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Achever l’osmose naturelle (François Perin)

Rien de ce qui se passe en France ne nous est étranger. Ceci n’est pas une déclaration de francophilie aveugle. Idéaliser la France n’a pas plus de sens que d’idéaliser l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, l’Europe, la Chine ou les USA !

La géographie, la langue et les mœurs ont, depuis des siècles, créé une osmose entre les Wallons et les francophones du Nord qui n’existe pas au même degré avec les voisins les plus proches : allemands, hollandais et anglais. Cette réalité de fait ne résulte d’aucun décret, d’aucune volonté délibérée. La fixation de la frontière sud est le produit des aléas de plusieurs siècles de guerres et de traités auxquels les populations concernées n’ont jamais eu aucune part. Après la première défaite de Napoléon en 1814, l’état-major allié ne laissait aucun doute à ce sujet : en ce qui concerne les habitants, « il ne pouvait être question ni de les consulter ni,  s’ils parlent, de les entendre ».

Les puissances victorieuses fixèrent les frontières de la France en les rabattant sur celles de 1714 malgré les nombreuses fluctuations entre cette dernière date et la défaite finale de la France. Peu importe leur caractère artificiel : pas un centimètre de cette frontière n’a de sens, ni géographique, ni humain, ni économique. Cette frontière est purement politique : c’est une arête d’un Etat belge surtout voulu par les autres. Aujourd’hui, elle n’est même plus monétaire.

Cette osmose naturelle n’avait aucun besoin d’institution. Paradoxalement, la « Communauté française de Belgique »  créée depuis la réforme constitutionnelle de 1970-1971 ne s’est formée que par déduction en raison de la volonté flamande de s’octroyer sa propre autonomie culturelle. Alors que celle-ci s’est voulue flamande au point d’éliminer le terme « belge » (voyez la VRT), la « nôtre » persiste à se vouloir belge, engendre une « belgitude », terme que l’on n’aurait jamais eu l’idée d’inventer avant 1970, et essaie par sa « spécificité introuvable » de prendre ses distances à l’égard de la réalité culturelle française. Sa dénomination officielle juridiquement intouchable est remplacée, par l’usage, par la « Communauté (on ferait mieux de dire « association ») Bruxelles-Wallonie », ce qui fait bien deux et non un.

Notre « Communauté » n’est finalement plus rien : ni française, ni wallonne, ni bruxelloise; elle se caractérise par sa confusion, son perpétuel malentendu avec la Région wallonne et met enfin son point d’honneur à dresser en vain une cloison plus étanche freinant ainsi plus ou moins maladroitement l’osmose naturelle avec la France.

La coupure d’Etat n’a pas été neutre; elle a été nuisible. Le quadrillage scolaire homogène de la République nous a manqué. Nous parlons plus lourdement, nous pensons moins vite, les accents locaux restent plus incrustés. Si d’aventure, les Flamands mettaient fin à l’existence de la Belgique par une déclaration unilatérale d’indépendance, avec une crise brutale due au refus des Bruxellois d’être des « nationaux flamands », ne serait-il pas préférable d’être intégrés ou associés chacun à sa manière dans l’Hexagone et d’être finalement Français à part entière ? Notre assimilation en un ou deux temps ne se heurterait à aucun obstacle majeur. Il suffirait d’achever l’osmose naturelle.

                                            François Perin, dans Le Soir du 19 avril 2002

Valmy au-delà du brouillard

Christian Darlot, chercheur au CNRS, militant souverainiste actif au Comité Valmy, a écrit en 2008, pour l’Observatoire de l’Europe, un article intitulé La crise politique belge et le droit international (à lire absolument ici).  Il nous envoie ce commentaire au texte de Jacques Lenain sur la façon dont Nice et la Savoie sont devenues françaises en 1861. La force de son propos, qui touche à l’avenir proche autant qu’au passé, nous pousse à lui donner plus de visibilité, ne serait-ce que pour nourrir la réflexion et le débat.

D’autres exemples illustrent les évolutions sociales décrites dans cet excellent article :
– Le Nord de la Picardie passa de la souveraineté française à la souveraineté habsbourgeoise, puis repassa dans l’autre sens un siècle après. Les élites furent constamment fidèles au prince, même lorsqu’elles changèrent de prince.
– La Franche-Comté fut conquise par les armes. Le peuple fut soulagé de ne plus devoir supporter les va-et-vients des armées espagnoles, mais les élites grognèrent de devoir abandonner leurs privilèges. La paix, et les dépenses de construction des fortifications qui donnèrent du travail et firent circuler de la monnaie, rallièrent les mécontents.
– La Lorraine, malgré une dynastie pluri-séculaire, se rallia au pouvoir qui assurait la paix.
– Plus caractéristique encore : l’Alsace, purement allemande jusqu’en 1648, subit les atroces dévastations de la Guerre de Trente Ans. Les soldats français furent, comme on dit, “les moins pires” et évitèrent le retour d’autres bandes armées. L’annexion progressive par la France, en un demi-siècle, soulagea les habitants dont la fidélité ne s’est depuis jamais démentie.

