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lecoindevue.be

Parmi les chemins qu’emprunte l’internet, il y en a qui s’engagent loin de la fureur et de la futilité dont se nourrit trop souvent l’esprit des hommes. Voici comment notre ami Roland Douhard présente le site qu’il a créé récemment :

« Contraction entre point de vue et coin de vie, le Coin de vue est une perception, un travail subjectif en action. Ne pas prétendre à la vérité, mais parcourir un chemin, du particulier à l’universel. Tourner le dos au vacarme du monde et proposer un dialogue respectueux et serein aux visiteurs du site. »

Homme engagé, Roland Douhard met des mots sur son rapport aux autres et au monde mais aussi sur son expérience intime de la vie telle qu’il l’a parcourue jusqu’à présent :

« A l’heure d’écrire ces lignes, j’ai 61 ans et, banalement, je me retourne. Ce fut enchanteur mais également difficile. La naissance, avec l’argent, est le plus injuste des héritages. Son tempo et son lieu sont une loterie dont on ne se remet pas. Naître est un destin que seule l’éducation peut contourner sans l’effacer, elle-même dépendante des circonstances. Double handicap, pour les uns, chance renforcée pour les autres. Quand ai-je pris conscience de la condition humaine, devrais-je écrire de la comédie humaine ? Ou plutôt, quand ai-je appris à prendre conscience du poker menteur qui se joue entre le hasard et la nécessité ? »

La France et la politique animent cet homme passionné. Quand on voyage à travers son site, on ne tarde pas à découvrir qu’il « marche » avec Emmanuel Macron. Il s’en explique :

« Je suis social-démocrate ou plutôt, c’est plus clair ainsi, social libéral. Mon modèle de société, s’il doit y en avoir un, c’est le modèle des pays nordiques adapté à la révolution numérique et à l’urgence de l’innovation. Ces Etats ont édifié des sociétés modernes, tolérantes, ouvertes sur le monde et solidaires, oui, solidaires. Concilier les impératifs économiques et les exigences sociales, voilà un projet porteur, audacieux et révolutionnaire. Si j’ai rejoint le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron, c’est que ce rassemblement d’hommes et de femmes, de gauche, du centre et de droite, portés par des valeurs humanistes et libérales, rompt avec les vieux conservatismes des uns et des autres et offre de nouvelles solutions aux immenses défis qui s’ouvrent devant nous. »

Et ailleurs, il écrit :

« La révolution, nécessairement, doit être démocratique, citoyenne, basée sur une analyse lucide de l’état de la société ainsi que sur des propositions audacieuses, transgressives et, c’est important, réalistes. Tout discours de repli nationaliste, toute vision complaisante pour une idéologie, de gauche et de droite, toute réduction des dépenses publiques, qui ne visent que les plus faibles et ne touchent pas les plus nantis, toute dépense qui n’est pas financée, toute réforme qui n’est pas tenable, tout cela ne peut engendrer que la régression et l’échec, quelle que soit l’origine de ces velléités ou dérives. La révolution, aujourd’hui, c’est précisément dépasser les vieilles recettes, qui n’ont pas fait leurs preuves, c’est oser le travail en commun de personnes de bonne volonté qui, jusque-là, s’opposaient dans des batailles stériles, et qui, pourtant, partagent le même souci de la bienveillance sociale et de l’intérêt supérieur d’un pays, d’une nation, d’un peuple. La première fois que j’ai mis les pieds au pays d’Hugo, j’avais 5 ans. J’ai pleuré en regardant un paysage du Sud, qui me disait, « Te voilà chez toi ! ». Mes origines françaises, par mon père, coulaient dans mes veines comme sur mon visage. Je n’ai jamais oublié ce moment intime, où le cœur s’enflamme pour une terre comme il peut le faire pour une mère. » 

C’est la voix d’un homme, d’un citoyen, d’un ami : voilà pourquoi nous vous recommandons le site http://www.lecoindevue.be/.

Vous avez dit Ostbelgien?

Lu sur le site de « La Libre.be »

CONTRIBUTION EXTERNE  à « La Libre »
Publié le jeudi 06 avril 2017 à 14h16  

OPINIONS Une opinion de Jules Gheude, essayiste politique (1).

La Constitution dit que la Belgique comprend trois communautés : française, flamande et la communauté germanophone qui vient d’être débaptisée au profit de « OstBelgien ». Une violation de l’Etat de droit.Souvent prompts à brandir la notion d’ »Etat de droit », les hommes politiques sont aussi les premiers à la violer.

