparue dans les années 30 et dans les années 60 avec la mise en place de la frontière linguistique et la fin du recensement. Cette homogénéité est totale. Le mythe fondateur de la Flandre s’est mis en place avec l’identification d’un ennemi commun qui est le francophone. Désormais, c’est la Flandre avant tout. La vision de la Flandre est avant tout ethnique et c’est assez négatif. »
On ne connaît évidemment pas le nombre exact de francophones qui vivent en Flandre, faute de recensement, mais selon certaines études crédibles, le nombre important de 300.000 est régulièrement cité. « Les francophones de Flandre sont amenés à disparaître. Leurs associations sont en train de s’éteindre et ils ne sont pas optimistes pour l’avenir. Ils ont cette peur de disparaître et cette peur est totalement légitime. On leur a supprimé l’enseignement et l’administration dans leur langue. »
On peut donc en conclure qu’à moins que la Flandre ne revoie ses mythes fondateurs construits manifestement sur du sable et que la vision historique qui prédomine en Flandre ne se tienne d’une plus grande objectivité, le mal devrait inévitablement s’approfondir entre les deux grandes communautés du pays.
Stéphane Tassin