Mais des échecs fournissent des contre-exemples :
– En 1945, après un quart de siècle d’oppression, les habitants du Val d’Aoste auraient voté comme un seul homme en faveur de la France, au dire des observateurs de l’époque (le premier vainqueur du Tour de France n’était-il pas valdôtain ?). Mais les Anglo-saxons s’y opposèrent, tant pour ménager l’Italie que pour affaiblir la France. Un agrandissement territorial est en effet une preuve traditionnelle de victoire et de puissance, et les Anglo-saxons s’activaient à éliminer la France du Proche-Orient.
– Le régime politique colonial français n’était pas plus injuste que le régime de domination de classes en France métropolitaine, mais il s’exerçait sur des peuples différents, auxquels étaient imposées des “injonctions contradictoires”. La durée et l’âpreté de la guerre d’Algérie s’expliquent en partie par le fait qu’une proportion notable d’Algériens étaient en voie d’assimilation à la culture française, ce qui incita les gouvernements français à tenter chimériquement l’assimilation complète, et les nationalistes algériens à relancer sans cesse la politique du pire.

Pour préparer l’avenir, il faut considérer les relations sociales :
– Les classes dominantes françaises militent activement pour la vassalisation de la France à l’empire anglo-saxon et à ses relais européens, l’Union européenne et l’Allemagne. La disparition de l’Etat républicain leur paraît en effet indispensable pour maintenir leur domination sur le peuple. Elles rêvent de devenir anglo-saxonnes de langue et de culture pour se séparer du peuple. Depuis quarante ans, au nom de la “construction européenne”, les gouvernements français successifs ont constamment favorisé les intérêts de l’Allemagne, de l’Angleterre et des Etats-Unis. Au besoin, les classes dominantes françaises feront tout pour soumettre la France et nuire à ses intérêts nationaux.
– Au nom de l’internationalisme, les gens qui s’imaginent de Gauche soutiennent cette politique d’abaissement. Réfléchir à une situation réelle dépasse leurs moyens intellectuels. Envisager l’existence même d’intérêts nationaux les scandaliserait, au nom de l’idéal et des bons sentiments.
– Le désastre économique, politique, social, culturel et moral, qui est en cours en France comme partout en Europe et dans une grande partie du monde, a pour causes le libre-échange absolu, l’abandon de la souveraineté monétaire et l’émigration mentale des classes dominantes. Ce désastre n’est toutefois pas encore irréversible.
A moins d’un coup de force, l’euro et l’Union européenne vivent vraisemblablement leurs derniers mois, et la Belgique a peu de chances de survivre à l’euro.

Pour le moment, les personnalités capables de fédérer les énergies sont éliminées du champ politique par les médias. Mais des événements se déclencheront, sans que l’on puisse en prévoir l’origine, ni la date, ni la nature. Le principal risque est que le système politique soit déjà détruit lorsqu’ils se produiront, mais l’expérience politique des peuples palliera en partie ce manque.

Comme toujours, c’est une dynamique sociale et politique qui l’emportera, mais elle n’est pas prédéterminée, et les actes politiques compteront. Si l’on demandait aux Wallons et aux Bruxellois : “Préférez-vous la reine Paola ou la reine Carla ?”, la réponse serait évidente, mais ce n’est pas ainsi que les questions se poseront !

Bref, comme toujours, la question nationale et la question sociale auront même réponse.

Christian Darlot (France)

Note de l’AWF : A tous ceux qui voient dans la crise actuelle une opportunité pour approfondir la solidarité européenne et faire un pas décisif vers de futurs « Etats-Unis d’Europe », nous signalons que Franco Frattini, ancien Commissaire européen, Président de la Fondation Alcide De Gasperi, vient d’écrire un article intitulé L’Union européenne, un projet d’unification continentale, un projet d’avenir (à lire sur le site de la Fondation Robert Schuman : ici). Un condensé de cet article a été publié par Le Monde dans son édition d’aujourd’hui (ici). Perspective réelle d’une Europe enfin citoyenne ou discours incantatoire en marge de la réalité ? A chacun de se faire une opinion, dans l’attente d’y voir plus clair…

Sur l’Europe d’aujourd’hui, voici aussi l’avis de Jean-François Kahn : ici.

Fausses réalités et futur réel

Jean Alexis D’HEUR (Liège)

Après de nombreux taïaut et taïaut nos cervelles politiques harassées ont forcé la bête.

Puis, il y eut la curée !

Elle dura un jour et une nuit !

Il n’y eut pas un beau morceau pour chaque appétit. Mais tous eurent une part de la fouaille. Chacun n’eut pas un râble mais tous eurent au moins une patte.

