Une réflexion sur « Le pays de la frontière »

  1. L’auteur du présent article nous informe que:  » Instaurée au début des années 1920, la frontière linguistique définitivement fixée en 1962-63, détermine la langue administrative et, à partir de 1970, les limites des entités fédérées de la nouvelle Belgique fédérale. » Pour l’Histoire, afin de contrer certaines affirmations tendancieuses, au 13e siècle, le concept de « Nation Picarde » s’étendait aux diocèses d’Arras, Tournai, Cambrai et Liège toutefois au 16e siècle l’adjectif wallon remplace l’adjectif picard. L’aire géographique de la Nation wallonne correspond bien à celle de la Nation Picarde et donc l’actuelle frontière franco-belge ne sépare administrativement que des frères Wallo-Picards. Jusqu’à la fin du 18e siècle de nombreuses frontières administratives se confondaient avec des frontières de circonscriptions ecclésiastiques. Ainsi pour combattre l’hérésie protestante, Philippe II, avec l’accord de la papauté, bouleversa les diocèses dont les sièges se trouvaient sis à Reims, Liège et Cologne, en terre étrangère. Il fallait absolument que les évêques se fissent comprendre de leurs ouailles. Les limites des nouveaux diocèses seront fixées en fonction des langues vernaculaires ( dialectes). Furent donc créés pour les Néerlando-Flamands: Ieper, Brugge, Gent, Mechelen, Antwerpen, ‘s-Hertogenbosch et Roermond et furent donc créés pour les Wallo-Picards: Saint-Omer, Cambrai, Arras, Tournai et Namur. Liège étant indépendante des Pays-Bas espagnols. Ceci pour rappeler que la première mouture de la frontière administrative linguistique date du 16e siècle et que sa confirmation récente au 20e siècle ne justifie aucune contestation au vu de sa stabilité à travers les siècles et cela d’autant plus qu’il est établi que la francisation de Bruxelles et la fameuse tache d’huile francophone relève plus d’une politique migratoire organisée par le nouvel Etat belge que d’un mouvement naturel. (N.B.: Voir à ce sujet « La question des nouveaux évéchés » page 409,Frans Van Kalken, Histoire générale, livre II, 1952 et Charles-François Becquet, « Retour à la Grande Picardie », Ed de la Liberté, 1981)

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