Ce que disait un certain Charles de Gaulle…

09 novembre : jour anniversaire de la mort de Charles de Gaulle.

Les paroles qui suivent sont attribuées au Général par le journaliste Claude de Groulard ainsi que par Alain Peyrefitte, ministre sous de Gaulle. Elles auraient été prononcées lors d’un entretien entre de Gaulle et le professeur Robert Liénard, professeur à l’université de Louvain, mais aussi lors d’un autre entretien avec une délégation de Wallons qui voulaient préparer l’intégration de la Wallonie dans la République.  

Ce qui est certain, c’est que le Général de Gaulle avait une connaissance hors du commun de la Wallonie et des Wallons qu’il appréciait particulièrement.

« Des Wallons m’avaient déjà demandé de les annexer à la fin de la guerre. Je n’ai pas voulu donner suite à leur démarche. En 45, il fallait respecter les frontières que nous a léguées l’Histoire, sauf les frontières des pays vaincus. C’est ce qui a été fait. La Belgique, il ne faut pas y toucher. Mais que les Wallons s’organisent pour défendre leur langue et leur culture, pour éviter que les Flamands ne leur marchent sur les pieds, nous n’y voyons aucune espèce d’inconvénient… Ou alors, il faudrait que les Flamands rendent la vie impossible aux Wallons, et qu’alors les Wallons se jettent dans nos bras. Mais nous n’avons surtout pas à bouger. Ce serait trop facile de nous accuser de vouloir nous arrondir aux dépens de la Belgique.

« Je sais bien qu’après la Libération, il aurait suffi que je claque des doigts pour que la Wallonie demande son rattachement à la France. Mais justement, j’estimais qu’il ne m’appartenait pas de claquer des doigts. Il aurait fallu que les Wallons ou leurs représentants légitimes prennent l’initiative. La France n’avait pas à payer une dette comme au Canada. Un moment, j’avais songé à faire un voyage qui aurait commencé à Gand, je me serais arrêté à Dinant où j’ai été blessé en 14, à Namur, capitale de la Wallonie, j’aurais descendu la Meuse jusqu’à Liège, dont Michelet disait qu’elle était plus française que la France. Ç’aurait été comme le Chemin du Roy au Québec. Mais j’ai résisté à la tentation.

« Notez bien que depuis mon retour aux affaires, une de mes premières initiatives a été d’inviter le Roi et la Reine des Belges. On ne m’a jamais rendu l’invitation. On avait trop peur, sans doute, des manifestations populaires en Wallonie. »

Il reprend, après quelques secondes : « J’avais reçu une délégation de Wallons, bien décidée à préparer le rattachement. Elle m’avait expliqué que les Flamands étaient de plus en plus arrogants et finiraient par faire d’eux-mêmes sécession. C’est peut-être comme ça que ça finira.

« La Wallonie existe, mais il n’y a pas une nation wallonne, les Wallons n’ont jamais cherché à devenir un État. Ils demandent à être intégrés au sein de la République française, dont ils ont déjà fait partie. C’est tout autre chose que, pour les Québécois, de s’émanciper de la domination anglo-saxonne.

« Beaucoup de Wallons pensent qu’ils seraient mieux traités par la France que par la Flandre. C’est probable. Ils retrouveraient au sein de la France la fierté d’appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines. »

4 réflexions sur « Ce que disait un certain Charles de Gaulle… »

  1. Ne pensez-vous pas que retrouver au sein de la France  » la fierté , la langue et la culture » serait déjà énorme ? Enfin être soi-même !
    Mais, je le souhaite aussi aux Flamands de se retrouver en Néerlande, pour autant qu’ils demeurent alors sagement au nord de la frontière « linguistique ».

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  2. Hélas, le Temps a passé … et maints Wallons, animés d’un complexe d’INFERIORITE à l’égard de la France en général et de Paris en particulier (comme s’il n’y avait pas Bruxelles !) sont devenus d’INDECROTTABLES belgicains !!! Un rattachement à la France est devenu d’autant plus quasi IMPOSSIBLE que la « Belgique », ce NON PAYS » abrite l’OTAN et l’UE à Bruxelles … et que Bruxelles fait partie de la « Fédération Wallonie-Bruxelles » … JAMAIS les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’Allemagne n’admettront que, dans ces conditions, en cas de scission de la « Belgique » et de rattachement de la Wallonie à la France, « Bruxelles » devienne un part de la France …

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  3. Dans son exposé De Gaulle ne parle pas de Bruxelles ni par rapport aux Flandres ni par rapport à la Wallonie. Sur le plan du « parlé » non plus alors que dans notre Capitale le NL et le FR se rencontrent. Peut-être est-ce devant cette difficulté (?) qu’il a capitulé. Par ailleurs qu’en aurait-il été des Germanophones expliquant l’existence de trois langues nationales en Belgique? La solution de quatre Régions (Néerlandaise, Française, Brabançonne et Germanophone)à l’instar de la Suisse me semble la plus raisonnable. Par ailleurs la Wlonie rattachée à la France en ferait un département.

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