L’important c’était d’être à la table. Qui paie les agapes des miraculeuses noces ?

Les Wallons, et eux seuls !

Ce n’est pas nouveau !

Depuis 50 ans, maîtresse de l’Etat et de ses arroseurs à fric, la Flandre se couvre d’usines, de labos, de routes, de voies ferrées et de ports agrandis (Anvers, Gand, Bruges, Zeebrugge, …)

Depuis 50 ans, la Wallonie reçoit des gouvernements « nationaux » les 10, 15% du total des investissements.

Une infime part qu’il était impossible de refuser à une région en détresse.

Que faisaient donc les politiciens wallons ?

Rien ! Sauf à travailler à leur carrière et surtout à ne pas fâcher les Flamands, ce qui aurait été la compromettre.

Enregistreurs passifs des évolutions qui se font sans eux, ils tentaient et ils tentent aujourd’hui encore d’en éviter les mauvaises conséquences pour le régime, pour le parti, et pour eux-mêmes, bien entendu !

Ce qu’ils faisaient bien et beaucoup c’était de se réjouir de la masse des investissements dont il est question ci-dessus et qu’ils faisaient aller chez les « grands frères flamands » qu’il fallait sortir de leur misère ancienne, et dont très sottement, parce que victimes crédules de la propagande nationaliste flamande, ils se croyaient coupables.

Les transferts de cette époque, du Sud vers le Nord, se firent au détriment de l’ancienne sidérurgie wallonne du sillon Sambre et Meuse qu’il fallait moderniser. Nos élus « oublièrent » celle-ci pour aider à créer Sidmar, à agrandir l’infrastructure portuaire flamande, etc…, etc…

De ces cocus contents, les socialistes wallons fournirent le gros bataillon parce que, à cette époque, ils espéraient (plus aujourd’hui) que les sous wallons détournés de la Wallonie pour industrialiser la Flandre créeraient la grande masse de travailleurs flamands qui, infailliblement, pensaient-ils, rejoindrait le parti socialiste flamand. (Les survivants socialistes de l’époque Léo Collard s’en souviendront.)

Unies, la Flandre devenue socialiste et la Wallonie socialiste gouverneraient l’Etat belge.

Où alla cette masse nouvelle de travailleurs flamands ?

Elle alla grossir les partis flamingants !

Leurs fils et leurs petits-fils sont à la N-VA !

Quel aveuglement ! Quelle bêtise ! Quel gâchis wallon !

Le rêve est devenu cauchemar !

Mais quel est le rêve d’aujourd’hui de nos élus ?

Sauver l’Etat belge !

Voilà venu un funeste nouveau pour la Wallonie !

Ils veulent sauver l’Etat à n’importe quel prix payé par les Wallons.

Après le (ou les) pas de porte et les premiers arrhes payés à la Flandre pour l’envol du papillon viendra tout le reste à lui régler comme le prescriront les futurs décrets d’application de tout ce que nos petits poucets ont abandonné à l’ogre flamand.

Ce sera ainsi tout au long du temps de vie que ce dernier voudra bien accorder à un gouvernement de sauvetage provisoire tout couturé des coups échangés dans le noir du tunnel des 540 jours.

Mais que ne ferait-on pas payer aux Wallons pour le privilège de rester belges et d’être contents de l’être ?

Beaucoup, toujours plus, et longtemps ! Et autant que la Flandre et ses complices du Sud le décideront.

A moins que …..

Sauf si …..

Les rattachistes le savent. Les Wallons lucides aussi.

Très bientôt, tous les Wallons le sauront, le voudront et le feront !

Les rattachistes y seront pour beaucoup.

Que nous réserve l’avenir ?

Paul MELOT (Tohogne)

A l »instar des échanges traditionnels de vœux – qui ne se réalisent bien souvent pas plus que ceux de l’année précédente -, la mise en perspective du passé vers l’avenir constitue un exercice aléatoire visant le plus souvent à exprimer des souhaits plutôt que des avancées réelles vers plus de démocratie, plus de solidarité, plus de bien-être, plus de renouveau économique… Quoique ! A l’évidence, le lien entre ce qui précède et ce qui suit ne nous conduit vraisemblablement vers rien de très bon. Voyons plutôt et citons :

– Luc COENE (très flamand et libéral Gouverneur dela Banque nationale de Belgique) avertit déjà que le contrôle budgétaire de février-mars fera apparaître la nécessité de nouvelles économies de l’ordre de 500 millions à un milliard d’euros (TRENDS). Qui sait pas plus si le PNB diminue à nouveau sous les effets de la crise… On le prévoyait, mais pas le gouvernement en formation ! C’est inimaginable!