Un « Etat de droit » implique prioritairement le strict respect de ce qu’il est convenu d’appeler sa Loi fondamentale, autrement dit sa Constitution.

La Constitution belge stipule, en son article 2, que « la Belgique comprend trois communautés : la communauté française, la communauté flamande et la communauté germanophone ».

Aussi longtemps que cet article n’a pas été modifié selon la procédure prévue à cet effet, aucune autre dénomination ne peut être officiellement utilisée.

Or, le 25 mai 2011, les responsables francophones ont pris la décision de se regrouper dorénavant sous le vocable « Fédération Wallonie-Bruxelles ». Et aujourd’hui, c’est au tour des responsables germanophones de débaptiser leur Communauté au profit de « OstBelgien ».

Chaque fois que je suis amené à prendre la parole en Flandre, une question m’est régulièrement posée : « Avec cette Fédération Wallonie-Bruxelles, n’avez-vous pas une arrière-pensée en tête ? Ne serait-ce pas une façon de préparer la mise sur pied d’une Belgique sans nous ? »

La fédération Wallobrux

Dans une récente interview accordée à « Doorbraak », Jan Verroken, qui amena en 1968 le gouvernement Vanden Boeynants à tomber sur l’affaire de Louvain (le fameux « Walen buiten ») déclare : « Si j’étais encore au CVP, je lutterais pour faire la même chose que les Wallons. Ils font la fédération Wallobrux. J’aurais fait depuis longtemps une Fédération Flandre-Bruxelles. Il faut toujours faire la même chose que son adversaire. Ils ne peuvent tout de même pas nous reprocher de vouloir faire la même chose qu’eux ? Et c’est ainsi que nous sommes encore loin de la confédération. Mais les Flamands ne s’y connaissent pas assez en tactique. »

Bien vu de la part du vieux renard. En créant à son tour une « Federatie Vlaanderen-Brussel », la Flandre aurait démontré que Bruxelles se trouvait en quelque sorte cogérée, ce que prévoit d’ailleurs le projet confédéraliste que son Parlement a adopté en 1999.

Le hic bruxellois

Mais il y a un hic. Bruxelles est aussi, depuis 1988, une Région à part entière, avec ses frontières propres. Et au fil des années, la spécificité bruxelloise n’a cessé de se consolider.

C’est ainsi que l’étude réalisée par Rudi Janssens de la VUB en 2013, révèle que 73,9 % des Bruxellois opteraient pour l’autonomie en cas de disparition de la Belgique. Seuls 4 % se tourneraient vers la Flandre, et 4,6 % vers la Wallonie.

On voit donc le côté chimérique de ce Wallobrux, qualifié par François Perin de « Belgique en réduction, aussi médiocre et superficielle que l’autre » !

Dans son livre « De Ordelijke Opdeling van België – Quid nunc ? » (La Division ordonnée de la Belgique – Quid nunc ?), Gerolf Annemans, député européen du Vlaams Belang, écrit : « Notre conclusion doit donc être la suivante : une Flandre souveraine et indépendante, en ce compris Bruxelles, est indispensable, souhaitable et réalisable, mais il faut que cela intervienne à relativement court terme. »

Soucieuse d’encadrer au mieux sa minorité bruxelloise, la Flandre a opté, dès le départ, pour la fusion des échelons communautaire et régional, en établissant son unique Parlement et son unique gouvernement à Bruxelles, dont elle a, en outre, fait sa capitale. On comprend la stratégie, d’autant que Bruxelles se trouve enclavée en territoire flamand.

Les règles de l’ex-Yougoslavie

Mais Bruxelles, nous l’avons dit, est aussi une région clairement délimitée sur le plan géographique. Lors du démantèlement de l’ex-Yougoslavie, on a vu que les frontières administratives internes, par définition non fixées par des traités internationaux, avaient été prises en considération. Ce fut consacré dans le rapport de la « Commission Badinter » en 1992.

Cette jurisprudence pourrait dès lors s’appliquer en cas de disparition de la Belgique. En d’autres termes, la division se ferait sur une base régionale, puisque les communautés ne peuvent être géographiquement délimitées (à l’exception toutefois de la germanophone).

Feu Xavier Mabille, le président du Crisp, a fort bien résumé les choses : « La Flandre – ou du moins une majorité parmi les personnes et les institutions qui en assurent l’expression politique – pourrait décider de son autodétermination. Elle ne déciderait pas pour autant du même coup du destin de la Wallonie ni de celui de Bruxelles. »

Via la légitimité démocratique de son Parlement, la Flandre pourrait donc s’ériger en Etat souverain. Mais en intégrant d’autorité Bruxelles, elle engendrerait un contentieux qui ne pourrait se régler qu’au niveau international, avec toutes les difficultés que cela comporte.

