Le fils succède à son père. C’est l’histoire de la vie. Hakuna matata. Ces mots signifient que tu vivras ta vie sans aucun souci philosophique. Albert II connait la chanson, c’est ce qui l’a rendu sympathique. Il se dit que le brave homme était un roi d’exception, une sorte de génie politique, un grand cœur soucieux du sort de ses concitoyens les plus faibles. On
peut le croire si on veut. C’est comme un dessin animé. Pour faire exister la Belgique, il faut du merveilleux. Le roman national s’enrichit d’une page nouvelle. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.
Je voudrais déjà être roi, je vais faire dans la cour des grands une entrée triomphale en poussant très royalement un rugissement bestial. Allez, n’en rajoutons pas dans la référence au Roi Lion. L’abdication d’Albert II nous inspire assez peu. Puisque les médias en parlent beaucoup, nous n’avons rien à en dire. Concernant la Belgique, l’incertitude n’est pas moins grande aujourd’hui qu’hier. Sous ce nom de Belgique, il n’y a qu’une structure étatique où dominent les forces centrifuges. Un état fédéral dont l’équilibre institutionnel change presqu’aussi vite que les gouvernements. Une démocratie où l’on a peur des prochaines élections. Une monarchie où l’on s’inquiète au moment de couronner un nouveau roi.
Ce que nous avons de mieux à faire, c’est de voir au-delà de ces péripéties et de réfléchir aux scénarios de l’après-Belgique. L’avenir de Bruxelles fait débat. Nous n’avons pas fini de publier la longue réflexion de Jacques Lenain sur cet important sujet, mais nous ouvrons ici une parenthèse, car sur le fameux « plan B », l’hypothèse d’un Etat francophone composé de la Wallonie et de Bruxelles, l’analyse de Jacques Lenain ne fait pas l’unanimité parmi les Bruxellois qui sont partisans d’un rattachement à la France. Nous y reviendrons prochainement. (G.R.)
» l’analyse de Jacques Lenain ne fait pas l’unanimité parmi les Bruxellois qui sont partisans d’un rattachement à la France. » (G.R.)
Les rattachistes bruxellois: combien de divisions ?
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si peu,si peu….
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