– La durée de vie du nouveau gouvernement belge (2014) doit s’apprécier en regard de la durée de vie -présumée ?- de la nouvelle Loi de Financement, au reste non encore votée au Parlement; et qui appauvrira encore davantage la Wallonie à l’issue de ses dix ans de vie.

– Les partis francophones de la majorité doivent tout faire pour que les partis flamands de cette même majorité fédérale gagnent les prochaines élections, déclare Elio DI RUPO, dont les propos sont repris par LE SOIR.

– Le vote, à la hussarde, des nouvelles dispositions relatives aux pensions, tant du public que du privé, massivement réprouvé et combattu par les travailleurs de ces secteurs regroupés par leurs organisations syndicales, met surtout sur le personnel politique socialiste une pression qui n’augure rien de bon pour un dialogue social constructif. Et le fait que ces projets n’ont en rien cheminé de conserve avec l’une ou l’autre (très) maigre avancée sociale « arrachée » à la droite indique à quel point cette dernière menée par les forces conservatrices du Nord, tient les vraies clefs du pouvoir en ce pays délabré.

Soyons réalistes et envisageons les conséquences politiques de ces différents éléments :

1) Le Premier Ministre mène sa stratégie suicidaire (qui peut croire que faire le jeu du CD&V , du VLD et du SP.A. va calmer les ardeurs communautaires et économiques de la N-VA, dont les sondages… jamais démentis en ce jour par les votes du peuple flamand) et concédera encore des avancées significatives, dit-on, aux partis du Nord, accentuant le chaos wallon qu’une toute récente étude de l’ULg montre. L’étude tient compte des différents écarts creusés en matière de niveau et durée de vie, salaires et, plus surprenant encore, de maillage social discordant, alors que la Sécu reste, et pour combien de temps encore, fédérale. Etude décidément bien défavorable à la Wallonie. N’en déplaise à la propagande du pédant DEMOTTE !

2) Le réveil se fera plus durement sentir pour l’appareil politique socialiste caporalisé par ses barons locaux tout à la dévotion du chef, personne n’étant dupe de la liberté de manœuvre laissée au gentil et intelligent Président intérimaire lorsque les rafales de tempête montreront les dégâts collatéraux sur les peuples de gauche dont certains se tournent déjà vers ECOLO, mais pour combien de temps ?

3) La marche inarrêtable dela Nation flamande (oui, elle existe bel et bien, contrairement à ce qui n’est pas palpable au Sud) vers son autonomie, apaisée le temps d’un accord gouvernemental qui vivra ce que les roses vivront, sauf équilibre des terreurs à l’idée de ne pas chuter, sera d’autant plus rapide que les partis wallons en voie de balkanisation – voir à ce sujet l’éclatement dela Fédération MR, conséquence de la distanciation de sa droite avec le FDF au détriment des francophones de Bruxelles et de sa périphérie – continueront de subir les diktats de la Flandre triomphante.

4) La nouvelle Loi de Financement réduira progressivement les moyens de la Wallonie, ceci sur une durée de dix années, alors que la politique menée ici comme ailleurs en Europe contractera plus encore l’emploi au détriment de la croissance et du bien-être, ainsi que nous l’affirment les économistes les plus réputés. Triplement pénalisée par les marchés, l’Europe et son propre « pays », la Wallonie ne peut décemment pas s’attendre à des lendemains meilleurs. Bien au contraire!

5) Enfin, et le pire (si l’on peut dire) se profile : alors que l’application de la clef D’HONT (LE SOIR du 30/12/11: « La majorité des sièges sans la majorité des voix : une aubaine pour les indépendantistes flamands ? ») risque bien de ne plus donner une majorité de sièges à tous les partis flamands réunis face au triomphe électoral de la N-VA, tout porte à penser que l’actuel gouvernement cornaqué par un francophone est, détail piquant de l’histoire, le dernier de la Belgique résiduelle. La Constitution, en effet, impuissante la démocratie dans le cas précis où le nombre de voix n’est pas majoritaire, alors que le nombre de sièges le sera…vraisemblablement… en 2014. Et 2014, c’est demain : pour s’en convaincre, souvenons-nous que 2007 et 2009, c’était il y a quelques minutes à peine dans notre bestiaire politique !

François PERIN, visionnaire qu’il était et reste, a raison : au plus vite la fin dela Belgique,  au plus vite l’indépendance de la Flandre ! Et au plus vite la Nation française élargie à nos contrées.

Il y a, semble-t-il, des Wallons heureux

Jean-Alexis D’HEUR (Liège)

Quand on consulte les médias, on ne sait pas si les propos de nos cerveaux politiques qu’ils rapportent sont ceux de naïfs, de courtisans ou d’imbéciles.

Ce qu’on sait avec certitude c’est qu’ils ne sont jamais ceux de défenseurs des Wallons.