L’appellation « Ostbelgien »

Pour en revenir à la population germanophone, ce fut, nous pensons, une erreur de l’avoir intégrée dans la Région wallonne. En choisissant l’appellation « Ostbelgien », ses responsables politiques entendent sans doute affirmer clairement une identité propre, tant sur le plan communautaire que régional. Si la Flandre devait faire sécession, il reviendrait aux Wallons, aux Bruxellois et… aux germanophones de choisir, en toute liberté, la voie de leur avenir.

→ (1) Dernier livre paru : « Le Testament wallon – Les vérités dérangeantes » (Mon Petit Editeur, Paris, 2016). La version néerlandaise est sortie ce 28 mars chez « Doorbraak Boeken », avec une préface du politologue de la KU Leuven Bart Maddens : « Waals Testament – Ongemakkelijke wazarheden over de toekomst van België ».

IN MEMORIAM René Swennen

C’est avec une grande tristesse que notre ami Jean-René Dheur nous apprend le décès de René Swennen pour qui la France était la patrie des Wallons. Nous présentons à son épouse ainsi qu’à sa famille nos plus sincères condoléances.

Laissons la parole à Jean-René Dheur :

C’est lors d’une discussion, il y a quelques semaines, avec une de mes filles, avocat au barreau de Liège, que j’ai appris le décès de l’avocat-écrivain…

Je l’ai rencontré à quelques occasions – débats, conférences – mais n’étais pas un de ses intimes.

Je l’ai essentiellement connu en tant qu’auteur – c’est l’ancien prof qui parle – notamment lorsque, au début des années 80, j’ai lu un petit ouvrage écrit sur un mode léger mais qui allait faire un fameux bruit dans le landerneau politique : Belgique requiem. Ce fut pour moi une révélation ! Et le “rattachisme” longtemps mis sous le boisseau allait enfin pouvoir sortir de l’obscurité où l’avait cantonné le conformisme belge. Cet essai et son auteur ont été pour moi comme une sorte de déclic : moi qui jusqu’alors ne jurais que par l’indépendance de la Wallonie, j’ai découvert que d’autres solutions étaient possibles puisque plusieurs personnalités en discutaient depuis des décennies… mais jamais de cette manière, si proche du quotidien.

Comme Rennequin Sualem, autre personnage qui a fait connaître le Pays de Liège au Pouvoir français, René Swennen est né à Jemeppe-sur-Meuse mais 300 ans plus tard que l’illustre mécanicien, le 5 janvier 1942.

Après de brillantes études à la Faculté de droit de l’université de Liège où il obtient le titre de Docteur en droit, il s’inscrit au barreau de Liège, mais, peut-être à l’instar d’un de ses personnages Giovanni – (son double ?) immigré sicilien en Belgique qui se cherche entre Liège, Palerme et Paris –, comme lui, René Swennen s’installera un temps à Paris ; il s’inscrira au barreau de la capitale, y plaidera un certain temps mais surtout pourra nouer de nombreux contacts dans les milieux juridique, politique et plus particulièrement dans le monde littéraire… Car parallèlement à sa carrière d’avocat, René Swennen va, à partir de la fin des années 70, se mettre à l’écriture essentiellement de romans historiques et de pièces de théâtre qui se verront pour la plupart accueillies favorablement par la critique et récompensés de prix prestigieux pour certains, notamment :

  • le Prix Max Barthou de l’Académie française en 1979 pour Dom Sébastien, roi de Portugal
  • le Prix Paul Flat également attribué par l’Académie, en 1984 pour Palais-Royal
  • le Prix Victor-Rossel en 1987 pour les Trois Frères

Parmi tous ses ouvrages – il en a écrit une douzaine –, c’est d’abord son essai politique Belgique requiem que les gens retiendront. Celui-ci sera en effet les prémices d’un engagement politique qui se concrétisera par l’adhésion de René Swennen au Mouvement wallon pour le Retour à la France puis au R.W.F., parti politique.

Lors de la création du RWF en 1999, malgré une activité professionnelle intense,  nous le retrouvâmes ainsi que son épouse à chaque reprise sur les listes présentées par son parti. J’eus l’occasion en ces circonstances de le rencontrer et d’entretenir avec lui des échanges d’idées particulièrement féconds. Je me souviens également d’une de ses prestations dans une émission de Frédéric Taddeï « Ce soir (ou jamais) » où il brilla dans sa présentation de la problématique belge.

