Le Premier ministre a dansé dans le vestiaire des Diables rouges. On le comprend. Les joies collectives, le bonheur de la victoire, cela donne un moral d’enfer. En tout cas, cela transcende le quotidien. Le nouveau sketch de François Pirette, on aime bien. Rêver d’un impossible rêve, pourquoi pas. Dominer le monde, en toute modestie, on s’en réjouit déjà. Mais la politique, c’est aussi l’art de prévoir. Bon, ce n’est pas le moment de le dire, mais il est possible que les Diables rouges ne gagnent pas la coupe du monde et que la Belgique plonge dans une nouvelle crise existentielle après les élections de mai prochain. Dans cette hypothèse, il est amusant de lire ce qui suit, publié dans le Vif/L’Express de cette semaine. (G.R.)
L’OPA du PS belge sur le PS français
Imaginez : Elio Di Rupo président de la République, Paul Magnette à la tête d’un gouvernement dont Martine Aubry, Manuel Valls, Jean-Pascal Labille et Rudy Demotte sont les principales figures. Cela relève, bien sûr, de la science-fiction. Quoique… Un important responsable socialiste, en guise de boutade, imagine ce moment où les p’tits Belges phagocyteront les camarades d’outre-Quiévrain. « Le PS français compte 200 000 membres, c’est un parti organisé en cinq ou six courants très structurés. Le PS belge totalise 90 000 affiliés. Si un jour la Wallonie était rattachée à la France, on formerait le principal courant à l’intérieur du Parti socialiste, et on prendrait le pouvoir. »
Les dirigeants PS actuels me déplaisent énormément mais si cette fiction se réalisait cela signifierait qu’ils aient enfin découvert la lumière de la raison et de l’histoire des peuples.
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