En ce début de décembre, avez-vous vu leur jubilation de voir que « les relations extérieures de la Belgique sont aux mains des francophones? »

Immense bonheur « de ne pas revivre la situation antérieure où il y avait des néerlandophones partout ».

Quelle belle perspicacité rétrospective !

Quellle courageuse dénonciation de l’impuissance de nos courageux représentants (?) maintenant que cette situation est devenue « antérieure » !

Quelle condamnation de l’indifférence de nos gros et petits poids aux intérêts des Wallons !

Aux sourds et aveugles, souvent très volontairement, expliquons un de leurs derniers méfaits.

Disons-leur que si les relations extérieures sont aux mains des francophones, c’est parce que les Flamands n’en veulent plus, et qu’en échange ils en voulaient plus, et qu’ils l’ont.

Ils n’en veulent plus parce qu’ils savent que très bientôt représenter la Belgique ne sera plus rien. A quoi bon représenter un Etat qui va s’évaporant un peu plus chaque jour.

Voilà de quoi se réjouissent nos bons belgicains.

En échange de ce qui bientôt ne sera plus rien, nos vaillantes intelligences ont bâché à la Flandre les postes à responsabilités socio-économiques qui sont l’important pour la période de temps de maintenant à la fin de cet Etat.

Mais peu leur importe, l’Etat belge continue et avec lui de belles carrières politiques !

Mais qui sont ces « responsables? »

Responsables de tous les malheurs qui nous arrivent.

Des crédules ? Des incompétents ? Des sots ? Des indifférents à tout ce qui n’est pas leur carrière ? Des courtisans de tout ce qui rapporte ?   

Mais ce sont des élus !

Et il n’y a plus rien à dire.

Sauf que les rattachistes disent que ces provisoires le sont d’un régime qui l’est tout autant.

Et peu importe aux rattachistes leur avenir commun.

Ce qui compte c’est les Wallons et leurs descendants.

Ce qui compte pour les Wallons, c’est d’être délivrés d’un régime qui n’est plus défendable et que la majorité des citoyens peu belges de l’autre côté de la frontière intérieure ne veut plus.

Ce qui compte pour nous, fils de France, c’est de rentrer chez nous !

Billet d’humeur…grrrr

Paul Mélot (Tohogne)

Un titre rigolo du journal LA MEUSE de ce 22 novembre, en première page: « LES MINISTRES LIEGEOIS SONT PRETS A NE PAS AUGMENTER LEUR SALAIRE »… Rappelons que les projets d’accord gouvernemental (?), au fédéral, sembleraient prévoir une diminution des salaires des ministres et secrétaires d’état de 5 % et que, dans la foulée, bébé ANTOINE, le ministre régional a lui, pour se faire remarquer, proposé de renoncer à une indexation pour les ministres régionaux, bientôt suivi par le  prétentieux puceau DEMOTTE…

Il n’en faut pas plus pour que les ministres régionaux liégeois se manifestent à leur tour…

Vite, parcourons la page douze!

La révérende Mère supérieure Marie-Dominique SIMONET, Eminence humaniste, nous apprend qu’ « évidemment , ça ne me poserait aucun problème de renoncer à l’indexation de notre salaire. D’ailleurs, il pourrait même y avoir d’autres mesures ». Pour sûr, épouse de notaire et vraisemblablement toujours directrice du Port autonome de Liège – supposons qu’elle ne gagne pas sa vie en cette fonction, actuellement – elle peut voir venir, hic et nunc.

Son vert collègue toujours sur sa lancée fuite en avant, allure FEF, nous révèle benoîtement que « par ce genre de mesure, le gouvernement wallon et celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles se mettent au niveau des citoyens ». Waouw ! Démagogie, quand tu nous tiens. Il poursuit en enfonçant la porte ouverte de son cabinet en répondant au journaliste qui fait remarquer que cela ne fait pas vraiment réaliser de grosses économies: « Non, c’est évident. Mais ça vaut la peine ». A bien lire, Philippe Henry -le-Vert avaliserait déjà des sauts d’index pour que l’Etat, docile à l’Europe, elle-même aux marchés, volant au secours des banques, y retrouve des couleurs financières, puisque cela vaut la peine de toucher à l’indexation des salaires en se mettant comme si on était le peuple, au niveau du petit pensionné, du chômeur ou du bénéficiaire du revenu minimum d’insertion. Du propre ! Du bien vu ! De la vista prémonitoire !

Quant à l’Eminence grise socialiste MARCOURT (car, derrière, se trouve le toujours sémillant Elio DI ROUBLARDO), avec un peu plus d’intelligence que les autres, il affirme « je le répète donc : je suis attaché PAR PRINCIPE à l’indexation, mais je reste évidemment ouvert pour discuter avec mes collègues du gouvernement de quelle manière nous pouvons, ensemble, contribuer à l’effort budgétaire de notre côté ». La question qui se pose est de savoir ce que PRINCIPE veut signifier. Le principe de PETER, je connais, eux aussi, peut-être; le principe de précaution, itou; y compris celui d’Archimède. Mais, comme PAR PRINCIPE = THEORIQUEMENT, vas-tu, Jean-Claude, passer du principe à la pratique et t’opposer, le moment venu, à toute mesure visant l’indexation des salaires et pensions ?

Pour être complet, il convient de signaler que le journaliste, lui, signale que les ministres refusent de tomber dans le poujadisme. Un peu comique quand, manifestement, les trois guignols ne savent plus que faire pour venir au secours de l’agonisante Belgique…

Allez, bonne journée quand même!

Paul Mélot

Je sais que cet article ne va pas plaire à tous nos lecteurs. J’entends déjà les cris de « populistes » qui vont nous être lancés par certains. J’ai pourtant décidé de le mettre en ligne parce qu’il a pour titre « Billet d’humeur » et que le ton décalé qu’il adopte ne pourra que favoriser le dialogue.

Paul Durieux

La Belgique à l’épreuve de la rigueur

Voici quelques propos personnels simplistes. Je dirais même simplissimes.

Ainsi donc, les comptes seraient faits. Enfin, momentanément…

La Belgique passe d’une économie à faire de 3 milliards d’€ à 11 milliards (le 11/11/11, c’est normal, finalement…).

Je comparerai à la France -cela ne vous étonnera pas – qui en est, elle, à 7 milliards.

Rapides calculs :

Belgique : 11 milliards divisés par 11 millions d’habitants = 1 000 € par tête de pipe (aussi bien les centenaires que les bébés).

France : 7 milliards divisés par 60 millions d’habitants = 116 € par tête de pipe.

Par rapport au Français, le Belge est donc 8,6 fois plus sucré !

Mais attention ! Bien qu’il ne s’agisse que d’une supputation tout à fait gratuite de ma part, je vous fiche mon billet que les Wallons devront assumer 60% de ces 11 milliards, soit plus ou moins les 7 milliards de la France.

Le problème, c’est que nous ne sommes que 4 millions de cochons payeurs, ce qui nous donne 1 750 € par habitant ! En d’autres termes, le Wallon devrait cracher 15 fois plus au bassinet que le Français moyen… !!! Une situation à la grecque, quoi !

Alors, que ceux qui croient encore en l’avenir de la Belgique lèvent le doigt… !!!

Francis Monzée

Histoire de petits sous

M. Didier Rabosée nous envoie cet intéressant article.

Pourquoi « cents » et non pas « centimes » ?

C’est en France, sous le Directoire (1795-1799), que le système décimal fut pour la première fois introduit dans le monnayage par des pièces d’un décime ainsi que de un et cinq centimes. Le terme « centime » y figurait clairement en toutes lettres et se maintint jusqu’à nos jours dans le langage parlé et écrit.

En Belgique, sous le régime hollandais (1815-1830), les divisionnaires du florin étaient marqués d’un « C. » et dénommés « cent » (prononcez « sènt ») comme c’est encore le cas aujourd’hui aux Pays-Bas. Après l’indépendance, selon Didier Snauwaert et Fr. Duquet, la dénomination néerlandaise « sènt » subsista en Belgique dans le quotidien de la population pour les pièces en cuivre d’un et de deux centimes, de même module que les cents hollandais. Cet usage aurait même perduré jusque dans les années 1930 (1). C’est peut-être pour cette raison que, dès 1832, les premières pièces belges en cuivre portaient l’inscription CENTdont il est difficile de dire si c’était une abréviation de « centimes » ou si l’intention était d’éviter une rupture trop brutale avec le cent hollandais accepté par la population et encore largement en circulation. Dès 1861, une petite pièce en argent portait clairement la légende « 50 centimes ». Le terme centimes s’imposa ensuite dans la langue courante jusqu’à la disparition du franc belge. Le français de France et de Belgique restaient alignés l’un sur l’autre. A noter que sur les monnaies à légende néerlandaise, apparues en 1866, figurait « CENT n »   ou « Centiemen », ce dernier terme étant utilisé dans le flamand courant de la fin du XXème siècle.

Puis vint l’euro. Officiellement, un euro est divisé en cent cents (2). Sur les monnaies, pour des raisons liées à une nécessaire uniformité entre les différents Etats de la zone euro, figure « Euro Cent ».