Saumane

Sur le français en Tunisie

Numéro spécial France

Trappist et Speculoos

Liège au firmament de la recherche spatiale, Trappist et Speculoos pour tout le monde, et qu’on fasse un  chahut de tous les diables avec nos casseroles. Ce n’est pas tous les jours qu’une découverte essentiellement liégeoise est annoncée par la NASA. Pour le millième article publié sur ce site de l’AWF, nous sommes heureux de célébrer Liège et la Wallonie, et tant pis si cela brille comme une étoile filante, si tout cela n’est que poussière, éclat fugitif, particules insignifiantes. Il suffit d’un instant de grâce pour croire à nouveau que Liège et la Wallonie décollent, rappelant combien cette partie du monde a été pionnière au XIXe siècle…

Pour comprendre la démarche des astrophysiciens de l’Université de Liège, le mieux est de consulter leur site.

Sur la découverte de sept exoplanètes rocheuses autour d’une étoile naine située à 40 années-lumière du Soleil, voir l’article publié dans le journal Le Monde.

Il était déjà question du travail effectué par les astrophysiciens liégeois à la fin de ce documentaire diffusé par France 5 :

L’AWF en action…

Au mois d’avril et début mai, lors des deux tours de l’élection présidentielle française, l’AWF ira à la rencontre des citoyens wallons dans l’espace public.

Le but, mesurer l’intérêt porté pour ce scrutin en Wallonie.

Pour cela, nous avons besoin que des militants, membres ou sympathisants consacrent un peu de leur temps à cette action.

Merci de répondre nombreux à cette initiative en contactant Marcel Dehalu par courriel à mdehalu@gmail.com  ou Paul Durieux à pauldurieux2003@yahoo.fr

Fraternellement,

Marcel Dehalu                                                                Paul Durieux

Un peu de vérité ne fait pas de mal

Jean-Luc Lefèvre s’adresse à la rédaction de la Libre à propos de son article intitulé « Mandats des députés provinciaux ».

Un inventaire éclairant, certes, mais trop personnalisé dans la mesure où, ainsi présenté, il cible des personnes.

Par province, les cumuls de mandats rétribués se situent dans les provinces rurales, notamment Namur (un mandat sur deux !) et dans le Luxembourg (36%). Le Hainaut est à la traîne (16,48%) et Liège est au milieu du peloton (30,93%).

Par parti, le M.R. est plus concerné (33,79%), avec un P.S. comme largué (27,39%) et un CdH au…centre de l’échiquier (30%).

Conclusion : ce ne sont pas des têtes qu’il convient de faire tomber, mais ce système qui profite aux plus riches… qui ne sont pas ceux que l’on croit, comme le P.S. (157 mandats au total) et la ceinture rouge du sillon Sambre-et-Meuse !

 Jean-Luc Lefèvre, Historien et « Spectateur engagé » (R. ARON)

Commission d’enquête Publifin

 A Madame Olga Zrihen,

J’apprends la composition de cette commission dont vous faites partie selon l’Avenir, ce media qui a osé craché dans l’infâme potion de ses actionnaires de haut « vol ».

Hasard ou nécessité ? Peu de Liégeois  dans cette commission d’enquête en effet, c’est un euphémisme, et cela en dit long sur l’épidémie de grippe grégaire qui s’est abattue sur l’ancienne principauté ! La nécessité, sans doute aussi, d’un dosage très pharmaceutique…

Il n’empêche. A la différence des comités de secteur de Publifin, il n’est pas question pour vous de faire de la figuration.

Pas de figuration, c’est d’abord pouvoir résister à une stratégie très prévisible qui consistera à ne voir dans les dérives labellisées Publifin qu’une spécificité, une tare peut-être, des seuls principautaires. S’agissant de résistance, je fais confiance à tous les  commissaires luxembourgeois, ardennais de souche, quel que soit leur pedigree politique, pour être de fidèles héritiers des Chasseurs à la hure.

Pas de figuration, c’est aussi – l’historien ne peut se taire en cette matière– être capable de situer les faits dans leur contexte exact. Celui, institutionnel, de l’intercommunalité et celui, idéologique, cher à feu (politiquement !) P. FURLAN, de la supra–communalité, deux domaines  volontairement escamotés (les « fédérations » de communes) par J. MICHEL au profit des seules fusions de communes vers 1970.

Pourquoi ? Parce que, comme J. FANIEL du Crisp, je crois que ces intercommunales couvent à feu très doux, comme des spin off,  et donc permettent  les dérives du style Publifin. Elles échappent à tout contrôle démocratique et autorisent toutes les oligarchies financièrement intéressées. Sans doute ce n’est-il pas, dans les faits, le cas partout, mais la porte est partout ouverte où peuvent s’engouffrer les candidats-malfrats.

