« Maintenant, la France, au secours ! »

Au Congrès National Wallon d’octobre 1945, une majorité relative avait d’abord voté la réunion de la Wallonie à la France. Ce fut le vote dit sentimental. Avant le second vote, dit de raison, en faveur du fédéralisme, le poète et romancier montois, Charles Plisnier, applaudi par l’assemblée debout qui chanta la Marseillaise, avait terminé en ces termes un discours prémonitoire : «Lorsque nous auront fait cette expérience ultime [celle d’une Belgique fédérale] et si, comme je le crains, cette expérience avorte, alors –j’entends le dire aujourd’hui – nous serions justifiés à nous tourner vers la France et aucun reproche ne pourrait nous être adressé, car cette expérience nous la ferons en toute loyauté et sans arrière-pensée d’aucune sorte.  Alors nous lui dirions : “Maintenant, France, au secours !” et, croyez-le bien, elle viendra ! »

Par la volonté des nationalistes flamands, désormais de plus en plus majoritaires, l’expérience ultime de la Belgique fédérale a avorté. Seuls l’ignorance, l’aveuglement partisan,  la mauvaise foi, l’intérêt lié à une rente de situation poussent encore certains Wallons à arborer le drapeau belge. Lorsque les Flamands auront obtenu leurs frontières nationales grâce à la scission de BHV, il ne fait aucun doute qu’ensuite ils dénonceront les transferts fédéraux. Oublieux que les Wallons les ont puissamment aidés jusqu’au milieu des années soixante, les Flamands ne veulent plus payer pour ceux qu’ils considèrent désormais comme des parasites.                                                            

Or, comme l’a prouvé le professeur Jules Gazon, la Wallonie indépendante n’est pas viable. Son marasme serait pire que celui de la Grèce. Faute d’avoir eu le courage d’anticiper, non seulement nous serions largués par les Flamands, dans le déshonneur, mais nous plomberions l’avenir de nos enfants.

La seule solution, celle du cœur et de la raison, celle de l’honneur et de la dignité, est la réunion de la Wallonie à la France.

                                   L’ALLIANCE WALLONIE-FRANCE

L’AWF veut regrouper des citoyens d’horizons politiques différents qui ont en commun de vouloir la réunion de la Wallonie à la France. Elleveut rassembler tous les réunionistes, quelles que soient leurs sensibilités politiques, pourvu qu’ils soient amis de la démocratie. L’AWF n’est donc pas un parti politique mais un mouvement qui se dissoudra une fois son objectif atteint.

L’AWF engage tous les réunionistes à s’unir quelles que soient leurs préférences sur le type d’union. Une fois le principe de l’union à la France acquis, il appartiendra aux Wallons de choisir puis de négocier avec la France un type d’union qui pourra aller de l’assimilation pure et simple à un statut prévoyant le maintien de certaines spécificités fédérales ou régionales wallonnes et, pourquoi pas, belges, comme le permet la constitution de la République française. Dans tous les cas de figure, la France reprendrait notre dette, assurerait la sécurité sociale et, au minimum, tout ce qui relève du fédéral.

L’AWF récuse tout projet de réforme des institutions belges, qui prolongerait de façon malsaine un État moribond. Un peu de dignité : finissons-en !         

L’AWF affirme que notre rang dans le monde, à nous Français, dépend de la force de notre rayonnement culturel, de celui de notre langue. Il faut maintenir le français comme langue de l’université, comme langue internationale de travail dans les institutions européennes, notamment à Bruxelles. Notre patrie, c’est la langue française.

L’AWF s’engage, pour les élections à venir, à soutenir tous les partis démocratiques et tous les candidats de n’importe quel parti démocratique qui auront dans leur programme la réunion dela Wallonie à la France.

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