En France, au départ, en vertu d’un avis du Conseil supérieur de la langue française il devait se prononcer comme le nombre cent (comme « sang ») (3). Toutefois, le règlement CE sur l’introduction de l’euro (2) disposait en son deuxième considérant que « la définition du mot « cent » n’empêche pas l’utilisation de variantes dans la vie courante dans les Etats membres ». C’est pourquoi, pour favoriser l’usage commode de la monnaie, la Commission générale de terminologie et le Conseil national de la consommation, ont prescrit que le terme « centime » devait être utilisé (4). Pour sa part, le Code monétaire et financier dispose que « La monnaie de la France est l’euro. Un euro est divisé en cent centimes » (art L111-1). L’emploi du terme « centime »  fut spontané et se répandit dans la population, balayant le mot « cent » (comme sang) ou « eurocentime », un temps toléré durant la période transitoire. Dans les autres pays latins de la zone euro, le même usage prévalu : céntimo en espagnol, cèntim en catalan, cêntimo en portugais (5). En Italie, centimes se disent centesimi.

En Belgique francophone, la position de la Communauté Wallonie-Bruxelles s’aligna sur celle de la France. D’une part, un avis d’avril 1998 du Conseil supérieur de la langue française (de Belgique) sur la dénomination de la monnaie divisionnaire de l’euro disposa que le terme officiel « cent » apparaissant sur les monnaies devait se prononcer comme l’adjectif numéral cent, c’est-à-dire comme « sang ». Toutefois, poursuit le texte, « Dans la communication courante entre francophones, le Conseil supérieur de la langue française recommande d’utiliser le mot centime en lieu et place du terme cent. Ce mot est en effet connu du plus large public et pourra utilement se substituer à cent comme appellation usuelle de la centième partie de l’euro ». Il ajoute « L’avis ici rendu est conforme à la position adoptée, en France, par la Commission générale de terminologie et de néologie, et approuvée par l’Académie française » (6). En outre, une recommandation adoptée le 20 juin 2001 par ce même conseil préconisa de nouveau l’emploi du bon vieux mot centime (7). Le parallélisme franco-belge était assuré. Cependant, en Flandre, le terme cent, prononcé « sènt » s’imposa facilement : respect de l’appellation officielle et proximité linguistique évidente.

Aujourd’hui, paradoxalement, dans l’usage courant en Wallonie et à Bruxelles, l’appellation « cent » est le plus souvent préférée à « centime », et ceci contre l’usage en
France, contre notre propre usage au cours de la circulation du franc belge, contre l’avis des autorités monétaires et linguistiques tant françaises que belges francophones, contre l’usage des autres pays latins. Comment une telle trahison de notre langue est-elle possible ? Une seule explication semble s’imposer : ce nouveau belgicisme, comme tant d’autres, provient de l’influence de la langue flamande, renforcée par le caractère officiel de la légende figurant sur les pièces.

A chacun de choisir !

Didier Rabosée

La bonne impatience

Jean-Alexis D’Heur (Liège)

Il y a deux sortes de nationalistes flamands, les patients et les impatients.

Les patients veulent que la Flandre continue à profiter des avantages nombreux que lui apportent son emprise sur l’Etat belge et son chantage perpétuel à sa disparition auprès des belgicains affolés.

Les patients disent à leurs compatriotes que la somme de ce qui a été ainsi acquis par la Flandre et qui continuera de grossir, va s’approcher de l’indépendance et cela sans renoncer à la « lutte finale » qui est inéluctable et qui se fera au moment le plus favorable que la Flandre choisira, celui où l’Etat belge ne lui rapportera plus rien, coquille vide à jeter.

Les patients disent aux Flamands qu’en attente de cet heureux dénouement, la Flandre peut tout récolter de l’effroi panique des politiciens du Centre et du Sud de voir disparaître le régime qui les nourrit. Et puis, ajoutent-ils, pourquoi la Flandre renoncerait-elle trop vite à ses deux gouvernements de la Belgique et de la Flandre ?

Mais qui sont ces « sages » et raisonneurs patients ? Ce sont ceux qui ont mis la Flandre où elle est aujourd’hui par un combat anti-belge constant tantôt feutré tantôt bruyant mais sans jamais casser le jouet belge tellement manipulable. Ils appartiennent à la génération politique flamande qui disparaît toujours un peu plus avec le temps qui passe. Ses survivants influencent toujours moins la stratégie flamande de moins en moins dissimulatrice de ce qu’elle poursuit. Ils s’appellent et s’appelaient Van Acker, Huysmans, les deux Eyskens, Van Houte, Tindemans, Martens, De Clercq, Dehaene, Verhofstadt, … Leur temps s’achève.

Quant aux impatients, ceux de la nouvelle génération politique flamande, ils veulent tout tout de suite. Pour eux, il est temps que les Wallons cessent de vivre aux grands dépens de la Flandre travailleuse. Boulet pour la Flandre, la Wallonie l’empêche d’être la région la plus riche d’Europe. Que d’argent flamand file chez ces Wallons paresseux, gaspilleurs, ennemis de l’effort, et arrogants. Il faut s’en débarrasser au plus vite, comme aussi de cet Etat avec sa solidarité à sens unique qui coûte beaucoup à chaque contribuable flamand. Et peut-on avoir autre chose que du mépris pour des rampants bêlant leur peur de ne plus être des Belges assistés par la Flandre ?