Le champ des compétences des intercommunales n’a-t-il pas été exclu du domaine d’interpellation citoyenne par le Code de démocratie locale ? Heureuse vigilance du ministre des pouvoirs locaux de l’époque pour exonérer les Publifinistes de tous poils de toute démarche dérangeante ?

En conclusion : si l’affaire Publifin pose de bonnes questions en termes de mandats et de rétributions, mais trop aguichantes pour le citoyen lambda épris de « concret »,  elle doit aussi mettre en question, même si c’est moins « porteur » pour lui comme pour vous, l’absence totale de contrôle citoyen sur les intercommunales.

Seul un échevin de Olne est ici à féliciter : tous les autres mandataires, tant provinciaux que communaux, se sont tus… et cela en dit long sur un état d’esprit qu’il vous appartient aussi de mettre au jour : l’absence de curiosité intellectuelle, la paresse, peut-être, la complicité plus ou moins active, pour des raisons plus ou moins convaincantes, plus ou moins intéressées (ma place sur la liste au prochain scrutin)…

Bon travail !

J. L. Lefèvre

Le manque de jugeote du PS

Par Paul Mélot

Refus d’une création d’enquête mais création d’une commission d’enquête « ad hoc » à la Région wallonne: victoire à la Pyrrhus ?

La majorité PS – CDH refuse donc la motion déposée par l’opposition MR-ECOLO au motif qu’il n’y a pas – encore ? – d’inculpation(s), contrairement au fédéral qui, après bien des difficultés, en a créé une sur le Kazakhgate.

Total manque de jugeote de la part du personnel politique.

Total décalage face à l’opinion wallonne.

Total décalage face à la presse libre.

Pourquoi?

a) Si demain, inculpation(s) ou développements nouveaux à prévoir survenaient, la vraie commission s’imposerait d’office. Ceux qui ont tergiversé à faire démissionner quelques premières lames, seraient ciblés pour ne pas avoir voulu rechercher TOUTE la vérité. Donc, se discréditer davantage aux yeux des Wallons, des Bruxellois… mais aussi des Flamands !

b) L’opinion et la minorité politique wallonne ne vont pas tarder à faire le parallèle entre le PS, dans l’opposition au fédéral, poussant à la commission d’enquête et le PS wallon, dans la majorité wallonne, qui la refuse .

c) Du reste, dans des matières aussi importantes, tant sur le plan financier que sur le plan éthique, n’y aurait-il pas matière à  décréter qu’une et une seule commission soit prévue pour corriger le tir des erreurs ou malversations quand elles surviennent ? 

d) À peine arrivé, le nouveau ministre DERMAGNE, déjà épinglé pour son manque de transparence dans le non-respect de déclaration de mandats et de patrimoine, à l’époque, va être au four et au moulin pour dépêtrer les scandaleux montages des « cinq Liégeois ».

A qui tout cela profite-t-il ?

Au MR et à ECOLO, bien entendu, au PTB, à l’évidence aussi. Si la dernière livraison du sondage RTL-LE SOIR pointait déjà la chute ininterrompue du PS de DI RUPO (alors que l’on ne faisait que commencer à parler de PUBLIFIN…), attendons la prochaine rafale du sondage RTBF – LA LIBRE…

Ceci permet de penser, d’où l’erreur fondamentale de jugeote du PS, que le CDH pourrait bien, lui également, tirer positivement les marrons du feu.

Pourquoi ? LE SOIR, en une phrase (« Tout le monde va y passer, si cela continue ») résume une déclaration présumée venant du plus haut du CDH, des pressions et menaces de LUTGEN sur EDR et sur le maintien de la coalition wallonne PS – CDH… ET une possible coalition MR – CDH – ECOLO.

Erreur de jugeote + refus d’une commission « pure » +  discrédit de l’opinion + suite des révélations (ECETIA, la nébuleuse NETHYS …)  = fin d’alliance .

On peut rêver au MR d’occuper le pouvoir au fédéral et à la Région wallonne.

On peut rêver au CDH de s’élever au fédéral en y permettant moins l’isolement du MR. 

On peut rêver, chez ECOLO, de revenir à la Région wallonne.

On peut rêver, au PTB, de démontrer qu’il lave plus blanc que le PS.

On peut rêver que l’ultime présidence de DI RUPO aura été celle de la décadence.

Rêve ou réalité ?

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde