Comme en 1945

1945 était certes une autre époque. Il y a, dans les lignes qui suivent, un romantisme identitaire dont on a peut-être quelque raison de se méfier aujourd’hui. Mais les questions liées à l’identité n’ont pas disparu du champ politique, loin de là, et il suffit que se profilent de nouvelles élections pour que la Belgique tremble à nouveau sur ses bases, rendues plus étroites par une succession de réformes allant toujours dans le même sens. Puisqu’en même temps, la France ne rayonne plus comme autrefois ; puisqu’on peut difficilement considérer l’Europe comme une patrie de substitution, du moins dans sa forme actuelle ; puisque la Wallonie ne s’est pas donné les moyens d’exister par elle-même, et que parler de Wallonie, c’est poser la question de ses liens avec la France ; puisque la dynamique du nationalisme flamand est plus forte que jamais, le discours de Charles Plisnier, celui qu’il a prononcé en octobre 1945 pour plaider la cause du rattachement de la Wallonie à la France, cette envolée de Charles Plisnier a peut-être encore une résonnance actuelle, et peut-être y a-t-il encore des Wallons pour sentir, dans leur chair, l’émotion qui a poussé l’assistance à entonner une vibrante Marseillaise une fois que ces paroles ont été prononcées :

« Ce sera aussi le résultat de ce Congrès d’avoir dit à la France que nous existions et que nous l’aimions, que nous l’aimions, non pas comme des étrangers qui aiment sa culture, son art, ses grands hommes, mais que nous l’aimerions quand même sans culture, sans art et peut-être même sans grands hommes, même si son éclat ne rayonnait pas sur le monde, parce que non seulement notre âme fait partie de son âme, mais aussi que notre corps est partie de son corps !

« Camarades wallons, nous aurons peut-être un jour besoin de la France, lorsque nous aurons fait cette expérience ultime qui nous est demandée, lorsque nous l’aurons faite dans un sacrifice à la raison et au sens des réalités politiques.

 « Lorsque nous aurons fait cette expérience ultime et si, comme je le crains, cette expérience avorte, alors – j’entends le dire aujourd’hui – nous serions justifiés à nous tourner vers la France et aucun reproche ne pourrait nous être adressé, car cette expérience, nous la ferons en toute loyauté et sans arrière-pensée d’aucune sorte.

« Alors, nous lui dirions : « Maintenant, France, au secours ! » et, croyez-le bien, elle viendra ! »

Une réflexion sur « Comme en 1945 »

  1. Le statut de territoire d’outre-mer nous correspond bien il nous débarrassera de l’armée et de la diplomatie mais combien sommes nous peu nombreux à nous opposer à la haine de ces universitaires issus des dernières facultés du monde libre, un tsunami d’incompétents envieux des réussites de la France, d’assistés du supérieur qui finiraient cantonnier dans une Wallonie française nous envahit nous vivons une époque dominée par la haine de la grandeur de notre vraie patrie

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