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Des battements de ses ailes espérées aérantes, le papillon rouge tente de soulager la respiration striduleuse du moribond. Y arrivera-t-il ? La Flandre décidera. Ce serait pour faire quoi ? La Flandre décidera. Il sera là pour longtemps ? La Flandre décidera. Et s’il ne l’est plus ? C’est parce que la Flandre aura décidé qu’elle ne le veut plus. Et si il présidait un des ou… le dernier gouvernement belge ? Ça, la Flandre l’a déjà décidé. Que peut faire un papillon face à un lion ? Comme les hérissons doivent faire l’amour : avec précaution. S’il se pose sur une touffe de poils léoniens, que ce soit loin de la gueule et des griffes. Et ne pas remuer, surtout !

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Les rattachistes disent aux Wallons : décidez vous-mêmes pour vous-mêmes et ne laissez plus les autres décider pour vous. Qui sont ces « autres » ? Les Flamands et ceux qui, chez nous, les courtisent en quémandeurs obséquieux. Wallonnes, Wallons, décidez de sortir d’un Etat dans les mains de la Flandre aidée de sa cinquième colonne en Wallonie et à Bruxelles… Décidez que l’après-Belgique a commencé… Décidez qu’être de la France par le cœur et l’esprit exige d’en être politiquement. Décidez que vous rentrez dans votre véritable patrie. Elle vous accueillera comme la famille accueille l’enfant prodigue…

Wallonnes, Wallons, soyez dans la bonne impatience, dans celle de la France.

Indigné, je le suis !

Jean-Alexis D’Heur (Liège)

Nos grands cerveaux politiques sont ravis et radieux. Leurs petits replis tressaillent de bonheur. Pensez donc, ils sont des sauveteurs d’essentiel. Grâce à leur valeureux combat, les 93 % de Bruxellois francophones conservent la jouissance de droits démocratiques que menaçait le fanatisme belliqueux de leurs « chers amis flamands ». D’ici peu ils auront celle de continuer à parler français même en dehors de chez eux ! Quelle victoire ! Quel triomphe ! Les lauriers de la victoire poussent sur les têtes fatiguées des nuits à battre et rebattre les cartes biseautées du vieux jeu politique belge. La porte est ouverte à de nouvelles victoires, c’est pour elles que nos vaillants se réinstallent dans le même tripot.

Cette fois, il s’agit de faire survivre économiquement et socialement un Etat politiquement moribond. Quel bonheur pour nos fatigués de retrouver le terrain familier des vieux slogans idéologiques gauchistes et droitistes que l’on dut remiser trop longtemps. De nouvelles cartes sont dans les mains affolées des éternels perdants que les Wallons élisent depuis plus de cinquante ans avec une consternante continuité. Nos maquignons vont maquignonner à nouveau pour sauver le régime qui les nourrit, pour que survive le vieux marché où l’on se tape dans les mains, affaire conclue, après avoir fait semblant de se taper sur la tête. Ils reviennent à table en s’échangeant des « ayons confiance ». Confiance en qui, en quoi ? Ils ne le savent pas. Mais le répéter, même en l’air, donne du cœur aux ventres qu’il faut remplir.

Du courage, il leur en faudra pour affronter ceux qui savent ce qu’ils veulent et qui l’auront seulement parce qu’ils le veulent beaucoup. Ce qui tracasse nos fuyards, ce n’est pas les futures capitulations, c’est de trouver les tromperies qui les maquilleront en victoires. C’est aussi comment sauver « l’essentiel », le régime qui satisfait leurs nombreux grands appétits. Et peu importe le prix payé par les naïfs qui les élisent. Nos valeureux sauveteurs d’Etat vont à nouveau réunionner, tableronder, carrefourer à trois, à six. Plus à huit. Moins on est, plus les parts sont grandes ! Comme toujours, ceux du nord vont s’agiter, crier et menacer ceux du centre et du sud, qui vont solliciter, supplier et implorer. Ils se reposeront quelques heures par semaine quand le papillon-chef ira chez le Grand-Chef-Roi pour lui dire si tout est à point ou seulement à poings. L’important c’est que tout dure.

Et les Wallons ? Ne seront-ils jamais que les spectateurs distraits et indifférents à l’avenir que d’autres leur fabriquent ? Presque assoupis dans leur siège, continueront-ils à applaudir et rappeler les guignols-farceurs s’agitant sur les tréteaux du vieux théâtre belge qui va fermer ? N’écriront-ils jamais leur propre pièce qu’ils joueront ailleurs ? Si, ils l’écriront et la joueront. Ce sera demain, peut-être aujourd’hui s’ils le décident. Alors un nouveau rideau s’ouvrira sur une nouvelle scène où les Wallons joueront les rôles qu’ils se sont choisis…